Scandinavie 2012, étape 096

Jour 096 - Samedi 7 juillet 2012 - 297 km - 318 photos
(Total : 10924 km - 22341 photos)
De Nordkapp à Karasjok (Norvège)

Il ne fait pas très chaud, et le ciel est couvert. Mais compte tenu de ce que la météo peut réserver ici, on va dire qu'il fait presque beau. De toute façon, peu importe, puisque je pars. Il est 9h20, je vois la tente de mes amis suisses en passant. Bon voyage de retour.

La dure loi du voyageur pauvre dans le grand nord.

Ici, quelques kilomètres au sud du Nordkapp, au départ du chemin menant à la pointe la plus au nord; car c'est un comble, mais le lieu choisi par les norvégiens pour nous accueillir au Cap Nord n'est pas le plus nordique du continent, géographiquement parlant. Déjà, nous sommes sur une île, et non pas sur le continent.... Ensuite, sur l'île elle-même... Il faut parcourir 9 km (aller, autant au retour, c'est mathématique) dans la lande caillouteuse et marécageuse pour atteindre ce point géographique. Je pense que le lieu choisi par les autorités est celui qui se prêtait le mieux pour la construction de tout le complexe nécessaire pour recevoir les touristes, avec le parking et tout ce qui va avec. On ne va pas chipoter non plus pour quelques dizièmes de degrés, n'est-ce-pas. Néanmoins, les puristes diront... Personnellement, ce qu'ils ont fait me convient très bien. Bien sûr, pour le prix, ils auraient pu goudronner le parking, ou au moins bien le stabiliser, le tasser, le mettre bien plat, nous offrir des toilettes 24h/24 en nombre suffisant.... Je comprends cependant que les conditions climatiques sont plus de la moitié de l'année incompatibles avec de l'eau à l'extérieur. Et pour le goudron.... ça fait plus naturel ainsi, et on a la liberté de se poser où l'on veut. Chacun jugera.

Les rennes sont partout sur l'île. On les voit d'ailleurs débarquer du bateau sur le court-métrage, car, oui, ils sont emmenés par voie de mer !

Je croise un peu plus loin un original. Celui-ci, un allemand comme vous pouvez le constater sur sa plaque d'immatriculation, est en train de réaliser son rêve, qui était d'atteindre le Cap Nord avec son tracteur ! On peut dire qu'il a réussi. J'aimerais bien savoir combien de litres d'essence il utilise pour ça, mais ce doit être considérable. Mais à chacun son bonheur, n'est-ce-pas, du moment qu'il n'empiète pas sur la vie des autres.

Je fais un crochet pour aller voir le petit village de Skarsväg. Sous le soleil, ce doit être mignon. Cependant, quand je prends conscience du fait qu'ils ont très peu de jours ensoleillés, sans même parler des semaines nocturnes et de l'hiver, je me rends compte que, finalement, ces villages sont terriblement tristes, et presque sans couleurs. Du coup, il faut se méfier des photos que l'on nous montre. Ce sera presque toujours une belle image, avec tout plein de ciel bleu et de jolies couleurs gaies, ce qui ne doit se voir ici que quelques jours par an. Il faut avoir de la chance pour découvrir le hameau dans ces mêmes conditions. Je suis heureux d'avoir pu voir la réalité telle qu'elle est, sans aucune fioriture. La nature, ici, est très dure. Ne pas voir d'arbres est déjà, pour moi, un facteur déprimant. Qu'il fasse toujours froid est un facteur aggravant. Si j'y ajoute le reste....

Bref, c'est à voir, ça permet d'apprécier encore bien davantage ce que l'on a.
Il faut être né ici pour y vivre. Alors, seulement, on peut apprécier.
Ou tomber amoureux du lieu, ça arrive, certains étrangers ont tout quitté pour s'installer ici.

On les compte sur les doigts de la main ! Je ne pense pas qu'ils aient fait monter le prix du terrain.

Donc... demi-tour, forcément. La petite église de Skarsväg, au bord de la route. Car ils en ont une. Des missionnaires sont venus au 17ème siècle apporter la "bonne" religion aux Sames, qui n'avaient rien demandé à personne et avaient leurs propres croyances. Vous savez, ces hommes possédés, car il faut l'être pour obliger les autres, et en plus, dans un environnement aussi hostile. C'est incroyable comme certains hommes veulent imposer leur point de vue, en usant de la force. Business is business... Bref, les Sames sont donc devenus chrétiens. Enfin, certains.

Quand je vois ces blocs de glace encore présents début juillet, à une altitude comprise entre 200 et 250 mètres, je me dis que les premières neiges pourraient bien arriver avant que tout ceci ne soit réellement fondu. En ce cas, ce serait presque de la neige éternelle, non ? De tout façon, ça confirme le fait qu'en réalité, ici, le froid ne part jamais vraiment !

Un peu plus bas, je fais un autre crochet pour voir un nouveau village : Kamoyvaer. Pour ce faire, la route longe le Risfjorden, que voici.

Triste, froid, sombre, inquiétant... Ou bien également beau, magique, envoûtant. Avec des eaux transparentes. C'est selon, au goût de chacun.
Mais ce qui est sans équivoque : c'est minéral.

Kamoyvaer.

Et puis, pour ne pas mourir idiot, et pour en finir avec Mageroya, je vais visiter Honningsväg. A quai, ce joli bateau, "Princess Danae". J'ai vu deux bus hier soir qui portaient ce nom. Ainsi, voyez-vous, parmi les touristes venant en car, il y a ceux effectuant des croisières, et très certainement tous les passagers voyageant sur la ligne Hurtigruten. Bien, revenons à nos moutons. Je vous confirme ma première impression sur cette petite ville. Elle ne me plait pas du tout, et je m'empresse de la quitter, car rien ne m'y retient, à mon grand désarroi.

Au-delà de la bourgade, la route se poursuit et atteint une nouvelle crique, appelée tout simplement Botn. Sur l'autre rive, un autre village : Nordvägen.
Triste à mourrir. Je pense que le manque d'arbre me fait cet effet. Je fais demi-tour (puisqu'aussi bien, c'est un cul-de-sac).

Les seules Sames photographiés. J'avoue ne pas leur avoir demandé la permission. Cette photo n'a aucun attrait photogénique, et je ne la présente qu'en tant que témoignage, ou reportage, ce que je j'ai pu constater par moi-même. Ce grand peuple nomade, dont les populations sont dispersées sur toute la partie nord de l'Europe (Norvège, Suède, Finlande et Russie), et qui étaient donc les tenanciers de ces terres, est en train de disparaître. Bien sûr, ils ont un Parlement, etc. Mais tout ceci n'est que le dernier sursaut d'un groupe humain assimilé, comme tant de milliers d'autres, par les conquérants ultérieurs. On va dire, le folklore, pour les touristes. J'en ai vu quelques-uns dans ce superbe costume traditionnel, et qui le portaient réellement. J'entends par là qu'ils n'étaient pas des commerçants vendant leur camelotte aux voyageurs. Mais voyez-vous, ces deux femmes m'ont fait pitié. Elles tiennent ici une petite boutique de souvenirs. Le décor est sordide, la baraque minable, et elles semblaient se cacher en sortant; l'une tenait la porte pendant que l'autre a déposé quelque chose dans la poubelle, et elles sont retournées très vite à l'intérieur. La mort d'un peuple, c'est ce que j'ai vu ici, comme il en fut des Indiens, des Gaulois, des......... tout ce que vous voulez. Un pan d'humanité disparaît dans les méandres tortueux de l'histoire des hommes. Ils vivaient sur ces terres ô combien terrifiantes. Mais ils y vivaient, ils avaient réussi à s'y adapter, ce qui semblait à priori impossible. J'ai vu un film de Nicolas Vannier, qui a passé quelques semaines en leur compagnie, et a bien failli s'y installer. Il nous montre comment vivent les derniers d'entre eux. Enfin, comment ils vivaient, car ce film commence déjà à dater, et les événements se précipitent, le monde moderne est un terrible rouleau-compresseur qui avance très très vite.

Et je suis triste.

Au revoir, Honningsväg...

Bismarhallen, 230 mètres....
C'est sous cette montagne que le tunnel plonge pour quitter Mageroya. Au loin, le continent, le Mageroysundet entre les deux.

Photo-souvenir pour tous ceux qui ont payé ici. Terminé. Comme je vous le disais, et depuis une semaine maintenant, le passage est gratuit ! Si vous regardez bien, vous apercevez l'entrée du tunnel un peu plus loin. La route plonge littéralement pour passer sous les eaux du fjord, et la descente est très forte. Pour ma part, je suis obligé de toucher la pédale de frein pour ne pas être entraîné, malgré le frein moteur, et je n'aime pas ça. Vous savez, je vous l'ai dit, j'ai un gros problème avec mon frein avant droit. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je prends de plus en plus de photos en roulant, pour éviter la morsure du métal sur le métal, car je pense que les plaquettes sont mortes ! Dans le tunnel, un cycliste avec une remorque. Dans la descente, il frôlait les 60 km/h. J'ai eu très peur pour lui, car à cette vitesse, le moindre accroc et tout son attelage partait en morceaux, lui avec.

Sandvika. Les eaux transparentes. Les mamans canard promenant leur nombreuse progéniture. Au-delà du Porsangefjorden, la péninsule suivante. Tout est si calme, presque souriant, méconnaissable. Et, curieusement, je regrette un peu l'atmosphère de l'aller, avec la tempête, qui donnait à cette terre sa juste valeur, son vrai visage. Aujourd'hui, c'est presque... surréaliste !

Le ciel se dégage, et la température remonte. Il ferait presque "bon". Malgré ça, la fréquentation des plages n'a pas progressé !

Je retourne à Repväg traiter mon courrier, puisque je sais y trouver un bon spot WiFi.
Le village est charmant, sous le soleil. Avec de jolies couleurs.

En face du chenal, un bateau vient d'accoster, et tout le monde grimpe la pente avec le fruit de la pêche.

Innerbukta : vue vers le sud.

Molvika. J'ai cru voir un aileron sortir des eaux, pendant que je roulais. Je me suis arrêté, il m'a semblé le revoir, mais je n'ai pas pu faire de photo, trop rapide, trop furtif. Fruit de mon imagination ? Je ne le saurai jamais. Mais dans mon souvenir, je revois toujours cet aileron.

Skarvbergvika. Souvenez-vous, c'est là que les arbustes étaient couchés par terre. Quel changement. Les touristes marquent leur passage, c'est la tradition ici, dans le nord. Il y a plein de petits monticules, et celui-ci, qui a tenu, à moins qu'il n'ait été construit depuis ? Je n'en sais rien, car le jour de la tempête, je n'ai rien vu du tout !

Et maintenant, les arbustes se tiennent bien droits. Je passe dans la cuisine, histoire de manger un peu, avant de poursuivre.

Coup d'oeil vers le nord, alors que j'arrive au niveau du Smorfjorden.

Où je retrouve le grand séchoir à posson de Litleng, en face de Brinna, la presqu'île formant le petit fjord.

Puis je retrouve la E6 à Oldfjord, au fond du Oldfjorden, ci-dessus, avec l'autre façade de Brinna, celle du sud.

Eglise de Kistrand, face au Porsangerfjorden que je retrouve, et dont je vais continuer à longer la rive ouest jusqu'au bout.

Quelques caps, toujours habités, s'avancent dans le Porsangerfjorden, que la E6 coupe au plus court.

Le Porsangerfjorden vu depuis la petite butte.

On retrouve par ici des bois, voire de petites forêts. Une centaine de km au sud-ouest du Cap Nord.

Un petit air de Bretagne ? C'est du moins ce que j'avais ressenti lors de mon premier passage, en 2006, avec le scooter. Et j'avoue avoir exactement la même opinion aujourd'hui. Ici, Cinajohka, depuis la Raigeadjatgohppi. Houlà, la langue est difficile...

J'approche maintenant du fond du Porsanger. Cette zone, à droite, est le Parc National Stabburdalen. Au fond du fjord, c'est Lakselv, la grande ville du secteur. Il y a beaucoup d'animation aujourd'hui, car c'est le week-end du très gros festival annuel qui se déroule ici depuis quelques années. Le gars de l'Office de Tourisme me dit que le lieu du festival est sans doute le plus gros camping de toute la Norvège ce week-end, avec plus de 6.000 personnes. Il me conseille d'y aller, et me cite quelques noms. Je n'en connais aucun, désolé. Ma culture musicale est très faible, je pense que mes enfants auraient su. Les places pour ce soir sont à 800 NOK en premier prix... 110 euros, gloups ! Bref, j'en déduis qu'il me faut fuir au plus vite, car il va y avoir de la viande saoule cette nuit dans Lakselv. Le plein d'essence, quelques courses, et au revoir tout le monde.

Quel sauvage je suis !

Je sais.

Et je décide d'aller maintenant à Karasjok. Au coeur du pays Same. Je n'y étais pas allé lors de mon voyage en 2006 à cause de ma panne en Finlande, car j'avais prévu de faire le crochet dans l'autre sens. Cette fois, j'y vais. Je poursuis ma descende vers le sud, et il se trouve que c'est toujours la E6. En effet, la route qui remonte le Porsanger et va sur Tana Bru est la route 98, que vous pouvez voir sur mon site en suivant le voyage de 2006 avec Jolly Jumper. Maintenant, en regardant une carte de la Norvège du nord, vous verrez que la E6 va aussi à Tana Bru... Et c'est aussi la route pour Kirkenes, mon but presque ultime de ce voyage.

A noter aussi que j'avais instinctivement préféré suivre la route des fjords, que je pensais être plus belle.
Je vous confirme maintenant, après avoir parcouru les deux routes, que mon premier choix était bien le meilleur.

Les paysages sont sympas. Au début. Enfin, après avoir quitté l'horrible banlieue de cette misérable petite ville. Par banlieue, ne pensez pas immeubles, cités, etc. Non non, ma remarque est topographique, géographique, naturaliste. Cette ville est située au fond d'un fjord, et toute la région est plate, marécageuse, et couverte de maigres arbustes, de marécages, et de moustiques. Affreux ! Malheureusement, alors que l'on aperçoit des montagnes sauvages, on apprend qu'il s'agit d' une zone militaire, où les arrêts sont interdits. Vraiment dommage, avec l'immense nature à leur disposition, qu'ils aient trouvé le moyen d'interdire une zone jouxtant une grande artère de pénétration ! Et qui plus est, la seule qui soit belle dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres carrés !

Vous voyez, là, sur cette photo, comme cette montagne qui barre l'horizon est belle.

Et comme vous pouvez le constater, tout ce qui m'entoure maintenant n'a absolument plus rien à voir avec ce que je viens de quitter !
Ici, la forêt recouvre tout, elle s'étend à perte de vue.

La pluie revient. Pas méchante, juste des averses sporadiques, parfois violentes. Il fait presque chaud.

La zone militaire est passée, mais la belle zone montagneuse avec elle. Maintenant, si montagne il y a, on ne la voit plus. Parce qu'elle est douce, et totalement recouverte d'une dense végétation. Quelques forêts de sapins, mais le bouleau domine très nettement. Je fais un arrêt à un moment, croyant pouvoir obtenir une jolie photo (relief, canyon). Que nenni. On ne voit rien d'autre que du vert. Et... la grande nouveauté du coin, je retrouve Maître Moustique, le seigneur de ces lieux. Sur des milliers et des milliers de kilomètres carrés, il est partout. En fait, je vais vous dire : ces paysages sont ceux de la Finlande, que je n'aimais pas. C'est beau pendant quelques heures, et c'est tout. Monotonie assurée, sans compter les piqûres de ces petits monstres. Justement, sur ce parking... il y en avait beaucoup. J'y rencontre deux jeunes finlandais, la trentaine, l'un ayant travaillé comme graphiste pendant 2 ans pour Ubisoft, société française de création de jeux vidéo. Ils filent au Cap Nord juste pour le WE. Comme ils sont graphistes, ils s'y connaissent à fond sur Photoshop, sur le dessin, sur la photo.... Et l'un d'entre eux connaît mon réflex et sa panne; il me dit qu'elle est très connue des ingénieurs de chez Canon, et qu'on peut la considérer comme un vice caché, et que je dois absolument argumenter en ce sens auprès du Centre Canon à qui je vais confier la réparation. Merci les gars pour ces précieuses informations !

Nous étions tous les trois en train de discuter tout en faisant plein de gestes ridicules, comme si nous combattions d'invisibles ennemis. Je pense qu'il eût été fort intéressant de nous filmer, car ce devait être fort comique. Mais nous ne riions point. Vous l'avez compris.... Moustiques !

Evidemment bien sûr, les seuls trous dans la végétation sont ceux des nombreux lacs et marécages qui ont rempli chaque dépression. La E6 traverse l'immense plateau, dont l'altitude varie entre 300 et 400 mètres. Lacs, marécages, forêt, marécages, forêts, lacs, moustiques, forêts, moustiques, marécages, moustiques, lacs, moustiques.... Horreur ! Et je vous répète : le relief est caché, invisible, insoupçonné.

Et pourtant, près des lacs, quelques voitures sont stationnées. Pas des touristes. Non, je ne sais pas où ils sont, ceux-là, mais ils ne sont pas près des lacs. Non non, des norvégiens, des finlandais. Que font-ils ? Pêche, chasse. Enfin, je suppose, car je ne les vois pas. Il faut dire que je ne les cherche pas du tout. Mais... je rejoins ce que je disais à propos des terres du grand nord, là-haut, tout là-haut. Ici, c'est la même chose. Il faut être du pays pour aimer. Car, à part une vue comme celle-ci, rare, il n'y a rien qui puisse accrocher le regard. Les troncs des arbustes...? L'eau des lacs...?

J'utiliserais la formule suivante, qui, à mon sens et de mon point de vue personnel, résume bien la région : "Circulez, y'a rien à voir".

J'arrive à Karasjok sous la pluie. Je trouve immédiatement le musée. C'est fermé. Je vois un emplacement pour camping-cars, près d'une des stations d'essence. Je m'installe à côté. Parfait. Toutes les vitres sont fermées, of course ! Mais.... par deux fois cette nuit, j'ai été obligé de chercher et de tuer deux ou trois moustiques. Par où sont-ils rentrés ? Lors de mes arrêts ? Sans doute. Mais je les hais, comme vous ne pouvez pas imaginer. Ah non, ces terres-là non plus, elles ne sont pas pour moi. Je ne risque pas d'y acheter le moindre mètre carré. Même y passer m'ennuie. Je m'en doutais bien. Mais je voulais vivre cette route aussi.

Nous lisons les récits des autres, les guides de voyage. Ils écrivent : c'est sublime, ces immenses terrres sauvages du nord....

Il faut savoir lire entre les lignes. Il en faut aussi pour tous les goûts.

Pour ma part, cette région n'est pas de celles que je vous recommanderai personnellement !

 


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