Scandinavie 2012, étape 149

Jour 149 - Mercredi 29 août 2012 - 193 km - 18 photos
(Total : 19298 km - 35686 photos)
De Stotel à Osnabrück (Allemagne)


Nuit bien calme dans ce petit village d'Allemagne.


Stotel, où j'ai passsé la nuit. Ne trouvant pas de toilettes publiques dans la petite cité, je vais demander chez le buraliste. Il me propose ses toilettes privées, car, me dit-il, il n'y en a pas en ville, et comme ça, je serai bien au chaud. Super sympathique, nous discutons une dizaine de minutes, puis je reprends la route.


Une forte brume recouvre le sol, mais le soleil n'est pas loin. Petite rivière près de Stotel.


Traversée de la Weser (qui se jette en mer à Bremerhaven, un peu plus haut) en souterrain, comme à l'aller. Juste après, je me trouve un petit coin sympa en pleine nature pour prendre un gros petit déjeuner. Je me sens en très grosse forme, et déjà, je commence à oublier les cailloux des calculs rénaux. Comme l'homme oublie vite !


Et voilà. Grand ciel bleu. Il est 9h45, sur la route 211, près de Oldenbrok. C'est le plat pays du nord.
La Norvège et ses belles montagnes est déjà si loin...


A Oldenburg -tiens tiens, Oldenburg, c'est là que j'avais acheté Akitsu, ma belle Transalp, le 22 octobre 2007- je prends l'autoroute 29, que je quitte à Cloppenburg pour les départementales, peu désireux de tomber sur un embouteillage à l'approche d'Osnabrück. Ici dans la traversée du village Essen, entre Cloppenburg et Quakenbrück. Mais je tombe sur des travaux, des déviations, etc.... Finalement, je n'avance pas du tout, et je fais des détours sur des chemins vicinaux... Peru importe après tout, je suis en vacances !

Peu désireux de déranger Christa pendant son repas (j'aurais bien dû, car elle avait tout préparé et m'attendait pour manger), je vais manger dans une banlieue cossue d'Osnabrück près de chez elle. Je pose Mygoo à l'ombre d'un arbre et je passe derrière pour me restaurer, comme d'habitude.

Un bon moment plus tard, alors que je terminais de manger, j'entends frapper à la porte. Un flic ! Il me demande les papiers du véhicule, et aussi les miens. Alors là, la colère me prend d'un seul coup, et je lui fais part de mon mécontentement. En allemand, bien entendu, puisque j'ai la chance de pratiquer cette langue couramment. Je lui demande à quoi ça rime de venir ennuyer un touriste comme moi, qui suis là tranquille sans gêner personne. Je lui dis qu'après plusieurs mois de route en Europe, il faut que ce soit en Allemagne que je doive subir un tel contrôle, et lui demande s'il n'aurait pas été appelé au téléphone par une des habitantes "catholique et bourgeoise" habitant dans la rue ! Je vous assure, j'ai débité tout ça à la file, sans qu'il ne puisse en placer une !

Alors là, j'ai vu que je l'avais fortement surpris, mais c'est un type d'une cinquantaine d'années qui a du métier, ça se voit immédiatement, et qui ne se démonte pas. Fort poli et correct, il me rétorque qu'il passait par hasard, et qu'il avait été attiré par ma voiture, car mes feux étaient allumés et il n'y avait personne au volant, et qu'au demeurant, il est vrai qu'il y a eu des cambriolages récemment dans le quartier, et qu'il fait son boulot, c'est la routine.

Tout en lui donnant mes papiers, je lui coupe presque la parole. "Quoi, mes feux sont allumés ? Mais alors.....", et je réalise immédiatement que, pour la quatrième fois pendant ce voyage, j'ai encore oublié d'éteindre mes feux avant de passer à l'arrière. J'actionne aussitôt le démarreur, et.... presque rien. C'est mort, la batterie est à nouveau "à plat". Le flic, qui contrôle mes papiers, ne dit rien, me les rend, et me dit : "attendez...", puis se dirige vers son véhicule. Il revient et me dit : "écoutez, c'est dommage, je n'ai pas de câble dans le véhicule, mais je sais que nous en avons à la brigade. Ne bougez pas, je vais le chercher et je reviens". Ce à quoi je réponds : "de toute façon, je ne peux pas bouger !".

Et voilà comment je me fais dépanner par la police d'Osnabrück, venue me contrôler, et qui finalement, grâce à ce contrôle, m'a permis de.... et bla bla bla.... Le flic était un gars très sympa, et on a papoté un petit moment, avant qu'il ne reparte poursuivre son travail.

Elle est bonne, non ?

Christa était morte de rire, et me dit que certainement, quelqu'un l'avait appelé, ce que je crois aussi. Peu importe. Je passe une merveilleuse soirée chez mes amis, et nous restons à discuter bien tard. Pas grave pour moi, mais pour le pauvre Luciano qui commence de bonne heure demain matin, et aussi pour Christa qui, bien qu'en vacances, se lèvera très tôt comme d'habitude !

Et pour la première fois depuis le 2 avril, je couche dans un vrai lit, dans une vraie maison !

Et... tout compte fait, c'est bien aussi !



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