Scandinavie 2012, étape 087

Jour 087 - Jeudi 28 juin 2012 - 237 km - 799 photos
(Total : 9861 km - 19615 photos)
De Olsborg à Svensby (Norvège)

Finalement, j'ai bien dormi. Ce matin, je pense avoir été réveillé par le va-et-vient des routiers, mais peu importe. Il est 8h30 quand je démarre. Le ciel est prometteur, pourvu que les sommets soient visibles, car aujourd'hui, je devrais passer au pied de hautes montagnes !

D'abord, la 854 (ci-dessus) que je prends à Olsborg. Comme vous pouvez le constater, je ne roule que quelques centaines de mètres sur la E6.

Elle traverse de très belles forêts. Petit déjeuner devant la curieuse église de Mälselv.

Petit crochet pour voir le grand fleuve du coin, la Mälselva. Ouah, très joli. J'adore ces larges rivières.

J'ai dit "petit crochet", car je quitte la 854 pour une route secondaire, la 184. Vieille grange en état de délabrement à Lian. Si vous passez ici dans quelques années, elle devrait être écroulée, ou couchée sur le côté, comme j'en vois de temps à autre. En arrière-plan, la grande forêt, jamais loin.

Une piste qui va vers les montagnes et des installations de sports d'hiver. Je ne la poursuis pas, juste quelques centaines de mètres.

La 184 passe au pied du Märfjellet, 1326 m, avant d'arriver au fond de l'Aursfjorden.

Vue zoomée depuis Ausfjordbotn (botn = fond) vers des sommets enneigés.

Je ne vais pas faire le cul-de-sac de la rive ouest, et je file sur la rive "est" vers le nord. Une vue sur le Ausfjorden, difficile à photographier en raison d'une forte végétation le long de la 184 qui cache tout le paysage que je devine entre les arbres. C'est d'autant plus dommage que la route domine le fjord. Ici, à Ausfjord, la route redescend au niveau zéro. C'est là que je quitte la 184 qui se poursuit très longtemps, puisqu'elle fait le tour complet de la grande patte sur laquelle je me trouve. En fait, j'ai un peu peur de me trouver devant un paysage ressemblant à celui rencontré hier, dans la partie sud-est de Senja, avec des reliefs arrondis. Après coup, je crois que j'ai eu tord et qu'elle est très belle de bout en bout, mais je ne peux pas non plus faire toutes les routes.

Me voici donc maintenant sur la 283. C'est une piste, mais d'excellente qualité. Elle contourne par le nord le gros massif montagneux du Märfjellet. Elle serpente dans des pentes douces, et quelques fermes la bordent, de temps à autre seulement : vous connaissez les norvégiens, on ne se colle pas les uns sur les autres, dans ce pays !

Au sud, le paysage est grandiose. C'est dommage, le plafond nuageux m'en cache une partie, mais je ne me plains pas, car ça pouvait être largement pire. Regardez bien cette photo qui donne une idée de l'immensité de ce paysage.

Il y a une fois de plus de quoi s'occuper plusieurs jours en trek sauvage, en aventure, en immersion totale dans la nature.

Au pied de ce massif se trouve le grand lac Fiskelausvatnet, dont vous ne voyez ici qu'un minuscule morceau.

Faire le tour de ce lac à pied serait une fabuleuse expédition. Il serait également ^passionnant de le faire en kayak, beaucoup plus facile.

Zoom vers l'autre rive, pour avoir une petite idée de la majesté et de l'immensité du site.

Cette piste est un véritable enchantement, et je passe presque plus de temps arrêté qu'à rouler. De plus, je peux m'arrêter partout, je n'ai rencontré qu'une seule voiture qui roulait dans mon sens, c'est vous dire à quel point le coin est calme.

Tous ces sommets sont entre 800 et 1400 mètres d'altitude.

Vue arrière.

Un magnifique bois de bouleaux. La roche est recouverte de son épais tapis de mousses et lichens, trempolin garanti !

Je ne m'attendais pas à un tel enchantement.

La 283 traverse ensuite une zone de petits lacs, paysage classique d'une traversée de péninsule.

Un autre grand lac, au nord de la route cette fois, le Josefvatnet. En arrière-plan, un petit morceau des montagnes du Troms (le Troms est un province de Norvège). Il s'agit de la partie sud du fabuleux massif bien connu des alpinistes nordiques : les Alpes de Lyngen, ou Lyngsfjellan. Ces montagnes se trouvent au pied du Balsfjorden, complètement caché ici par le relief forestier du second plan.

Coup d'oeil arrière sur ma jolie piste qui se termine, avec le Josefvatnet au second plan.

Et j'arrive donc sur les rives du Balsfjorden, considéré par certains comme le plus beau fjord norvégien. Je ne suis pas de cet avis, mais par contre, le massif montagneux qui le borde (Alpes de Lyngen) est certainement un des plus beaux de Norvège, sinon le plus beau. Ce fond du Balsfjorden se nomme Sorkjosen.

Eglise de Storsteinnes.

Et je retrouve la E6 que je vais suivre jusqu'à Nordkjosbotn, tout au fond du fjord.

Cette montagne est parfois appelée le "Cervin" de Norvège, à juste titre, de par sa morphologie. Désolé, ma photo est moche.

En approche de Nordkjosbotn. En face de moi, une nouvelle merveille de la nature norvégienne, le Perstinden, 917 mètres. Encore une des ces fabuleuse montagnes que j'adore. Je vous assure qu'il faut les voir pour se faire une idée de la majesté de ces roches qui s'élancent comme ça au-dessus de la mer. Rendez-vous compte : 900 mètres d'un seul élan au-dessus de l'eau, presque lisse de bas en haut, juste les arbres qui ont réussi lexploit (car c'en est un) de s'accrocher dans la pente. Vous remarquerez qu'on ne voit pas les pierriers habituels sur ce genre de montagne. En effet, les morceaux de roche qui se détachent descendent forcément jusqu'en bas ! Pour ma part, c'est mon type de montagne préféré de Norvège.

La route en face, c'est la E8, que je vais prendre. Vous voyez comme elle est droite. Elle a un énorme défaut sur cette portion : ;les norvégiens ne lui ont donné aucun parking, et il est impossible de s'y arrêter en raison de la circulation (c'est la route de Tromso). Or, je peux vous assurer que la montagne au pied de laquelle je suis en ce moment est remarquablement belle à voir depuis la E8, et je regrette de ne pas vous offrir cette vue.

Voilà, je viens juste de passer Nordkjosbotn. Du coup, c'est une vue sur la E6 que je viens juste de longer. Ce sera la seule photo depuis la E8 que je quitte un peu plus loin pour la 292, qui s'enfonce au coeur des Alpes de Lyngen du sud, par la Lakselvdalen (vallée).

Tout de suite, le ton est donné !

Je vais d'émerveillement en extase, c'est extraodinaire, j'en reste bouche bée.
Et pourtant, le ciel n'est pas bleu, et j'en perds un bout..

Fabuleuses montagnes, terribles immensités sauvages, incroyables beautés.

Vous l'aurez compris, je suis abasourdi, ébahi, et enchanté de voir ça depuis Mygoo, sans effort, au coeur de la nature.

C'est le genre de paysage que découvrent les trekkeurs, ceux qui vont au coeur des grandes vallées sauvages, loin de la civilisation, les courageux, les vrais aventuriers. Mais la Norvège a cette immense générosité avec le commun des mortels, dont je fais partie. On peut accéder à ces paysages sans effort aucun, juste au volant de n'importe quelle voiture, même petite. Bien sûr, cyclistes et motards y ont également droit, sauf que c'est déjà plus difficile pour le cycliste, le travailleur de la route, le plus courageux, le plus méritant entre tous. Quant au piéton, au fameux trekkeur, je dirais qu'il est pratiquement le plus désavantagé ici, puisque la route goudronnée n'est pas ce qu'il aime, et que les sentiers sont rares. Il y en a cependant, qui doivent se mériter par ici, et qui ne sont certes pas pour le petit marcheur ! J'ai lu quelques récits de ces aventuriers, c'est édifiant, et je sais que j'en suis incapable. J'en lirai d'autres en rentrant, maintenant que j'ai vu la bête d'un peu plus près !

C'est très simple : chaque centaine de mètres est un spectacle nouveau, c'est un trafalgar de beautés, totalement ininterrompu.

Ces terribles roches dnt je vous parlais plus haut. Admirez la hardiesse des arbres, qui ne doutent de rien !

Bien sûr, ces forêts sont traversées des dizaines de fois par des dizaines d'impétueux torrents, puissants, profonds, violents. Chacun d'entre eux doit être à lui seul un spectacle digne d'une journée de découverte, sans doute fort sportive, voire même dangereuse.

Et dans cette vallée, régulièrement, des fermes, parfois plusieurs rapprochées, parfois bien éloignées les unes des autres.

Ici, les sommets sont entre 1500 et 1600 mètres. Là-haut, enchassés entre les pointes, au coeur du massif, il y a des glaciers, évidemment !

Les photos sont très moyennes, j'espère qu'elles vous permettent de ressentir ce que j'essaye de vous transmettre.

Et soudain, pour couronner comme il se doit cet assaut de beautés naturelles, les nuages se déchirent, la lumière apparaît. C'est magique !

J'arrive au bout de la vallée, là où la Lakselva se jette dans la mer, en l'occurence au fond du Sorfjorden.

Ici, une piste descend plein sud vers une autre vallée; comme je ne la trouve pas belle, je poursuis vers le nord. C'est la route 293 qui longe tout le Sorfjorden, vers le nord comme vers le sud. Attention, cette longue remontée du Sorfjorden est un cul-de-sac, et il faudra revenir ici. Mais ensuite, au lieu de refaire la vallée que je viens de parcourir, je pourrai poursuivre sur la 293 jusqu'au Balsfjorden, que j'ai quitté tout-à-l'heure, et la boucle sera bouclée, car je poursuivrai sur la E8 ! Regardez sur la carte pour bien comprendre ce nouvel inbroglio de routes et détours incroyables.

Eglise de Lakselvbukt?

Quelques fermes au pied du Lakselvtindan, 1561 m. Remarquez les immenses éboulis en arrière-plan.

Ici, c'est la Leirelva qui va se jetter dans le fjord.

Me voici sur les rives du Sorfjorden. Enfin, presque; ici, c'est plus exactement la Lakselvbukta, au bout de laquelle se trouve le Sorfjorden.

Vue arrière sur la Lakselvbukta, à marée basse. Au loin, les montagnes que je viens de traverser.

Hundberget, sur le Sorfjorden.

Du même endroit, zoom sur Bruvoll et Amesand, juste avant les terrifiantes pentes du Jiehkkevarri, 1834 m.

A droite, en haut, un glacier (forcément, un glacier en bas, ça se saurait....)

La qualité n'est pas au rendez-vous, mais c'est juste pour vous le montrer.

Et au même endroit, sur ma gauche.... Ici, la haute montagne côtoie la mer.

Pierriers tout-à-fait dignes de nos pierriers alpins.

Et malgré tout, inlassablement, les arbres reviennent coloniser les pentes. Ils sont régilièrement recouverts, mais ils y retournent !

De l'autre côté, le goëmon, les crabes, les moules, les poissons... A quelques mètres les uns des autres.
Au loin, sur l'autre rive, le Lavangstinden, 1215 m.

Zoom sur le Lavangstinden. Un caillou fort massif.

Coup d'oeil arrière sur le fond du Sorfjorden.

Et juste derrière, les pentes d'éboulis que je viens de traverser sans encombre.

Je vais manger ici, car il est déjà 13h15, mine de rien, et je n'ai pas arrêté une seule seconde !

Pour une fois, une photo de ma cuisine, pour les petits curieux. Thon à la confiture de myrtilles. Délicieux, recette de mon invention, que je vous recommande, le tout accompagné d'une grosse bolée de café. Il faut bien ça pour reprendre le boulot.

Et c'est reparti; pas de temps à perdre, surtout quand il fait beau.
Solbakk.

Lavangstinden que vous avez reconnu.

Puis le Nakkefjellet, vers l'embouchure du Sorfjorden.

Superbe maison entre mer et montagne.

Quand je dis montagne, je veux dire HAUTE montagne. Totalement inaccessible pour moi. Pour les alpinistes confirmés.

Le Lavangstinden fait le spectacle de l'autre rive.

Nakkefjellet vu depuis Romes.

Joli spectacle, mais quand on est assis sur le banc, on ne voit plus rien !

Non non, ce n'est plus sur l'autre rive.
Il s'agit d'un coup d'oeil arrière sur une formidable formation nuageuse sur les sommets du Jiehkkevarri.

Autre vue arrière depuis Rorholet. Je suis à l'embouchure du Sorfjoden.

Et voilà l'travail. Je viens juste de franchir la pointe Rorholet, et je me retrouve à l'embouchure d'un nouveau fjord, le Kjosen.
Au bout de la plage, Hjellnes.

Hjellnes. En arrière-plan, les Alpes de Lyngen de l'autre côté du Kjosen.

Hjellnes toujours. C'est splendide, je ne m'en lasse pas. Mais je dis ça depuis ce matin....

Je suis à Hjellnes. Je me retourne. Skarmunken, en face, de l'autre côté du Sorfjorden, dont on ne voit même pas l'embouchure.

Le Kjosen, et les Alpes de Lyngen du nord.

Formidable vallée : la Tytebaerdalen.

Graphisme : Tytebaerdalen.

Au large, vers le nord : le Ullsfjorden, que je traverserai ce soir !

Fin de vie, sans doute !

Jovika, et Jovik.

Petite maison à Jovik.

Les hameaux de l'autre côté du Kjosen.

Fantastique Tytebaerdalen.... une fois de plus.

Encore du poisson à sécher ici, à Tufte.

La route se termine sur une énorme carrière en exploitation. Demi-tour.... Tufte à nouveau !
Sur la droite, en mer, à l'horizon, au-dessus de la grande maison, on aperçoit un bateau. C'est le ferry que je prendrai ce soir !

Chère maman, je viens d'accoster près d'une belle île montagneuse déserte, et je jette l'ancre ici pour ce soir.... L'île au trésor ?

En arrière-plan, les montagnes sont de l'autre côté du Sorfjorden.

Jolie maison bourgeoise, ancienne, dans le hameau de Bjorklund.

Zoom sur l'embouchure du Sorfjorden dans le Kjosen. Cet endroit précis s'appelle le Storstraumen.

Retour sur la rive est du Sorfjorden, avec vue en contre-jour vers le fond.

On retrouve au zoom l'énorme nuage sur le Jiehkkevarri, ou le Lakselvtindan ? Si un lecteur le sait, qu'il le dise maintenant ou se taise à jamais.

Hummm... je plaisante, naturellement.

Zoopm sur un de ses glaciers suspendus.

Solbakk au premier plan.

Et zoom sur la belle maison, et au-dessus, la zone réservée aux alpinistes.

La preuve.

C'est toujours le même massif. Je suis presque certain qu'il s'agit en fait du Lakseltindan.

Pentes.

Et on retrouve les terribles pierriers du Jiehkkevarri, qui se trouve au-dessus de ma tête.

Celui-là même.

Avec un de ses glaciers, le Bläisen.

La montagne en face, en arrivant à la Lakselvbukt.

Que voici, et qu'il faut contourner. En arrière-plan , les montagnes traversées en fin de matinée le long de la Lakselvdalen.

Cette fois, ce sont les pierriers du Lakselvtindan; un sentier permet d'ailleurs d'accéder à un de ses glaciers, en ligne directe !
Pas pour moi.

Cette fois, je contourne toute la Lakselvbukta et je poursuis le long du Sorfjorden. Un coup d'oeil arrière à l'embouchure sud de la Lakselvbukta me permet de voir une très belle ferme sur un emplacement idyllique, avec toute le Sorfjorden que je viens de longer, côté droit.

Le Sorjorden est beaucoup plus étroit dans sa partie sud terminale. Une des montagnes en face, le Sieidi, 1046 m. Dommage que je sois en contre-jour, car cette montagne est de mon type préféré, en ce qui concerne sa forme en chapeau et cette immense envolée rocheuse d'un seul élan.

Loin derrière, le Jiehkkevarri.

Et devant, encore des oreilles de chat... typiques de Norvège.

A Gronvol, nouvelle vue sur le bas du Sieidi.

Et du même endroit, regard "zoomé" vers le nord du Sorfjorden.

Après le Sorfjorden, la 293 longe un lac, le Laksvatnet, au pied de nouvelles beautés montagneuses !

La 293 en me retournant, du même endroit. Le lac est à gauche, caché par le rideau d'arbres.

Et me voici à nouveau sur la E6, environ 10 km au nord de l'endroit où je l'ai laissée ce matin. En me retournant, je vois les maisons de Laksvatn, au fond de la Laksvatnbukta (logique), où la 293 est arrivée. Fin de la boucle que j'ai trouvée sublime, et que je ne saurais que vous recommander de faire.

Un tout petit peu plus loin, la E8 tourne à 90 degrés et s'enfonce à l'intérieur de la péninsule. Une route la contourne dans son intégralité en suivant le Balsfjorden, c'est la 294. Je ne la fais pas (il faut bien trancher !), mais je suis certain qu'elle vaut son pesant d'or. La E8, quant à elle, est très belle, car elle suit une magnifique vallée entourée de chaque côté des belles montagnes sud des Alpes de Lyngen, la Lavangsdalen. Par contre, il y a beaucoup de trafic (c'est la route directe vers Tromso), et je fais la plupart des photos qui suivent en... roulant ! Sauf celle-ci.

Je ne vous donne pas les noms des montagnes, ça ne vous apportera rien de plus. Les photos sont là pour vous donner une idée de la beauté des paysages rencontrés le long de cette vallée. Encore un enchantement pour les yeux !

En approche du Sorbotn, aile "est" du fjord-boomerang appelé Ramfjorden qui débouche sur le Balsfjorden.

Le Sorbotn est à gauche. La E8 le longe jusqu'au milieu du "boomerang".

Toujours le long du Sorbotn.

Ensuite, à Fagernes, la E8 reste sur le fjord et retourne une nouvelle fois sur le Balsfjorden. Je la quitte car je ne veux pas aller à Tromso. Je prends donc à droite la route 91 qui quitte le fjord et part à 90 degrés pour s'enfoncer une nouvelle fois au coeur de cette extraordinaire péninsule du Troms, en suivant deux larges vallées formées par les rivières Storelva puis Breivikelva. Ici, une des trois ou quatre maisons de Granheim.

La forêt est... extrêmement belle à cette saison, lorsque le soleil brille.

Malheureusement, elle empêche toute vue d'ensemble, et j'ai du mal à voir les montagnes qui me dominent, à droite de la route.

Néanmoins, le spectacle est ici quelque peu différent. C'est un peu comme ce matin. Des fermes occupent la vallée et le début de la forêt. Au-dessus, on retrouve les immensités vierges, la zone sans arbres, les cascades, puis les neiges et la haute montagne. De quoi s'occuper pendant des années !

Je vois maintenant, loin devant, les montagnes vues en début d'après-midi, alors que j'arrivais à Hjellnes.
De l'autre côté du fjord, le Ullsfjorden, qui est la branche nord du Kjosen. Au nord du Sorfjorden !

Derrière moi, une vue des immenses roches longeant la partie gauche de la 91. En fait, chaque côté est fort différent !

Les sommets côté droit, à l'est, sont nettement plus éloignés, mais ils sont aussi d'altitude nettement supérieure.

Les Alpes de Lyngen nord, de l'autre côté du Ullsfjorden.

Les mêmes. Avec deux cyclistes, en hommage aux voyageurs les plus courageux : respect !

La montagne côté droit, donc à l'est de la 91.

Breivik. Le Ullsfjorden est en vue.

Y'a plus qu'à traverser...

C'est marée montante, et j'assiste avec une grande joie à la montée des eaux sur cette partie sableuse du fjord.

Sur ma droite, la baie de Breivik. Les deux photos suivantes sont des zooms de celle-ci. Donc ça, ce sont les Alpes de Lyngen sud-ouest. Pour vous situer un peu, le Sorfjorden se trouve derrière le massif de gauche. Et ce massif est la face arrière des montagnes que je voyais sur la rive opposée lorsque je longeais ce beau fjord. Et en plus, pour ne rien vous cacher, une route part de la 91, un peu avant d'arriver à Breivik : c'est la route 51, qui longe cette large vallée que vous apercevez sur cette photo, immense trouée permettant d'atteindre le Sorfjorden et sa rive ouest, et tous les villages que je voyais cet après-midi de l'autre côté, puisque je longeais la rive... "est". Ainsi, la boucle serait complète si j'y allais, mais je laisse tomber. je me suis engagé sur la 51, sur deux-trois kilomètres, mais je n'ai pas eu le courage de poursuivre.

En fait, je vous l'avoue, je suis un peu "crevé" ce soir, car je n'ai pratiquement pas arrêté une seconde, et si vous regardez le nombre de photos faites, ça vous donne une vague idée du nombre de fois où j'ai arrêté Mygoo, où je suis sorti de la voiture photographier un peu de tous les côtés, redémarré pour aller un peu plus loin, etc, etc.

Le petit port de Breivik.

Le superbe sous-marin de l'autre côté de la baie de Breivik. C'est le Nakkefjellet. C'est derrière lui que se trouve l'embouchure du Sorfjorden.

Vous êtes perdus ? C'est normal, c'est compliqué, et mes explications ne sont pas très claires.
Seule la lecture de la carte vous donnera la clef de l'énigme.

Ah, mon ferry qui arrive. Pendant le temps d'attente, je suis resté à faire des photos en marchant surt le sable, c'était merveilleux. Les norvégiens se mettaient dans la file d'attente, la plupart avec moteur et phares allumés (je ne comprends pas ça, car certains sont ainsi restés pendant plus de 20 minutes, ce qui est énorme; à croire qu'ils ne trouvent pas l'essence assez chère, sans parler de la pollution inutile). J'étais donc le dernier à pénétrer sur le bateau.

87 NOK pour la traversée Breivik-Svensby.

Svensby : vue vers le sud. C'est extraordinairement beau.
Les deux photos suivantes sont des zooms de celle-ci.

Et pour finir en beauté, le domaine des alpinistes....

Je pose Mygoo juste derrière la petite boutique située près du quai d'embarquement. Cadre enchanteur, météo parfaite. Il est 19h15.
Je suis heureux du travail accompli.

Cette journée a été une des plus belles de ce voyage, qui n'est pourtant pratiquement constitué que de beaux paysages, pour vous donner une idée de ce que je ressens ce soir. A l'heure où j'écris ces lignes (21 heures, le 18 juillet, soit trois semaines plus tard), je repense encore avec émerveillement à cette fabuleuse journée. Quel extraordinaire pays, vous en conviendrez ! Surtout que je ne fais qu'effleurer ce que je vous montre, car je me contente de la route qui me comble à elle toute seule.

 


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