Scandinavie 2012, étapes 123-4

Jours 123-124 - Ve et Sa 3 et 4 août 2012 - 182 km - 548 photos
(Total : 15704 km - 28618 photos)
Autour de Stigrora/Trollstigen (Norvège)

Beau ciel bleu au réveil, à 6 h. Si tôt ? Incroyable, j'ai été réveillé parce que quelqu'un secouait Mygoo, à tel point que je me croyais sur un bateau. Qui est-ce ? "Bêêêêêhhhhh"... Des moutons ! Et pas peureux du tout, avec ça. J'ouvre la porte arrière en leur tapant dans le derrière, ils reviennent aussi sec. C'est quand j'ai élevé la voix qu'ils se sont éloignés. En fait, ils sont en train de lécher sur le sol tout ce que les touristes ont pu faire tomber dans la journée d'hier ! Je me recouche, mais ils reviennent dix minutes plus tard, et je les laisse faire, trop fatigué, envie de dormir ! A 8h30, ce n'est plus le ciel bleu, mais ça va, c'est correct.


Au lever.


Le Bispen, toujours aussi impressionnant, domine le parking de sa très haute et formidable stature.


Surprenantes couleurs alors que j'entame la descente de la Trollstigen.


La vallée est partiellement sous la brume matinale.


Petit arrêt au bord du torrent Istra.


Je traverse Ändalsnes et je roule jusqu'au fond du Isfjorden jusqu'à... Isfjorden.


Isfjorden. Je fais quelques courses et un arrêt "spot Wifi", avant de retourner sur mes pas.


Je fais un crochet dans la petite ville d'Ändalsnes, depuis laquelle je prends cette photo vers Isfjorden d'où je viens.


Grytten, en face d'Ändalsnes, sur la rive gauche de la Rauma qui se jette ici dans l'Isfjorden.


Vue vers l'ouest avant de prendre le tunnel sous la Setnesfjellet. Essai de dessin sur la photo.... C'était très brouillé.


En sortie du tunnel, vers le fonds du Innfjorden. Pour votre information, je suis revenu sur la E136.


Une fois le Innfjorden contourné, je peux admirer la belle Grisetskolten (1066 m).


En longeant le Innfjorden. Le ciel est très bizarre, parfois bleu, puis complètement laiteux. C'est lourd et très orageux.


Là-bas, c'est le Romdalsfjorden. En face, Klungnes, pour ceux qui veulent tout savoir.


En arrière, le village de Innfjorden au sud-est, au pied du Svartebottstinden (1207 m).


Près de Sovika. Je viens de quitter le petit Innfjorden. Vue vers l'est : c'est Ändalsnes que l'on distingue au loin.


Lama ou vigogne ? Je ne sais jamais !


Il y en avait bien une vingtaine, et ils étaient adorables.


Voll se trouve au bout de la belle ligne droite.


La Vollabukta sur le Romdalsfjorden.


Et le village de Voll au fond de la petite baie.


A la sortie d'un deuxième tunnel, en longeant le Romdalsfjorden.


Il faut vous dire que je pouvais, à Isfjorden, aller traîner mes guêtres vers le nord pour visiter les labyrinthes de la côte fort découpée et atteindre Kristiansund, ainsi que Molde plus au sud-ouest. Ces villes sont jolies, mais elles sont payantes, et fort chères, avec ferries et/ou ponts pour les atteindre ou en revenir. J'ai donc sagement décidé d'en faire l'impasse, préférant admirer la nature gratuite.


Vue arrière sur Reistaddalen, sur les rives du Romdalsfjorden. A droite le Reistadkollen, 501 m.


Hjelvika. Très loin vers le nord-ouest, le Storfjorden et le Moldefjorden. Molde se trouve en face, à droite, à une quinzaine de km d'ici.


Puis la E136 quitte le Romdalsfjorden et s'enfonce plein sud pour contourner le long et étroit Tresfjorden que voici, orienté nord-sud.


Vue vers le sud, Daugstad et Tresfjorden, évidemment, qui ferme le fjord Tresfjorden....


Les nuages me font perdre de splendides panoramas.


Vue arrière sur Ytre Villa.


En face, Skorgeneset.


Toutes les rives de ces fjords sont habitées.


Tresfjord.




A Trefjord, je vois qu'une piste permet de rejoindre au sud-ouest le Storfjorden en longeant le massif du Naeremstindan par la Kjersemdalen. C'est plus court, mais ce n'est pas le problème; c'est juste que je suis déjà passé sur la E39 en 2006, et ça m'évite de reprendre exactement la même route. Quand je peux varier, je le fais. La piste est très étroite et de qualité moyenne, mais je quitte la civilisation et me retrouve instantanément dans le monde sauvage.


C'est splendide. Malheureusement, les sommets sont sous les nuages, mais ça donne un aspect mystérieux à la vallée.


Kjersemsetra, viallage perdu au pied du Kvitnyken (1244 m).


Plusieurs torrents descendent des montagnes et forment mares et marécages au fond de la vallée.




Au loin, le Storfjorden.




Descente vers le Storfjorden.


Vaksvika. J'arrive sur la route 650, et je prends à gauche, vers le sud.
Les pentes des montagnes tombant dans le fjord sont si fortes que les norvégiens ont du construire plusieurs tunnels !


Arrivée à Stordal, niché au fond d'une petite baie, la Stordalvika. Sur l'autre rive, au zoom, j'aperçois des pans entiers de forêt qui semblent avoir été couchés par un violent événement, sans doute une tempête.


Stordal.


Et son église.


Toujours sur la 650, à la sortie de Stordal; la route pénètre dans la Stordalen.




En fait, la 650 contourne un bout du Storfjorden en s'enfonçant dans les terres, profitant de deux vallées pour passer plus facilement : la Stordalen, puis la Roysetdalen, pour atteindre à nouveau les rives du fjord ici à Liabygda. Le fjord se nomme ici le Norddalsfjorden. En face, la pointe du massif du Grotet, à l'angle du Norddalsfjorden (à gauche) et du Sunnylvsfjorden (en face). J'arrive ici dans la région des grands fjords de l'ouest.


Vue vers l'ouest : Stranda se trouve à l'horizon.


En face, le Grotet est sous les nuages.


Plusieurs tunnels le long du Norddalsfjorden. En face, Eidsdal, à la sortie du Lingetunnelen.
C'est par là que l'on peut atteindre le réputé Geirangerfjorden via le ferry et la route 63. Patience, on va y venir.


Puis, un peu plus loin, c'est Norddal qui apparaît sur l'autre rive. Ce village est un cul-de-sac.


Arrivée à Valldal. Pour la première fois, je vois des gens en train de se baigner dans un fjord.


Vers Tafjord et le Tafjorden. Cul-de-sac, route très étroite et plusqieurs tunnels, dont un très long. Je décide de n'y point aller.


Je reste hésitant à Valldal. Vais-je bivouaquer ici, aller maintenant à Geiranger, faire la Valldalen qui remonte à Trollstigen ? C'est la météo, plutôt incertaine et mauvaise, qui va m'aider dans mon choix. Je décide de retourner bivouaquer sur mon grand parking de Trollstigen, car il devrait pleuvoir demain. Et je tiens à visiter cette vallée que je ne connais pas.


Le Seljebottstinden (1531 m) et ses divers sommets domine le début de la Valldalen. Cette montagne est fantastique, et j'adore ces immenses pans de murailles lisses, plus ou moins recouvertes de forêts quand elles peuvent s'y aggriper.


Je retrouve ici la route 63 qui suit les méandres et la vallée de la Valldola que voici.


Cette montagne est d'une intense beauté; dommage que la météo ne soit pas de la partie !


Regardez-moi ces pentes terrifiantes !




Le bas de la Valldalen est occupé par de nombreuses petites fermes cultivant les fraises, vendues par des jeunes filles tout le long de la route. Puis la vallée devient plus étroite et sauvage; on commence à grimper.


Le ciel se couvre de plus en plus, il commence même à pleuvoir, me faisant enrager.


En effet, je sais que je loupe ici un paysage de rêve comme je les aime !


Les montagnes qui m'entourent sont de superbes vaisseaux retournés. Ici, le Hogstolen, 1739 m.


Et le Meiadalskoppen, extraordinaire col entre le Storfjellet (1649 m) et le Ringshornet (1532 m).


Vue arrière depuis Byksebrua.




Slettvikane, face à la Langfjelldalen. Altitude : 700 mètres. Pluie et vent glacial.


Vue arrière sur le Bjorstadfjellet (1468 m).


Je continue l'ascension. ici, vue arrière sur la Rv 63 en direction de Slettvikane que je viens de passer.


Au pied du Alnestinden (1665 m); au loin à gauche, le Finnan (1780 m) et le Bispen (ça vous dit quelque chose ?) en face, dans les nuages.


Le Alnesvatnet (744 m) en contrebas; au loin, la Alnesdalen.


Zoom vers la Alnesdalen.


C'est depuis ce lac que la Istra descend Trollstigen....




Et je retrouve mon parking, et mon lieu de bivouac par la même occasion. Il est presque 19 heure, grand temps d'arriver à la maison...


 

 

Samedi 4 août.

Ce matin au réveil, (9 heures), comme prévu, il pleut. Mais pour dire toute la vérité, il a plu une partie de la nuit ! Je me suis très vite retrouvé entouré, hier soir, par un fourgon aménagé d'un côté, et un camping-car de l'autre. Ce qui non seulement ne m'a pas dérangé, mais m'a fait sourire. Je les entendais remuer, les portes claquer, mais j'aime bien entendre cette vie qui m'entoure. Le grand trouillard solitaire aime dormir en compagnie: ça le rassure !

Le couple de hollandais (le fourgon) était en train de fumer sa cigarette juste devant les vitres de Mygoo, lorsque je suis sorti; ils m'ont donc vu m'extraire de la chambre à coucher et passer au poste de pilotage. On a discuté un quart d'heure, il ne pleuvait plus. Ils viennent souvent en Norvège, mais ils n'avaient jamais eu si mauvais temps..

Un peu plus loin, il y avait un jeune couple de randonneurs toulousains qui voyagent comme moi. Ce n'est pas la Kangoo, c'est la Peugeot, qu'ils ont aménagée comme beaucoup le font : rangements en dessous, et lit au-dessus. Du coup, ils doivent manger dehors ! Ils sont dépités devant cette mauvaise météo, car ils sont là pour les courses en montagne, c'est leur passion. Et la pluie n'est évidemment pas recommandée pour ça. Ils ont fait de belles balades dans les Lofoten et les Vesterälen, mais jamais dans de parfaites conditions météo.

En revenant vers Mygoo, je salue un couple que je croise sur le trottoir, et je crois entendre "bonjour". Je me retourne et pose la question : "vous avez dit bonjour ?". Mais oui, c'est bien ça. Ils sont de Savoie, et connaissent donc la montagne. Eux aussi sont déjà venus plusieurs fois en Norvège, et semblent également désolés du mauvais temps. Normal, nous sommes tous pareils, un rayon de soleil et tout redevient beau. Ils voyagent en camping-car, et sont sur le chemin du retour. Nous discutons un bon moment, et je dois même prendre mon imperméable car la pluie, entretemps, s'est remise à tomber. J'espère que le beau temps sera avec eux pendant les deux semaines de vacances qu'il leur reste.

Pour ma part, ce n'est pas bien grave : petit déj' à l'abri (c'est pour cette raison que l'intérieur de Mygoo n'est pas aménagé, ce qui me permet de pouvoir tout y faire), et je passe au bureau pour essayer de rattraper un peu mon retard. J'entends toute la journée les touristes arriver, puis repartir, la plupart du temps sous la pluie.

Les pauvres....


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