Scandinavie 2012, étape 120

Jour 120 - Mardi 31 juillet 2012 - 200 km - 258 photos
(Total : 15085 km - 27336 photos)
De Stugudalen à Soknedal (Norvège)

Je me réveille à 10h30.... Oups ! Ce matin, le ciel est encore couvert, quelques gouttes de pluie descendent des cieux, mais ce n'est rien de bien méchant. Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais j'ai retrouvé les spots WiFi faciles, ainsi que les beaux greniers à grains, comme je les avais dans le sud de la Norvège. Du coup, je surfe un peu avant de partir. Il n'est donc pas loin de midi lorsque je lance Mygoo.


L'église de Stugudalen, presqu'en face de mon bivouac.


Je vous ai parlé de ces chemins de pèlerinage. Ce tableau se trouvait près de l'église, située sur une de ces routes.


Stugudalen. La route 705 contourne le fond du lac Stuggusjoen à la sortie du village, avant de poursuivre vers le sud.


Elle grimpe ensuite sur un col, me permettant d'avoir une jolie vue d'ensemble. La route longe ici une jolie forêt de bouleaux, dont le sol est couvert, comme souvent dans ces pays du nord, de mousses et autres lichens, et dont je garderai longtemps un souvenir très... piquant. Non pas à cause de la végétation, non non, mais à cause des innombrables insectes qui y vivent. Les plus connus sont les moustiques, ainsi qu'une grande quantité de petites mouches et autres moucherons. Il se trouve en effet que je suis allé poser culotte dans le secteur, et je n'avais pas vraiment fait attention à ces petits occupants. Je pense qu'ils n'ont pas trop apprécié mon cadeau pourtant bien naturel lui aussi, et se sont vengés en me piquant allègrement les fesses. J'en ai récolté de très fortes démangeaisons, accompagnées de la sortie d'un grand nombre de boutons très récalcitrants, et qui m'ont quelque peu gâté l'arrière-train pendant une bonne dizaine de jours !


La route traverse ensuite un superbe plateau, où je retrouve les éléments si caractéristiques à la Norvège : lacs, mares, marécages, forêts...


C'est la Tjonndalen, située entre 700 et 800 mètres.


A mes pieds, un lac un peu plus important : le Riasten.


Puis la 705 redescend à travers de belles forêts de bouleaux jusqu'au Brekkfjorden (c'est un lac). Ici, un pont franchit un large cours d'eau acheminant les eaux du lac "Rien" (oui oui, ça existe, ce n'est pas rien !) dans le Brekkfjorden un peu plus au sud.


Curieusement, la 705 s'arrête à Brekken. Ensuite, c'est la route 31 qui prend le relais. Cette route 31 conduit en Suède, vers l'est, à une grosse dizaine de kilomètres d'ici seulement. Je ne vais plus en Suède, comme vous le savez, et je repars donc vers l'ouest. Vers Roros. Ici, c'est Marithaugen, à mi-chemin entre Brekken et Roros.


Le ciel s'obscurcit, et de gros grains s'abattent sur Mygoo, accompagnés de grondements de tonnerre. Sympa.


Arrivée sur le lac Djupsjoen, près duquel je rencontre un couple de cyclistes norvégiens qui visitent la région. Ils étaient en train de s'équiper pour la pluie, mais m'ont dit que c'était une bonne météo, pas de problème, ils ont souvent pédalé dans le coin, et savaient pertinemment à quoi s'en tenir sur ce point, et là, comme ça, c'est bien. Ah, ces norvégiens. En tout cas, contact sympa, et souriant, ce qui fait très plaisir.


Un peu plus loin, ce petit torrent aux eaux rouges se jette dans le lac.




Une ancienne borne au bord de la route; je fais demi-tour pour la photographier.


Premières maisons de Roros, arrivée sous un ciel d'encre. La ville est piétonne, mais est bien plus petite quer je ne le pensais.


Je réussis à stationner sur le parking d'une station-service. Une fois n'est pas coutume, je vous ai offert bien peu de visistes citadines au cours de ce voyage. A part Trondheim... Alors, aujourd'hui, vous aurez droit à Roros, où je suis allé traîner mes guêtres. Ce sera sans commentaire, ce qui rendra service à ceux qui en ont marre de lire ma prose, et fera plaisir aux analphabètes. J'ai essuyé une ou deux averses, mais c'était sympa. Et j'ai apprécié, car des rues comme ça, en Norvège, il y en a bien peu ! Bonne balade.


Røros est renommée pour ses mines de cuivre, lesquelles ont commencé à être exploitées dès le XVIIe siècle, à la même époque que les mines d'argent de Kongsberg (où je suis passé le premier jour de mon entrée en Norvège, le 16 avril). L'activité minière prit fin en 1977 après plus de 300 ans d'exploitation continue. La ville a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1980. Franchement, ils sont très forts, ces norvégiens, car à ce rythme, il devrait y avoir bien des dizaines de villages français à y inscrire ! Enfin, ce que j'en dis, à mon humble niveau...


Une statue comme ils aiment à les faire.


Le village est composé de deux rues, une qui monte vers l'église, et l'autre, qui lui est parallèle, et qui en redescend... C'est tout !














































C'est en redescendant du cimetière que j'aperçois les vestiges de la mine : les terrils.


Là, vous voyez ?




Et je redescends par l'autre rue.









Dessin vu dans la vitrine d'un magasin.
















Ensuite... deux solutions, car je retourne sur la E6. Soit par le nord-ouest (et donc, je remonte...), ou par le sud-ouest. Or, il se trouve que j'ai déjà parcouru la route du sud-ouest lors de la montée vers le nord. Ce sera donc la route 30, via la Gauldalen. Il pleut, je roule. Pas de photos. Celle-ci, en roulant, en arrivant à Alen.


La route 30, fort agréable, longe la rivière Gaula. Ici, peu avant Haltdalen, je rencontre trois jeunes femmes russes (oui oui) arrêtées comme moi près de la jolie rivière. Nous nous sommes mutuellement pris en photo, et nous avons discuté un peu. Elles sont de St Petersburg, et font un gros périple scandinave, avec visite des capitales. Elles arrivent de Stockholm, et vont à Oslo. C'est la première fois de ma vie que je discute avec des russes, et j'avoue que ça m'a fait très plaisir. Bon voyage à vous, les filles, je regrette seulement de ne pas avoir discuté plus longtemps !


Toujours la Gaula, en arrivant à Haltdalen.


Ici, c'est le royaume des pêcheurs à la mouche. Mon frère Antoine ne quitterait pas la rivière de la journée, il adore cette pêche !


Les églises de Haltdalen.


Quelques kilomètres plus loin, à la sortie de Gäre-Grenda.






Flatberg, une ferme, vue depuis le même pont à Gäre-Grenda.


Beau méandre de la Gaula; on aperçoit la belle passerelle de Almäskroken.


Une merveille.


Vue vers le sud-ouest, depuis la passerelle.


La pluie revient, je reprends les photos en roulant.... On suit toujours la Gaula, qui passe à gauche en contrebas dans la vallée.


Encore des pêcheurs, ici à Oyan, entre Singsäs et Trooyan.


A Kjellen, une belle rivière sauvage dévale les pentes et se jette dans la Gaula.


Eglise de Storen. C'est là que je retrouve la E6. J'hésite à bivouaquer ici, mais comme ça ne me convient pas, je commence la descente de la E6 pour finalement faire ma pause près d'une station-service une dizaine de km au sud, à Soknedal. Il est près de 19 heures, temps de me reposer.


 

 

 


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