Scandinavie 2012, étapes 117-118

Jours 117 et 118 - Sam. 28 et Dim. 29 juillet 2012 - 258 km - 123 photos
(Total : 14814 km - 26967 photos)
De Trones à Selbu (Norvège)

Samedi 28 juillet. Il ne fait pas très beau, mais il fait carrément chaud. C'est très orageux.


Un gros orage en approche, près des sanitaires du camping de Trones, sur la E6. La photo n'est pas truquée !

Je décide de procéder à une très grande lessive. En fait, je dois tout laver, je n'ai plus rien de propre ! C'est l'hôtel qui gère le camping, comme je m'en doutais.Tout le staf est suédois, c'est ce que me dit la jeune fille à la réception. C'est 45 NOK pour le lavage + le séchage (la météo est trop mauvaise pour envisager l'étendage du linge... de plus, n'étant pas client...). Je débute mal : je mets les jetons dans la boîte 2, et le linge est dans la machine 1... Obligé de retourner déranger la pauvre jeune fille, qui doit m'accompagner au camping pour récupérer les pièces et mettre la bonne machine en route. Le programme a duré plus de deux heures ! Du coup, j'ai pris une douche (la moins chaude depuis le départ, mais ça allait quand même; illimitée et gratuite, je ne vais pas me plaindre) ! Comme il y a une cuisine avec cuisinières, je me fais une grosse gamelle de riz, avec du thon, et je mange là, tout en bossant sur mon PC sur la table. C'est royal ! Ensuite, le linge dans le sèche-linge, je mets mon jeton et.... rien ! Obligé, encore une fois, de déranger la demoiselle, qui reste fort aimable et vient me dépanner. La pièce était restée coincée dans la boite, et c'est la même chose avec elle. Finalement, elle y parvient. Par contre catastrophe quand c'est terminé (en fin de soirée, je surveille en poursuivant mon travail sur le PC) : le linge est aussi mouillé que lorsque je l'avais mis, au bout de deux heures ! Retour à la réception, je commence à être connu. Elle parle un peu le français. Elle est complètement et sincèrement désolée, et trouve une excellente solution : je vais étendre tout mon linge dans la buanderie de l'hôtel. Le chef cuisinier est super sympa, et plaisante en me disant qu'il va revendre mon linge... Du coup, évidemment, je reste ici cette nuit (non, pas à l'hôtel pour surveiller le chef cuistot, mais sur le parking dans Mygoo), car je dis à la jeune fille que ça ne me dérange absolument pas de venir le reprendre demain vers 9 heures. Et elle me dit qu'elle sera au poste, pas de souci.


Ce soir, le ciel s'assombrit jusqu'au noir et ce qui devait arriver arriva : des trombes d'eau s'abattent sur le parking, et l'atmosphère change totalement.


Dimanche 29 juillet. Le ciel est bien noir ce matin, et quelques averses font leur apparition. Je récupère mon linge, sec, à la buanderie de l'hôtel, comme prévu. Je reste un moment sur la station avant de me décider à partir, sans regret : j'ai envie de rouler, et il est déjà... 10 heures !

Photo : zoom sur une petite ferme de l'autre côté de la E6, ce matin avant de partir.


La E6 continue de longer la Namsen, mais pas toujours de très près.


Les rapides de Fiskesfossen au nord de Gartland. J'ai reconnu le troll dès que je me suis approché ! Je me suis arrêté ici en 2006 (le 23 mai), et j'avais même eu le droit de voir les chutes. C'est désormais impossible : il faut sortir quelques monnaies de la poche pour avoir ce droit. Je repars, donc !


Sur un parking aménagé, quelques kilomètres plus loin. J'ai fait cette photo pour vous montrer à quel point la Norvège est en train de changer. Les camping-cars doivent dégager, c'est une aire de pique-nique et c'est tout, etc. Vous savez, ce pays dans lequel le droit de camper partout est inscrit dans la Constitution.... ce sera bientôt du passé. Il faut casquer : la pancarte est claire, les campings et autres hôtels sont faits pour ça. Ce qui me gonfle, c'est que des gens ont acheté des camping-cars, souvent fort cher, pour justement pouvoir dormir partout. Mais ça ne fait pas les affaires des hébergeurs ! Je comprends que des règlementations soient mises en place pour éviter les abus, l'installation de "camps permanents". Mais les responsables du tourisme norvégien (ça vaut également pour les autres pays) pourraient "bosser" un peu pour inventer des systèmes obligeant les gens à ne rester que 24 heures, limitant le nombre de places mais en créant bien plus de parkings, etc. Certaines régions ont aménagé des parkings de façons luxueuse, je trouve ça débile ! Mieux vaudrait en créer beaucoup plus, ils n'ont pas besoin d'avoir des toilettes en "or".


Très beaux méandres de la Namsen juste au nord de Gartland.


Et au sud de Gartland.


Mais le relief, peu à peu, s'atténue. Mygoo est heureuse, elle peut enfin se laisser aller, son fou de conducteur s'arrête de moins en moins souvent.


La E6 quitte ensuite le cours de la Namsen qui poursuit son cours vers Namsos et l'océan. Je reste sur la E6 et j'arrive donc sur le long Snäsavatnet (plus de 40 km de longueur), orienté est-ouest, et que la route longe sur sa rive nord.


Du même endroit, appelé Vegset, pour vous montrer les dessins typiques que l'on trouve sur beaucoup de granges, et dans toute la Norvège. Artistiquement, l'art norvégien est assez pauvre : les mêmes motifs se répètent d'un bout à l'autre du pays, l'architecture des bâtiments et maisons est presque uniforme, les couleurs également.... C'est du moins la très forte impression que je ressens au bout de plusieurs semaines passées dans toutes les régions.


Vue arrière sur le Snäsavatnet depuis Langnes (auberge-restaurant).


Eglise de Kvam, à l'extrémité ouest du lac Snäsavatnet.


L'agriculture intensive se fait de plus en plus visible. C'est une autre Norvège, qui me plait beaucoup moins, car le relief y est très doux, et le monde sauvage nettement moins présent. Ici, devant le petit lac Lomsen, les fermes de Melhus et Melhusaunet, peu après Folling.


Rungstadvatnet, un peu plus loin. La circulation se fait de plus en plus importante, alors que nous sommes un dimanche, heureusement. C'est que j'arrive à Steinkjer, grande ville sur l'échelle citadine norvégienne. C'est le chef-lieu du comté du Nord-Trondelag, avec plus de 20.000 habitants. Je m'y attarde un peu, car j'y capte un signal WiFi, et j'en profite pour appeler ma famille. Le ciel s'est si bien éclairci que le soleil brille maintenant, et chauffe allègrement, à tel point que je me vois obligé de me mettre en T-shirt. Steinkjer se situe au bout du Beitstadfjorden, suivi par le Trondheimfjorden, sur lequel se trouve l'autre très gran,de ville du secteur : Trondheim ! Pas question de remettre les pieds là-bas, je ne veux pas payer leurs taxes moyennageuses, et j'ai déjà étudié un itinéraire "bison futé" pendant les récents jours de repos forcé en raison de la forte pluviométrie... Vous voyez, un peu de pluie, quand on voyage avec Mygoo, c'est toujours utile !


Hylla, au fond de la... Hyllabukta, toujours logique dans leur toponymie. La marée est basse, comme vous pouvez le constater, et les agriculteurs cultivent jusqu'au bord de la mer. Je serais très étonné qu'aucun produit chimique ne finisse dans l'eau salée ! Bref, cette baie se situe au fond du Trondheimfjorden, justement. Et j'étais à Trondheim le 29 avril, il y a pile trois mois jour pour jour, et c'était également un dimanche ensoleillé, ce 27ème jour du voyage... Comme le temps passe vite.


Verdal, Levanger... Les grandes villes (pour la Norvège) se succèdent, la circulation est dense, et très lente (limitée à 50 km/h presque tout du long, pour cette grande artère qu'est la E6, ce n'est vraiment pas terrible....). Je dis ça car les pays limitrophes ont bien mieux travaillé leur réseau routier que la Norvège et ont bien anticipé la montée croissante du traffc. Ici, on fait payer des taxes et on n'avance pas, alors que chez leurs voisins scandinaves, les routes sont gratuites et mieux pensées, en accord avec la circulation ambiante. Les norvégiens sont très en retard en matière d'infrastructure routière.

Le nord du Trondheimfjorden au sud de Levanger, près de l'île Ytteroya, à côté de Myrstad.


Vue arrière sur le Äsenfjorden, qui n'est en fait qu'une profonde crique du Trondheimfjorden. Il y a ici un peu de relief, c'est plus sympa.


C'est à Stjordal que j'ai le bonheur de quitter la E6, devenue insupportable, pour la 705, qui descend plein sud vers Roros. Les premiers panneaux traitant des péages de Trondheim apparaissaient déjà ! Ici, je roule déjà dans la Leksdalen, le long de la Leksa. Immédiatement, j'ai la joie de retrouver le calme, et comme cette route quitte la côte, je retrouve des paysage de petite montagne fort agréables. Bref, avec le soleil revenu, c'est le bonheur !


En arrivant à Elvran.


Arrivée à Tomra après avoir longé la Tommerdalen.


Le Selbusjoen.


Joli troll sur le parking d'un magasin "Spar", à Innbygda.


Selbu. C'est une très jolie petite ville, qui m'a plus aussitôt.


Le musée de plein-air de Selbu.

Dès que je suis arrivé, j'ai su que j'allais y bivouaquer. De plus, il est 17h40, j'ai fait plus de 250 bornes en partant à dix heures, il est temps de prendre un peu de repos, lequel est toujours bien mérité !


 


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