Scandinavie 2012, étape 074

Jour 074 - Vendredi 15 juin 2012 - 111 km - 477 photos
(Total : 8256 km - 15769 photos)
De Ramberg à Napp (Norvège)

8 heures. Quoi, que vois-je, le bleu domine dans le ciel ? Vite, vite, debout, en route !

Une petite supplémentaire de la belle plage de Ramberg, vue vers le nord et Justnes.

Un peu plus au sud, je quitte la E10 pour aller jeter un coup d'oeil sur le Skjelfjorden.

Quelques maisons à Skjelfjord.

Vue plein sud sur le Skjelfjord.

Je vous ai parlé des sculptures dans le paysage; en voici une autre. J'en ai fait le tour, y cherchant une ouverture, mais il n'y en a pas. En fait, c'est ça, la sculpture. Je comprends que, pour les norvégiens, ce soit de l'art, car ils ne sont pas habitués à voir ce genre de réalisation humaine. Pour nous, européens des terres du sud, c'est beaucoup plus courant : nos ancêtres construisaient très souvent comme ça autrefois ! C'est d'ailleurs un élément qui me surprend énormément ici. En effet, la pierre ne manque pas en Norvège, c'est même un des matériaux les plus présents partout sur le territoire. Or, très curieusement, ils l'ont très peu utilisée pour leurs constructions, ils l'ont très peu fasçonnée, taillée comme par chez nous. Quelqu'un a peut-être une explication, ou bien n'ai-je pas su voir ?

Vue sur le paysage depuis la sculpture : cette photo donne un léger aperçu des immensités, qui m'avaient tellement frappé en Islande où le recul est énorme par rapport aux montagnes. On s'en rend moins compte en Norvège, certainement parce que les montagnes sont plus abruptes, les fjords bien plus encaissés et profonds, et ce recul nécessaire pour apprécier les distances est manquant. Mais la grandeur est bien là, partout !

Et plus particulièrement visible dans ce petit coin de Norvège.

Retour sur la E10. Au pied du Volandstinden, un nouvel embranchement. Cette route permet d'aller voir le nord de l'île suivante, Moskenesoya, en franchissant le Selfjorden par ce pont. Comme j'en apprécie fort bien le relief d'ici, je fais l'impasse sur ce crochet qui me semble de qualité inférieure à ce qui va suivre. Et cette fois, le soleil du jour fait partie des critères ayant influencé mon choix !

Du même endroit, une petite photo de Ramberg au nord, où j'ai dormi cette nuit.

Nous restons donc sur la E10, qui longe le Selfjorden.

Un peu partout, le morue sèche.

Et le ramassage est en cours. Des hommes et des femmes détachent les poissons jugés secs, en les faisant tomber dans de grandes caisses que des tracteurs vont hisser et vider dans leurs grandes remorques pour les conduire dans les usines de reconditionnement, je suppose.

Le spectacle naturel est partout bien au-delà du "beau". Krystad sur l'autre rive, était joignable par la route que j'ai dédaignée. Evidemment, si vous en avez le temps, prenez-là, je suis bien certain qu'elle ne vous décevra pas.

Zoom sur Krystad, de l'autre côté du Selfjorden.

Moskenesoya toujours. N'oubliez pas que je suis encore sur Flakstadoya.

La E10 bifurque ici plein sud pour longer la dernière pointe sud de Flakstadoya.

On quitte donc les rives du Selfjorden que l'on voit au loin (vue arrière) pour longer un détroit "étroit" qui nous ramène sur la façade océanique sud des Lofoten, face au continent norvégien.

Et partout ces extraordinaires montagnes norvégiennes aux formes extravagantes que j'aime tant !

Et c'est le pont franchissant le Kakersundet qui nous permet de passer sur Moskenesoya. Oui, parce que je ne vous l'ai pas dit, mais la route précédente menant à Krystad était un cul-de-sac, il fallait revenir ici de toute façon !

Käkeren, juste avant le pont.

Long tunnel sur Moskenesoya pour passer sous cette montagne, le Solbjom, 742 m. Les altitudes de ces montagnes peuvent vous sembler relativement faibles, par rapport à leur aspect. Alors, n'oubliez pas que la route est au niveau zéro ! Nous sommes en bord de mer. Par conséquent, ces roches s'élèvent de plusieurs centaines de mètres au-dessus de l'océan d'un seul élan, et c'est bien pour ça que les alpinistes ne s'y trompent pas et viennent ici pour les gravir : ce sont de très grandes montagnes !

En sortie du tunnel, un petit lac au pied d'un cirque montagneux spectaculaire. Mon dieu, que ces montagnes sont belles !

La E10 est ici en pleins travaux d'aménagement, et pour deux années, comme j'ai pu le lire sur les pancartes.
Ce rocher est très impressionnant.

Vue arrière du même endroit.

Moskenesoya est découpée comme de la dentelle. Regardez la carte ! Ici, la E10 se sert de plusieurs îlots pour franchir le Reinefjorden et passer sur une autre péninsule de Moskenesoya. Ici, c'est en quelque sorte le point sublime des Lofoten, le lieu mythique, celui qui est sans doute le plus représentatif de ce fantastique archipel. On atteint ici le summum de l'harmonie entre les beautés naturelles et l'aptitude humaine à s'adapter à son environnement. C'est la petite ville appelée Reine. Ce nom est particulièrement bien adapté pour nous, les français, puisqu'on peut bien dire, dans notre langue, que Reine est la "reine" des Lofoten !

Elle est située en face de l'endoit où je me trouve, au confluent de deux fjords majestueux, le Vorfjorden et le Kjerkfjorden au nord, et l'océan au sud.

Les norvégiens se sont installés là de la plus belle façon.

Qui ne serait pas béat d'admiration devant un tel spectacle. Tous les touristes que je rencontre ici sont émerveillés, tout comme je le suis une fois de plus, comme je l'avais été il y a six ans, et comme je le serai à nouveau si jamais je reviens un jour ici. Regardez, je me tais !

Voilà ! Oui, je sais, j'exagère, et une fois de plus, j'en ai trop mis. Et en plus, la qualité n'est pas au rendez-vous. Mais je voulais essayer de partager mon enthousiasme. Cette photo est une vue d'ensemble du site que je viens de dépasser, et que je photographie en me retournant. Reine est à droite.

Poursuivons notre descente vers le sud. Un peu plus bas, la E10 franchit le Djupfjorden au moyen d'un pont sur lequel il est malheureusement impossible de stationner. Un parking situé peu après permet d'en voir un morceau. Ce fjord est d'une majesté inimaginable, mais son approche est difficile. Je vois de loin, sur un promontoire, des jeunes filles ayant campé là cette nuit, leur tente étant encore montée. Elles ont choisi un "spot" de déesses, tant sa situation est parfaite. Je dois d'ailleurs ici rendre hommage à cette sagesse norvégienne qui donne le droit à tout un chacun de camper dans la nature, à la seule condition de se mettre à plus de 150 mètres de toute habitation ou propriété privée. Tout pays devrait adopter cette loi, pleine de bon sens. Il va de soi que le campeur ne doit rien déranger et tout laisser tel qu'il l'a trouvé, ce qui est la moindre des choses !

Je passe Moskenes puis sans m'arrêter; le village suivant, Sorvägen, est bordé d'un côté par l'océan, et de l'autre par un lac, le Sorvägvatnet ci-dessus, au pied d'une magnifique (encore !) montagne.

Sorvägvatnet toujours.

Et depuis Tind, j'aperçois finalement les maisons du village le plus au sud des Lofoten.

Qui s'appelle.... "Ä", et dont voici la pancarte. Proconcez "è".

La route s'arrête à Ä. Il y a des sentiers de randonnée permettant de s'aventurer dans les montagnes.
Il y a des poissons en train de sécher.

Des milliers de poissons, que des ouvriers sont en train de détacher.

Il y a un lac splendide, le Ägvatnet.

Et encore d'autres séchoirs à poisson.

D'ailleurs, il y a un musée juste à côté traitant justement de ce sujet. Des français viennent d'en sortir, l'un d'entre eux en avait acheté un. Ils m'ont dit que le musée était fort intéressant, avec entre autres un reportage de Thalassa (Je crois.... je n'en suis plus si sûr maintenant, plusieurs jours ont passé depuis. En tout cas, un reportage d'une télévision française, c'est certain, que l'on pourrait se procurer sur Internet) ayant justement interrogé le propriétaire du musée. Je leur ai demandé si l'on pouvait manger le poisson tel quel. Eh bien non ! Il y a une préparation qui dure une quinzaine de jours avant de pouvoir le manger. Je ne risque pas d'en acheter.

Quand on est au bout de la route.... Premières maisons de Moskenes, le long du Moskenesvägen.

La petite église de Moskenes.

Vers le sud, depuis le port de Moskenes. C'est ici qu'arrive le ferry de Bodo.

A la sortie de Moskenes.

A nouveau le Djupfjorden dont je vous parlais. C'est une photo volée depuis la route, où je m'étais imprudemment arrêté.
Ah, ce fjord ! Si vous avez un Kayak, alors faites-en le tour, c'est une tuerie !

Nouveau passage à Reine. Comment ne pas faire d'autres photos, d'autant plus que le soleil y est maintenant plus généreux.

Enfin.... pas trop longtemps. Car après avoir trouvé un spot Wifi et traité mon courrier, une belle averse s'est déclenchée, et la température a chuté d'un seul coup de plusieurs degrés, avec en prime quelques belles rafales de vent. Je revois encore les français en train de pique-niquer sur les tables installées ici à cet effet...

Je quitte alors le village pour m'installer ici pour manger, sur ce spot magique.
Je regarde ce spectacle inoubliable tout en mangeant.

Le soleil revient alors que je reprends la route.

Juste avant de pénétrer dans le dernier tunnel de Moskenesoya, on a un très beau panorama sur Sund et le sud de Flakstadoya au-delà du Skjelfjorden.

Zoom sur la rive est du Skjelfjorden.

Le Moltinden (651 m) derrière Krystad.

La très belle église de Flakstad.

Le Flakstadpollen, que j'adore et que je vous ai déjà bien montré hier.

Avec, souvenez-vous, le terrifiant Stortinden au sud-ouest du fjord.

Le Kollfjellet, toujours au fond du Flakstadpollen. Ici, une route permet d'aller voir Nusfjord, petit village niché au sud. Il s'agit d'un cul-de-sac qui me fait envie, au vu de la topologie de ma carte.

Je ne suis pas déçu du voyage. La route grimpe à travers une petite forêt de bouleaux (rien de nouveau) avec en toile de fond une fabuleuse montagne, un peu du style du Torstinden d'ailleurs : le Sjerntinden (934 m).

Et, au pied de cette belle montagne, un lac, le Storvatnet. Encore un endroit que je vous recommande au plus haut point !

Vue arrière.

"Vérole de muraille", comme dirait un vendéen natif de La Chaume !

Puis on longe le lac en redescendant vers Nusfjord et la mer; il y avait là un groupe de polonais en combinaisons de plongée.

A travers un étroit défilé jusqu'auquel remontent les marées !

Nusfjord.

Retour sur la E10, remontée de la rive est du Flakstadpollen.

Je passe Vareid, j'arrive à Napp et j'aperçois le petit port, en retrait de la E10. Mais c'est pas mal du tout, ici.

Tellement bien que, tout compte fait, je vais passer la nuit là, devant les petits bateaux! Il est 16h30, le ciel est à nouveau couvert, très sage décision.
Dont je me félicite personnellement.

Alors dites-moi, malgré mes horribles photos, est-ce que vous trouvez ça beau ? Evidemment, je ne parle pas de ceux qui connaissent et qui risquent d'avoir été déçus par mon reportage, mais je m'adresse tout particulièrement aux autres. Vous en pensez quoi, des Lofoten ? Soyez sincères, il n'y aura aucune punition, promis juré.

 


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