Scandinavie 2012, étape 039

Jour 039 - Vendredi 11 mai 2012 - 109 km - 188 photos
(Total : 4618 km - 7494 photos)
De Vik/Flatanger à Seter/Flatanger (Norvège)

Réveil à dix heures ce matin. On dort bien, dans le Flatanger !

Grand beau temps, air tiède, voire même chaud, c'est Bysance ! Avant de retourner sur Lauvsnes -hélas, obligatoire !-, j'ai envie de revoir le Jossundfjorden. Une autre piste mène dans un autre fond de baie, ce n'est pas très long, ce sera la mise en jambe de la journée, si je puis dire ! Aussitôt derrière la baie de Vik, la piste longe un premier lac, tout en longueur, puis un deuxième tout petit, le Floavatnet, que voici.

Et tout ça débouche donc sur le grand Jossundfjorden.

La piste continue, je vais au bout.

Et j'arrive à une belle grande ferme, Vedvikbakkan, avec un beau camping-car stationné devant ! Rien n'arrête les norvégiens... Sur ma carte, la piste continue, mais... rien, elle s'arrête. Je fais demi-tour, déçu, quand je vois une femme dehors en train de me regarder. Toutes les mêmes, la curiosité les ronge... Oui, oui, les filles, vous êtes curieuses, reconnaissez-le. Je descends pour lui parler, elle appelle son mari ! Ah là là, mais je ne voulais pas te manger ! Bon. Le mari arrive, très grand, très maigre, environ 65 ans. Il parle anglais. Et me dit que je peux continuer, mais à pied seulement. Oui, c'est une belle forêt qui ébouche sur l'autre fjord. 45 minutes de marche. 90 aller-retour... Trop long, dommage, j'aurais aimé le faire, mais je me suis levé trop tard. Du coup, je continue la conversation, car le gars est très intéressant. Non, il ne fait pas si froid que ça ici, en hiver. Nous avons acheté cette ferme en 1995, et ma foi, je ne regrette pas. C'est fantastique, c'est la solitude comme j'aime, c'est le bonheur total. Une voiture arrive, il regarde et s'excuse : désolé, je dois y aller, et je le vois en train de cirer ses chaussures. Je me dis qu'il va peut-être à un enterrement. Quel dommage, j'avais tant de choses à lui demander !

Demi-tour, donc !

Je repasse le Floavatnet forcément, puis le Vikvatnet, que voici. Sauvage, lui aussi.

Et c'est reparti vers Lauvsnes. Ici, Trefjord, près du Trefjorden que je vous ai montré hier.

Juste après, je vous avais dit qu'il y avait un petit lac. C'est le Hillstadvatnet. Juste derrière lui, il y a le Trefjorden !

Le rocher autour du Hillstadvatnet.

Et me revoici au goulet d'où s'échappent les eaux du Glasoyfjorden : le Nordstraumen (straumen=fort courant de marée).

Le Floan, ce fjord situé au sud de Lauvsnes que je viens de dépasser.

Floan, les fermes au pied du Sagfjellet, petit pain de sucre norvégien.

Et c'est un peu plus loin, au Morkavatnet, splendide, que je prends une autre fourche qui va me faire visiter le Flatanger sud-sud !

Etroite, mais toute neuve.

LLà, on va sur un plateau, car ça monte. Le Beingärdsvatnet.

Un grand lac tout biscornu.

Ici, la neige se met à tomber soudainement, à gros flocons, mais qui fondent aussitôt.

Tout de même, bien que je commence à m'y habituer, c'est très surprenant.

Le Smälitjonna, où se trouvent quelques couples de cygnes sauvages. Comme c'est beau, encore !

Le même; les cygnes sont au bout du lac. Ensuite, un petit lac avec une langue de glace.

Puis une très grande descente, pour arriver à Jossund, au fond du... Jossundfjorden, encore, vous l'avez deviné, sur l'autre côté.

Un cygne qui fait la parade devant sa chérie, juste à côté. Ils ne m'ont même pas regardé !

Jossund.

Les Rorbuer pour les pêcheurs et les touristes. Il y avait un spot WiFi ici !

La Storelva qui descend des plateaux et se jette dans le Jossundfjorden. Vue générale sur Jossund.

Juste après, deux cent mètres peut-être, j'aperçois un troupeau au sommet d'une colline, et je devine des rennes. Je sors la caméra. Bingo, ce sont bien des rennes. Je suis vraiment loin d'eux -ici extrait d'une photo au zoom maxi-, et pourtant, ils finissent par se sauver, me trouvant un peu trop près. Je pense donc qu'il s'agit là d'un troupeau de rennes sauvages ! A gauche, c'est le meneur, c'est lui qui a déclenché la fuite.

Finalement, je m'installe dans cette vallée pour me faire cuire une platée de riz.

Un autre bout du Jossundfjorden.

VVirage à 90 degrés pour attaquer un nouveau plateau : le long Hestdalavatnet, extrêmement sauvage.

La route est très étroite; la lettre "M" sur les pancartes ne veut pas dire "entrée de métro" ! Je ne connais pas le mot norvégein correspondant, mais elle indique un emplacement pour croiser un véhicule, et c'est fort utile.

Et au bout du lac, après quelques beaux virages, je débouche sur le... Svesfjorden. Dont je vous ai déjà parlé. Si vous avez oublié, reprenez vos notes, car je pense qu'il fera partie de la prochaine interro écrite, je vous aurais prévenu(e)(s)...

A droite, un tout petit lac, la montagne, la forêt; à gauche, le Svesfjorden. Quel pays !

Une des nombreuses baies entourant le Svesfjorden.

Et j'arrive à un nouvel embranchement ! Encore deux bouts de rivages à visiter, indépendants l'un de l'autre. Ici, c'est celle qui longe le Svesfjorden jusqu'à la mer ouverte. Et de l'autre côté, un autre "gros doigt", avec le Bolefjorden. Je commence par celui-ci.

Descente vers le Bolefjorden.

Et ça, c'est un lac, le Bolevatnet, enchassé au fond d'un cirque que je reste un moment à admirer !

Au zoom. C'est.... Non, je ne dis rien, les mots me manquent !

Bolefjorden.

Boleseteren; les fermes se suivent de distance en distance. Certaines sont regroupées, comme ici.

Vue arrière sur le Bolefjorden.

Uran, au fond de la petite Nordvika.

Puis la route traverse le doigt.

De l'autre côté duquel on retrouve forcément la mer, en fait le goulet de sortie du Jossundfjorden; mais on ne le voit que par moments, car on ne longe pas le rivage ici. Puis finalement c'est l'arrivée au bord de la mer, à Akvika..

Ah oui, j'avais oublié de vous dire : la route devient piste et continue vers d'autres baies. Je veux tout voir.

Härstad, au fond du Härstadvägen, une profonde baie débouchant sur le Bolefjorden.

C'est elle.

Je vais ensuite voir Smävaeret.

Jolies maisons.

C'est mignon tout plein.

Il fait un froid de canard, le vent est très violent et me glace les reins !

Demi-tour....

Ah, si le soleil voulait être un peu plus violent, ces eaux seraient dignes de celles des mers caraïbes, j'en suis bien certain !
Sauf pour la température, je vous le concède !

Je retraverse Akvika, forcément.

Le Jossundfjorden : je vous disais qu'on le voyait de temps à autre, la preuve !

Härnes, Bäsvika.... ce sont quelques fermes isolées.

Uran à nouveau, vu depuis le nord, cette fois. La Nordvika, le Bolefjorden....

Le voilà, dans presque toute sa grandeur.

Et je prends l'autre branche.... Arrivée sur le Svesfjorden.

Un joli lac d'un côté, la mer de l'autre...

Märvika.... Et sa petite plage !

Et la route suit le Svesfjorden au plus près !

CCoup d'oeil en arrière.

Ces deux-là étaient au bord de la route... Ils ont grimpé en deux temps trois mouvements, juste eu le temps de dégaîner n'importe comment à travers la vitre de droite, d'où une qualité déplorable. Ils me regardent de haut, ils ont bien raison. Chevreuils ?

Seter, ou Seter Vika. Les noms des hameaux et des villes, en Norvège, c'est un vrai casse-tête !
Fin de la route, c'est la mer.

Tout au bout, un petit port et un parking. C'est là que je vais bivouaquer.

En plus, il y a un super spot WiFi.

Le vent est terrible, Mygoo est ballotée, le froid est intense. Et il se met à pleuvoir. Bah, peu importe, je suis bien à l'abri.

Après avoir téléphoné un moment, puis bossé et mangé, je m'installe douillettement dans les duvets, et je me regarde un film, comme souvent depuis quelques jours. Et soudain, j'entends cogner sur la carrosserie. Fort. Et ça recommence. Je stoppe le film et passe ma tête dans le poste de pilotage, et soulève le rideau. Un type me parle en anglais. J'ouvre un peu la vitre. Il a l'air gelé, mais je le comprends, car il fait très froid, et ça souffle fort. Il me dit que je suis en ce moment sur SA bpropriété, toutes les maisons, le parking, le petit port, c'est à lui. Et que ses caméras de surveillance lui ont signalé ma présence sans avoir payé. Je passe les détails; il me demande si je suis seul (comme je dis "oui", il me dit avoir entendu parler.... Téléphone ! Pas très discrète, Mygoo, va falloir revoir ça), et me dit que je devrai payer dix euros demain matin avant 7 heures, et qu'ensuite ça reprendra à compter... Alors je réponds : "C'est écrit où, que c'est chez vous ? Je n'ai rien vu; si j'avais vu, je ne serais jamais venu ici; je vais sortir et me mettre de l'autre côté". Il sourit, et dit que c'est écrit sur la cabane là-bas, mais il conçoit que je n'ai rien vu. Il me dit : "je te souhaite la bienvenue, tu peux rester, pas de problème, tu pars demain matin à sept heures, et je vais faire effacer ta fiche signalétique et tes numéros minéralogiques" ! Je lui dis : "Mais je ne serai jamais réveillé à sept heures, je n'ai pas de réveil. Alors je sors maintenant". Il répond : "Non non, OK, pas de souci, sois le bienvenu, tu partiras à l'heure que tu voudras; viens prendre un café à onze heures si tu veux. Veux-tu un Cognac maintenant ?". "Non, merci, je suis en pyjama". Il est gelé, pressé de rentrer à la maison, je le vois bien. Mais il est finalement fort sympathique. On se sert la main, il me garantit que je peux rester dormir tranquille ici, il n'y aura pas de suite".

Quelle émotion ! Où en étais-je ? Ah oui, mon film...

Les voyages, c'est l'aventure !

Au fait, son prénom, c'est Rune. Et voici son site Internet. Si vous voulez passer une nuit dans le coin, je vous le recommande, car il est très gentil. Lui, c'est le gars qui tient le gros poisson, en haut à gauche. Je lui ai envoyé un petit mot pour le remercier, et il m'a répondu ceci :

"This is no problem. I have canceled all pictures. Sorry for to smal information. You are welcome back.". Gentil non ?

Et j'ai passé une fort bonne nuit sur son parking. Merci Rune.

 


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