Scandinavie 2012, étape 060

Jour 060 - Vendredi 1er juin 2012 - 128 km - 322 photos
(Total : 6377 km - 11433 photos)
De Storvik à Saltstraumen (Norvège)

J'ai finalement passé la nuit seul sur mon parking, pourtant exceptionnel ! Bizarre. J'ai entendu des camping-cars venir, puis repartir. Peu importe, après tout. Il a fait beau, en fait. Hier soir, à minuit et demi, le ciel était encore bleu. Mais j'étais tellement malade que je n'ai pas même songé à regarder la position de l'astre à minuit. Je ne sais pas ce que j'ai, indigestion ou infection, mais impossible de trouver une position sans souffrir ! Ce matin, ce n'est pas la grande forme. Si ça devait continuer, je serais obligé de rentrer au plus vite vers mes pénates ! Espérons ne pas avoir besoin d'en arriver là, mais ça reste dans le domaine du possible. Finalement, le plus important de tout, nous le savons bien, c'est la santé !

Je démarre à dix heures. La journée commence par un tunnel d'environ 3 km, à la sortie duquel j'ai déjà deux choix possibles. Je vais bien entendu aller voir ce qui se cache au bout de la péninsule, de l'autre côté de la plage près de laquelle j'ai dormi. Avant le tunnel, il y avait une route qui est désormais fermée; dommage, car en termes de paysages, c'est toujours plus excitant qu'un tunnel ! Donc, je contourne le fond du Sorfjorden (ci-dessus), au pied du Hogstjerna (820m), et j'arrive devant un nouveau tunnel, mais payant celui-ci. La réponse ne se fait pas attendre : demi-tour !

Le Sorfjorden que la 17, que je récupère, va contourner en partie.

On aperçoit à gauche la route que je viens d'emprunter pour un bien court aller-retour. C'est magnifique.

De profondes criques s'insèrent le long du Sorfjorden, comme celle-ci, appelée Alten. Un peu plus loin, la 17 quitte le rivage du Sorfjorden pour traverser la péninsule; une route poursuit le long du Sorfjorden jusqu'à la mer, mais dans un paysage plutôt plat. Je laisse donc tomber ce crochet et je poursuis sur la RV 17, comme disent les norvégiens.

La traversée de la péninsule est très rapide, (3 petits tunnels et puis s'en va...), et nous (Mygoo et moi-même) longeons maintenant l'étroit Sundsfjorden.

Lequel débouche ici dans le Morsdalsfjorden et contourne cet énorme éperon rocheux, le Stortinden (1108 m).
Je vous l'ai déjà dit : ces montagnes sont taillées à la serpe. Les alpinismes ont de quoi s'amuser, en Norvège, en matière de parois.

Le Morsdalsfjorden se poursuit dans le Holmsundfjorden, aux rives bordées de roches rondes et striées de marbrures.
J'ai beaucoup ces rochers, c'est du plus bel effet.

Un panneau qui avait disparu a refait son apparition : celui indiquant la présence d'élans. Il y avait longtemps. Eh bien figurez-vous que, pas même cinq minutes après avoir vu le panneau, j'en vois un, le plus gros de tous. Malheureusement, je roulais trop vite pour stopper avant d'être sur lui, et je stationne un peu plus loin. Je reviens à pied discrètement, je l'aperçois mais... lui aussi. Et je le vois s'enfoncer dans sa forêt, sans aucun sentiment pour le pauvre humain qui ne voulait que lui tirer le portrait. Il était magnifique, avec un début de bois sur le crâne. Dommage.

On aperçoit sur cette photo le pont franchissant le fjord à Kjopstad.

Peu avant le pont, pour vous montrer ce vieux vaisseau de pierre recouvert par la belle forêt.

Le pont à nouveau. Cette fois, je vais voir cette île, puisque c'en est une (Sandhornoya), car la 17, de son côté, poursuit sa route droit devant.

Le Nordfjorden.

L'île se termine en forme de pince. La route traverse le côté droit de la pince et je me retrouve face à la mer ouverte. Mais elle porte un nom : Saltfjorden. Je prends à l'ouest vers la pince gauche, et me voici au fond d'une jolie baie, Ravika, avec une petite plage. A droite, c'est la pince... droite !

Un peu plus loin, c'est Ursvika, autre très belle petite plage de sable. Un enchantement pour les yeux. A gauche, une île magnifique et très montagneuse. Si je ne me trompe pas, il s'agit de Landegode, située 28 km au large...

Je poursuis jusqu'à Märnes, qui se termine aussi par une plage. Zoom maxi sur Landegode.
C'est splendide, on se croirait dans les mers du sud. La température me permet de garder la tête "froide" et bien au nord, si je puis dire !

D'ailleurs, pour vous le prouver : cette photo est prise du même endroit que la précédente, sauf que je me suis retourné !

Je ne vais pas plus loin, car c'est plat. Demi-tour, donc. Je mange le long de la route, face à l'île de Landegode.
Un petit lac encadré de montagnes à droite, la mer à gauche. Norvège....

Puis comme j'avais aperçu une longue bande de sable sur la pince droite, je tiens à la voir de près. Elle est là, à gauche, cachée par les arbres.

La voici.

Comme c'est beau ! C'est la plus longue plage que je vois depuis que je suis en Norvège. Un ravissement pour les yeux.

Et derrière la plage, la belle forêt et la montagne.
Féérique, vous dis-je, c'est féérique !

C'est tout pour Sandhornoya. Retour sur la RV 17. Peu après Kjopstad, un pont traverse un goulet emportant l'eau de mer dans un labyrinthe de fjords, criques et autres baies, comme d'habitude !

Innervik, une baie le long du Nordfjorden, toujours.

La 17 quitte le fjord et traverse longitudinalement la péninsule. On y trouve donc lacs et marais...
Les nuages reviennent, il pleut là-bas... à droite.

J'adore ces forêts norvégiennes, qu'elles soient composées de bouleaux ou de pins, ou parfois les deux, elles sont toujours très belles.

Il ne faut jamais bien longtemps avant de retrouver la mer. Ici, c'est une très grande baie presque entièrement fermée : la Fjellvika.

Loin au nord, les hautes montagnes blanches que nous verrons bientôt de plus près.

Par le plus pur hasard, je m'arrête un peu plus loin sur un parking, duquel part un sentier de randonnée. Quand je regarde sur la carte, je peux vous dire que c'est un chemin qui va très loin au coeur des montagnes et en pleine nature, et que j'aurais adoré le parcourir en été. Mais je n'ai vraiment pas la forme, et je me contenterai de faire un petit tour. Cette montagne, c'est le Bortinden, 1046 m.

Mais ce qui est encore plus génial, c'est que je me permets de faire du hors piste total. En effet, le début du sentier passe au pied de roches arrondies, polies, laminées par les millions de tonnes de glaces qui les recouvraient. Et c'est un vrai bonheur que de grimper au sommet de ces gros rochers ronds, sans risque de me perdre, puisque je vois, du haut, la route et mon parking.

Regardez comme c'est beau. ces rochers descendent en pente douce -pas toujours- vers le Aselivatnet, petit bijou bien caché derrière les gros cailloux.

Je descends, je remonte sur le suivant, je contourne le gros, etc. Bref, c'est un régal, et je regrette beaucoup de ne pas avoir la pêche physique.

Mais que fais-tu ici, toi, perdu dans ce monde minéral ? Tu es bien courageux de t'aggriper ici !

En bas, la 17 que je vais suivre tout-à-l'heure; au loin, la Marvollvika.

De l'autre côté, la 17 que je viens de faire; on aperçoit le parking. En face, un autre petit lac entouré de forêts, au pied de la montagne.

Je reprends le volant. On contourne la Fjellvika, puis la Marvollvika, ci-dessus.

Qu'un pont (à gauche) m'a permis de franchir au-dessus de l'Aselistraumen. Le Bortinden en arrière-plan, que je vous montrais lors de la balade.

Et puis, et puis.... c'est la traversée du Saltstraumen, le plus gros courant maritime au monde. La 17 le franchit au moyen de ce pont.

C'est ici, à Saltstraumen -c'est aussi le nom du hameau- que je vais bivouaquer ce soir. Je me renseigne sur les horaires de marée. C'est à 21h30 ce soir qu'il y aura le prochain gros courant. Mais je ne suis pas en forme, et je n'ai pas envie de ressortir. Ce n'est pas grave, j'irai voir celui de demain matin, vers 10 heures, ce sera parfait. En espérant qu'il fasse beau, car pour ce soir, c'était ciel à peu près bleu. Il est 21h40 en ce moment, et c'est juste maintenant. Pas grave, s'il n'est plus là demain, ce sera un événement encore bien plus extraordinaire, puisque ça voudra dire que la lune sera partie....

Au nord, c'est le Saltfjorden que l'on distingue un peu à gauche, où se trouve d'ailleurs la ville de Bodo.
Et au-delà, les hautes montagnes.

Une petite dernière pour l'église de Saltstraumen.

Il y a un grand parking pour les visites, mais interdit d'y camper. Je me mets donc sur celui du petit magasin, face au terrain de camping dont le patron est extrêmement sympathique. C'est lui qui m'a renseigné avec force courtoisie et détails concernant les meilleurs endroits où se placer pour bien voir le maelström ! On verra ça demain. Je ne suis toujours pas bien, et j'ai hâte de me coucher, en espérant pouvoir me reposer correctement. Ciao ciao.

 


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