Scandinavie 2012, étape 119

Jour 119 - Lundi 30 juillet 2012 - 71 km - 111 photos
(Total : 14885 km - 27078 photos)
De Selbu à Stugudalen (Norvège)

Il pleut. Pas la petite pluie sporadique, ou la petite pluie silencieuse. Non, une bonne pluie, qui mouille bien et qu'on entend bien. Dommage, car hier soir, le ciel s'était fort bien dégagé. Bon, du coup, je reste ici. Passage dans le bureau, comme d'habitude, bien installé dans ma petite chaise pliante (elle est basse, et me permet d'être très bien assis sans avoir la tête qui tame sur le toit !). Le PC est sur mes genoux, ou plutôt sur une petite table fort pratique qui, elle, se trouve sur mes genoux. Ainsi, je peux manipuler la souris commodément (je travaille mieux avec une souris classique), et la chaleur dissipée par l'ordinateur s'évacue parfaitement. Ainsi installé, je peux travailler (ou m'amuser) pendant des heures, alors qu'à l'extérieur de Mygoo, les éléments naturels se déchaînent. A peine suis-je distrait par le bruit des gouttes sur la tôle; en fait, j'aime bien ce bruit, car la tôle me protège.


J'essaye d'aller à la bibliothèque, que j'avais aperçue hier soir; malheureusement, elle est fermée. Les norvégiens, je vous l'ai dit, sont friands de ce genre de statue représentant la vie courante au siècle dernier. En voici un bon exemple. Vers 17 heures, le ciel s'éclaircit, je vois même du bleu. Je sais, ce n'est pas une heure pour commencer une journée de voyage, mais j'ai envie de bouger, et donc, je reprends la route.


Et j'ai bien fait. Les couleurs du ciel sont très belles, par moments noires comme je les aime par temps d'orage. mais surtout, je suis heureux de sortir du bureau, de voir autre chose que l'écran de mon portable, de voir les choses "en vrai". La route 705 suit les larges et lents méandres de la Nea, petit fleuve de 80 km de long rpovenant de la Suède, vers laquelle je me dirige, direction sud-ouest.


Zoom sur la Nea. On aperçoit à gauche, dans le triangle vert d'une zone "découpée" dans le champ, un grand troupeau de grues !


Lieu-dit Litlevja.


Quelques jolies boîtes aux lettres. Comme je "choppe" un spot WiFi, je reste ici une grosse demi-heure, histoire de traiter mon courrier, car je ne captais aucun signal valable à Selbu.


Vue arrière sur la Nea à Rollset; à droite, on aperçoit la rivière Svolgja qui se jette ici dans la Nea.


Le paysage est légèrement vosgien, fort agréable à l'oeil.


La Nea a creusé son lit au coeur de sommets situés entre 400 et 700 mètres d'altitude.


Naturellement, les forêts recouvrent les flancs des montagnes.




Après Flora, la 705 s'élève et domine la Nea qui coule en contrebas à l'altitude de 250 mètres environ. Ici, juste avant Hilmo, je réussis à poser Mygoo pour avoir cette belle photo. En effet, les panoramas sont extrêmement rares, la route étant bordée par les arbres des forêts traversées.


C'est la première fois que je vois un système de sèchage de l'herbe en Norvège. C'est ici à Gressli.




Non non, ce n'est pas un lac. La Nea s'élargit par endroits, donnant cette impression.


La belle église de Tydal, située sur le chemin de pèlerinage entre Oslo et Trondheim. Nous sommes ici juste entre Roros et trondheim.

La vallée est la Tydalen.




J'aime bien ces vieilles fermes, très probablement du 19ème siècle.


Les eaux sont ici plus rapides, dans ce petit goulet d'étranglement. Il y a même quelques belles cascades, mais le stationnement est absolument impossible, et je ne pourrai pas vous les montrer.


La forêt descend jusqu'à l'eau, et envahit la moindre parcelle sur laquelle elle peut s'installer, comme vous pouvez le voir. C'est très caractéristique de la forêt norvégienne, et c'est aussi pour ça que je l'aime, car elle toujours ce côté sauvage, encore primitif et vierge, dont je vous ai si souvent parlé. La région est pourtant habitée, et malgré ça, on a encore cette nature pas encore complètement domestiquée par l'homme, un peu comme un état moyennageux. Cet adjectif n'est pas péjoratif. J'entends juste par là que les norvégiens sont encore très loin d'avoir domestiqué, arrangé, la nature à leurs besoins. C'est juste dû au fait, à mon avis, qu'ils ne sont pas nombreux. Mais je pense que, petit à petit et comme partout sur terre, les hommes vont déffricher la forêt, et cultiver les terres ainsi libérées des arbres, comme cela s'est fait dans les siècles précédents dans le reste de l'Europe, pour des raisons de climat plus propice à la sédentarisation !


A Äs, la route quitte les rives de la Nea pour suivre cette fois la Tya, qui a donné son nom à la Tydalen. On monte en altitude. ici, arrivée sur le lac Mosjoen, à 585 mètres. Les jeux de lumières avec ces sombres nuages sont d'une très grande beauté, et je suis resté quelques minutes ici, littéralement scotché devant ce fabuleux spectacle offert par les derniers rayons de soleil chaud caressant Dame Nature.




Un peu plus loin, le Stuggusjoen, près de Stugudalen, village situé sur les rives sud du lac. Les montagnes font leur apparition, pour la plus grande joie de votre narrateur. Les plus hauts sommets sont malheureusement cachés par les nuages, mais je devine ici la présence d'un beau paysage.


Chasseurs et pêcheurs ne sont jamais loin, en Norvège. ici, sur les rives du Stuggusjoen.


Les petites fermes longent la rive du lac; ici Jehanvollen.

Ce soir, ça se couvre donc à nouveau, et c'est fort dommage, car le lieu est superbe comme je viens de vous le dire: belles montagnes dont je ne vois pas les sommets, mais j'aperçois de la neige. C'est ainsi que j'arrive à Stugudalen, près de la petite église. Il y a là un très grand parking; c'est celui d'un hôtel et de quelques bâtiments touristiques, dont un Office de Tourisme. Je suis fort surpris, car je ne vois justement pratiquement pas de touristes, à peine deux ou trois camping-cars. Il est clair que cette région est complètement délaissée au profit de la côte et du nord, ainsi bien sûr que des fjords du sud. Autrefois très prisée par les guides touristiques, je pense qu'elle a perdu de son prestige en raison des modes, et des jeunes générations, qui n'ont aucune envie d'aller voir les musées des mines de Roros et autres sites culturels historiques, qui ne peuvent plus vraiment intéresser que les norvégiens eux-mêmes, et encore ! Il est 19h30, c'est l'heure de se poser.

Mygoo dormira donc sur ce parking, le plus loin possible de l'hôtel, très grand bâtiment, mais pratiquement vide d'occupants en ce 30 juillet ! J'ai l'impression d'être à la fin-septembre...



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