Scandinavie 2012, étape 079

Jours 079-080 - Mercredi et Jeudi 20 et 21 juin 2012 - 112 km - 69 photos
(Total : 8834 km - 16980 photos)
De Ryggedalen/Langoya à Sortland (Norvège)

Réveil vers 7 heures. Les allemands qui devaient partir à 6 heures démarrent juste. Si c'était pour prendre un ferry, ils vont le rater !

Hier soir -enfin, rectificatif, ce matin à 0h40-, m'a pris l'idée de vous faire une photo du salon de lecture de Mygoo. Sans aucun trucage, cela va de soi, faute de quoi ça n'aurait aucun intérêt. Juste pour vous montrer que je lis sans aucun problème et sans autre lumière que celle de l'astre du jour. De plus, la seule lumière qui rentre dans Mygoo provient du lanterneau que j'ai fait mettre sur le toit, le reste de la voiture étant entièrement tôlé, comme vous le savez. J'adore ça, cette lumière 24 heures sur 24, c'est absolument merveilleux, et je sais d'ores et déjà que je vais trouver le retrour difficile pour ça, car je vais voir la nuit tomber de plus en plus vite au fur et à mesure de mon retour vers la France (et dès le sud de la Norvège, qui plus est !).

Je commence par une petite ascension -il y a longtemps que je ne marche plus du tout !- raide, mais courte, car je pressentais trouver un joli lac juste au-dessus. Raté, juste un peu de marais, et de la rando à poursuivre dans le massif montagneux, mais ce n'est pas ce que je désirais faire. Retour vers le parking, sur lequel on eprçoit Mygoo à droite.

Au loin, vers l'ouest, vue sur le Ryggedalsvatnet au-delà duquel se trouvent de nouveaux fjords et golfes. Remarquez le pic en forme de canine au loin; c'est une caractéristique de ce secteur, de posséder plusieurs montagnes de ce type que j'aime beaucoup. Malheureusement, la météo ne m'est pas favorable, comme vous pouvez le constater. C'est couvert, il bruine, et il ne fait pas chaud !

La 820, après avoir longé le Ryggedalsvatnet, longe le Kräkhaugvatnet, qui se trouve en fait à droite sur cette photo.

Puis arrivée au bord de l'eau salée, forcément : ici, le fond du Malnesfjorden appelé Ramnäsbugen, et les maisons de Sund, sur une presqu'île.

Au loin, Malnes et son église.

La même, de très près...

En fait, je viens là parce qu'une route longe la façade ouest d'une pince d'écrevisse (encore...) remontant vers le nord. Les montagnes sont bien moins élevées et impressionnantes que je ne le pensais, et je suis quelque peu déçu. Mais je pense que la météo y est aussi pour beaucoup, car sous le soleil se verraient les eaux transparentes, leurs couleurs seraient bleues et/ou vertes, et ça changerait tout ! Maisons du village appelé Eidet.

On longe d'abord le Eidspollen, qui n'est qu'une petite baie au fond du Asandfjorden, lui-même étant l'antichambre de la mer ouverte à l'ouest.

Vue arrière sur Eidet, pour vous donner en même temps une idée réaliste de la jolie météo sévissant ce jour sur les Vesterälen, et Langoya !

Arrivée en vue (depuis Sandvika) d'un des derniers bastions de protection du grand large : Engenyken (172 m) et son rocher terminal Spjoten (130 m)..

Et au fond de la petite baie (Sandvikbukta), une plage de sable terriblement triste et déserte. Le vent est glacial, la température plonge vers des valeurs à un seul chiffre : il fait environ 6 à 7 degrés seulement. La Norvège se rappelle à mon bon souvenir !

Vue d'ensemble du site (Sandbukta) que je contourne.

Au-delà de la baie, une route droite dans une ambiance "bout du monde", entre le Bufjellet à gauche me cachant la mer, et un lac de montagne à droite, dans un terrain totalement dénudé d'arbres, avec toujours un courant d'air arctique balayant toute cette vallée. Et, au bout : Nykväg.

Un village viking typique, habité de marins et d'agriculteurs qui, en plus, peuvent être les mêmes ! Au loin à l'arrière-plan, le bout de cette péninsule avec Hovden, un autre village qui lui, pour le coup, est situé tout au bout de la pince. Je n'irai pas...

Nykväg me suffira, et sera mon "bout" à moi : je fais demi-tour.

Et repasse cette vallée dénudée dont je vous parlais plus haut : là voici, en regard arrière.
Cette photo me fait irrémédiablement penser à certains paysages d'Irlande. Et vous savez quoi ? C'est magnifique !

Et je dis ça maintenant, alors que sur le coup, je n'ai pas tant apprécié. Et en dehors de la mauvaise météo, je dois admettre que je subis ici le contre-coup des merveilles naturelles que je viens de voir ces dernières semaines. Ici, c'est un cran en-dessous, bien que ce soit totalement superbe, et lorsque l'on est habitué à côtoyer le sublime, le magnifique devient banal....

Remarquez encore cette forme en arrondi au milieu du vaisseau minéral.

Une fois revenu sur la 820, je poursuis vers le sud jusqu'à la grande ville du coin : Straume. La pluie m'y rattrape. Je trouve un spot WiFi, et j'y reste scotché jusqu'à 14 heures ! Il pleut, que voulez-vous que je fasse d'autre ? Après manger, la pluie continue. Un coup d'oeil sur la carte me fait rapidement prendre la décision finale : fin de la visite de ce bout de péninsule, plutôt plat, et retour à Sortland, la capitale des Vesterälen.

Je vous faisais part du joli Skjerfjorden, étroit, que je longeais hier soir; j'ose le photographier en mettant Mygoo en warning, car il n'y a aucun parking. En face, le village de Ramsvika.. Une route remonte ce petit fjord sur l'autre rive, mais vu la météo, je m'abstiens.

Je fais le tour de Sortland assez vite, car même les grandes villes norvégiennes sont petites ! Au camping, la patronne me demande 25 couronnes pour avoir le droit de prendre une douche, plus dix couronnes pour chaque 3 minutes et demie (Un gag ? Non, ne riez pas, c'est vrai !). "OK ?", me dit-elle, le doigt déjà tendu au-dessus de la caisse enregistreuse. "Non, pas du tout", m'entends-je lui répondre, et je pars, plutôt en colère. Je me demande combien ça coûte pour aller faire pipi...

Autre constatation moins réjouissante encore. Il n'y a pas de spot WiFi, et j'ai remarqué, depuis mon arrivée dans ce secteur, la présence d'un nombre croissant de spots protégés, et de très très rares spots libres. Aïe, pourvu que ce ne soit que passager. Après quelques courses, je me pose sur un grand parking tranquille et gratuit -il faut faire gaffe, sur ce point, car les amendes coûtent cher en Norvège- presque en face d'un très grand hôtel de standing. Je vais demander s'il est possible de prendre une douche : oui, c'est 80 NOK. "Vous en voulez une ?". "Moi ? Non, pourquoi ?"....

Je passe au bureau et m'installe pour bosser et essayer de rattraper un peu mon retard. La pluie a repris son manège sur le toit, et me berce agréablement. Je vous l'ai dit : il fait froid, et je suis contraint d'allumer un petit feu dans la soirée, lequel me fait le plus grand bien.

 

Jeudi 21 juin

Il pleut encore. Il a plu toute la nuit. Alors.... je reste ici. Je vais aux toilettes dans le grand hôtel en face; je traverse le salon dans lequel les touristes sont en train de prendre leur petit-déjeuner sans regarder personne particulièrement, et je trouve la pièce désirée là où je l'attendais. Prestation parfaite au niveau de la propreté des lieux, et du coût : gratuité totale. Je repars tout aussi incognito !

Petit déj', puis un petit coup de chauffage, et retour au bureau. Après manger, je vais à la bibliothèque aperçue hier dans la soirée, et qui se trouve être en bas de ma rue. C'est ouvert jusqu'à 19 heures. Chouette, je vais chercher le matos, et vais passer mon après-midi bien au chaud à voir tout mon courrier de ministre (et je n'ai pas de larbin pour y répondre), et à mettre le site un peu à jour pour certains lecteurs impatients. Non, je rigooole, je vous comprends. En plus, certains d'entre vous sont inquiets pour ma santé, ce qui est très sympa de votre part. Je vous rassure, ça va mieux globalement, et je suis encore sur la route ce soir samedi 30 juin, au moment où j'écris ces lignes. Et j'en profite pour vous confirmer une aggravation énorme concernant la raréfaction irrémédiable des spots WiFi non protégés. Tous, ils sont tous cryptés, même dans le moindre hameau, c'est un changement considérable et totalement inattendu. Il ne me restera bientôt plus que les bibliothèques !

Puis soirée de repos, avec un film suivi d'un concert privé donné dans mon salon préalablement chauffé. La grande classe, quoi !
La pluie tambourine encore, mais peu importe, puisque j'ai Mygoo qui me protège.

 


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