Scandinavie 2012, étape 098

Jour 098 - Lundi 9 juillet 2012 - 133 km - 206 photos
(Total : 11310 km - 22707 photos)
De Lonkuselv/Kirkenes à Kirkenes (Norvège)

Réveil à 10h10 ! Ouahhh, qu'est-ce que j'ai bien dormi, ici. Je suis tout seul sur le parking ! Il fait beau. Bref, tout pour plaire.

Aujourd'hui, c'est ma dernière journée du voyage. Je devrais normalement atteindre le but ultime que je me suis désigné, et entamer la route du retour. 98 jours. 14 semaines exactement. Il m'aura donc fallu un peu plus de 3 mois pour y parvenir, sans prendre vraiment de jours de repos (en dehors des jours de mauvais temps). J'espère avoir un peu plus de chaleur sur le chemin inverse, histoire de rester quelques jours à ne rien faire d'autre que rêvasser, ou bouquiner, ou écouter de la musique.

Ce jour est donc le dernier jour de reportage pour vous; savourez-le comme il se doit, car c'est terminé.

A vous de prendre la route à la fin de cette page. J'espère vous avoir montré le chemin qui vous plaira.


Choisissez celui que vous voulez, inventez-en d'autres, et profitez.

Sur le parking, le traditionnel panneau touristique. En effet, vous trouverez régulièrement, en Norvège, ces informations générales sur le district, la région dans laquelle vous vous trouvez, généralement mis en place sur les grands parkings aménagés avec toilettes. Celui-ci a une saveur bien particulière. En effet, il est écrit en 3 langues : norvégien, russe et anglais. Le russe en deuxième position ! C'est pour cette raison que je vous en ai reproduit un morceau ici. Il est curieux de constater à quel point les norvégiens se "mettent en quatre" pour leur grand voisin, et j'en ai été très surpris.

Malheureusement, le secteur, presque jusqu'à Kirkenes, est une zone militaire; il est interdit d'y stationner, à fortiori d'y camper ! Dommage, toutefois, que la E6 soit incluse dans la zone. Je passe au sud de Kirkenes où je viendrai plus tard, car la ville est un cul-de-sac. Je poursuis ma route, mais ce n'est plus la E6, laquelle conduit et se termine à Kirkenes. Je suis donc maintenant sur la E105 qui mène à Mourmansk, en Russie. Cette route est en très mauvais état au niveau du revêtement.

Vous voyez sur cette photo le fond du Bokfjorden, orienté nord-sud, et vu vers le nord. En le remontant, on passe devant Kirkenes, et tout en haut, au bout de 25 km de fjords plus ou moins tortueux et s'élargissant, on tombe dans le grand Varangerfjorden, orienté est-ouest, et qui s'ouvre en s'élargissant à l'est dans la Mer de Barents. Un de ces noms géographiques qui font rêver le voyageur, penché sur ses cartes ou sur le globe ! Le courant de marée est ici extrêmement violent, et j'en ai été très étonné sur le coup, mais c'est finalement tout-à-fait normal, vu l'étroitesse du chenal naturel creusé par les eaux du fjord. C'est en effet ici qu'il se resserre le plus, et un simple pont permet de le franchir; il se poursuit encore pendant plus de 20 km vers le sud, en Russie. D'ailleurs, la Russie est là, juste derrière moi, à 1,5 km seulment !

Si vous regardez bien, vous pouvez voir le puissant flot au centre de la photo, la zone plus foncée.

Et voilà, un peu plus loin, à Storskog, la fin de la E105 pour la Norvège. La route s'incurve fortement à droite, vers le sud.

La frontière russe est là, à droite.

Russie. La nature, nettement plus intelligente, ne fait pas de différence. Seuls les hommes sont capables de ça !

Là, ce n'est pas comme nos frontières intra-européennes, bien que celle-ci obéisse aux accords de Schengen, comme c'est mentionné ici.

La différence est nette, il y a des soldats, armés, sur le petit parking où je suis stationné, ainsi que des véhicules militaires avec antennes radio déployées. Les fusils sont sortis. L'ambiance est... mauvaise, et des souvenirs affluent dans ma mémoire, les mauvais souvenirs de la frontière avec l'ex-DDR, l'ancienne Allemagne de l'Est, la RDA. Regardez les panneaux, de chaque côté de cette photo. La zone est interdite aux piétons. Il y a là un tchèque, auto-stoppeur, bloqué depuis plusieurs heures, qui m'a demandé si je pouvais le prendre; il pensait que j'allais en Russie, et c'est pour lui le seul moyen de passer, il doit se faire accepter dans un véhicule ! Voyez-vous, même si les relations se sont améliorées, la Russie demeure un pays très protecteur de ses frontières. Et je dois bien vous avouer que, quand bien même j'aime voyager, je n'ai absolument aucune envie d'y aller. car là, déjà, sans même y avoir mis le pied, je ne me sens pas bien. Car voyez-vous, la liberté, pour moi, est l'élément essentiel du bien-être. Ne pas avoir le droit de se déplacer comme l'on veut, devoir se soumettre à une autorité corrompue, et armée, non merci. J'ai ressenti ici ce frisson; mais je n'aime pas vivre dans la peur.

Ne vous méprenez pas sur mes réflexions. Il n'y a là aucun ressenti de ma part envers les Russes. J'ai lu bien des récits de voyageurs clamant haut et fort la traditionnelle hospitalité russe. Certains d'entre vous comprendront parfaitement ce que je veux dire. Pour les autres, je ne peux rien faire d'autre que de leur dire d'y aller voir par eux-mêmes, et de décider si c'est bien ou pas. Enfin, pour ceux qui aiment voyager là-bas, c'est leur droit et ça ne me regarde pas, chacun ayant ses propres ressentis et motivations. Pour ma part, j'ai bien connu l'ex RDA, comme je vous le disais, et j'y suis allé assez souvent, pour des raisons de vie personnelles. Je sais ce qu'il en est, et rien ni personne ne pourra me retirer ce vécu de ma mémoire, et dont je retrouve ici, avant même d'y mettre les pieds, un parfum fort désagréable qui me pousse presque à... la fuite.

A mon immense regret !

Bien, ceci dit, je ne suis pas encore arrivé au bout de la route. Celle-ci se poursuit par la 886, comme vous avez pu le voir sur une des photos précédentes. Le bout du bout, c'est Grense Jakobselv. Si vous regardez la carte, vous remarquerez que la Norvège possède au nord-est une enclave importante qui lui fait posséder la totalité du grand Varangerfjorden qui se termine dans la fameuse Mer de Barents, enclave dans laquelle la Russie a creusé une pointe se terminant justement à ce poste-frontière, situé tout près d'une ville fort importante et pour cause : son nom à lui seul vous fera comprendre : Nikel...

La 886 est complètement défoncée, et il y est difficile de dépasser le 50 km/h. De nombreux points obligent à rouler presque au pas, à moins que l'on ne se moque complètement de son véhicule, ce qui n'est pas mon cas. Ceci est particulièrement vrai dans cette première portion, jusqu'au qu'au Jarfjorden, que vous voyez là. C'est un très grand fjord, orienté nord-sud, sauf dans sa langue terminale, ici, dont l'orientation est ouest-est. Il débouche lui aussi au large du Varangerfjorden. Le relief est doux, entre 100 et 250 mètres seulement. La roche a été arrondie, rabotée pendant des centaines de milliers d'années sous le poids d'immenses calottes glacaires, parties et revenues à de nombreuses reprises.

Tärnet. Vue au zoom vers le nord, là où le Jarfjorden s'incurve justement vers là-haut, en se rétrécissant.

Zoom sur les maisons de Storbukt, disséminées le long du Jarfjorden.

Puis on quitte les rives du Jarfjorden, puisqu'il part au nord, et l'on se dirige maintenant vers l'est, dans un magnifique paysage un peu plus montagneux (ça reste modeste, entre 250 et 400 mètres) parsemé de lacs et de marécages comme ils se doit, et d'une maigre végation.

La 886 longe une superbe montagne, la Snaufjellet (330 m), et deux lacs sombres et menaçants, le Vintervollvatnet et le Langvatnet, respectivement situés à 76 et à 87 mètres d'altitude.

Vue arrière. C'est beau et sauvage.

La route s'élève, l'altitude des lacs longés également. Ici le Holmvatnet, 156 m.

Vue arrière sur le Holmvatnet que l'on domine nettement maintenant.

C'est le passage d'un petit col.

Même si le relief est faible, s'aventurer dans ces zones reste certainement une épreuve difficile, tant le terrain demeure, comme partout en Norvège, marécageux et humide. La roche est totalement imperméable, le sol est recouvert de mousses et lichens, mais l'eau est partout présente, et pas forcément visible, mais elle stagne ici et là, dans la moindre cuvette.

Et doucement, on redescend, toujours vers l'est, mais plus pour longtemps. La Jakobselva est une calme petite rivière orientée nord-sud, et c'est elle qui sert de frontière entre les deux pays. C'est pourquoi la 886 va virer à 90 degrés, en direction du nord. Elle va longer le cours de la rivière et ses méandres. Nous rentrons dans la zone frontière.

Le Gardsjoen est ce petit lac orienté nord-sud. Ici, vue vers le sud et la Russie.

Les ordres sont clairs. Nous ne sommes pas en présence d'un pays "normal", comme vous pouvez le constater. Je vois que les restrictions de la liberté individuelle sont atteintes jusque sur le territoire norvégien ! En effet, il nous est interdit d'utiliser un zoom supérieur à 200 mm, un trépied, de photographier le personnel militaire et l'équipement du territoire russe ! Seuls les résidents norvégiens ont le droit de pêcher dans la rivière. Bref, jusque sur ce bord, les libertés sont touchées. Il règne donc ici une atmosphère bien spéciale, comme je le soupçonnais.

Je vous ai photographié les panneaux d'information trouvés le long de la piste, car la 886 est désormais une piste, mais de très bonne qualité. Ces panneaux sont fort intéressants, et je remercie ici le travail des norvégiens pour informer les touristes. Tous les textes sont écrits en 4 langues, norvégien, anglais, allemand et russe. Vous avez la version intégrale en anglais et en allemand. J'aurais bien traduit le texte ci-dessous, mais je n'en ai pas le courage, ne m'en voulez pas. Vous trouverez bien un de vos proches pour vous aider, si vous ne connaissez pas une de ces deux langues.

C'est ici l'endroit le plus intéressant, le seul où l'on voit bien et intégralement la situation telle qu'elle est. La frontière se trouve au milieu de la petite rivière, à droite. La Russie est à droite, à l'est, puisque je roule plein nord. Vous suivez toujours ? J'adore vous embrouiller un peu avec la topographie routière, mais c'est aussi parce que j'aime beaucoup suivre les cartes routières. Les femmes, généralement, détestent ça ! J'en connais cependant quelques unes qui s'y entendent très bien à lire une carte, et je les en félicite.

Bref, revenons à la photo. A gauche, vous voyez une borne, jaune avec un sommet noir. Côté russe, il y en a une autre, exactement en face. Elle est rouge et verte. Ce sont les marqueurs de frontière, laquelle se trouve à l'endroit le plus profond de la rivière entre les deux poteaux. Le conseil que je donne dans ce cas est de ne pas mettre les pieds dans l'eau. Et de bien regarder la route, car il ne faudrait pas louper le rétrécissement de la chaussée !

La plupart du temps, la rivière est invisible, cachée par la belle forêt.

Ici, un sentier conduit sur les berges de la rivière. J'aime bien les recommandations inscrites sur le panneau, car elles diffèrent d'une langue à l'autre. Du moins, pour les deux que je connais. En anglais, ça donne : "la frontière court dans la rivière", ou, traduit plus correctement, "la rivière sert de frontière". Mais l'allemand est bien plus précis : "la frontière suit le milieu de la rivière".

Autre panneau, bien plus précis, concernant les multiples règles. Les hommes sont parfois terrifiants !

Nous approchons de l'embouchure de la Jakobselva. Au-delà de la rivière, c'est bien sûr la Russie.
A noter qu'il y a quelques fermes le long de cette piste, installées au coeur de clairières. Ce sont des agriculteurs.

Et voici les premières maisons de Grense Jokobselv.

Vue arrière. La route s'écarte désormais de l'embouchure.

1828 - 1903

Russe et norvégien à la fois. Certaines plaques sont entièrement en russe.

En face de vous se trouve le Varangerfjorden et la Mer de Barents, crainte pour ses violentes tempêtes.

Le sol ici est constitué de roches pouvant être vieilles de trois milliards d'années !
Un chiffre dépassant de loin nos pauvres limites humaines.

Je suis très impressionné par cette ancienneté.

Et je reste ici un moment à méditer.

Au fond du Varanger Fjord, où l'on aperçoit Mygoo.

Les côtes arrondies typiques du Grand Nord.

Du haut de ce gneiss, 30 millions de siècles sont passés ! Une durée presque inconcevable.

Vers l'est et l'embouchure de la Jakobselva. Le premier cap russe.

Arrondie, travaillée, écrasée, modelée, mais pas détruite.

Ce gneiss "Bleu de Barent" est utilisé comme pierre de construction. C'est ce que dit la pancarte.

Voilà, les ami(e)(s).

Fin du voyage, comme je vous l'expliquais au début de ce reportage. Je n'irai pas plus loin, car la route s'arrête ici. Je n'irai pas plus au nord, car la route s'arrêtait au Cap Nord. Je n'irai pas plus à l'est, car je ne désire pas aller en Russie, pour des raisons uniquement politiques, le voyage étant pour moi synonyme de paix et de liberté. Mygoo vient de faire demi-tour.

Une fois de plus, le nom de mon site trouve ici sa pleine signification. Et j'aime à le redire. Le voyage, pour moi, est un aller-retour, plus ou moins long, mais il revient forcément à son point de départ. Sinon, ce n'est plus un voyage, mais un déménagement.

Et je suis heureux, je ne vous le cache pas. Comme tout voyageur ayant accompli sa quête, comme le pèlerin ayant atteint son but, comme le chercheur ayant trouvé son graal, je suis venu, j'ai vu.

Veni, vidi.

Retourni..... (hi hi hi)

Ci-dessus, une des fermes installées sur la frontière. La rivière est désormais... à gauche.

Je photographie une fois de plus l'endroit le plus significatif.

La Jokobselva. Russie à gauche. Au plus profond de la rivière.

Un dernier petit coup d'oeil arrière.

Voilà. Je viens de virer à 90 degrés, direction plein ouest. Ci-dessus, à nouveau, le Gardsjoen.

Holmvatnet.. Les énormes éboulis me surprennent, car la chute des pierres devait être courte. Je ne saisis pas bien le déroulement géologique.

Ah oui, j'ai oublié de vous en parler, et ça me revient en regardant ces photos. Dans tout le secteur, j'ai croisé de nombreux groupes de soldats, des voitures militaires, des camions de l'armée norvégienne. A cet endroit précis, près de ce lac, les soldats (tous extrêmement jeunes), marchaient plus ou moins le long de la route, la figure barbouillée de suie pour mieux se fondre dans le paysage. Or, et là est l'information que je voulais vous transmettre, j'ai reçu, à chaque fois, de très chaleureuses marques de sympathie, de très grands bonjours toujours accompagnés de très larges sourires. Que je sois à l'arrêt comme ici, ou bien en roulant; jamais ils n'ont omis de saluer, de sourire, absolument jamais, y compris sur le poste-frontière lui-même. Les soldats comme leurs supérieurs, d'ailleurs. Ce sont bien entendu des norvégiens, mais je tiens à le préciser afin d'éviter toute équivoque.

Que conclure ? Tout simplement que ces soldats ont reçu des ordres leur enjoignant de saluer ainsi les gens rencontrés (je suppose qu'ils ont le même comportement vis-à-vis de leurs compatriotes, et que cette attitude n'est pas seulement à l'encontre des touristes, d'ailleurs peu nombreux ici).

Et quelle sera la deuxième partie de ma réflexion sur ce sujet précis ?

Tout simplement ceci : j'aimerais que la politesse fasse partie de l'enseignement scolaire norvégien, car les soldats frontaliers, qui ont suivi le cours, sont tout simplement extras, et que ça fait terriblement plaisir de vivre ce comportement. Là, pour le coup, j'étais heureux de répondre à leurs saluts accueillants, et j'avoue que cet élément humain vécu sur ce bout de terre norvégienne m'a fait très plaisir.

Et qu'il confirme tout ce que j'ai pu écrire sur ce sujet jusqu'à présent, des écrits que je maintiens et signe ! Je ne suis pas un grand voyageur, je ne parcours que l'Europe de l'ouest. Mais je ne passe pas que quelques jours dans les pays que je traverse, ce qui me permet de pouvoir ressentir quelques aspects humains des pays traversés. Je sais qu'on ne peut pas globaliser à partir d'élements souvent subjectifs, de rencontres fortuites et fruits des hasards que seule la route procure. Néanmoins, les habitants présentant la plus haute fréquence de non-réponse à des saluts amicaux sont les habitants des terres scandinaves. Les raisons m'indiffèrent totalement, mais les faits sont bien réels.

J'en ai donc pris acte, et mon comportement a changé. Il retrouvera très vite son instinct naturel lorsque je rejoindrai les terres sises plus au sud. Et depuis, je suis à nouveau totalement heureux, fondu dans le paysage comme fondu avec sa population.


Je n'y reviendrai point, sauf élément marquant.

Coup d'oeil arrière, alors que je suis revenu en vue de...

la très belle Snaufjellet. Ici se dégage une très forte impression de nature sauvage et vierge.

Je retourne ensuite sur le parking du poste-frontière de Storskog, puisqu'aussi bien il a été aménagé en parking de pique-nique, à l'attention des touristes venus pour "voir" cette frontière avec le pays mythique des voyageurs occidentaux : la grande Russie. La plupart des touristes se contentent de pousser jusqu'ici, seul quelques uns se rendent à Grense Jokobselv comme votre serviteur.

Ensuite... je vais à Kirkenes. Que vous dire, si ce n'est que c'est moche, et sans attrait.

Hommage aux soldats russes qui ont délivré la ville de la botte nazie.

Dans le centre de Kirkenes.

Cette ville a une particularité : la plupart des inscriptions publiques le sont en norvégien et... en russe ! Curieux, non ?

Même pour les toilettes publiques.

Je demande à l'Office de Tourisme s'ils ont un spot WiFi. Le gars m'indique que la ville en offre un. Je lui dis que je l'ai bien trouvé, mais qu'il faut un identifiant et un mot de passe. "Mais non, vous avez un bouton visiteur. la vitesse est plus lente, mais vous pouvez surfer". Quel idiot je suis, je n'avais pas fait attention à ça. Je retourne dans Mygoo, et de fait, ça fonctionne. Du coup, je reste un moment ici : courrier, mise à jour du site, et surf sur la grande toile.

En me baladant en ville, je vois un camping-car de français, je fais un petit signe, et ils répondent joyeusement avec un très large sourire, ce qui suffit à me rendre d'humeur joyeuse. Eh oui, je suis comme ça, je sais que c'est bête, mais on ne se refait pas. J'avais remarqué en soirée une petite place surélevée, à Kirkenes, occupée par plusieurs gros camping-cars, et comme il est 17h30, je décide de rester ici cette nuit. Juste à côté, des français de Lille, avec lesquels nous discutons un moment. Et voyez-vous, comme le monde est petit : ils possèdent une résidence secondaire tout près de chez moi, et nous avons même des amis communs, ce qui n'est pas banal. Ils partent vers la frontière. Pour ma part, je m'installe pour la nuit, et je passe directement au salon.

Dehors, quelques grosses averses orageuses font résonner la carrosserie de Mygoo, mais j'aime bien ça, et ce n'est pas bien méchant. Par contre, il fait un peu plus frais ce soir, et je pousse le luxe jusqu'à me faire un petit feu de cheminée (hé hé hé).

 

C'est pour moi une soirée spéciale, puisque j'ai commencé le voyage de retour. Et vous savez, j'apprécie toujours autant les deux sens. J'aime énormément le voyage, comme vous vous en doutez bien, mais j'aime aussi être à la maison, comme tout un chacun. Et la route du retour représente toujours pour moi autant de bonheur que la route de l'aller. Bien sûr, la durée du voyage, le fait que je ne sois pas en environnement de "vacances" de courte durée, influent certainement sur ce ressenti. Je comprends bien que pour nombre d'entre vous, le retour signifie en même temps la fin des vacances, et le retour au boulot.

 

Et pour finir....

Mais non, je n'arrête pas ici les compte-rendus, c'était juste une boutade.

Je ne vois pas pourquoi je ne partagerais pas la route du retour avec vous!

Mais ce sera dans une quatrième partie, que vous trouverez bien tout seuls !

 

 

Et pour conclure cette longue montée, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter l'itinéraire effectué, en rouge, représentant environ 8.900 km...

 


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