Scandinavie 2012, étape 058

Jour 058 - Mercredi 30 mai 2012 - 44 km - 206 photos
(Total : 6158 km - 10828 photos)
De Halsa à Holand (Norvège)

C'est meilleur, ce matin, et je fais l'erreur de traîner au lit. Du coup, je démarre à 10 heures. Avant de partir, je vais au petit magasin -personnel féminin très sympathique, enseigne ICA- demander s'ils savent où je peux trouver des toilettes publiques dans le village. "Mais ici, je vais vous chercher la clef". Et voilà, j'ai eu droit aux toilettes privées, d'excellente tenue. Je ne crois pas que j'aurais eu la même offre chez nous; à contrario, il y a presque toujours des toilettes publiques dans les villages français. Ainsi va la vie : autres pays, autres moeurs. Le voyageur, content ou pas, n'a pas d'autre choix que de s'en accomoder, ou de partir.

Avec un peu de soleil, le rendu est nettement supérieur. Pas forcément sur la photo, mais avec les yeux, alors là, oui, et c'est énorme.

Vue prise depuis le parking du magasin où j'ai dormi, vers le sud. Vers l'est -soit à gauche sur cette photo- se trouve l'immense plateau glaciaire du Svartisen, le deuxième plus grand glacier norvégien. Ces montagnes sont vierges de toute habitation ! Traverser ce plateau, c'est une très grande aventure, et de nombreux sportifs de haut niveau le tentent chaque année, aussi en hivernale. C'est certainement, je crois, du niveau des aventures polaires au Groënland -sauf pour la superficie, bien sûr.

Mais je vous le concède, on s'habitue à la météo. La seule chose qui m'a déstabilisé, là, ce sont les deux-trois journées de grand soleil, avec grosse chaleur. Le changement a été brutal à chaque fois. En passant d'un paysage qui me convenait parfaitement à des tableaux d'une beauté saisissante, sans avoir bougé, a été un choc. Dimanche, c'était féérique, je vous assure. Le contre-coup de l'histoire, c'est que lorsque le soleil se barre dès le lendemain -que dis-je, le jour même!-, le nouveau changement, dans ce sens, est dur à accepter. Mais il est vrai qu'un ciel noir a son charme, et apporte une touche de mystère que la lumière balaie.

Ci-dessus, la Halsabukta, vue vers le nord. En arrière-plan, la péninsule qui longe le Bjaeranfjorden.

Allons-y voir.

Ce n'est pas la route 17. Elle semble bonne, mais c'est une catastrophe. grosso-modo, cent mètres d'asphalte, cent mètres défoncés, et ainsi de suite. Ce morceau est le seul qui soit "passable". Donc, ici, je longe le Bjaerangfjorden, à gauche. Les montagnes sont de l'autre côté du fjord.

Un peu plus loin, un petit sentier permet d'atteindre plusieurs jolis point-de-vue sur ce magnifique fjord. J'y vais.
Vers l'ouest. En face, le village le plus important de la rive, Kildal.

En face de moi. Kildal.

Et vers l'est. La route suit le rivage.

A nouveau vers l'ouest, depuis le point culminant de la balade. Au fond à gauche, Ämnoya.

Je retourne vers Mygoo. Kildal, à nouveau. Ces montagnes sont entre 800 et 1000 mètres, un peu plus hautes vers l'est.

Me voici sur l'autre rive; je viens de dépasser Kildal. Ämnoya se détache bien en sortie de fjord. Je fais encore deux ou trois kilomètres, puis je suis interrompu par des travaux. feu rouge, j'attends un très long moment. Je fais demi-tour, estimant avoir vu le principal de ce que je voulais voir ici. je sais que je loupe de beaux paysages, vous commencez à connaître ce pays, il y a toujours et partout des surprises. Mais cette route est vraiment trop pénible, et je sais qu'elle est comme ça jusqu'au bout, c'était indiqué à Halsa.

Je trouve un spot WiFi à Kildal, histoire de voir mon courrier et de mettre le site à jour. Il se met à pleuvoir. Ici, peu avant d'arriver au fond du fjord.

Je retrouve la 17 à Halsa, et je poursuis le chemin normal vers le nord. Il recommence à pleuvoir -la photo ne représente qu'un bout du ciel...-, alors je décide d'en profiter pour faire ma pause repas. Cette photo, vers le nord-ouest (c'est en fait dans mon dos; je vous disais que je poursuivais vers le nord, mais pour ça, il faut contourner les "doigts" des péninsules, et je roule, paradoxalement, juste plein sud pour le moment), représente le Meloyfjorden, que j'aurais atteint et vu si j'avais poursuivi tout-à-l'heure ! Et je pense que c'est l'île de Meloy qu'on voit au fond, fort réputée pour sa beauté !

Arhaugfjorden, traversé hier soir en ferry. Foroy au second plan (arrivée du ferry, camping d'hier soir) et Ämnoya derrière, où je voulais aller !

Et entrée dans le Holandsfjorden. Non, ce n'est pas le fjord de notre nouveau président, il n'y a qu'un "l"....
Derrière ces montagnes, le grand Svartisen.

Vue arrière sur la route 17, qui traverse de belles forêts, cette péninsule étant moins élevée.

Vue vers le nord-ouest : on reconnaît Ämnoya au fond à droite. Je regrette quand même de n'y être pas allé !

C'est absolument magnifique, et le ciel n'est pas trop méchant, finalement.

J'escalade les monticules à ma portée, histoire de mieux voir.

Vue arrière.

J'ai fait beaucoup de photos, car j'ai adoré ces montagnes enneigées.

Holandsfjorden toujours.

Et soudain, j'aperçois celui que j'attendais : le Engabreen. C'est une langue du Svartiset qui descend presque jusqu'à la mer. Il s'agit du plus bas glacier d'Europe, en terme d'altitude. Il ne descend plus désormais qu'à 100 mètres au-dessus du niveau maritime. En fait, il y arrivait, mais il recule, il recule....

Il a une teinte bleutée fort jolie, mais j'avoue que je suis trop loin pour le photographier correctement ! Un glacier dans la mer, c'est fantastique !

En haut, donc, c'est le bord du Svartisen, qui s'étend vers les quatre points cardinaux !

On aperçoit les séracs, mais la photo est très moche.

Un bateau traverse le fjord; la saison est ouverte depuis cette semaine, et il fonctionne donc. Il ferait un grand beau temps, j'irais, mais comme je suis assuré de me payer quelques averses de grêle, je n'irai pas. De plus, en regardant la carte, je constate que la marche d'approche est difficile. Vous l'avez compris : quand on n'a pas envie, on cherche des excuses....

L'embarcadère pour la traversée vers Engabreen se trouve à Holand, au pied de la petite tache blanche à droite.

A cet endroit, il y a un grand parking avec toilettes (ouvertes), et office de tourisme (fermé...). Il est plat, bien aménagé. Le ciel s'est à nouveau obscurci, il tombe des gouttes, il n'en faut pas plus pour que je me décide à faire ici ma halte nocturne. Des motards allemands ont monté une tente sur l'herbe. D'ici, on aperçoit la partie haute de l'Engabreen, le bas étant caché par une avancée de montagne dans le fjord. Je fais une autre photo moche. Ne regardez pas, c'est juste pour moi, pour le souvenir.

Vue depuis le parking : c'est fort joli. Le glacier est juste derrière ce bout de péninsule qui s'avance dans le fjord !

14h30, petite journée. Je suis en vacances, j'ai le droit.

Il est quand même 19 heures lorsque je boucle le dossier ! J'ai entendu des voitures, peut-être des camping-cars. De toute façon, je reste ici cette nuit, le parking me convient très bien. Je pense que les motards sont partis. Peu importe.

En fait, j'ai encore du boulot pour analyser ma route jusqu'aux Lofoten, car ce n'est pas encore finalisé. C'est assez compliqué, car le labyrinthe de fjords, péninsules, presqu'îles et îles rend difficile le calcul des kilomètres et des tarifs des ferries. En tout cas, les deux plus longs qui font les traversées en direct ne me plaisent pas, car leurs tarifs sont très élevés : Bodo-Moskenes est à 100 euros (!), et Skutvik-Svolvaer est à 54 euros. C'est ce dernier que j'avais pris avec mon scooter en 2006, mais c'est moins cher pour les motos. Il y a d'autres solutions, mais je serai obligé, à un moment ou à un autre, de prendre un ferry. Je vais chercher une route que je ne connais pas, et essayer de ne pas passer deux fois au même endroit, ce qui est souvent difficile ici. Bref, un bon moment de boulot, et j'ai besoin d'Internet pour les prix des ferries que je n'ai pas encore regardés.

Et ici, pas de toile disponible !

Dernière minute.... Il y a un passage vers les Lofoten en ne prenant qu'un seul petit ferry, j'ai trouvé avec Autoroute Express, mon logiciel de préparation de voyage préféré. En passant par Narvik. Et ça me plait bien, car je n'ai jamais pris cette route ! Coooool..... De la route inconnue, tout à découvrir, avec juste un petit bateau, voilà qui me plait particulièrement bien ! Liberté presque totale de mouvements. Mon scénario préféré. Environ 650 bornes à partir de Bodo, sans compter mes aller-retours vers les cul-de-sacs... Je ne serai pas sur les Lofoten avant la mi-juin, à moins d'accélérer le mouvement.

 


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