Scandinavie 2012, étape 072

Jour 072 - Mercredi 13 juin 2012 - 99 km - 540 photos
(Total : 8061 km - 14949 photos)
De Kabelväg à Valberg (Norvège)

Eh bien, c'était parfait, ce petit emplacement. Réveillé vers 8 heures, j'aperçois du bleu dans le ciel : c'est un signal fort pour le voyageur norvégien. C'est rare, le soleil, là-haut, alors il ne faut pas le laisser passer sans rien faire ! Je quitte les compagnons de Mygoo, qui ne se sont absolument pas ocuupés d'elle cette nuit, la pauvre. Ou alors, je n'ai rien entendu.

Je poursuis vers la côte, mais la route s'arrête dans un hôtel. C'est ouvert, je rentre et demande les toilettes. Whaouh, le grand luxe ! Quelle bonne intuition j'ai eu. Pour bien commencer la journée, les toilettes d'un hôtel de luxe. Remarquez, la nature est également un excellent hôtel, et fort tranquille.

Je reprends la E10, mais je continue mes visites de toutes les routes secondaires, Lofoten oblige ! C'est la perle du nord, alors autant tout visiter.

Ici, le poisson sèche sur les murs de nombreuses granges ou maisons..

Depuis Klubben, paysage sur Orsvägen.

C'est grandiose.

A Orsnes, au sud d'Orsväg, vue vers l'ouest.

Retour sur la E10. Une fois de plus, souvenir resté ancré dans ma mémoire depuis mon dernier passage ici. Il y a presque la même photo, prise le vendredi 26 mai 2006, jour de ma visite des Lofoten (pratiquement en une seule journée...). J'adore cet endroit, et la route n'y est pas étrangère.

Là encore, avant de poursuivre sur la route principale, je descends à Hopen, au sud.

Hopen. ce ne sont que de petits crochets, comme vous pouvez le voir sur la carte.

Ce petit fjord porte le même nom que le village : Hopen.

Retour sur la E10.

Qui longe un lac, le Hopsvatnet. La mer est juste derrière.
C'est la magie de la Norvège, sublimée ici sur les Lofoten, qui méritent absolument leur éclatante notoriété.

Je quitte à nouveau la E10 peu de temps après pour aller voir Henningsvaer, très recommandée par les guides touristiques du coin. Cette route longe un immense golfe rempli d'îlots de toutes tailles, le Henningsvaerstraumen. Les rochers du rivage ressemblent à ceux de la Côte de Granit Rose, sur la Manche, en Bretagne. Sauf qu'ici, au large.... On voit là-bas les Lofoten qui se poursuivent vers le sud-ouest, côte que je suivrai tout-à-l'heure.

Bien bien bien.... Quand je dis que ça ressemble à la Cöte de Granit Rose bretonne, ne vous méprenez pas. Juste la partie côtière, côté mer. Par endroits. Car côté terre.... c'est plutôt ça, et c'est très impressionnant de rouler au pied de ces terribles montagnes d'un côté, et au bord de la mer de l'autre.

Coup d'oeil arrière sur le rivage que je viens de longer. La route a contourné ce monstre antédiluvien que vous voyez au fond, avec sa longue échine recouverte de pointes acérées.

Là, un paysage breton.... sauf à l'horizon droit !

Je viens de franchir un pont permettant de passer sur un îlot, Engoya, lui-même permettant d'atteindre Henningsvaer. C'est tout plat, comme à Bronnoysund. Bof bof, j'ai bien mieux à faire ici sur les Lofoten ! Comme quoi, voyez-vous, les guides touristiques sont à éplucher de près. Cette petite ville est très réputée pour le nombre d'artistes qui s'y sont installés, et "Dame Business" fait le reste : on vous invite à y aller pour craquer de l'oseille... Très peu pour moi. Attention : c'est mon opinion, n'hésitez pas à y aller, ne vous sentez surtout pas obligés de faire comme moi. Je décide de ne point continuer dans cette direction. Demi-tour vers les montagnes que j'aime, offrant de si fantastiques paysages. Vue sur Festväg, de l'autre côté du pont. Allez, suivez-moi, on retourne sur la E10, sauve qui peut !

Festväg à nouveau.

Je viens de renouer avec la E10. Coup d'oeil arrière vous montrant la péninsule montagneuse que je viens de longer, là-bas à droite.

Au loin se profile le pont permettant de passer sur l'île suivante des Lofoten, Gimsoya, qu'on ne voit pas sur cette photo (elle est à gauche). Cet immense sous-marin, c'est la pince "Est" de la côte longeant le Gimsoystraumen. Une route va presque au bout, puis un sentier permet de faire le tour de cette péninsule, que j'aurais tant aimé faire.

En attendant, poursuivons sur la E10. Lyngvaerstranda.

En face du golfe, Gimsoya.

Tiens, j'en profite pour vous recopier le résumé géographique concernant les Lofoten, que vous pourrez trouver sur Wikipedia.

Les îles Lofoten s'étendent entre le 67e et le 68e parallèle nord, suivant une direction ouest-sud-ouest, sur 200 km à partir des îles Vesterålen. Elles sont séparées du continent, au sud-est, par le Vestfjord. L'archipel a une superficie totale de 1 227 km2.

Les îles principales s'étendent sur environ 150 km, l'une à la suite de l'autre. Reliées par la route, il faut parcourir 168 km pour aller de Fiskebøl au nord à Å au sud. Du nord au sud (et d'est en ouest), il s'agit de :

Austvågøya (l'île de Våg orientale en norvégien ; le suffixe -øy signifiant « île » et -øya, « l'île de »), la plus grande des îles avec une superficie de 526,7 km² ;
Gimsøya (l'île de Gims, 46,4 km²) ;
Vestvågøya (l'île de Våg occidentale, 411,1 km²) ;
Flakstadøya (l'île de Flakstad, 109,8 km²) ;
Moskenesøya (l'île de Moskenes, 193,9 km²).

À ces îles, il est possible d'ajouter la pointe sud d'Hinnøya, à l'est d'Austvågøya (Hinnøya est généralement considérée comme la plus grande des îles Vesterålen). Les limites de l'archipel ne sont pas définies avec précision et ont varié de façon significative au cours de l'histoire. Ces îles principales sont entourées de centaines d'îles plus petites et d'îlots.

Voilà, ça, c'est fait.

Sur les Lofoten se trouve quelques réalisations artistiques disséminées dans les paysages. Il y en a une ici, à Lyngvaerstranda, que j'ai bien aimée. Il s'agit en fait d'une immense vitre glace incurvée, divisée en trois parties, dans lesquelles le paysage qui leur fait face, forcément, se reflète. C'est fort astucieux, magnifique, l'emplacement est bien évidemment exceptionnel. Je me suis un peu amusé, et j'ai une fois de plus regretté mon gros réflex !

Un peu plus loin, je quitte à nouveau la route principale pour m'enfoncer vers deux culs-de-sac au bout de mauvaises pistes, l'une au sud du Olderfjorden, la moins jolie, et l'autre au nord du Olderfjorden, magnifique ! Il est 13 heures, je reste manger ici, devant ce fabuleux paysage.

Olderfjorden. Des moutons trottinaient un peu partout, ajoutant un peu de vie au paysage, en plus des éternels et innombrables oiseaux.

Olderfjorden.

Olderfjorden. Un sentier permet de s'enfoncer tout au bout du fjord. Certainement à faire sans hésiter !

Je ne reprends la E10 que jusqu'au pont franchissant le Gimsoyfjorden, mais je continue sur la même rive. En effet, je veux aller au bout de cette péninsule avant de poursuivre, histoire de voir. Comme d'hab', quoi !

Bien sûr, se sera un aller-retour, une fois de plus.

Le Gimsoystraumen est sur ma gauche, mais une grosse verrue s'y trouve ici : la Sydalspollen, une baie qu'il faut contourner. Cette photo permet de bien voir la forme de ce massif, si caractéristique des péninsules et montagnes norvégiennes : deux énormes sous-marins implantés à 90 degrés l'un de l'autre.

J'arrive ici au fond de la Sydalspollen.

Que je viens de contourner, me permettant de voir la rive que je viens de parcourir et, en face, Gimsoya, au-delà du Gimsoystraumen,

Et qu'on atteindra tout-à-l'heure par le fameux pont, vu ici au zoom maximum.

On dézoome....

La Sydalspollen contournée, la route retrouve les rives du Gimsoystraumen.

Je me retourne, vous permettant de découvrir une vue d'ensemble du site, avec le Gimsoystraumen, la Sydalspollen à gauche, le pont au fond, et Gimsoya à droite. Ouf, tout y est.

Quand je dis que la montagne tombe dans la mer, ce n'est pas un jeu de mots !

Il y en a pas mal sur les Lofoten, et les petits sont toujours aussi adorables.

Le bout de la route, à Brenna. Ici, on peut continuer à pied et contourner le massif. Et en prime, avec les moutons.

Demi-tour. Gimsoya.

Zoom sur la pointe nord de Gimsoya, avec le village de Gimsoy et son église. Une route y conduit, que je ne prendrai pas. Il faut faire des choix, et comme je vois le paysage d'ici.... En fait, c'est juste que je ne peux pas tout faire non plus !

Les sommets norvégiens sont tous plus inattendus les uns que les autres.

Toujours le long du Gimsoystraumen. Si vous regardez bien, vous devriez voir le pont, là-bas, vers lequel nous nous dirigeons.

Le voici. Très haut comme toujours en Norvège, pour permettre aux grands bateaux de passer, ceux de la ligne Hurtigruten entre autres.

Je viens de passer le pont et me retrouve au sud de Gimsoya, puisque j'ai choisi de ne pas aller à Gimsoy. Cette fois, la chaîne montagneuse en face de moi, c'est celle que j'ai suivi avant de manger, et qui conduisait vers Henningsvaer, que je n'ai pas voulu visiter.

Gimsoya est toute petite, j'arrive vite à la suivante, Vestvägoya, que l'on voit ici. Un nouveau pont permet de franchir l'obstacle, le Sundklakkstraumen.

De l'autre côté du pont, deux routes sont possibles : la E10 poursuit sa course vers le sud en passant par la côte nord de Vestvägoya. L'autre passe par le sud, c'est la 815, et c'est par elle que je poursuis mon chemin de voyageur. la voici. A gauche, Gimsoya que je viens de quitter. En face, Austvägoya, celle sur laquelle je me trouvais ce matin, et notamment la côte longée vers Henningsvaer. Vous suivez toujours ?

Zoom sur Jorndalen, sur Gimsoya que je viens de quitter.

Je longe le Lyngvaeret, le golfe longé ce matin sur la route située en face.

Vue arrière sur Gimsoya, à gauche.

Et toujours la chaîne montagneuse longée ce matin vers Henningsvaer.

Au zoom....

La côte sud de Vestvägoya que suit la 815 est très sauvage, et me rappelle par moments des paysages d'Islande.

Il y fait froid.

C'est assez désertique, quelques maisons de-ci de-là.

Les montagnes y sont nues, presque entièrement recouvertes de terribles éboulis.

J'ai beaucoup aimé cette route, pleine de solitude, et loin du flot touristique, qui se poursuit sur la E10.

Ici, c'est le calme et le silence.

L'érosion, qui toujours me fascine, a façonné cette montagne fort artistiquement.

Mais pour bivouaquer, les endroits se font rares. J'aperçois le clocher de l'église de Valberg, en retrait de la route principale. J'hésite, puis me décide à y aller. Comme j'ai bien fait : un très beau site, qu'il ne fallait pas louper ! Deux camping-caristes ne s'y sont point trompés, un allemand et un hollandais. Le petit français au milieu, dans le sable.

Des milliers d'empreintes de pattes d'oiseaux parsèment la petite plage.

Toujours bordées des terrifiantes murailles !

Bref, il est 17 heures, et Mygoo est bien contente de se poser. Et moi donc !

 


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