Scandinavie 2012, étape 059

Jour 059 - Jeudi 31 mai 2012 - 91 km - 283 photos
(Total : 6249 km - 11111 photos)
De Holand à Storvik (Norvège)

Voilà donc le parking sur lequel j'ai dormi. Quatre camping-cars lorsque je m'éveille, un autrichien, un néerlandais et deux français, de la Manche. Je ne les ai pas vus, ils dormaient encore. Je dégage peu après 9 heures. Le ciel très couvert, il tombe à moitié de la neige. Il fait froid.

La 17 poursuit le long du Holandsfjorden. Sans doute les restes d'une avalanche, sur l'autre rive ?

Vue arrière sur le Holandsfjorden. la coulée de neige de la photo précédente se voit encore, à gauche. Puis c'est l'arrivée à Kilvik. Affreux, usine hydroélectrique, fabrique de ciment. Fuyons un lieu paradisiaque massacré par l'humain. Je tiens à rajouter que je ne porte aucun jugement, il y a la même chose chez nous, raison économique oblige... Juste que je n'ai aucune envie de m'attarder en cet endroit. Ici commence un long tunnel, de pratiquement 8 km...

En sortie de tunnel, un lac à droite (Fykanvatnet), et aussitôt, un nouveau tunnel de 2 km. Près du lac, une pancarte en trois langues nous avertit : "attention, eau potable" ! Là, je me pose encore la question : pourquoi nous demander de faire attention ? En tout cas, si l'eau du lac est potable, c'est de l'or en barre pour les norvégiens, puisqu'ils vendent ça à près d'un euro le litre. Il y a ici même plusieurs millions d'euros qui dorment à l'air libre.

Une petite route longe le lac et part vers les montagnes, je la vois sur ma carte. Allons voir ça de plus près.

La roche est striée longitudinalement, comme si quelqu'un avait passé un immense peigne dessus. Je suppose que ce sont les marques laissées par les énormes glaciers qui ont recouvert cette région à plusieurs reprises.

Après avoir contourné le lac, la route s'engouffre dans un tunnel sombre, et grimpant fortement. C'est goudronné, mais en bien mauvais état, et je ne vois pas grand chose malgré les phares. Mygoo est fort secouée. A la sortie, je trouve ce que j'espérais.

Puis la route se poursuit, et un nouveau tunnel se présente. Il n'est pas goudronné. Et je n'aurais pas dû y aller. J'ai patiné sérieusement à plusieurs reprises, c'est mou, c'est étroit, il y fait noir comme dans un four, et je commence à m'inquiéter. mais il n'est pas très long, heureusement, et je vois la lumière du jour, indiquant la fin. Et.... STOP !!!!! Neige verglacée en sortie de tunnel. Impossible de continuer, je dois faire demi-tour.

Ce n'est qu'à la sortie que je vois une pancarte : "à vos risques et périls"... Oups !

Retour vers la route 17.

On aperçoit l'entrée du deuxième tunnel à gauche.

En sortie du deuxième tunnel de la 17, on arrive à Glomsfjord, village situé tout en hauteur dans la montagne. la 17, quant à elle, retourne dans un nouveau tunnel ! Je vais voir Glomsfjord, car il pleut et je n'ai pas envie de continuer comme ça. Ici l'église de Glomsfjord. je trouve un excellent spot près de la station (qui vent le gas-oil à 14,14 NOK, soit un des plus hauts tarifs depuis le début....). Je fais mes petites affaires, et pendant ce temps, j'assiste, bien à l'abri, à une tempête de neige avec d'énormes flocons qui dure au minimum une vingtaine de minutes. Elle fond sur la route, mais je suis bien certain qu'elle tient sur les hauteurs. Il fait 2 degrés seulement, ça caille vraiment.

Je repars pour m'arrêter très vite au bord du Glomsfjorden. Il est déjà 12h30, j'ai faim, et il ne fait toujours pas beau.

Après manger, je trouve que ça s'éclaircit un peu. Sortie du Glomsfjorden. Au loin, Meloya.

Cette péninsule est la même que celle suivie hier matin, sur la route défoncée.
Je serais parvenu au bout, jusqu'aux hameaux que l'on aperçoit, si j'avais poursuivi.

La montagne est bien blanche, et j'aperçois des effondrements de neige sur les hauteurs.

Effectivement, la lumière jaillit soudain, éclairant la Neverdalsbukta, à... Neverdal.

Le fjord et la baie sont dans mon dos. Les habitants sont totalement encerclés par les montagnes.

Un énorme grain se déchire à l'ouest entre Meloya et Ämnoya.

Sandabukta à Sandaa.

Petite plage et goulet d'étranglement en sortie de Sandaa, causés par cette petite île à gauche, Mesoya.

Magnifiques montagnes en approchant de la petite ville du coin, Ornes.

Ornes : le centre commercial. Je vais faire quelques courses, et j'hésite à bivouaquer ici. Mais comme le soleil est de retour, je décide d'en profiter.

Contre-jour : le ferry en partance vers Meloya.

Quel bonheur de sentir la chaleur du soleil à travers le pare-brise. La différence de température est considérable, et instantanée !

Vue arrière sur Ornes, au fond.

En avant, le bout de péninsule au-delà de Reipä.

Le voici à nouveau, depuis la plage de Reipä.

Reipä et sa petite plage.

Je quitte la 17 pour aller voir un petit lac à quelques kilomètres dans les terres, vers l'est.
J'adore ces montagnes. Elles ont la forme de pyramides.

Le Markvatnet, enchassé au creux des montagnes. Il est superbe.

Retour à Peipä, dont voici l'église.

Et la montagne qui domine le village : terriblement belle, comme taillée à la serpe !

Puis, soudain, ce changement total de paysage, en sortie du village !

Vue arrière.

Pour arriver sur la mer ouverte, et un nouvel archipel de petits îlots, innombrables. Je pense que c'est Fugloya.

La Storvika, c'est le nom de cette très grande baie.

A l'extrémité opposée de la baie, le village de Finnes, au pied du Finnesfjellet, 506 m.

A droite, la neige fraîche tombée ce midi est bien là, comme je le pensais.

Les montagnes de l'autre rive de la Storvika.

Vue arrière sur la route 17 et le bord de mer que je viens de longer. C'est, une fois de plus, différent, et toujours splendide.

Au fond de la Storvika, une très jolie plage, et le village de Storvik. Au premier plan, le long de la route, il y a ce bâtiment ocre, et on distingue un camping-car à côté. C'est une très belle aire de repos, avec toilettes, et le petit magasin qui va bien avec. Je sais que je vais bivouaquer ici !

Je viens de poser Mygoo et de ranger mes affaires, et avant de passer dans le bureau, je vais faire un tour sur la plage, pendant qu'il fait encore beau. C'est alors que je vois dame belette -ou fouine, je ne sais toujours pas faire la diférence- courrir devant moi, s'arrêter, me regarder, presque m'attendre, et repartir.... Je n'ai pas eu la présence d'esprit de sortir la caméra -ça court très très vite, ces petites bêtes-, et elle s'engouffre sous des pierres de remblai. Je l'appelle, et.... elle ressort son museau, la petite curieuse ! Voici ce que ça donne.

Sur la plage.

Au loin, la montagne que je viens de contourner, Skjeggen, 904 m.

Et l'autre bout de la Storvika.

C'est fini pour aujourd'hui. Il fait très froid encore ce soir. Je vais au magasin, et le jeune qui me sert parle anglais et est fort sympathique. Du coup, nous discutons un peu. Il me dit qu'ils sont très surpris de cette météo, et qu'à cette époque de l'année, il fait bien plus beau, et surtout plus chaud. A Oslo, c'est l'été depuis une semaine, me dit-il, mais c'est moche en comparaison d'ici.... J'acquiesce, alors que je ne suis jamais allé à Oslo. Mais je sais que le paysage n'y vaut pas celui-ci. Il me dit, quand même, qu'ils annoncent un réchauffement à partir de ce week-end. Espérons-le !

Avec tout ça, il est 17 heures.... La pluie tombe à nouveau, j'ai bien fait de stopper. Maintenant, à 20h30, il y a de nouveau un peu de soleil. Pour ma part, c'est la débauche, et j'en suis fort aise.

 


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