Scandinavie 2012, étapes 128 à 130

Jours 128 à 130 - Du Me 8 au Ve 10 août 2012 - 120 km - 606 photos
(Total : 16022 km - 30065 photos)
De Stryn à Loen (Norvège)

Plein de flotte à Stryn. Il a bien plu cette nuit, mais ce matin, c'est nettement mieux que ce qu'ils annonçaient. Du coup, je décide de tenter ma chance vers les glaciers, on verra bien. Il est 9h30 lorsque Mygoo émet son rugissement de plaisir, comme à chaque fois qu'elle s'éveille.


C'est rigolo, car je croise Marcel et Françoise ce matin, pratiquement là où nous avons mangé ensemble hier ! Je fais demi-tour pour voir s'ils se sont arrêtés, mais rien. Sans doute ne m'ont-ils pas vu, ou ont-ils pensé que je ne les avais pas vus. C'est la vie. Ici à Rakeneset, j'arrive au bout du Nordfjord qui se termine en queue de poisson, ou en botte de type "Italie du sud" : regardez sur la carte. Cette particularité, que j'ai vu dans certains fjords, a entrainé ici l'apparition de deux cités, Loen au fond de la Lobukta (t-alon de la botte) et Olden au fond de la Oldebukta (pointe de la botte). Et là, c'est la vue vers Olden et la Oldebukta, plein sud par rapport à Rakeneset. Vous pouvez constater que le ciel est fort chargé.


A Loen, jolie petite cité, je prends une route secondaire, la 723, qui se termine en cul-de-sac au pied de l'immense Jostedalsbreen. Tout de suite, je suis dans l'ambiance. Ici, la rivière qui s'écoule du Lovatnet (vers lequel je me dirige) pour se jeter dans le Nordfjorden et la Lobukta un peu plus bas à Loen.

Le Jostedalsbreen ou glacier de Jostedal est le plus grand glacier d'Europe continentale, situé dans le sud de la Norvège dans le comté de Sogn og Fjordane. Il est inclus dans le parc national de Jostedalsbreen créé en 1991. Ce glacier couvre une superficie de 487 km2, fait environ 40 km de longueur et 15 km de largeur. Il s'écoule dans les vallées qui l'entourent à travers 28 branches...! Son épaisseur maximum est de 600 mètres. C'est tout simplement énorme. Malgré ça, il n'est qu'une version miniature de l'immense glacier islandais, le Vatnajökull (8400 km2....), que vous pouvez trouver sur mon site en utilisant la fonction de recherche en haut à droite.


Camping de Sande, sur la rive nord du Lovatnet, en face du Skavteigfjellet (1548 m).


En face, sur la rive sud, les murailles basses du Meleinsnibba (1706 m).


Au loin, les glaciers se découvrent au hasard du passage des nuages.


Je suis fasciné, scotché, émerveillé par ces montagnes. Notez en bas à droite, quelques centaines de mètres carrés de forêt détruits, sans doute par une mini-tornade ou un gros coup de vent, et comme je vous en ai montré un exemple ces jours derniers. J'en verrai à plusieurs endroits dans ces montagnes.


Et naturellement, l'eau dégouline de partout, comme toujours en Norvège. Ici, un effet superbe sur ces dalles lisses. Un immense toboggan naturel.


Le Ramnefjellbreen (breen = glacier), 1856 m, complètement caché par les nuages. Le cône de déjection est un modèle du genre !


Les vallées très échancrées se succèdent sur les rives nord du Lovatnet. La première ici est la Austerdalen, puis au fond à droite la Bodalen.


Une piste s'élève dans les pentes de la Austerdalen. Je passe outre et poursuis vers la Bodalen. La route se rétrécit encore. ici, au pied du Raudinakken. En face, c'est l'énorme caillou Bodalsfjellet (1495 m).


Je viens juste de passer Bodal, et sa vallée la Bodalen. Une piste que je ne trouve pas très belle permet d'atteindre la haute vallée, mais elle est payante. Je préfère poursuivre jusqu'au bout de la route d'abord, et on verra au retour. Coup d'oeil arrière sur le Lovatnet depuis Gjerdshaugen.


La route étroite contourne la Bodalsfjellet. C'est magique !




Voilà, Kjenndalsbre Fjellstove: je suis arrivé au bout du Lovatnet, et c'est la fin de la route 723.


Ici commence une piste, payante elle aussi. 40 Kr, soit 5.60 euros. Ils m'énervent, les norvégiens, à tout faire payer comme ça. D'un autre côté, je peux passer sans payer. En effet, il suffit de mettre l'argent dans une enveloppe, et détacher un reçu. Mais on peut tout aussi bien détacher le reçu sans mettre l'argent dans l'enveloppe. Des français que j'interroge d'abord en anglais (voiture de location, je ne pouvais pas savoir, mais la fille me répond "vu l'accent, vous êtes français" dans ma langue....) me disent qu'ils vont seulement au café (la maison photo précédente), et qu'ils ne peuvent me renseigner. Je les retrouverai au parking, tout au bout : ils n'ont donc pas payé, ni même pris la peine de prendre un reçu ! Bref, des français, quoi ! Bon, je râle, mais je paye mes 40 NOK (j'aurais dû ne donner que 20...) et j'y vais.




En fait, la piste est goudronnée sur une bonne partie, et en excellent état.


Partout, des cascades surgissent des hauteurs et se précipitent dans le vide.


Soudain, j'aperçois le fond de la Kjenndalen. Le Kjenndalsbreen dévoile sa langue terminale. Quel spectacle, malgré le manque de soleil.




Coup d'oeil arrière sur la Kjenndalselva et la terrifiante muraille de la Bodalsfjellet. Mais ceci est un pléonasme, ici. Toutes les falaises qui m'entourent sont, absolument sans aucune exception, d'une grandeur et d'une beauté prodigieuses.


Vous l'avez deviné : le Kjenndalselva sort directement des entrailles du galcier Kjenndalsbreen !


J'ai peut-être un peu accentué les couleurs au développement, mais la belle teinte bleue de la glace se voit très nettement à l'oeil nu.


Sur ma gauche, la Kruneelva s'échappe pour sa part du Krunebreen, invisible derrière les remparts.


Je viens de poser Mygoo sur le parking situé au bout de la piste. Un sentier conduit au pied du glacier.


Là, c'est clair, c'est la Kjenndalselva !


C'est très humide, il tombe quelques gouttes, mais ça va encore, ce n'est pas très méchant. En fait, ça ne me dérange pas du tout. Ce qui me dérange, c'est de louper du spectacle, à cause des nuages, et d'avoir une luminosité faible, très dommageable pour la qualité des clichés !


La glace est très sale. Par ailleurs, je m'aperçois qu'en fait, la Kjenndalselva est constituée de la somme de nombreuses cascades qui toutes se rejoignent sous la glace terminale, et non pas seulement de la plus grosse que vous voyez ici à droite.


Quand je zoome vers le glacier, j'aperçois en fait des rivières d'eau qui dégoulinent de partout, et dont le débit est assez important.


Echange de photos avec un couple d'allemands. Mais pourquoi est-ce que je lève les bras comme ça ? Rassurez-vous, je ne suis pas en train de prier ! L'eau est absolument glaciale. Les jeunes à côté enlèvent leurs chaussures, histoire de tester correctement la température. Ils ne tiennent que quelques secondes dans le flot... Tu m'étonnes !




Des motards perdus dans la vallée.


Le glacier se découvre très doucement.


Me laissant entrevoir tpout ce que je perds !


C'est ici que je m'installe pour déjeuner.


A 13 heures, j'ai le plaisir de découvrir la partie sommitale du glacier, du moins celle visible depuis le bas. C'est incroyable !






Retour vers la 723.


Je vais jusqu'au café-restaurant dont je vous parlais : tout est fermé, alors que nous sommes en plein mois d'août ! Vraiment curieux. Voici donc le début du Lovatnet, dans lequel se déversent toutes les eaux chargées de minéraux issues des glaciers environnants, ce qui explique cette teinte.En face de moi, le Ramnefjellet (1493 m), qui forme le verrou sud-ouest du Lovatnet. On voit nettement une tache plus claire sur sa muraille : je vous en dirai davantage un peu plus loin. A gauche, la Ramnafjellfossen, qui descend de bien plus de mille mètres... En effet, au-dessus dans les nuages se trouve le Ramnefjellebreen, dont le sommet pointe à 1856 m, alors que le lac est à seulement... 52 mètres. Eh oui, n'oubliez pas, la mer n'est pas loin !


En me retournant, j'ai la chance de découvrir le Krunebreen dont je vous parlais plus haut, et que les nuages viennent de libérer ! A sa droite, la Kjenndalskruna, 1830 m. Le Kjenndalsbreen que je viens d'aller voir est à sa droite, derrière.




La 723 s'élève en corniche au-dessus du Lovatnet. A gauche de la Ramnafjellfossen, on voit bien l'échancrure terminale de la Nesdalen, au pied de laquelle se trouve le hameau de Nesdal, du moins ce qu'il en reste, et dont on aperçoit quelques maisons.


Depuis le même point de vue en face de Nesdal, je me retourne vers la Kjenndalen que je viens de parcourir.
Au fond, le Krunebreen, encore, que je ne voyais pas à l'aller. J'en éloigné d'environ six kilomètres.


Nouveau zoom sur le Krunebreen. C'est superbe, la façon dont la glace se déchire, sur la partie gauche, en forme de sphère !


Je vous le disais, la route passe en corniche. Pénible, de toujours être obligé de prouver ce que l'on dit.


La Trosevika et le Sundet, au pied du Ramnefjellet.


Et la partie terminale du terrible vaisseau qu'est le Bodalsfjellet, derrière moi, avec à droite un aperçu de la Nesdalen.


Le voici donc de face, le fameux Ramnefjellet. Si vous êtes fin observateur, ce dont je ne doute pas, vous remarquerez aisément cette énorme partie plus claire de cet immense mur de roches. Vous l'avez deviné : c'est une partie manquante, parce qu'elle s'est effondrée, détachée de son support. Et si vous avez un peu d'imagination, il vous sera facile de voir en esprit ce bloc se libérer de sa gangue minérale. Eh oui, vous l'avez deviné : c'est arrivé. Et qui plus est, par deux fois, et récemment en plus ! Je vous raconte succintement. Sur place, il y a de nombreuses stèles et même un parking entièrement dédié à ces tragiques événements, ainsi que des sentiers de randonnées en mémoire des êtres humains qui y ont laissé leur vie, malheureusement. Une fois de plus, force est de reconnaître notre petitesse face à Dame Nature.

15 janvier 1905

Un énorme bloc de pierres (100 m de haut, 50 de large et 10 d'épaisseur, soit environ 50.000 m3, estimé à 125.000 tonnes) s'est détaché à environ 500 mètres de hauteur du flanc de la montagne. On estime qu'environ 870.000 tonnes de débris ont basculé dans le lac situé juste en-dessous, générant une vague de tsunami d'une hauteur de 40 mètres ! Toutes les maisons de Nesdal et de Bodal ont été détruites, sauf quelques granges et dépendances de Bodal. Le bateau de tourisme "Lodalen" a été catapulté à 350 mètres dans les terres ! La vague a tué 61 personnes, et neuf corps seulement ont été retrouvés, les autres ont disparu sous les gravats dans le Lovatnet. Plus de 60 maisons ont été détruites, et le tsunami a également tué 94 vaches, 10 chevaux, 145 moutons et 16 porcs. Voir ici.

 

13 septembre 1936 à 5 heures du matin

Les survivants de la précédente catastrophe ont reconstruit les maisons, d'autres sont venus s'installer à nouveau dans les deux villages. Ils n'auraient pas dû. On devrait écouter la nature et rester humble, mais les hommes ont besoin de vivre aussi, et ne croient pas que les choses puissent se reproduire au même endroit. Eh bien si, c'est arrivé ici. Cette fois, le bloc était encore plus gros : 240 mètres de hauteur, environ un million de mètres cubes de pierres s'est abattu une nouvelle fois dans le Lovatnet. Il se trouvait à 800 mètres de hauteur dans la montagne. La vague du tsunami résultant faisait 70 mètres de hauteur ! Cette fois, 74 personnes ont péri, dont 41 n'ont jamais été retrouvées. 4500 personnes sont venues assister aux funérailles dans l'église de Loen. Le site commémoratif du premier accident a été balayé par celui-ci. Cette fois, les villages rasés n'ont pas été reconstruits, et les hommes ont délaissé cette vallée. Ils ne reste désormais que des chalets de vacances, utilisés à la belle saison. Pour ceux qui veulent en savoir davantage : ici, , , et encore .


Le Lovatnet aujourd'hui, si calme. Et pourtant.... vous savez maintenant.


Nesdalsnibba (1673 m), Gjerdaaksla (1846 m) à gauche. Nesdalen en bas à gauche et Vesledalen à droite.


Plus loin, sur les rives du Lovatnet, Hogrenning, Hellsete et le Helsetneset, le cap au pied de la Hellsetefjellet (1573 m) sous les nuages.


Peu après Raudi, dans les pentes du Hogrenningsnibba (1670 m). Regardez cette rigole dans la roche, au centre, à gauche du tronc du bouleau.


Je zoome pour les bigleux.... La nature est incroyable. L'eau trouve toujours un chemin, et si elle n'en trouve pas, elle le fabrique : la preuve !


Vue arrière sur Hogrenning. Là encore, on distingue des arbres couchés au coeur de la forêt, dans les pentes du Hogrenningsnibba.


A gauche la Bodalen, que j'ai finalement laissée; au fond la Kjenndalen d'où nous arrivons; à droite la Nesdalen. Vous vous rendez compte de tout ce qu'il y a à découvrir dans ce petit secteur ? Une fois de plus, je ne fais que "survoler" les lieux, je vous donne les clefs. A vous de les prendre et d'y aller. Rien qu'ici, vous pouvez passer une semaine à randonner...


En face, il s'agit encore de la Ramnefjellet, son autre face... Des éboulements ont évidemment eu lieu ici aussi, mais plus personne ne s'en souvient, car ils ont peut-être eu lieu voici plusieurs centaines ou milliers d'années, comme partout dans les massifs montagneux de notre si belle planète. Habiter au pied de telles muraille set et restera toujours un danger pour l'homme. A cause de.... ben oui, vous connaissez sûrement, ça s'appelle la gravitation !


Hogrenningsnibba toujours, et les marques des tempêtes et/ou des tornades passées dans la forêt.



Cette fois, on en voit un tout petit bout, du Ramnefjellbreen dont je vous parlais à l'aller, avec son joli cône de déjection.


Et hop, un petit zoom dans ses pentes au-dessus du cône terminal. Impressionnant, non ?


Je vois sur ma carte topographique qu'un sentier permet de longer cette rive opposée à peu près jusqu'ici. C'est incroyablement beau.


Breng.


Je suis maintenant à Vorneset, peu avant Sande qui marque le bout du lac (ou son début, comme vous voulez). En me retrounant, je vois donc Sande (il y a trois hameaux successifs qui portent ce nom) et son terrain de camping. En arrière-plan, c'est la Hellsetefjellet, encore un sacré beau morceau de montagne !


Et juste derrière moi, le Rongjuvnibba (1572 m). Où que vous posiez vos yeux, vous serez éblouis.


Je suis arrivé sur les rives de la Lobukta; vue sur l'église, derrière laquelle passe la route 627 que je viens de vous décrire.


Je retrouve la route 60, que je continue pour aller de l'autre côté du Nordfjorden, vous savez, à la pointe de la botte, Olden et la Oldebukta. Ici, sur cette vue arrière, on aperçoit à droite l'immeuble immanquable de Loen : l'hôtel Alexandra. C'est là que je vais établir mon bivouac pour les trois nuits à venir. Parking parfait, toilettes toute neuves juste à côté, hotspot WiFi de qualité optimale, cadre et situation géographique incomparables !


Encore un coup d'oeil sur la Lobukta. A gauche, l'église de Loen. Au loin, la Geitafjellhyrna (1626 m).


Première église à Olden. Là, je laisse la 60 poursuivre son chemin le long du Nordfjorden pour m'enfoncer plein sud le long de la route 724. C'est à nouveau un cul-de-sac qui me conduit encore au pied de l'immense Jostedalsbreen, une fois de plus, au fond d'une autre vallée, la Oldedalen, pour atteindre un nouveau bras du Jostedalsbreen, le Briksdalsbreen.


La 627 passe devant une autre église à Olden, dont la porte est ouverte, ce qui est très rare.


Avleinsfjellet, 1500 m, et cette magnifique vallée surélevée. J'adore totalement ce genre de vallée situées en altitude !


Malheureusement, la pluie revient doucement, après les éclaircies du début d'après-midi, et il fait même presque sombre. Ce petit lac est le Floen, situé à 29 mètres d'altitude seulement, ce qui parait tellement étonnant dans un tel paysage. C'est toute la magie de la Norvège !


Du même endroit, vue arrière sur Lauki.


Sandnes.


Je suis désormais sur les rives du Oldevatnet. En face, Beinnes.


Les pentes sous le... Ramnefjellbreen. Quoi, encore ? Me demandent ceux qui suivent et qui lisent tout ! Eh oui, les amis, je longe le même glacier que tout-à-l'heure dans l'autre vallée. Le massif du Ramnefjellbreen, en forme de pointe, est entouré à l'est par le Lovatnet, et à l'ouest par le Oldevatnet.


Vue arrière sur le Oldevatnet, justement. A droite, Haheim.


Du même endroit, zoom sur Haheim.


A Sunde, la 627 traverse le lac fort étroit à cet endroit pour le longer désormais sur la rive gauche. Le Gjerdanibba et un col d'une beauté à couper le souffle, mais malheureusement impossible à exprimer photographiquement, compte tenu de cette météo qui devient vraiment mauvaise.


Je vous garantis que le spectacle offert ici par les massifs montagneux qui m'entourent à à peine croyable tellement c'est beau.


Partout, des glaciers.


Partout, des parois immenses, des forêts vierges, des cascades.... Je vous assure, c'est inimaginablement beau !


Le Kjenuken, 1016 mètres d'un seul tenant, une paroi fantastique ! Le lac est à seulement 33 mètres d'altitude, pour vous situer le décor !


Et quel décor ! Uner mise en scène époustouflante, on se croirait au coeur de vastes forêts perdues dans des continents encore inexplorés. Quand je regarde cette photo, par exemple, je pense que si je m'enfonce dans ces massifs, je peux me trouver face à face avec des tribus inconnues n'ayant pas encore rencontré l'homme moderne. Quoi ? J'ai un peu trop d'imagination ? Mais que nenni ! Allez voir les reportages, et vous verrez que ça y ressemble étonnemment !


Vue arrière sur le Gjerdanibba et Sunde.


Pareil.


Là-haut, des glaciers... Le Sundsbreen.


Que puis-je vous dire ? C'est.... oui, comme vous dites !


Vue arrière sur Sunde.


Pareil....


Kjenuken et Sundsfjellet, Oldevatnet.


Camping de Gytri.


Partout des glaciers au-dessus de ma tête. C'est fantastique.


Kjenuken toujours ! Quelle paroi magnifique.


Et plein sud, tout au bout de la route et de la Oldedalen, le grand Jostedalsbreen déborde de son immense plateau glacé. C'est la langue du Melkevollbreen, entre le Middasnibba à droite (1443 m) et le Kattanakken.


Le hameau de Rustoyane, au bout du Oldevatnet. Et ce qui est incroyable, c'est que cette vallée entourée de glaciers est cultivée dans sa moindre parcelle de terre, et la route est parsemée de fermes.


Et tout autour, la forêt est envahie par les rivières qui descendent de partout. Quel pays !


Ici, c'est le Neslenibba, 1359 m.


Rustoyane au premier plan, et la Olderdalen qui va jusqu'au Melkevollbreen.


Zoom sur le Melkevollbreen.


La Olderdalen est entièrement cultivée.
Les hameaux se suivent : Rustoyane, Kvame, Hogalmane, Äberg, Myklebust, Melkevoll qui a donné son nom au glacier.


A droite, la belle Melkavollfossen.


La route grimpe jusqu'à la Briksdalsbre Fjellstove, café restaurant au sommet de la côté, parking réservé pour les bus seulement. Interdit aux véhicules individuels, je ne fais qu'une pause pour photographier le Briksdalsbreen, tout là-haut, encore une des langues "pendantes" du Jostedalsbreen. Un sentier conduit au pied du glacier, mais je ne peux pas laisser Mygoo ici.


De l'autre côté de la vallée, la Volefossen. 309 mètres en tout, avec un saut de 274 mètres.


Un zoom sur un bout de la Volefossen. Un peu plus bas se trouve un grand parking -payant bien sûr- pour les véhicules de tourisme et les camping-cars, à Melkevoll Bretun. Le parking coûte 50 NOK, pour six heures, mais ce qui est interessant, c'est la possibilité de rester la nuit avec le camping-car, pour 100 NOK pour le véhicule plus 30 NOK par personne. Si j'étais arrivé ici un matin, et que le ciel avait été bleu, alors je serais resté 24 heures, et j'aurais dormi ici. Mais ce soir, il ne fait pas beau, et ils annoncent de la pluie pour demain : je ne vais donc pas rester. Cependant, il faut bien admettre que la situation de ce camping ici à l'entrée du parc et au pied des glaciers aisément accessible est exceptionnelle, et se promener là par beau temps doit être absolument inoubliable !


Demi-tour donc pour Mygoo et votre serviteur.


La Dalelva avec, en arrière-plan, le Kattanakken. Quel spectacle !


Je ne m'en lasse pas, c'est inimaginable.


Au pied du Äbrekkenibba, 1059 m. Je vous le disais bien : toutes les parois sont sublimes.


Allez, promis juré, dernier coup d'oeil arrière.


Et vers l'avant.


Et au-dessus de ma tête, la Melkevollfossen me laisse béat d'admiration. Pour vous donner une petite idée de la Norvège, cette cascade n'est classée que la 50ème du pays dans cette liste , avec ses 419 mètres en tout, dont un saut de 122 mètres. Vous noterez que la Volefossen dont je vous parlais plus haut n'est que la 72ème du pays. Pour vous faire comprendre pourquoi, lorsqu'on revient de Norvège, on ne fait même plus attention aux cascades des autres pays. Seule l'Islande offre des cascades encore plus impressionnantes. Tapez ces noms (Godafoss, Selfoss, Dettifoss, Gullfoss, Skogafoss) dans la zone de recherche de mon site en haut à droite pour les voir, vous serez convaincus, leur puissance est absolument incroyable ! Lorsqu'on revient d'Islande, les cascades norvégiennes elles-mêmes deviennent banales. Je ne dis pas ça pour faire "crâneur", c'est un fait réel.

Néanmoins, je reste un moment à admirer celle-ci, la Melkevollfossen.


La pluie revient, plus régulière. Dernière photo en passant devant Häheim, le long du Oldevatnet. Lorsque j'arrive à Loen, elle est plus soutenue. J'ai finalement eu de la chance, aujourd'hui, de passer à travers les gouttes, car ce soir, il pleut vraiment. Peu importe, je suis bien à l'abri au sein de Mygoo, et le bruit des gouttes sur la tôle me berce gentiment. Comme j'ai droit en plus à Internet, je surfe allègrement....

 

 

 

Jeudi 9 août 2012, 129ème jour de voyage.

Pluie toute la journée. Je reste à Loen, toilettes impeccables entre le Grand Hôtel et l'Hôtel Alexandra. Vers 11 h, je suis fatigué et décide de me coucher. Au réveil, encore fort fatigué, je me force à me lever pour manger mon repas de midi. Je regarde l'heure : il est 16h30.... Oups !

 

Vendredi 10 août 2012, 130ème jour de voyage.

Il pleut toujours, mais ça s'éclaircit en fin de matinée. Je vérifie la météo : pluie en soirée. Alors, je reste, car il fera beau demain. Et de fait, ça s'est recouvert dans l'après-midi...


Depuis le 06/06/2005 Visites:939667 Aujourd'hui :58 Maintenant:7 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)