Scandinavie 2012, étape 141

Jour 141 - Mardi 21 août 2012 - 216 km - 538 photos
(Total : 17892 km - 34908 photos)
De Eidfjord à Hovden (Norvège)

Très couvert ce matin. Moi qui espérait avoir du beau, eh bien c'est plutôt raté. Vous aurez encore droit à des photos de moyenne qualité.


Grand et très bel hôtel à Eidfjord, face au fjord évidemment.


Je démarre à 8 heures, ce qui est assez tôt, mais je suis réveillé, alors.... J'ai pourtant très bien dormi, c'était un joli coin pour poser ma tente... enfin, pour poser Mygoo. Je viens juste de partir, et je suis déjà arrêté, mais c'est normal avec moi. Eidfjord est à ma droite. En face, c'est Blurnes, qui marque l'entrée du petit Simadalsfjorden, au bout duquel se trouve une vallée, et des sentiers de randonnée... Encore de quoi s'occuper plusieurs journées !


Là, c'est Eidfjord, où je viens de passer la nuit. On reconnaît le grand hôtel tout à gauche. En arrière-plan, le massif de la Traelhaug avec la grande dalle photographiée hier lorsque je longeais le Eidfjordvatnet, qui se trouve à son pied.


Zoom sur la dalle. Vous savez bien que je suis toujours en admiration devant ces immenses plaques minérales inclinées, et devant le courage des arbres qui osent s'y installer, en pleine pente, à la merci totale des futures chutes qui ne manqueront pas de se produire ! Car tout finit par retomber, non ?


Un peu plus loin, je trouve un parking bien placé, et je décide de prendre ici mon petit déjeuner. Derrière moi, toujours la montagne des dalles (l'autre face, côté Simadalsfjorden et Blurnes que l'on voit très bien ici, est identique). Son nom est Vindoksla (922 m).


Au-delà de la Vindoksla (ici à gauche, on n'en voit que le bas des dalles), vers le sud-est (et donc derrière Eidfjord et le lond du Eidfjordvatnet), on voit particulièrement bien la haute vallée suspendue Traemedalen.


Un coup de zoom pour vous montrer. Je me rends compte sur ce zoom que les versants en auge (en "U"), typique des glaciers, de la Taeledalen sont en fait constitués eux-aussi de dalles complètement lisses. C'est fantastique, et j'aimerais énormément pouvoir être là-haut et voir ça de près !


Plus près de moi, de l'autre côté du Eidfjorden. De fantastiques fractures ouvrent la falaise, c'est juste énorme !


Un peu plus loin, quelques fermes en alpage au milieu de la paroi, c'est Skor. Pour y aller, juste des sentiers. Non, pour rien au monde je ne voudrais habiter là-haut ! Après m'être restauré, je poursuis sur la 7, traversée du hameau Erdal, deux mini-tunnels, Brimnes (ferry pour traverser le Eidfjorden vers Bruravik en face, c'est la suite de la route 7). Du coup, ma route devient la route 13, une belle côté et.... STOP.

J'aperçois un pont en construction. Le trafic est bloqué pour 45 minutes ! Je vais discuter avec le gars qui fait la circulation; il m'explique que le pont remplacera le ferry l'an prochain. Et qu'il faudra payer dans les 150 NOK pour passer. Je lui dis : retour au Moyen-Âge, avec aussi l'octroi dans les villes. Et là, à ma grande surprise, il me dit que nous, les touristes, nous devrions les aider à demander l'arrêt de ces péages. Ils ont créé des associations en Norvège contre ça, mais le gouvernement ne les écoute pas ! En tout cas, c'est bien la première fois que j'entends un norvégien se plaindre très fortement contre ce système. Ceci dit, il me dit voyager assez souvent, et qu'il est venu 3 ou 4 fois en France, en Suisse, etc. Et il adore nos routes, et la vitesse à laquelle on se déplace. Et il en a raz le bol du froid ici, des mauvaises routes, qu'il faut en plus payer ! Il me dit que l'an dernier, ici dans son coin, il a plu pratiquement pendant 12 mois sans arrêt, et le pire, c'est que ce n'était pas de la petite pluie, mais de très grosses averses la plupart du temps ! Oups ! Grâce à lui, le temps d'attente est passé vite.

La pluie, pour aller dans son sens, se met à tomber très violemment, interrompant notre conversation et m'obligeant à courir m'abriter au coeur de Mygoo. Heureusement que je l'ai, elle.


Il est finalement 10 heures lorsque j'arrive à Kinsarvik, et je vais y rester deux heures ! Ici la Kinso qui descend la Husedalen et se jette ici à Kinsarvik dans la Kinsarvikbukta, au croisement entre le Eidfjorden, le Sorfjorden et le Hardangerfjorden !


L'Office du Tourisme. J'y vais pour imprimer ma réservation du bateau de retour, un fichier PDF. Ben, euh, oui, ça vous fera 10 NOK par feuille.... Avec les norvégiens, du moment que tu payes, tout va bien ! Souvenez-vous les français rencontrés par deux fois en Suède, ils me l'avaient bien dit : les norvégiens, y'a que le fric qui les intéresse.... L'employé me dit de lui envoyer le fichier par Internet, depuis ma voiture. OK, je le fais. Il me dit ensuite d'aller faire un tour, car il est possible que ça prenne une dizaine de minutes avant qu'il ne récupère le fichier. Ok ok. Je vais donc me balader.




Kinsarvik, au carrefour de trois fjords, est un point d'embarquement en ferry important. Je l'ai d'ailleurs pris par deux fois en mai 2006 avec Jolly Jumper, et j'avais même campé ici. Si ça vous intéresse, c'est par , avec des photos de l'intérieur de la petite église.






Quelques trolls m'attendaient au bout du village. Je fais demi-tour.

En retournant vers l'Office de Tourisme, je vois une à la banque, et je rentre pour avoir une idée du tarif si je changeais mes derniers 500 NOK. 40 euros.... Oups ! Le gars me dit, on prend 200 NOK de commission !!!! Gloups ! Puis il me dit : "Vous êtes français ?", et comme j'acquiesce, il se met à me parler en français, fort bien d'ailleurs. C'est un jeune; il me dit avoir vécu un an en Belgique. Donc, il me conseille d'effectuer le change sur le bateau. OK, je verrai. En tout cas, très sympa, on a discuté pendant un quart d'heure.

Je retourne à l'Office de Tourisme, ils n'ont toujours pas reçu le mail ! Comme il peut brancher mon lecteur de cartes USB, je vais lui copier le fichier. Eh oui, pas simple, ici. Je paye mes 10 NOK et je repars avec ma feuille. Je retourne surfer dans Mygoo.

Lorsque je repars, il est déjà.... midi !


Donc, la route 13, direction Odda, le long du Sorfjorden. Tout le long de ce fjord, au mois de mai 2006, j'avais eu droit aux milliers d'arbres fruitiers en fleur, avec la neige sur les sommets tout autour, et un superbe ciel bleu, c'était incroyablement beau. Aujourd'hui, ce sera forcément moins joli !


Grimo sur la rive opposée, également cultivée.


La criculation est très difficile, la route est extrêmement étroite, et les hameaux se suivent sans discontinuer. Les parkings sont inexistants, chaque mètre carré, je dirais même centimètre carré, est réservé à la culture !


Vikebygd, sur l'autre rive.




Eikhamrane.


J'aperçois des glaciers sur les sommets, entre les nuages.


Brakavik, juste après Fresvik. Et juste avant un tunnel.


Vue arrière vers le nord, peu après Skjeldvik.


Apoldi en face.


Du même endroit.


Je vous le disais bien....


Admirez la taille de ces filaments d'eau, en les comparant aux maisons en bas. Gigantesque, norvégien !


Je suis toujours au même point, car je profite des rayons du soleil pour faire quelques photos. Apoldi à nouveau.


Odda, au fond du Sorfjorden. Je m'installe sur le quai pour manger.


Le Sorfjorden depuis Odda. Vue vers le nord, forcément.


Odda.


De l'autre côté de la ville, le Sandvevatnet, plein sud.


La 13 continue vers le sud, rive droite. En face, Jordal. Et.... mais que vois-je, là-bas ?


Au-delà de Jordal, j'aperçois des glaciers. je vérifie sur la carte. Oui, au fond de la Buerdalen, il y a le....


Buerbreen. A 8 km à vol d'oiseau. Du coup, j'ai envie d'aller voir, car ce sera mon dernier glacier pendant ce voyage, et ce n'est vraiment pas loin. Demi-tour donc, Odda de nouveau, je passe sur l'autre rive du Sandvevatnet (88 mètres), et je m'engage....


dans la Buerdalen, qui longe la Jordalselvi, violente, puissante, comme toutes les rivières glaciaires.


La vallée est superbe, une piste continue, très pentue, très étroite, et conduit ici à Buer. Le parking, bien que grand, est totalement rempli de voitures, ce à quoi je ne m'attendais pas du tout ! En fait, c'est ici le départ de belles courses en haute montagne, et de sentiers de randonnées fort prisés. Heureusement, un hollandais vient taper à ma vitre pour me dire de prendre sa place, car il s'en va. Sympa.


Buer, c'est juste une ferme.


En fait, Buerbreen n'est qu'une langue du grand glacier Folgefonna, troisième glacier de Norvège avec 167 km2. Sur le wiki allemand, sa superficie est de 214 km2, mais c'est parce que ce glacier est en trois parties, et les allemands présentent la surface totale, ce qui est plutôt logique, car ils font partie du même ensemble. Ci-dessus la langue sud du Buerbreen.


Et la langue nord du Buerbreen. Je laisse les sentiers aux randonneurs, et je retourne vers Mygoo.... fainéant que je suis !


La piste qui redescend sur Jordal, avec la Jordalselvi en furie sur ma droite.


Arrivée à Jordal. En arrière-plan, la montagne de l'autre côté du Sandvevatnet, au pied de laquelle je me trouvais lorsque j'ai vu le Buerbreen.
C'est le Rossnos, 1407 m.


La Buerdalen, et la Jordalselvi, le Buerbreen au fond.


Le Eidesnuten, belle boule ronde juste au-dessus de Jordal.


Magnifique rocher laissé par lmes glaciers.


Pour vous montrer la roche arrondie, entre Jordal et Odda, au pied de Eidesäsen.


Me voici à nouveau sur la 13, le long du Sandvevatnet, au pied de Tjornadalshaugen, en face de la belle Strondsfossen.


Il y a d'ailleurs de très belles cascades un peu partout, et de très nombreux sentiers de randonnée dans la montagne au-dessus.


Un groupe de curieuses à Hildal.


Låtefoss

La très réputée Låtefossen. Cascade jumelle très difficile à photographier.


Låtefoss

Elle dégage une quantité énorme de vapeur d'eau, et il est quasiment impossible de la photographier sans mouiller l'onjectif ! Elle est photographiée sur le site dans la journée du 11 mai 2006, juste après celle-ci.


Låtefoss

En face de la cascade, cette plaque commémorative. J'ai voulu en savoir plus. C'est en fait écrit en allemand, donc en zoomant sur ma photo, j'ai pu traduire facilement. Cette plaque a été posée en souvenir d'un officier marin allemand naviguant sur le SMY Hohenzollern II, (SMY pour "Seiner Majestät Yacht", ou "Yacht de Sa Majesté" en français), yacht impérial appartenant à l'empereur d'Allemagne Guillaume II, qui naviguait à son bord surtout lors de ses croisières d'été en Norvège. La partie basse de la plaque indique "Wilhelm (c'est "Guillaume" en allemand) II, empereur des allemands, et le Corps des Officiers du SMY Hohenzollern II".

Donc, l'épitaphe dit ceci.

"A la mémoire de Gustav von Hahnken, lieutenant de marine à bord du SMY Hohenzollern, qui a trouvé la mort ici même en tombant dans la Grönsdalselv, le 11 juillet 1897, à l'âge de 26 ans".

J'ai voulu en savoir plus, et je suis tombé sur cet article sur Internet. C'est rigolo. En effet, justement cette année, Robert L. Hahnke, arrière petit-fils du frère de cet officier, est venu ici le mois dernier, et a procédé à une enquête. Il est américain, et qui plus est policier à la retraite, et est donc très bien placé pour procéder à une sérieuse investigation. Il raconte que son père lui avait parlé de cet accident à lui et à son frère alors qu'il avait 10 ans. Une vieille histoire disait que cet officier se serait suicidé parce que l'empereur aurait insulté sa mère. Mais son descendant est absolument persuadé qu'il s'agit bien d'un accident. Gustav était fatigué après avoir pédalé depuis Odda jusqu'à la cascade avec un copain (ils venaient du yacht Hohenzollern qui mouillait à Odda). Son vélo a glissé sur le gravier le long du chemin et il est tombé dans la cascade. Il y a eu quatre témoins, deux garçons et deux filles, qui ont tout vu; ils vendaient des fruits rouges. C'est tout simplement ce qui s'est passé, un banal accident.

Vous saurez tout avec allersretours.com. Ha ha ha.


La 13 se termine un peu plus loin, à Skare. Je prends donc maintenant la E134 que je prends direction le sud-est. La E134 grimpe immédiatement, et fort. En me retournant, je vois parfaitement la vallée que je viens de remonter, et on aperçoit même au loin l'eau du Sorfjorden au-delà de Odda. A mes pieds, Steinaberg vers la vallée et Skare à droite.


Un peu plus loin, je vois sur ma carte qu'il existe une ancienne route que l'on peut emprunter au lieu de passer sous un tunnel. J'avais pris le tunnel en mai 2006, mais je n'avais alors pas le choix, la route était sous la neige ! Bien que le ciel soit gris et que quelques gouttes tombent, j'ai envie de folâtrer. D'énormes pierriers au-dessus de ma tête me font un peu flipper. C'est toujours très angoissant, je trouve, de se trouver au pied de telles murailles, et je repars sans traîner !


Cette ancienne route principale entre Håradalen et Seljestad passe au-dessus du ravin Seljestadjuvet bordé de montagnes abruptes des deux côtés. La route a été construite pendant les années 1859-1865. Admirez en haut à gauche le coup d'épée que Roland a donné dans la muraille.

Quoi ? Je vois trop de films ? Ou je lis trop de bouquins ? Ou c'était ailleurs, peut-être ? Ah, oui, à Roncevaux....


Alors si ce n'est pas un coup d'épée, c'est un coup de Dame Nature. Et le jour où cette muraille va se détacher, car elle va se détacher, il ne fera pas bon se trouver sur son passage.


Vue arrière. Une belle série de lacets, un rêve pour mes amis motards. On peut voir aussi la sortie du premier tunnel de la E134 en bas à gauche.


Vue arrière sur un autre énorme pierrier ! Quand ça déboule ici, ça ne fait pas semblant.


Je suis à environ 1000 mètres d'altitude. Il fait très froid, c'est humide et le froid pénètre à travers les vêtements juste le temps de faire une photo.


Il reste encore quelques névés, ce qui ne m'étonne pas du tout. On est fin août, il va reneiger bientôt... Par exemple, le jour où j'écris ces lignes (25 octobre 2012), il a fait zéro degré à Odda, en bas, au bord du fjord, donc à l'altitude zéro.... Alors ici, ce doit être sous zéro depuis déjà longtemps ! Ah, tiens, je viens de trouver Seljestadjuvet sur yr.no, le site de la météo norvégienne. Il a fait - 5 degrés aujourd'hui 25/10/2012 toute la journée. Et ils prévoient -10 degrés pour dimanche.... Bienvenue en Norvège, le pays du froid.


Magnifique pierre pour faire une belle pâte feuilletée !

Le long de cette route, le facteur G. Turtveit est resté enterré pendant 56 heures à la suite d'une avalanche le 1er mars 1903. Il a réussi à s'en extraire lui-même à l'aide de son sac postal.


Roldalsvatnet

Début de la descente de la Roldalsfjellet. En bas, le Roldalsvatnet, à 380 mètres. Environ 600 mètres de descente jusqu'au lac.




Roldalsvatnet

Le Roldalsvatnet.


Røldal, la petite ville située au bout du Røldalvatnet.


Je ne m'attarde pas et je poursuis sur la E134, qui part maintenant vers l'est dans les montagnes du Haukelifjell. Vue arrière sur Røldal pendant la montée. Il pleut à verse sur l'autre versant du lac. Fuyons.... Curieusement, il fait presque beau quelques minutes plus tard, alors qu'un tunnel en réparation m'oblige (en fait, je suis très content) à pasdser par les lacets (superbes) de l'ancienne route. Très vite, je me retrouve à nouveau à plus de mille mètres d'altitude.


Vue sur les fermes de Innihagastolen, juste avant l'entrée dans le Svandalsflonatunnelen, que je prends.


Par contre, un peu plus loin, je laisse le Haukelitunnelen pour prendre à nouveau l'ancienne route. C'est un régal. Sous vos yeux, le Midtaegervatnet, 1029 mètres. Il fait très froid, mais c'est magnifique.


La route est étroite, mais en très bonne état. Une petite merveille.


Oysteinsvatnet, 1079 m, au pied de la Kaldevass (1462 m). La température est littéralement glaciale. Des pistes et des sentiers partent dans les montagnes vers des bergeries et/ou des lacs d'altitude.


Je passe le col Dyrskaret un peu plus loin, à 1148 mètres d'altitude, puis c'est le début de la descente.


Ulevävatnet

J'aperçois déjà en bas le Ulevävatnet (978 m) au pied du Verjesteinsnuten (1650 m).


Verjesteinsnuten

Le Verjesteinsnuten.


Pour vous dire que ça caille..... les torrents ne sont pas encore complètement libérés de leur gangue de glace.


Ulevävatnet

Dernière rampe vers le Ulevävatnet. Le tunnel ressort un peu plus loin le long du lac. J'ai bien fait de ne pas le prendre, celui-là !


Ulevävatnet

Au fond du Ulevävatnet, la silhouette caractéristique du Store Nup (1661 m).


En face, sur l'autre rive du Ulevävatnet, Uleväbotnen. Des pistes remontent une vallée glaciale vers le nord-ouest. Je vous les laisse.


Justement, en voici une....


Midtfjellsvollen, et Nupshallene, sur l'autre rive. En fait, une piste longe entièrement l'autre rive Il s'agit ici d'une vue arrière sur le Ulevävatnet qui permet d'avoir en même temps une vue globale sur la Verjesteinsnuten.


Du même endroit, en vue arrière sur la E16 que je viens de récupérer.


Exactement la même, au zoom. Curieux, l'éclairage en bord de route. Je pense que c'est pour l'entrée du tunnel.


Ståvatn

Un peu plus loin, depuis les rives d'un nouveau lac, le Ståvatn. Vue arrière. C'est curieux comme je n'ai pas une seule fois eu la moindre envie de me baigner. Pire, l'idée en elle-même ne m'a même pas effleuré le cerveau.


Kjelavatn

Le Kjelavatn (948 m), juste derrière. Avec une petite île au milieu, Kjelaneset.


Rivière de communication entre deux lacs, un peu plus bas. Il y a ici des chalets un peu partout, les norvégiens sont vraiment extrêmement friands de ce genre de territoire, sur les plateaux glacials, là où se trouvent les lacs, et sans doute la chasse et la pêche. Je dois dire quand même que, oui, c'est absolument grandiose et sauvage, mais, malheureusement, ces plateaux ne sont vraiment praticables avec plaisir que pendant quelques jours au milieu de seulement quelques semaines de l'année....


Tveitevatnet

Puis la descente s'enhardit, et cd'est l'arrivée à Haukeli. Ici se trouve pour moi un embranchement chargé de souvenirs, c'est la route numéro 9, ma première route norvégienne, celle que j'avais prise le 3 mai 2006 en débarquant à Kristiansand avec mon scooter. Souvenir magique, avec deux bivouacs dans la nature, ce que je n'ai jamais refait depuis. C'est donc avec beaucoup d'émotion que je prends la route 9 à Haukeli, direction le sud. Là, véritablement, pour moi, ça sent le retour à plein nez. Et ça grimpe dur, sur une route complètement défoncée. Au loin, au détour d'un lacet, le Tveitevatnet.


Et je me retrouve à nouveau sur le grand plateau, à environ 900 mètres d'altitude. Curieusement, il ne fait pas si froid que sur le plateau de l'Haukelifjell.


Langeidvatn

Langeidvatn, 886 mètres.


Langeidvatn toujours. En fait, c'est la même photo que la précédente... Les plus attentifs avaient bien remarqué, mais certainement pas les deux rigolos du fond de la classe, toujours les mêmes d'ailleurs.


Juste à côté, le Kvervesjätjonni.




Ah, la route 9 est meilleure ici. A gauche, toujours le grand Langeidvatn.


Le paysage est extraordinairement beau, du moins c'est ce que je ressens.


En fait, vous allez rire, mais ce paysage me fait penser à l'Afrique. Et plus précisément, au Congo, suite à un dessin que j'ai admiré bien souvent, dans l'album de "Tintin et Milou au Congo".


A perte de vue. Des marécages, des bouleaux par groupes ou solitaires, des lacs, et des montagnes au loin.




Et soudain, ici, sur les rives du Saesvatn, en ce 21 août 2012, 18h54, je me souviens....


... du 5 mai 2006, à 16h07. Exactement la même photo, prise à peu près du même endroit. Les barques que l'on voit sur la photo au-dessus sont attachées derrière la cabane, allez voir sur le récit de cette belle journée de printemps si ça vous intéresse....


Vous voyez qu'en Norvège, la date à laquelle vous passerez aura une influence énorme sur ce que vous verrez....


Chalets de Saesvoll. Des sentiers partent sur le plateau, encore bien des jours de randonnée si vous en avez envie !

Quelques kilomètres plus loin, j'arrive à Hovden. Petite ville sympathique et bien tranquille. C'est évidemment ici que je vais installer le bivouac ce soir, sur la place de la mairie, où je me sens particulièrement bien. Que vous dire, sinon que je suis ravi. Ravi de retrouver de si merveilleux souvenirs. C'est ici, sur cette fabuleuse route numéro 9 (en tout cas pour moi, elle l'est), que je suis tombé amoureux de la Norvège, sans restriction. Ce soir, j'ai véritablement le coeur joyeux. Je vais fêter ça en regardant un film.


 

 


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