Scandinavie 2012, étape 140

Jour 140 - Lundi 20 août 2012 - 206 km - 446 photos
(Total : 17676 km - 34370 photos)
De Aurlandsvangen à Eidfjord (Norvège)

Très bonne nuit passée ici à Aurlandsvangen. Je me réveille plutôt de bonne heure, et je prends la route alors qu'il n'est même pas 8 heures. Il a plu cette nuit, et il ne fait pas très beau ce matin. C'est gris et sombre, pas terrible pour les photos.


Je prends la route 50 qui s'enfonce dans ma Aurlandsdalen. Elle commence par longer la Aurlandselvi que voici.


La vallée est cultivée jusque dans les pentes.


Arrivée sur le Vassbygdevatnet (54 m). Je prends ici mon petit déjeuner et mon grand bol de café.


Tout près de moi, d'énormes éboulis gisent en tas au pied de la formidable muraille. Sans doute un pan entier s'en est-il détaché un jour.
Qui sait si des hommes se trouvent là-dessous ?


Vers l'arrière, Lavi, sur les bords de la Aurlandselvi qui sort du Vassbygdevatnet.


Les pentes sont telles que les norvégiens ont creusé un tunnel pour remplacer l'ancienne route qui contournait le cap au plus près du lac, et passait sous 5 tunnels successifs. je suppose que les éboulements étaient trop fréquents ! Vue arrière sur la rive opposée du Vassbygdevatnet.


La route traverse Vassbygdi situé au bout du Vassbygdevatnet qu'elle contourne pour ensuite s'attaquer à la falaise opposée. Ici, dans le premier lacet, j'aperçois au-dessus de ma tête un énorme canyon formé entre les deux pics du Vatlandsholten (1081 m).


Les épingles à cheveux sont très efficaces, et le paysage prend très vite de la hauteur. En bas, le fameux cap et son ancienne route au pied de l'énorme muraille. Derrière, c'est Lavi. On distingue même au loin les premières maisons de Aurlandsvangen.


Zoom sur l'ancienne route. On aperçoit même deux entrées des anciens tunnels.


Le mur du Vatlandsholten. Un beau terrain d'exercice pour les alpinistes en herbe !


Un petit sentier part depuis le parking au bord de la Grimsetelvi, qui dévale la pente comme une furie.


Inutile de vous dire que j'avance très précautionneusement. Une chute ici, et c'est la fin du voyage, départ vers un autre qui ne m'attire pas du tout.


Pour vous donner une idée de la pente....


Très loin, vers le nord-est, on aperçoit la Midjedalen. Cette vallée se termine à Vassbygdi. Une piste s'y enfonce, suivie par des sentiers de randonnées dans le massif. Une fois de plus, je signale d'énormes possibilités de treks en haute montagne partout autour.


Vue vers l'ouest-nord-ouest et le Aurlandsfjorden, au fond de la Aurlandsdalen. Lavi est toujours aussi visible.


A Grimsete (quelques chalets en état d'abandon), une piste va au fond de la Lavisdalen jusqu'au lac Viddalsvatnet. Certainement des paysages fantastiques, car ce lac est long et étroit au pied d'une grande muraille avec des à-pics de plusieurs centaines de mètres. Une fois encore, je vous laisse tout ça, car il y a de quoi se promener plusieurs jours. La route traverse la montagne par le Stondalstunnelen (environ 2 km).


Pour ressortir au-dessus de Stondalen, hameau situé au bout de la vallée Stondalen par laquelle on peut redescendre à Vassbygdi. On suit alors la vallée sur quelques centaines de mètres, de plus en plus sauvage.


Vue arrière sur Stondalen.


Puis j'emprunte un nouveau tunnel qui passe sous la Klovafjellet (1612 m), le Berdalstunnelen (environ 4 km). A la sortie, je me trouve dans une magnifique vallée très humide d'une luxuriance végétale tout bonnement fascinante.


Des sentiers passent quelque part là-dessous, car je les vois sur la carte.




Une grosse impression de forêt primaire, de terres vierges, souvent ressentie en Norvège.


Et un troisième tunnel consécutif me fait ressortir ici, au bord du Nesbovatnet (807 m).


Suivi par le Aurdalsvatnet. Vue arrière sur Vikjaneset, chalets bâtis entre les deux lacs.


Il y a beaucoup de moutons sur la route, certains sont même couchés et ne bougent pas d'un poil lorsque je passe à côté. Franchement, j'ai même cru un moment que certains d'entre eux étaient morts ! La route 50 continue de s'élever doucement, passe un nouveau tunnel et longe une série de lacs tous joints entre eux par de petites rivières. Ici, Oyestolen, près du Oyestolsvatnet (964 m).




Il fait de plus en plus froid, et un vent glacial parcourt la vallée, rien ne pouvant l'arrêter. Pas besoin d'être sorti de Saint Cyr pour savoir qu'il doit régner ici des températures glaciales en hiver, sans doute mortelles pour quii reste sur place sans bouger. Ici, à Vestaforbotn, près de la Stemmerdola.


Vestredalsvatnet, 1150 mètres. Un nouveau tunnel au bout du lac, le Geitryggtunnelen, en travaux. Il m'a fallu attendre une dizaine de minutes, et c'est derrière une voiture équipée de gyrophares que le petit convoi a traversé le tunnel sombre et inquiétant.


A gauche, la Urdvassberget.


Et la Urevassnutane (1770 m) dans les nuages. Il pleut.... pas beaucoup, mais il pleut depuis que je suis sur le plateau.


Juste après, le grand Strandavatnet, 978 m. Je suis passé ici le 15 mai 2006 avec le scooter, dans l'autre sens. Ce lac était complètement gelé. J'en ai fait plusieurs photos, y compris de la montagne qui suit, sur la suivante.


A Sorestolen, vue arrière sur la Urevassnutane, ce qui donne une idée de ce que je perds comme paysage, encore une fois !


Les pistes de ski de Hoyfjellsenter, au bord du Sunndalsfjorden (le lac est à 733 m).


Au mêrme endroit, un très vieux grenier à grains.


Je m'en souviens comme si c'était hier, je m'étais arrêté au même endroit en mai 2006, et aussi ... le 6 septembre 2008, lors de mon retour d'Islande, cette fois avec la Transalp 650 ! Allez voir, c'était le 146ème jour de ce grand voyage, encore de beaux souvenirs !


Le Sunndalsfjorden (c'est un lac).


A l'autre bout du lac, je m'arrête pour en photographier la vue arrière.


La rivière Storane, à Hivjubaken, dans un petit défilé.


Et arrivée dans la petite ville de Hovet, là où se trouve la stavkyrkje de Hol, très réputée. J'avais noté sur le compte-rendu de 2006, d'aller voir les photos faites en 1914 par Olav Reinthon.


Et à l'autre bout du Holsfjorden, l'autre église de Hol, à Hagafoss, bien plus récente. Je rentre dans le petit magasin situé au croisement, juste en tant que petit pèlerinage, car j'avais fait ici quelques courses, puis je quitte la 50 pour prendre la route numéro 7, qui repart vers l'ouest. Je zigzague, comme toujours.


Traversée de Geilo dans la Ustedalen. Là, je fais le plein de victuailles pour le reste du voyage en Norvège, car il y a un grand magasin dans lequel j'achète (nourriture) tout ce dont j'ai encore besoin. Je trouve un excellent spot WiFi un peu plus loin à Ustaoset, sur les rives du Ustevatnet (985 m), qui me permet de traiter mon courrier. Je ne suis pas très emballé par le paysage ici. Il y a pourtant une forte population de chalets de vacances, et les norvégeins sont très nombreux à venir ici pendant leurs congés. Nous n'avons pas les mêmes valeurs, c'est sûr ! En fait, c'est aussi bien un centre de vacances estival qu'hivernal, car les norvégiens peuvent aussi pratiquer de nombreux sports d'hiver ici. Il faut dire que le ciel est couvert, qu'il fait vraiment froid, qu'il pleut à moitié.... Sous un grand ciel bleu, ce n'est pas pareil !

A Haugastol, au bout du lac, la route contourne le Sloddfjorden et s'élève pour se lancer dans la traversée sud du Hardangervidda.


Panorama sur le Sloddfjord et, derrière la presqu'île, le Ustevatnet que je viens de longer. Il est 14 heures, pause repas !


Et c'est le début du Hardangervidda, juste un peu plus loin, à 1150 mètres d'altitude, sur les rives du Osteren. C'est le plus grand plateau européen intégralement situé au-delà de la limite des arbres. Sa superficie d'environ 6 500 km2 en fait le plus grand plateau d'Europe.

Il pleut à verse, je suis trempé juste le temps de faire cette phto, et l'objectif du petit compact est déjà recouvert de gouttes d'eau !


Fagerheim Fjellstove. La pluie se calme, mais je suis quand même dégoûté. En effet, je me faisais une joie de me balader sur le plateau, l'ayant vu en 2006 sous une épaisse couche de neige (et il neigeait, et il faisait entre zéro et moins un degré, et j'étais en scooter). Inutile de vous dire que je n'avais pas traîné. Et pas de chance, il pleut, il y a du vent ! Qu'à cela ne tienne, je veux absolument aller marcher le long d'un des innombrables sentiers qui parcourent cet immense plateau. J'ai nun parapluie, que diable !


Le parapluie s'envole, je manque de me casser la margoulette sur le sentier détrempé....


Le sol est recouvert de lichens d'une épaisseur incroyable.






Trop c'est trop, je ne vais pas bien loin, car le ciel me tombe une nouvelle fois sur la tronche. Au moins, j'ai essayé.


Samegammun, juste deux cent mètres plus loin.


Le très grand Halnefjorden, à Halne fjellstova (1148 m).




Heureusement que je suis avec Mygoo, car ici en moto, c'eût été un peu la galère.


Les étangs et les lacs, les ruisseaux et les marais se suivent sans discontinuer.


Au loin, le Dyratjornane, 1178 m.


Il fait trop mauvais, je n'y vais pas.






Skiftessjoen, 1239 mètres.




Repsetjornane, près de la Krossdalen. Je rencontre ici un français du Morbihan, mais originaire des Alpes. Il vit seul dans son fourgon, avec un chien. Il est là pour plusieurs semaines, puisqu'il compte ne quitter la Norvège que mi-octobre. Son but principal : voir une aurore boréale à Tromso. Il rentrera dès qu'il en aura vu une. Comme moi, il n'aime pas les pays plats et recherche la montagne en priorité. Lui aussi, il trouve que les norvégiens sont muets, et il regrette d'être seul. Je lui dis qu'il a au moins son chien, mais il m'a répondu qu'il ne parle pas beaucoup....




Vakavadet.


Et c'est la descente vers Maurset et la Sysendalen au loin.


Je fais un mini-crochet vers ce barrage en pierres qui retient les eaux du Sysenvatnet.


Ah, des arbres. Je retrouve la vie au fur et à mesure que je descends du Hardangervidda. Regardez en mai 2006..... dans l'autre sens.


A Hol (non, ce n'est pas le même), je fais un aller-retour sur les hauteurs, vers la Voringsfossen (cascade), en suivant les pancartes. C'est un attrape-nigaud, on arrive directement sur le parking d'un hôtel construit près du haut de la cascade, et il faut payer 401 NOK pour laisser la voiture. Quel scandale ! Je me sauve en courant.... Vue sur la Grytehorga (1223 m) plein est, depuis la route.


Or, juste à la sortie du village, il y a un parking gratuit..... Alors là, les amis, je vous garantis qu'il faut faire gaffe, car le danger est total. Il n'y a aucune protection. Si tu marches en regardant derrière toi, t'es mort ! Pratiquement 200 mètres d'à-pic.


Plusieurs touristes se sont tués ici. Il y a sous les arbres plusieurs tombes de personnes de divers nationalités. Ici, un russe, qui s'est tué le 29/07/2009.


Terrifiant. On ne voit pas la cascade, elle tombe à environ 400 mètres à l'est de ce petit bosquet en bordure de la grande fracture.


Depuis le bosquet, un chemin longeant la route 7 conduit à un panorama.




Regardez l'hôtel là-haut. On aperçoit un bout de la cascade Voringsfossen à droite.


Il y a un petit musée, et une boutique.


La route traverse plusieurs tunnels en cercle et en forte pente, et l'on ne voit pratiquement rien des gorges de la Mabodalen.


Une vallée suspendue, photographiée lors d'un arrêt entre deux tunnels. On peut suivre à pied l'ancienne route, et même aller au pied de la cascade en suivant la rivière. Je vous recommande ces balades, bien que ne les ayant pas faites. Mais il est évident qu'elles offrent des points de vue sensationnels. Il aurait fait beau, j'y serais évidemment allé. Quoi ? Qui a dit "mon oeil !" ? Si si. Enfin, je pense.


Mabodalen. Vous voyez là-bas l'ancienne route, à droite. Le 15 août 1988, un bus transportant des écoliers suédois et descendant du Handangervidda a perdu ses freins et a percuté l'arche d'un des tunnels à grande vitesse. Il y eut 15 morts, dont 12 enfants, et cet accident créa un véritable traumatisme tant en Norvège qu'en Suède.




Mabodalen. La rivière se nomme Bjoreio.


Mabo. Il y a un musée sur les fermiers qui vivaient ici.


Saebo, peu avant d'arriver à Ovre Eidfjord, sur le Eidfjordvatnet. Il y a également un musée ici.
Mais ce qui m'a amusé, ce sont les chèvres en train d ebrouter sur le toit du restaurant !


Le Randfjell (936 m), au même endroit à Saebo.


A droite, le terrain de camping de Ovre Eidfjord.


J'aperçois le Eidfjordvatnet.


La route longe le lac, mais en grande partie en mode souterrain, via des tunnels.


Environ un kilomètre de falaise. Ah, la Norvège, toujours aussi terrifiante.


Le Traelhaug, c'est le nom de ce massif situé sur l'autre rive du lac. Il s'agit bien d'un lac ici, situé à 19 mètres d'altitude seulement.


Le grand toboggan de pierres....


Hjellerud, juste après le lac. Vue arrière sur la petite rivière sortant du Eidfjordvatnet, et qui se jette derrière moi à Eidfjord dans le Eidfjorden. cette fois, c'est le niveau zéro, et c'est de l'eau salée...


Arrivée à Eidfjord.


Vues depuis le quai de Eidfjord, les extraordinaires falaises du Oktarnuten, 1284 m, qui domine la petite ville au sud-ouest.


Oktarnuten toujours.

Mais la pluie revient, en fines gouttelettes. Le nuage recouvre lentement mais sûrement les somments environnants. La petite ville me plait beaucoup, il y a un grand parking, et c'est ici que je vais bivouaquer, en espérant retrouver demain un peu de soleil !


 

 

 


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