Scandinavie 2012, étape 056

Jour 056 - Lundi 28 mai 2012 - 22 km - 175 photos
(Total : 6029 km - 10366 photos)
De Jektvik àStromsvik (Norvège)

Réveillé à 8 heures. Quel temps fait-il ? Il pleut encore. Qu'à celà ne tienne : je vais en pyjama dans les toilettes à côté -si si...- avec mon matériel de toilette, car j'avais remarqué la taille de la pièce, et la présence d'eau chaude, alors autant en profiter ! Parce qu'hier, à 5h30, avec l'eau glaciale, malgré le soleil matinal, ça m'avait bien réveillé ! Ensuite ? C'est simple : petit déj' vite fait, et retour sous la couette. Je sais ce que je perds en matière de paysages avec un temps pareil. Et je me réveille, en sursaut, à... 11h30.

Je vais à deux pas... J'avais eu un spot WiFi hier soir dans le hameau de Jektvik. Bingo, il est toujours là. Plutôt bon, d'ailleurs, puisque je réussis à tout mettre en ligne, après avoir traité mon courrier. Sur la porte d'un Rorbu, près de la crique.

Retour sur le grand parking du ferry, la Skjavika (rappel : vika=baie). Breidtinden (795m) et Vätviktinden (886m).
Les quelques maisons : c'est Sjavik.

A gauche, le bâtiment des toilettes et salle d'attente, et le parking sur lequel j'ai passé la nuit.

Vous remarquerez que le ciel est plus sympa, on voit du bleu. C'est parti... Je bifurque aussitôt sur la piste menant à Sjavik, car elle conduit sur un bout de côte que je ne verrai jamais autrement. Cul-de-sac au bout de six km, mais je ne voudrais pas louper ça, vu la beauté de cette région !

Ah oui, j'ai oublié de vous en parler hier. Ici, au niveau des drapeaux, c'est de la folie. A mon avis, celui qui n'en met pas un doit se faire mal voir ! Hier, j'ai croisé, par deux fois -à l'aller, puis à leur retour- les habitants des villages visités avant de prendre le ferry, qui partaient très certainement à la messe, vu les tenues très "chic" que je voyais sur eux. Eh bien, plusieurs d'entre eux avaient poussé le vice jusqu'à mettre un gros drapeau de chaque côté de leur voiture, sur les ailes avant ! Et tous avec de grosses lunettes noires, et pas un sourire ni un seul remerciement lorsque je les laissais passer (routes étroites, et je laisse très facilement mon tour). Vraiment, ils habitent dans un coin sublime, mais je ne les ai pas trouvé sympas. Mais peut-être est-ce le fait d'aller prier et d'écouter la bonne parole.... Je m'égare.

Donc, très traditionnalistes, ou très nationalistes.. Je trouve ça plutôt agaçant. Les français ont beaucoup de défauts, mais nous n'avons pas celui-là. Qu'on aime son pays, ça me paraît fort normal, mais de là à tout ce cinéma.... Bref, je vous fais part de ce que je ressens, ça n'engage que moi.

Les nuages reviennent en force...

Après avoir contourné la Skjavika, la piste débouche sur le Vaerangfjorden. Je revois cette île en forme de double fusée sur rampe de lancement, à l'horizon. Les formes de ces montagnes sont innombrables, et Dame Nature s'est laissée aller à toutes sortes d'essais !

Regardez comme la végétation a vancé ici : les bouleaux ont recouvré leur magnifique feuillage d'un si beau vert. J'adore ces forêts de bouleaux. Au fait, vous avez vu ce beau grain qui se développe derrière moi ? Les giboulées de mars.... Le fort coup de tabac de cette nuit n'est pas terminé !

Zoom maximum sur cette île qui me fascine.

La piste suit les courbes de niveau du terrain. Et je découvre une autre montagne : Telnestinden, 973 m.

Elle passe au pied du Sperstadtinden (653m) : quel pic majestueux !

La Buvika. La piste se poursuit un peu plus loin, mais je fais demi-tour ici, la baie étant vidée de son eau.

Au large, les grains se succèdent, laissant augurer le retour du mauvais temps !

Au premier plan, l'autre côté de la Buvika, avec la piste qui se poursuit dans la forêt de bouleaux. Franchement, si j'avais le temps -ne riez pas, je vous vois- j'aimerais parcourir ces pistes à pied plutôt qu'en voiture. D'abord, la circulation y est très proche de zéro; ensuite, on ne risque pas de s'y perdre.

Jeux de lumière.

Retour vers la route 17.

Skjavik et la Skjavika.

Comme il se met à pleuvoir, je retourne sur mon parking. Il est 14 heures, je vais manger, j'ai faim.

J'avais à moitié l'intention de fermer les écoutilles et de me préparer pour une nouvelle nuit ici, mais un bout de ciel bleu me pousse à repartir !
Ces forêts sont admirables !

Litlfjorden.

En face, une presqu'île d'une très grande beauté, un peu comme l'île d'hier, Aldra. Mais sans le soleil....

La pluie revient à toute vitesse, et recouvre la montagne de son grand linceul gris, recouvrant les toiles de maître que je suis venu voir !

Je suis dégoûté.

Un tout petit peu plus loin, les nuages se déchirent quelques instants pour me narguer, me laissant juste entrevoir ce que je perds !

Du coup, je vois ce parking sur lequel se trouve un camping-car allemand de Remscheid -je l'avais déjà vu hier, sur un parking avant Aldra, ainsi que sur le ferry, et je vois qu'il n'est pas allé loin lui non plus- et je décide de rester ici. Pas question de continuer avec ce sale temps. Il y a un gros rocher juste derrière : je monte, histoire d'y faire quelques clichés avant d'aller m'enfermer dans mon bureau.

Du haut du rocher, je vois le bout du Vaerangfjorden.

Qui se poursuit là-bas dans une crique presque circulaire, au-delà d'un étroit goulet que je vous montre sur cette photo. On dirait un torrent, à droite. Que nenni ! C'est le reflux : la crique, qui s'appelle Kista, est en train de se vider de son eau à cause de la marée !

D'ailleurs, je vais aller filmer. En marchant, je me souviens qu'une mauvaise piste partait au bout de Kista. Je vais y aller à pied, puisque je ne bouge plus pour aujourd'hui, j'ai le temps, et ça me dégourdira les gambettes.

Et vous savez quoi. Il se met à pleuvoir pendant que je marche, de plus en plus fort, et au moment où j'arrive en vue de la crique, c'est carrément une très grosse averse de neige que je me prends sur la tronche. Neige fondue, mais quand même. Ce n'est pas la première fois aujourd'hui, mais j'étais dans la voiture, ce qui est moins... stressant. Je suis transi en cinq minutes. Il faut vous dire que la température a énormément chuté en 24 heures.

Après la pluie....

Un petit rayon de soleil, mais j'aperçois du ciel noir juste derrière. Pas question d'aller au bout du chemin, ce qui est dommage, car la balade était très sympa. Demi-tour, donc, avant de prendre une autre douche.

Une petite dernière....

Le plus beau rayon de soleil de la journée éclaire le sentier au mileiu de la forêt de bouleaux.

Et c'est diablement beau.

Ce sera tout pour aujourd'hui. Je me prends les premières gouttes de l'averse suivante juste avant d'arriver à Mygoo. Damned ! Il était grand temps. Pas de regret donc. De plus, il est déjà 16h30, mine de rien !

Et 20h30 lorsque je termine le récit de cette journée. J'ai été obligé de mettre du chauffage pour me sentir bien, car je commençais à avoir froid. Savez-vous qu'il y a juste un an, je venais d'interrompre mon voyage en France, à cause du cambriolage de Mygoo? J'y ai pensé ces derniers jours, car je savais que c'était fin mai, et j'ai vérifié sur le site. C'était le 27 mai. Un bien mauvais souvenir ! J'espère que les norvégiens seront plus sympas avec moi que les français, bien que les flics du Gard m'aient dit qu'il s'agissait de roumains qui avaient fait le coup.... Enfin, ils m'ont dit ça, mais ils ne les ont pas attrapés, alors ça vaut ce que ça vaut, n'est-ce-pas ?

Finalement, vers 21h30, j'entends le camping-car de mes voisins démarrer, et je me retrouve seul sur ce parking en bord de route, ce qui ne me convient pas. Du coup, je retourne au débarcadère (6 km seulement !), et j'aurai en prime les sanitaires demain matin.

 


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