Scandinavie 2012, étape 137

Jour 137 - Vendredi 17 août 2012 - 233 km - 465 photos
(Total : 17287 km - 33347 photos)
De Gol à Ovre Ärdal (Norvège)

Temps couvert ce matin. Qu'à celà ne tienne, pas question de rester ici. Départ à 8h30.


Route n° 15. Je roule vers l'est pour suivre la rivière Otta, large comme un fjord. Ici, à Kjorre, juste à la sortie de Lom, devant le petit lac Ärsjo (364 m), vue arrière, sud-ouest, sur la ville de Lom, bâtie sur les flencs de la Lomseggje (1289 m).


Un peu plus loin, je descends sur les rives de la Otta où je prends mon petit déjeuner. Puis je reprends la route maintenant le long du Vagavatnet. Les rives du lac sont parsemées de petites fermes implantées dans des clairières. Ici, Traelviki, en face de Neset.


Bjorvikje. La route longe maintenant les berges du long lac. Vue arrière, plein ouest, vers Lom.


En face, des clairières dans la montagne, défrichées par les hommes.


Peu après Tessand, je quitte la route 15 pour la route 51, direction le sud. C'est une route plus ou mois parallèle à la route 55 empruntée hier à travers le Jotumheimer National Park. La 51 traverse à nouveau le massif, cette fois à l'est du parc. C'est ici que je suis arrivé le 22 avril dernier, après la traversée féérique de ce même plateau dans la neige. Quelle différence considérable. La route s'élève rapidement, offrant quelques échappées sur le Vagavatnet.


Grov, 806 mètres. Sur le plateau, je retrouve bien sûr les lacs et les marécages traditionnels.


Un troupeau de vaches au bord de la route, toujours à Grov.


Le Lemonsjoen, 862 mètres d'altitude.


Kalven, au sud du lec, est une petite station de ski.




Ensuite, c'est l'entrée dans de magnifiques forêts de sapins. La Rv 51 passe ici en corniche au-dessus de la Sjoa.


Voici donc la Sjoa, qui a donné son nom à la vallée, la Sjodalen. Je suis heureux de retrouver ce genre de paysage que j'affectionne tout particulièrement, et qui me fait tout simplement penser aux immenses forêts du Canada.


Oui, je sais bien, il y a un câble qui traverse la photo.


La Sjoa devient tumultueuse. Fin avril, elle était encore bordée de glace.


Et voici maintenant la Russa, à Russtangen. L'immense forêt vient mourir sur les berges d'un vaste espace humide, confluent de plusieurs rivières et vallées descendant des montagnes alentour. Ici commencent 3 vallées : La Russdalen vers l'ouest, la Griningsdalen vers l'est, et la Sjodalen vers le nord, que je viens de suivre. Des pistes partent un peu partout dans ces vallées et vers les forêts. Un royaume fait pour les chasseurs et les pêcheurs, assurément !


La Russa vers le confluent des 3 vallées.


Vue arrière sur le Sjodalsvatnet que je longe maintenant, et qui était encore complètement gelé le 22 avril.


Petit crochet sur Gjendesheim (994 m), au fond du lac Gjende, duquel nait la Sjoa. C'est la porte d'entrée vers un immense réseau de randonnées dans les montagnes du Jotunheimen. Un grand parking payant marque la fin de la route. Pêcheurs, chasseurs, randonneurs, c'est ici un des haut-lieux


Lac Gjende. Le monde sauvage. Pas de routes. Un bateau peut vous conduire au coeur des montagnes, à Memurubu, et/ou à Gjendebu, tout au fond.




Gjendesheim. Je repars, car quelques gouttes de pluies tombent, et je n'ai pas l'intention de me faire verbaliser sur le parking.


La Sjoa qui s'écoule du lac Gjende. En face, Gjendehoe, 1257 m.


Retour sur la route 51. La Sjoa commence à prendre de la vitesse en arrivant ici. Elle va d'abord se jeter dans le Sjodalsvatnet.


La Sjoa toujours, du même endroit.




Nedre Leirungen, au pied du Knutshoe à gauche (1517 m). Au loin, dans le creux que l'on devine, le lac Gjende, caché par la muraille.


La route 51, qui grimpe dans la forêt de bouleaux.


Vue arrière sur le Sjodalsvatnet que je viens de longer. J'ai pris cette même photo fin avril, depuis ce parking aménagé : tout était blanc !


Nedre Leirungen encore (983 m). Les chalets de Leirungsbuin, au pied de la Gjendehoe, photographiée plus haut depuis le versant opposé.


Vers l'ouest et le sud-ouest, les hautes montagnes du Jotunheimen.


Zoom sur le Nedre Leirungen, une nouvelle fois. Vous êtes ici dans le royaume de la randonnée, et vous pouvez rester ici une ou plusieurs semaines et marcher quoditiennement dans toutes les vallées environnantes !


Et c'est l'arrivée sur l'iimense plateau appelé Valdresflye. La route 51 atteint un col à 1389 mètres.




Vue arrière sur la route 51.










Au-delà de la zone encore recouverte d'une végétation rase se trouve le monde entièrement minéral : l'herbe elle-même n'y trouve pas son compte.


C'est ici que j'avais rencontré un couple de norvégiens parlant français. Glace et neige recouvraient le plateau, et les norvégiens s'y promenaient en ski.


A droite, le Synshorn (1475 m).


Synshorn à gauche, Oystre Fagerdalshoe (1504 m) à droite. Je pose ici Mygoo, au milieu du plateau. Il fait froid, je suis à peu près à 1300 mètres, et les vents s'engouffrent dans ce vaste espace. Stationner ici en hiver est certainement synonyme de mort !


Un timite rayon de soleil fait son apparition, égayant aussitôt le tableau.






Je me sens mieux, maintenant que j'ai le ventre plein, et je peux poursuivre mon chemin. C'est la descente. A main gauche, vers l'est-sud-est, le Vinstre, ce grand lac dont je vous ai déjà parlé le 22 avril dernier. Tout était gelé, et j'avais vu deux skieurs de fond suivre cette piste pour aller vers les chalets de Lykkjestolane. Je ne voudrais pour rien au monde habiter ici, mais je pense qu'il ne s'agit que de chalets pour l'été, bien que je sois persuadé que certains norvégiens viennent ici également en hiver pour chasse et pêche. Par contre, la route 51 est fermée en hiver, et lorsque je suis passé fin avrilo, elle n'était ouverte que de jour.




Descente sur Bygdin.


Vue sur le Halissundet, depuis Bygdin. A droite, les chalets de Fagerstrand.


Une belle vue arrière sur le Synshorn, à nouveau, que la route 51 contourne.


Vue arrière sur la dépression de Bygdin. Au premier plan, le Stavtjerne (1055 m). On voir bien la trace grise de la route 51 là-haut, qui part vers les grands espaces du plateau Valdresflye, au nord.


Vue arrière sur l'imposante muraille du Bitihorn (1607 m).


Et c'est l'arrivée dans la station de ski de Beitostolen.


Peu avant Lidar, vue sur le petit lac Hedalsfjorden (619 m).


Je quitte la route 51 à Skammestein pour la 289, qui passe au bord du Hedalsfjorden, justement. J'étais venu exactement à cet endroit photographier ce petit lac pris dans les glaces, le 22 avril dernier.


Ellestadbygde. Vue arrière sur le lac Slidrefjorden.


Le Slidrefjorden toujours. Le paysage ressemble me fait penser à celui des Vosges, n'est-ce-pas, Charles ?


A mes pieds, la petite église de Lomen, au bord du Slidrefjorden.


A Ryfoss, je retrouve la E16, et je prends à droite (plein ouest), le long de la rivière Storane. Soudain, dans une courbe prononcée, juste avant le hameau de Vangsnes, mon attention est captée par le paysage. Je sais instantanément que je suis déjà passé, ici, et je me remémore exactement la pause faite ici voici plus de six ans maintenant.


C'était le 14 mai 2006, avec le scooter. J'étais gelé, et j'avais mangé ici vers 13 h. J'ai pris exactement la même photo, mais ce qui m'a le plus impressionné, c'est de revoir et reconnaître l'emplacement en une fraction de seconde juste en passant ! J'ai même fait demi-tour pour venir vérifier. Etonnant, non ?


Norsvinsfjorden. C'est un lac d'eau douce. Vous avez vu comme le ciel s'est dégagé ! Il fait même chaud, c'est en fait très orageux.


Du même endroit, vue vers le nord.


Peu après Neset, sur les rives du Leirholssundet, le détroit faisant le lien entre le Norsvinsfjorden et le Vangsmjose.


En face, le massif montagneux Vennisfjellet.


Villand, sur les bords du Vangsmjose, peu avant d'arriver à Vang.


Depuis Vang, vue sur le Vangsmjose. En face, la vallée suspendue Sandalen, et plus loin, le massif Skyrifjellet, sur la rive nord du Vangsmjose.


Zoom sur Leine, au pied de la Sandalen., le Skutshorn à gauche (1630 m).


Toujours depuis Vang, mais vue vers le nord-est et la Vennisfjellet.


Eglise de Vang.


Dans le cimetière de Vang.


La fierté de Vang, sa pierre runique, exposée devant l'église dans une cage de verre fort gênante pour la photographie.


Office de tourisme de Vang.


Vennis, sur l'autre rive du Vangsmjose.


Kvam, en sortie de Vang, peu après l'embranchement vfers la Skakadalen.


Le Vangsmjose vu du même endroit, vers l'est.


Skutshorn Norvège

Sur la E16. Face à moi, le splendide vaisseau de pierre qu'est le Skutshorn, sur l'autre rive du Vangsmjose, pointe avancée de la Skyrifjellet.


Skyrifjellet Norvège

Un parking situé presque au bout du Vangsmjose me permet d'admirer les fantastiques falaises de la Skyrifjellet.


la Skyrifjellet se reflète dans les eaux du Vangsmjose. Norvège

Du même endroit, vers l'est, la Skyrifjellet se reflète dans les eaux du Vangsmjose.


la Skyrifjellet se reflète dans les eaux du Vangsmjose. Norvège

Toujours depuis le même endroit. Homro en face.


Au bout du Vangsmjose se trouve le hameau appelé Oye, et sa jolie stavkyrkje (église en bois debout).


Juste un peu plus haut, à Ovre Dalen, se trouve une pierre d'entretien (rodestein en norvégien). Suivant le plan d'entretien des routes de 1824, les propriétaires terriens étaient responsables de la maintenance des routes sur une distance dépendant de la taille de leur domaine. Les distances étaient matérialisées par des pierres comme celle-ci, qui indique que le fermier Grihamar devait maintenir la route sur une distance de 215 mètres.


Je viens de quitter la E16 à Tyinkrysset pour la route 53 qui grimpe ici sur le plateau de Tyin.


Et le beau lac de Tyin (1080 m) que voici. Lorsque je suis passé ici en mai 2006, il était complètement gelé, et féérique.


Zoom de la précédente, pour voir le glacier Uranosbreen et Uranostinden (2157 m), à 22 km à vol d'oiseau.
Le Sognefjellet traversé hier sur la route 55 se trouve de l'autre côté, derrière ces montagnes.


La piste partant sur la rive est du Tyin.


Les chalets de Tyinstolen.


Les chalets de Reikesteinodden.




Voici le même lac, le 14 mai 2006, vers 14h30.... !



Et la rive est du Tyin.


La belle muraille du Mannsbergi (1365 m).


Après le lac de Tyin, la route longe le lac de Torolmen (1051 m), vu ici vers l'arrière.


Ensuite, c'est la magnifique descente, impressionnante comme toutes les descentes vers un fjord, puisque la route passe du plateau à plus de 1.000 mètres sur les bords de la mer, par définition à l'altitude zéro, sur une très courte distance, au moyen de quelques lacets serrés. Ici, après la Tyedalen, voici la Moadalen.


En bas, le village de Tronteigen, dans la Utladalen.


Puis, sous mes yeux, presqu'invisible à cause du gros contre-jour, voici Ovre Ärdal.
C'est là que je serais arrivé hier matin, si j'avais suivi la petite route à péage, la Tindevegen...


A Ovre ärdal, en cherchant un coin sympa pour bivouaquer.


Mairie de Ovre ärdal. C'est finalement ici, sur le grand parking central de la petite ville industrielle, que je vais bivouaquer.

Il y avait peu de touristes étrangers sur la route 51. J'ai aussi la nette impression que la saison touche à sa fin ! Je dois dire que, globalement, à part les très grands sites touristiques, les autres régions, pourtant fort belles, sont peu visitées, du moins en ce qui concerne le tourisme non-norvégien. Je dirais, grosso-modo, qu'il y a trois régions touristiques internationales en Norvège : Cap Nord, Lofoten, Fjords du Sud. La publicité importante a aussi fait la promotion de la route 17, variante empruntée pour aller là-haut. Le reste est très peu fréquenté par les étrangers, 10%, peut-être 20%, mais je ne crois pas ! Ces régions sont surtout visitées par les norvégiens eux-mêmes.


 


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