Scandinavie 2012, étape 126

Jour 126 - Lundi 6 août 2012 - 81 km - 531 photos
(Total : 15858 km - 29386 photos)
De Geiranger à Hjelle (Norvège)

Réveillé à 9h20 par la sirène d'un gros bateau. Sinon, je dormirais encore ! Quel belle nuit au bord de ce fjord splendide. Mais quel dommage de me réveiller si tard : le ciel est bleu azur ! Je vous garantis que je ne traîne pas, sauf à discuter un peu avec mes voisins allemands, un jeune couple avec un bébé, de Dresden.


C'est lui qui m'a réveillé ! Le Grand Mistral est un navire de croisière appartenant depuis 2003 à l'opérateur espagnol Ibero Cruceros du groupe Carnival Corp. Il fut construit sur le chantier naval français les Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire (juste à côté de chez moi) pour la Festival Cruise Lines.


Pendant qu'il est en train de se "garer" (hi hi...), un autre arrive... Y'a d'la circulation, ce matin.


Je vais à Geiranger, histoire de le voir plus près (mais aussi parce que je n'ai pas le choix, il n'y a pas d'autre route !).


Je trouve ces bateaux majestueux, tout particulièrement dans un tel cadre naturel !


Ils sont "bouche-bée" eux aussi, tout comme moi.




Je prends ensuite la Rv63 (c'est toujours la même, et il n'y a qu'une seule route ici). Elle s'élève rapidement en lacets soutenus.


Evidemment, je m'arrête sans cesse; heureusement que le trafic est faible, malgré la haute saison touristique !




La piste qui longe le fjord à gauche est celle sur laquelle j'avais installé mon bivouac cette nuit. Quel bon souvenir.




Premier véritable arrêt sur un beau parking aménagé, avec toilettes. La vue y est sensationnelle.


Je vois parfaitement mon lieu de bivouac de cette nuit, là où sont les 4 camping-cars allemands, tout à gauche.


On voit parfaitement, à droite, les lacets de la descente effectuée hier soir, ainsi que Ornesvingen, le beau point-de-vue aménagé.




Le nombre de photos faites à cet endroit doit être astronomique !


Nous nous photographions tous les uns les autres, l'atmosphère est super sympathique. Il faut dire qu'avec ce soleil....


Un autre panorama a été aménagé plus haut, depuis lequel on voit le précédent (les gens à droite).


Un car complet d'espagnols se trouve ici. Je suppose que ce sont les gens du bateau de croisière ?






La route serpente ensuite gentiment le long de la Geirangelva dans un paysage alpestre de toute beauté.


Loin derrière, je vois encore très nettement Ornesvingen, là-bas, dans les pentes basses du Eidshornet (1629 m). Au premier plan, les chalets de Kvanndalssaetra. Après une partie plus calme, la Rv63 reprend l'escalade à l'aide de superbes virages, un plaisir pour motards. Je me souviens très bien lorsque je les avais faits avec le scooter, le 20 mai 2006; il y avait encore beaucoup de neige, et la route du Dalsnibba était alors encore fermée !




D'ici, on aperçoit encore le Geirangerfjord en bas.






Les lacets sont serrés, et ça grimpe toujours !


Il reste encore de la neige au bord de la route, et je vais jouer un peu....


Les rochers ronds et lisses sont faciles à escalader, à condition de faire attention quand même !


Au pied du Holedalsfjellet (1705 m); la route est ici à un peu plus de 1000 mètres d'altitude, et je suis à peu près au niveau du col et du point culminant de la Rv 63. Et on peut dire qu'il s'agit bien de 1.000 mètres de dénivelé positif, car le fjord en bas est, par définition, à l'altitude zéro (eh oui, c'est la mer, et non un lac de montagne !). Ce qui signifie que ceux qui grimpent ici en vélo se payent les mille mètres de dénivelé (ce sont les plus forts, je le dis à chaque fois) ! Et j'ai parcouru 16 km depuis Geiranger et le fjord.


Coup d'oeil en arrière.


La descente commence, et voici le Djupvatnet, situé à 1016 mètres.


Les plaques d'herbe sont encore bien brunes par endroits, ce qui signifie que la neige est partie depuis très peu de temps ! A l'heure où j'écris ces lignes (après-midi du 4 octobre 2012), il fait -1°C là-bas.... Ce qui signifie que le froid règne ici la plus grande partie de l'année !


Au-dessus de ma tête, le Dalsnibba (1476 m); une route (malheureusement payante, et fort chère) mène au sommet.
Je décide de ne pas y aller, car je trouve ça trop exagéré !


Djupvasshytta; c'est ici que se trouve la route vers Dalsnibba, la Nibbevegen. Il en coûte 100 NOK pour y aller, soit 14 euros. Je sais que la vue y est exceptionnelle, car on y voit le fjord. Mais c'est trop cher, amis norvégiens, vous poussez un peu trop loin ! Dommage que tout le monde ne réagit pas comme moi, ça leur ferait les pieds, et ils réviseraient leurs tarifs ! Mais vous savez bien ce que c'est : on ne vient pas tous les jours, alors on paye. Pour ma part, si je n'avais pas été seul, j'y serais monté à pied, mais je n'en ai pas le courage.




Et ça, c'est la Rv63 qui continue en contournant le Djupvatnet.


Rundegga (1615 m), c'est le nom de la montagne longeant le Djupvatnet au nord.


Nibbevegen. On voit très nettement les barrières de protection de la piste montant à Dalsnibba. Je dis "piste", car elle n'est même pas goudronnée jusqu'au sommet ! Je me permets de citer le texte de Gil, qui y est passée en moto le 1er août (de cette année, bien sûr), car elle a particulièrement bien décrit ce qu'ils ont ressenti. Je cite : "...là, on nous indique un point de vue à ne manquer sous aucun prétexte à 6 km vers le haut. On n'hésite pas : 100 nok par moto, on hésite. Ils n'y vont pas avec le dos de la cuiller, mais quand on aime on ne compte pas et la route devant nous est si belle, si large, si bien asphaltée, la tentation du serpent à Adam et Eve. Nous croquons la pomme à pleine dent, et le jardin d'Eden disparaît aussitôt : contours en épingles à cheveux sur du gravillon fin et glissant. JR est très content ! Mais tout en haut nous ne regrettons pas tout à fait de nous être laissés ainsi tentés. Vue panoramique à couper le souffle...". Voilà. Si vous voulez lire la totalité de leur voyage, je vous le conseille, c'est ici, et fort bien écrit.


Zoom arrière sur Djupvasshytta.


Vue arrière sur le Djupvatnet.


Il y a un petit parking, idéal pour casser la croûte, au bord du lac.






Encore un zoom sur le Nibbevegen.


En bas à droite de cette photo, on distingue des gens : c'est un couple de néerlandais qui se sont installés pour un pique-nique dans un cadre de rêve.


La route continue sa descente par cette belle vallée.


Un dernier coup d'oeil sur Djupvatnet avant de poursuivre.




On distingue à peine le restaurant-hôtel de Djupvasshytta.


Je descends un peu plus bas le long de la vallée que je vous montrais. En me retournant, je vois la partie nord du Langvatnet, située à 930 mètres.
C'est un paysage de carte postale !


Sous l'eau, on distingue le lit du torrent, là où le courant est le plus fort. C'est absolument magique !


Zoom sur le torrent qui descend du Djupvatnet, désormais invisible.


En bas, je me retourne une dernière fois vers cette belle vallée : le Langvatnet. On aperçoit la 63 à droite.


La Rv63 se termine ici, et je me retrouve maintenant sur la route 15. A droite, de longs tunnels permettent de rejoindre rapidement le Oppstrynsvatnet. Mais je peux aussi passer par la gauche. En effet, une piste ouverte en été y conduit aussi, par une superbe vallée. Vous pensez bien que ce sera mon choix ! Une fois sur la 15, dans la Breiddalen, je me retourne : au loin, je reconnais très bien la montagne longeant le Langvatnet.


Peu après, la 15 longe le Breiddalsvatnet; depuis ses rives, je vois encore cette montagne au loin. C'est magnifique.


Grotli. Il y a là un hôtel, sur le grand parking duquel j'ai la surprise de voir cet avion, bombardier allemand de la seconde guerre mondiale.




C'est à Grotli que je quitte la route 15 pour prendre cette fameuse piste, la route 258, qui commence au bout du Breiddalsvatnet.


La RV258 fait partie des routes nationales touristiques que la Norvège entend privilégier pour leur passage dans des paysages exceptionnels. Son nom est la Gamle Strynefjellsvegen. Elle a été construite entre 1881 et 1884. Elle fait 27 km.


Derrière moi, vers l'est, la route 15 poursuit sa route au loin vers la Bilingsdalen.


Et c'est parti pour 27 km de bonheur, de nature, de silence. Il n'y a plus de circulation, la route est étroite, et les rares touristes roulent doucement.


C'est ici que je rencontre 4 jeunes français du midi dans une voiture de location suédoise ! Ils ont atteri à Stockholm, ils reprennent l'avion à Oslo. Super sympas tous les quatre, les voici en photo. Nous avons discuté un moment; ils m'ont bien fait rire, car j'étais soccupé à faire des photos lorsqu'ils se sont garés près de Mygoo, qui était fort mal stationnée. Je leur fais un petit signe de tête en questionnant par gestes si je devais bouger ma caisse; le conducteur sort et me dit : "non non, ça ira comme ça". Devant ma mine étonnée, il me dit : "eh oui, nous les suédois, on parle parfaitement le français"....


Ce sont eux qui se sont occupés de faire la photo avec le retardateur, mais ils m'ont en même temps déréglé l'appareil, et je n'y avais pas fait attention. Du coup, une grande partie des photos suivantes a été prise en format panoramique, à une qualité de npixels inférieure. Dommage !

Le Heillstuguvatnet.


La piste est très belle, et il est très facile de stationner.


Les couleurs du Heillstuguvatnet sont très particulières. Le lac est à 1003 m d'altitude.






Vue arrière sur le Heillstuguvatnet.


La Maradalen et la Maral qui se jette dans le Heillstuguvatnet, à gauche maintenant. La route bifurque à droite.


C'est un univers essentiellement minéral d'une grande beauté.


La piste se poursuit à plus de 1000 mètres d'altitude au coeur des vallées successives.


Le Vassvendtjonnin, 1120 m.






Si vous êtes attentifs, vous verrez un pêcheur sur cette photo. Il est à droite, sur la petite avancée de roches.


A cette altitude, la neige est encore bien présente.










Vue arrière sur le Vassvendtjonnin.


Et voici le Langvatnet, situé à 1087 m, le long du Langvasseggi, dans le massif du Strynefjellet.






Il est encore bien gelé, comme vous pouvez le constater.


Au bout se trouve une station de ski d'été, la Strynefjellet Sommarski.




La glace se brise par paquets sur les grandes dalles rocheuses glissantes.


Puis c'est le début de la belle descente, dans la Videdalen, le long de la Videdola. Au loin, le Storskredfjellet (1742 m) à droite et le Skala (1843 m) au centre. A gauche, le Grovahyrna, qui surplombe Hjelle.


La descente est très belle mais, dommage, je suis en contre-jour total.


Le mur minéral longeant la Videdalen côté nord, pentes terminales du Raudnova et du Ospeli.


La Videdola descend furieusement, offrant plusieurs cascades sur son chemin.


Les pentes du Kvitlenova côté sud, au-dessus desquelles se trouve un grand glacier, le Tystigbreen.


Vue arrière sur la Videdalen.


Dommage que vous ne puissiez voir que la partie arrière de cet attelage français, tiré par... un side-car ! Oui, je vous le garantis, absolument incroyable.


En bas, la Hjelledalen, au bout de très belles épingles.


C'est ici que je rejoins la route 15, qui débouche des tunnels dont je vous parlais plus tôt.




Une superbe tour trône juste au-dessus de ma tête.


Le Skälabreen, de l'autre côté du Oppstrynsvatnet.






Arrivée à Hjelle. J'ai quitté la route 15 pour longer le lac Oppstrynsvatnet.


Hjelle.






Et finalement, au lieu de longer le lac, je trouve un superbe spot pour bivouaquer, et je reste ici. Sur ma gauche, le Hjellehyrna (1368 m). Je suis face au Oppstrynsvatnet, et c'est un cul-de-sac. Je ne serai donc pas dérangé par la circulation. Il est 18h30, je coupe le moteur et vais m'installer dans le salon. La météo est très orageuse, il fait chaud, et je ne suis pas étonné d'entendre la pluie tomber sur les tôles de Mygoo dans la soirée... Dommage ! Pourvu qu'il fasse beau demain, car les paysages sont ici sublimes lorsque le soleil est présent.


 


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