Saint-Valéry-en-Caux

Vendredi 30 Septembre 2005
Samedi et Dimanche 1er et 2 Octobre 2005

De couleur verte, le trajet effectué (de Sainte-Gemmes à Saint-Valéry -- vers le Nord)

Pour accéder directement à une rubrique, promenez-vous sur les lieux écrits en blanc entouré de rouge: si une main s'affiche, cliquez, et hop!

 

Je me réveille d'assez bonne heure, et de fort bonne humeur. Comment ne pas l'être ? Il faudrait être très difficile. Et c'est parti pour un petit déjeuner royal, quel bonheur !

Ensuite, comme toujours -en tout cas très souvent- c'est la première sortie photo pour immortaliser ce lieu où j'ai habité une nuit. Ce n'est pas juste le plaisir de prendre quelques photos -une ne suffirait pas, vous savez bien- mais aussi une façon de prolonger ma mémoire. En effet, lorsque je revois les photos des semaines ou des mois plus tard, les souvenirs affluent, et avec eux me revient la joie des instants vécus. C'est tout.

L'église de Sainte-Gemmes-le-Robert. J'aime beaucoup la position de l'horloge !

Vous pouvez donc apercevoir ma maison, hôtel de très bonne classe, tout confort.

J'ai pris cette photo pour montrer à quel point cette maison épouse le dessin de la route !

 

Bon, allez, le temps passe, il faut y aller. Ce soir, je vais au cinéma sur les bords de la Manche, alors il ne faut quand même pas trop traîner... Et pourtant, je vais commencer par faire de la rallonge... En quittant mon parking, je ne sais pas pourquoi, je prends à droite, et je me retrouve dans une longue ligne droite assez étroite de plus de 4 km de long qui aboutit à ... Evron. Un périphérique contourne la ville, et en camping-car, j'avoue éviter les centre-ville. Mais alors que je roule, des bâtiments attirent mon attention, puis des détails de plus en plus nombreux me donnent l'impression d'être déjà venu... OUI, ça y est, j'en suis sûr maintenant, je suis passé hier soir ici, c'est évident ! Et ce matin, en tournant à droite, c'est comme si j'avais fait demi-tour !

 

Bon, ce n'est pas trop méchant, et ça me laissera un souvenir. Et c'est vrai qu'en l'écrivant maintenant, je me souviens parfaitement de chaque détail... Comme quoi, tout est utile.

Mais qu'est-ce que c'est que ça, le Rubricaire ? C'est ça.

Allez, on y va. Un peu de patience, quand même !

Le chemin monte, et je me retrouve un peu sur un belvédère, au dessus de la plaine de Laval.

Voilà le Rubricaire: des ruines gallo-romaines.

Il faut vous dire que je ne suis qu'à 2 km de l'endroit où j'ai dormi !

Magnifique châtaignier. Ce lieu respire le calme, je m'y sens bien.

Vous voyez que le site est sur une position dominante.

Bâti au flanc du mont Rochard (357 m), le Rubricaire domine de 130 m le bassin de Laval. Vers le sud-ouest, la vue s'étend sur 40 km. La présence de cette forteresse romaine est une énigme. Située à 11 km à vol d'oiseau de la ville antique de Jublains (où l'on peut voir une forteresse plus importante), elle contrôlait un terroir parsemé de nombreux habitats ruraux et traversé par la voie Jublains-Le Mans. Mais sa présence peut résulter surtout des richesses minières de la région (or, étain, fer).

On aperçoit le bourg de Sainte-Gemmes-le-Robert, et son église photographiée ce matin.

Détails du mur restauré, que la nature semble reprendre ?

Ce "bâtiment" quadrangulaire, d'environ 60 mètres de côté, comporte des tours d'angle (une seule est entièrement dégagée). Un mur intérieur délimite des casernements entourant une cour centrale. D'après son type, cette fortification peut remonter au Bas-Empire (vers le IIIè-IVè s. après J.C.). A 25 mètres en contrebas s'élève un bâtiment de bains.

Au Moyen-Age, les remparts les plus ruinés furent recouverts par un talus de terre. Des monnaies des comtes du Maine datent cette nouvelle phase d'occupation du XIè-XIIè siècle.

Après quelques fouilles en 1834, le Rubricaire servit de carrière de pierres pour la route Evron-Bais. Le monument fut sauvé en 1887 par la Commission historique et archéologique de la Mayenne qui l'acheta pour en faire don au département. Le Rubricaire est classé au titre des Monuments historiques depuis 1917.

En retournant au camping-car, je trouve plein de marrons par terre.

Je reprends mon chemin sur la D20, dans la bonne direction cette fois, et je traverse successivement Bais, Champgenéteux puis Villaines-la-Juhel,
avant de suivre la corniche du Pail.

En retournant au camping-car, je trouve plein de marrons par terre.

Je reprends mon chemin sur la D20, dans la bonne direction cette fois, et je traverse successivement Bais, Champgenéteux puis Villaines-la-Juhel avant de suivre la corniche du Pail. En fait, elle s'appelle "corniche", cette route, mais on ne voit presque rien, tout simplement à cause des arbres qui longent la route du côté gauche. Par moments, lors d'échappées assez courtes, j'aperçois en effet tous les villages en contrebas. Mais avec le camping-car, pas moyen de s'arrêter prendre quelques photos!

Vous voyez qu'on est bien en corniche.

Pré-en-Pail. Immense ligne droite, et immense église. Vous avez vu sa longueur ?

 

Je quitte alors la Mayenne et ma région des Pays de la Loire -dans sa partie la plus septentrionale- pour pénétrer dans l'Orne, en Basse-Normandie. Je traverse Carrouges, Argentant, Trun, Vimoutiers, Meulles et Friardel, avant de rentrer cette fois en Haute-Normandie, dans le département de l'Eure.

 

Le temps est couvert, uniformément gris, presque froid. Je mets le chauffage dans la cabine -je suis très frileux. Je ne m'arrête que pour consulter ma carte; en effet, je suis assez indécis quant au chemin à suivre, car le nombre de ponts permettant de traverser la Seine est assez faible. C'est d'ailleurs un point qui me surprend énormément ici; quand je pense au nombre de ponts permettant de franchir la Loire, j'ai toujours été très étonné de constater leur petit nombre dans cette région. Je me décide finalement pour le pont de Tancarville.

 

Les villes traversées se nomment Saint-Germain-la-Campagne, Thiberville, Lieurey, la Noë-Poulain et Pont-Audemer. La campagne est très belle, et je traverse des coins qui auraient mérité un arrêt. Malheureusement, je ne suis pas avec le scooter, et on ne range pas le camping-car si facilement que ça. De plus, le temps sombre et surtout de couleur uniformément triste ne m'incitent guère à la pratique de la phtographie.

C'est ainsi que j'arrive à Pont-Audemer sans avoir fait une seule halte touristique. Je ne veux pas trop taîner non plus, car j'aime bien être en avance dans mes rendez-vous.

La route longe désormais les marais de la Risle, puis passe en surplomb. J'arrive à Saint-Sulpice-de-Grimbouville, et un beau parking côté gauche de la route m'incite à l'arrêt. Je me trouve dans le Parc Naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, 72 communes, dans la vallée de la Risle, dans un territoire de 80.000 hectares. Et c'est beau.

 

Le nom de la commune associe un saint ayant vécu au VIIè siècle et un patronyme germanique Grimbold, qui fut un compagnon de Rollon, le premier duc de Normandie. Saint-Sulpice-de-Grimbouville dépendait des seigneurs de Pont-Audemer et se confondait avec sa voisine, Toutainville. Au cours du Moyen-Age, les deux paroisses se sont progressivement distinguées l'une de l'autre tout en continuant à exploiter ensemble les marais. Ce n'est qu'en 1868 qu'un arrêt décida du partage officiel des marais, source de conflits entre les deux communes.

Tout d'abord simple chapelle, elle devint une église au 14è siècle. Elle est constituée de constructions d'époques différentes allant du 12è au 19è siècle. L'église abrite un tableau qui a une curieuse histoire: ce portrait de famille, du 17è siècle, provient d'un manoir de SaintSulpice et fut mis à l'abri dans l'église durant les troubles révolutionnaires. Après quelques retouches, il devint une Sainte Famille tout-à-fait honorable. Attribué à l'atelier du peintre Mignard, ce tableau a été classé dès 1907.

Devant l'église pousse un if qui est certainement plusieurs fois centenaire. Dans l'Eure, de nombreux cimetières abritent de ifs, souvent vénérables et plus anciens que l'église elle-même. L'if est un arbre vigoureux et toujours vert mais aussi fortement toxique. Pour cela il symbolise la mort et la résurrection. On explique leur présence par la persistance de croyances et de lieux de culte anciens, pré-existant à la christianisation de la région, combattus en vain par l'église.

"Terres basses, terres mêlées d'eau, peuplées de monstres, terres incultes et insalubres, les marais s'inscrivent dans l'imaginaire de qui les contemple et les observe". Dès le 16è et jusqu'au 19è siècle, comme dans tous les marais de France, des travaux sont entrepris à SaintSulpice pour assécher cette "immense tourbière répandant des miasmes putrides qui souvent portaient la mort dans le sein des familles riveraines", un "assainissement" relayé par la modernisation agricole du 20è siècle avide de terres à retourner.

Mais l'eau qui gorge les marais est aussi une source de vie idéale pour la chasse et la pêche, un lien nourricier dont témoignent les traces d'hommes du néolithique sur le coteau. Une profusion illustrée par le récit d'un tableau de chasse annuel dans l'estuaire à la fin du 19è siècle: plus de 2.500 "pièces" dont une trentaine d'oies et près de 2.000 canards et sarcelles. La chasse se pratiquait à la passée, au chien, puis, avec la raréfaction du gibier, à l'affut dans un gabion, technique largement répandue à proximité des voies de migration.

Qu'est-ce qu'une chaumière ? C'est une maison couverte de chaume, mais elle est devenue depuis longtemps synonyme de maison rurale et de maison à colombage. La chaumière est la gardienne de l'âme normande. D'argile, de pierre, de bois et de paille, elle est l'hétitière d'une longue tradition, le témoignage vivant d'une époque où l'on construisait soi-même, avec les matériaux naturels exploités sur place. L'ossature est une succession de cadres composés de pièces de bois verticales et horizontales assemblées et chevillées. Le soubassement ou solin est un muret de pierres locales posé sur des fondations peu profondes. La cheminée est l'épine dorsale de la chaumière; elle constitue par sa masse un facteur essentiel de stabilité de l'édifice.

La mairie: chronique d'une sauvegarde réussie. Le bâtiment provient de la commune voisine de Selles où il était menace de démolition en raison de sa vétusté. Saint-Sulpice-de-Grimbouville décida en 1998, pour le sauver, de le déplacer sur sa commune et d'en faire sa nouvelle mairie. Construite probablement vers 1420, cette porterie atteste par certaines particularités architecturales, de l'occupation anglaise en Normandie pendant la Guerre de Cent Ans. Elle est aussi un témoignage de l'architecture médiévale en bois.

Le hourdis est le matériau de remplissage. Le plus connu est le torchis, composé de paille -plus rarement de foin-, de limon légèrement argileux additionné si besoin de sable, le tout mélangé avec un peu d'eau. Les enduits de façade, comme ceux d'intérieur, sont composés d'un mélange de chaux, de terre, de sable et de paillettes de lin.

Une couverture végétale: telle est la caractéristique originelle de la chaumière. Le chaume était fait de paille de blé ou de seigle, aujourd'hui remplacée par le roseau. Dans les zones de marais, comme la vallée de la Risle, où cette graminée poussait naturellement, il a toujours été le matériau de couverture le plus répandu. Une épaisse couche de glaise délayée coiffe le tout, plantée d'iris dont les rhizomes maintiennent la terre et assurent le taux d'humidité voulu. Une forte pente est indispensable pour accélérer l'écoulement des eaux.

Dans les vallées, les chaumières de plain-pied sont parallèles à la pente. Celles qui sont perpendiculaires au coteau reposent sur une cave semi-enterrée appelée cafoutin, le plus souvent maçonnée en pierre et silex. Celle-ci est réservée au stockage des fruits et légumes et surtout des pommes.

On aperçoit le camping-car, qui attend sagement mon retour pour mieux repartir.

En 1998, lors de travaux préparatoires à l'implantation de la nouvelle mairie, une concentration étonnante de grands blocs de pierre enterrés a été décourte à cet endroit. Rapidement, des fouilles archéologiques ont été entreprises. Les pierres découvertes ici témoignent que la région de la Risle, comme la plupart des vallées, a été propice à l'installation des hommes dès la préhistoire par sa situation abritée, par la proximité et l'abondance de la ressource en eau et en nourriture: gibier, poisson, baies... La majeure partie des monuments mégalithiques sont, à l'origine, des sépultures collectives, et les plus anciens apparaissent au Vè millénaire avant notre ére. On en trouve dans de nombreuses régions sous forme de pirrres dressées (menhirs) ou d'allées couvertes (dolmens).

Il se trouve que justement, c'est aujourd'hui l'inauguration de la restauration des maisons situées autour de l'église; une réception est prête pour la soirée, à laquelle plusieurs "huiles" de la région doivent participer. Je tiens cela de l'homme à tout faire du coin, qui me montre ce qui a été fait, ce qu'il a fait, comme c'est bien fait; je dois vous dire qu'il a du également copieusement goûter à quelques bouteilles... Mais ce n'est pas grave, il est super gentil, un peu collant tout de même, mais gentil. Je réussis à partir tout de même...

 

Je reprends la route. Il est 13h15, et je commence à avoir faim. A peine parti, je stoppe en warnings pour prendre cette maison typique en photo. En effet, il commence à pleuvoir, et peut-être ne pourrai-je pas en prendre d'autre ensuite.

 

J'aperçois Foulbec quelques minutes plus tard, c'est superbe. Un vrai tableau champêtre !

 

Voilà le fameux pont de Tancarville. C'est l'heure de manger, et je me transforme en cuisinier... Pas vraiment ce que j'aime !

Je prends les photos d'ici, car je sais pertinemment qu'avec le camping-car, une fois de plus, je ne pourrai pas stopper...

Bon, pour les photos, ce n'est pas l'idéal. Mais pour le bon petit repas chaud que je viens de me faire, là c'est beaucoup mieux que le scooter. Donc, chacun a ses avantages.

L'idéal, c'est d'avoir le x9 avec le camping-car, mais cela nécessite obligatoirement l'achat d'une remorque. Dans ces conditions, les manoeuvres deviennent délicates, et les stationnements, déjà très réglementés, seraient encore plus difficiles! Maintenant, avec une remorque, à mon avis, il faut stationner en périphérie, voire carrément à l'extérieur des villes, puis aller se ballader en scoot. Ainsi, le camping-car devient vraiment une maison, et plus du tout le moyen de locomotion. Par exemple, la vallée de la Risle, où je me trouvais tout-à-l'heure, mérite à coup sûr un ou deux jours de visite, en tenant compte du temps nécessaire à une ou deux randonnées pédestres indispensables pour bien s'imprégner d'un lieu, et aussi par pur plaisir. Avec le couple camping-car-scooter, je rechercherais un bon emplacement discret et non gênant pour les autochtones, et je pourrais écumer toute la région en scooter, pour ne revenir au camping-car que le soir, ou même, en cas de déplacement proche, revenir aussi manger le midi. Et en ce qui concerne le coût financier dû à l'essence, je pense que je ferais des économies, le scooter consommant 3 fois moins d'essence que le camping-car. A étudier, donc...

 

Pendant que je mange, il se met à pleuvoir, et même assez fortement. J'ai bien fait de photographier avant. Je ne suis pas vraiment pressé, car il ne me reste plus que 70 km à parcourir pour parvenir à destination; cependant, si je ne traîne pas, je pourrai visiter la ville en attendant le spectacle du soir. Alors, un bon café et j'y vais.

Saint-Valéry-en-Caux et ses falaises. Il est 15h30, j'ai déjà repéré le lieu du festival et acheté mes billets. Des trombes d'eau se sont abattues sur moi pendant toute cette dernière partie du voyage, et se sont miraculeusement arrêtées alors que j'arrivais à destination. Le bol, quoi ! J'ai donc tout mon temps pour bombarder le paysage, et c'est pourquoi vous allez être un peu "gavés" de Saint-Valéry-en-Caux. Comme ça, au moins, vous ne pourrez plus dire que vous ne connaissez pas !

Vue vers l'Ouest. La photo supérieure représentait une vue vers l'Est. Ainsi, vous pouvez comprendre que cette petite ville se trouve juste à l'emplacement d'un affaissement des falaises, par conséquent dans une importante échancrure naturelle, idéale pour la création d'un port bien protégé des bourrasques et tempêtes.
Fiche signalétique: Saint-Valery-en-Caux (76460) - Chef-lieu de canton de la Seine-Maritime, sur la Manche. Population : 4 962 hab. (recensement de 1999) - Nom des habitants : Valériquais - Port de pêche et de plaisance ; station balnéaire.
© Larousse 2004

Les falaises se poursuivent à perte de vue vers l'Est. Par contre, le léger brouillard empêche de voir vraiment loin, et je suppose que ce doit être splendide avec du soleil !

La hauteur de ces falaises est impressionnante, et difficile à rendre en photographie, car je n'ai pas de point de repère. Il m'aurait fallu des promeneurs en ligne de mire, mais à cette époque et par ce temps, il n'y a pas grand monde sur le front de mer. Par contre, au niveau plage, ce n'est pas terrible; je dirais, pour être gentil, que c'est très "caillouteux", et je me verrais mal m'allonger ici sur ma serviette, à moins d'avoir envie d'un gros massage...

Des masses énormes de galets; je suppose que cette succession de digues a été construite pour réguler le brassage des milliers de tonnes de galets effectué par la mer. On aperçoit au loin, de l'autre côté de l'entrée du port, le parking réservé aux camping-cars, et ils sont vraiment plus nombreux que je n'aurais cru à cette saison !

Gros plan sur le sable... oh pardon, sur les galets de la plage ! Le plos gros, au centre, me fait penser à la tête d'un pauvre malheureux avec ses deux yeux disporportionnés et sa bouche en "O"...

Voilà en gros plan un des brise-lames. A droite, des masses énormes de galets, sur plusieurs mètres de profondeur, et beaucoup moins à gauche.

Alors celui-là, je trouve qu'on dirait un crâne préhistorique, non ?

Ah mais si, en voilà des touristes...

C'est rigolo de trouver quelques îlots de sable parmi tous ces graviers.

Vous pouvez mesurer la différence de hauteur de graviers. Finalement, ces constructions semblent empêcher l'érosion.

Encore une meilleure vue de la différence de niveau des galets...

La partie verte correspond évidemment à des effondrements de la paroi crayeuse, sur lesquels la végétation prend racine, protégée de par sa hauteur des assauts maritimes. Ah la nature, rien ne l'arrête...

La masse des éboulis en détail.

Dans ce sens, vous avez une meilleure idée de la hauteur de la paroi.

Un mur en pierres eût été beaucoup plus joli, mais c'est le béton qui a été choisi...

Je n'ose pas m'approcher trop près de la falaise, des blocs pouvant se détacher à tout moment, et je n'ai pas de casque. Comme il se trouve que je tiens encore à mon crâne... Je prends quand même pas mal de risque pour vous !

Allez, encore une petite.

Et encore une petite pour la route...

Quelques déchêts humains, et c'est tout de suite moins beau.

Ouf, j'ai eu chaud !

Non, c'était pour rire. Mais quand même, il tombe des gros morceaux, n'est-ce-pas ?

Le phare de Saint-Valéry-en-Caux, de l'autre côté du chenal.

Cette construction en briques, c'est tout de même tout de suite plus joli que le béton !

Magnifique trompe-l'oeil sur la façade de cet immeuble en ville. J'adore vraiment ces peintures.

Le port de Saint-Valéry-en-Caux.

Je suis sidéré par le fait suivant: je me promène souvent le long des côtes, et suis donc emmené à voir beaucoup de ports. Et je n'en reviens vraiment pas, à chaque fois, de constater l'énorme quantité de bateaux de plaisance...

Je vous laisse vous promener seuls le long des quais, en ville, et sur les hauteurs pour le panorama.

j'ai une course à faire. Je reviens. Bonne ballade.

Bon, je reviens déjà...
En bas, le camping-car, que je n'avais pas le droit de stationner ici; mais devant la place libre, j'ai décidé de passer outre. En saison, je ne l'aurais pas fait, il faut savoir être correct. Sur la partie droite de la photo, vous pouvez voir un ancien blockhaus, vestige du fameux mur de la Manche, afin de protéger nos côtes d'un éventuel débarquement !

Vers l'ouest. Au fond, le phare et le parking réservé aux camping-cars.

Petite grimpette, beau point de vue. Seul manque le soleil à l'appel.

Pas question de s'avancer trop près du bord, c'est dangereux. Vous avez vu en bas tout-à-l'heure, juste en-dessous.

L'entrée à marée basse.

Le casino de Saint-Valéry-en-Caux.

On voit beaucoup mieux le blockhaus. Il y en a plusieurs au sommet de la colline.

Je reprends le camping-car pour aller de l'autre côté du port, là où sont tous ses copains (au camping-car...) !

 

Voilà, j'y suis, de l'autre côté. Les falaises sont presque plus impressionnantes, peut-être du fait qu'il n'y a pas d'effondrement.

Si, il y a effondrement, mais au creux même de la falaise, ce qui crée une immense grotte. Naturelle ?

La aussi, une large bande de graviers. Plus bas, une bande de sable. Et encore plus bas, un plateau rocheux.

Vu de l'autre bord...

Un rayon de soliel, et les falaises s'éclairent. Magnifique, cette côte normande, dans le soleil couchant.

La vue porte subitement à plusieurs km.

Le monument où je me trouvais tout-à-l'heure, le blockaus qu'on voir beaucoup mieux, le casino. On a aussi une bonne impression de la masse de la falaise, et de l'affaissement occupé par Saint-Valéry-en-Caux.

Au zoom maxi, on aperçoit Veules-les-Roses, à 6 km à vol d'oiseau.

Les camping-caristes font leur dernier petit tour avant d'aller se coucher.

Encore lui !

Ici, ce ne sont pas les oiseaux qu'on met en cage, mais les galets... Pour se protéger de l'assaut des vagues ?

Mais il penche ? Ou bien c'est encore moi...

Marée montante à l'entrée du chenal.

Le littoral normand vers l'Est. Au fond, sûrement l'avancée de falaise avant Dieppe, à 18 km d'ici.

Ah, enfin, j'en tiens une, avec des promeneurs qui donnent l'échelle de la falaise !

Toute cette série de photos est prise du bout du phare.

Franchement, ça ne va pas être facile à dévisser !

Gros plan sur les pierres faisant le sol de la jetée.

 

C'est la dernière photo de la journée. Je vais maintenant m'installer près de la salle où sont projetés tous les films. J'apprécie énormément que tout soit au même endroit, c'est tellement plus simple.

 

Voilà où je m'installe, à 100 mètres de la salle. Un peu près de la route, j'en conviens, mais j'étais très bien. J'ai donc dormi ici vendredi soir et samedi soir. Les séances se sont terminées dimanche dans la soirée, après la remise des prix. Je suis resté jusqu'au bout. La salle est extraordinaire de confort, et parfaite à tous les niveaux. Ce fut une prestation de grande qualité, et très sincèrement, si je le peux, je reviendrai, si le thème reste évidemment axé sur le voyage.

 

Au final, pour deux jours et demi de ma vie, j'ai l'impression d'avoir vécu plusieurs semaines de vacances. Et ce n'est pas qu'une impression, car je vais conserver le souvenir de ces voyages pendant plusieurs semaines, un peu comme si j'y étais réellement allé. Alors je remercie ici tous les acteurs, producteurs, réalisateurs et organisateurs de cet événement.

C'était parfait.

 

Sur la carte, vous voyez un deuxième itinéraire, qui va de Saint-Valéry à Etampes.
Alors, quelques explications sont nécessaires.

En fait, à Noël dernier, j'ai eu un superbe cadeau: une heure de vol sur un petit avion de tourisme, en tant que PILOTE. Oui, vous avez bien lu. Non, pas le décollage, ni l'atterrissage, mais une fois en l'air, c'est moi qui prend les commandes. J'étais hyper-content, mais il y avait un petit problème: le lieu de la prestation était obligatoirement l'aérodrome d'Etampes, dans l'Essonne, en Ile de France. Et vous savez comme j'aime aller dans cette région: excusez-moi, amis parisiens et habitants de la grande banlieue, mais je n'aime pas les grandes concentrations humaines... Et j'ai évidemment toujours cette pensée en arrière-plan. Mon vol est valable une année, ça me laissait donc du temps. Or, lors de la préparation de ce voyage à Saint-Valéry, j'ai de suite pensé que je pouvais y intégrer mon pilotage. Je voulais commencer la ballade par le tour en avion, mais le pilote contacté n'avait que le lundi matin comme créneau. Alors allons-y pour lundi 2 octobre entre 9h et 9h30. La météo annoncée est plutôt mauvaise, mais le pilote me dit que localement, ce pouvait être bien.

 

Oui, mais, pour être lundi matin à Etampes, je n'ai pas d'autre choix que de dégager de Saint-Valéry dès ce dimanche soir, et de passer la nuit le plus près possible de l'aérodrome. Le pilote contacté me confirme l'horaire pour lundi matin, et me dit que je peux dormir sur l'aérodrome sans aucun problème. Je décide d'y aller par les petites routes, et de contourner l'Ile de France, car je n'ai aucune envie de me retrouver un dimanche soir en camping-car dans les embouteillages de rentrée du week-end. De plus, avec les innombrables embranchements, et ne connaissant vraiment pas bien les noms de ville et/ou de routes et autoroutes, je suis certain de me tromper. Donc, les petites routes, peinard, tranquillement, comme d'habitude.

 

La première partie s'est très bien passée. La traversée de Rouen, que je redoutais un peu, est un jeu d'enfant. Je bénéficie en plus d'une circulation très fluide; le temps est couvert, mais il ne pleut pas, ou peu. Par contre, la nuit tombe vite. Ensuite, direction Evreux, là encore, très facile. Mais comme tout allait bien, je fais l'erreur de vouloir suivre la vallée de l'Eure. Alors vraiment, j'aurais aimé faire cette route en scooter, de jour. Franchement, ça a l'air superbe, petits villages de toute beauté avec des églises magnifiques, et se suivant pratiquement sans interruption; mais en même temps, limitation à 50 km/h, voire à 30 km/h avec une grande quantité de dos d'ânes pour ralentir, des déviations qui, comme d'habitude en France, se terminent sans aucune indication, une carte pas assez précise, perdu plusieurs fois, en dehors des grands axes, franchement, je me suis vraiment compliqué les choses. Une horreur ! C'est à 0h45 seulement que je parviens sur l'aérodrome, complètement crevé, mais heureux d'y être. Au moins, demain matin, je n'ai qu'à attendre le pilote !

Et je n'ai pas mangé ! Heureusement, qui dit camping-car dit cuisine et garde-manger; je me gave de petites gâteries, ma foi bien méritées ! Je suis seul sur cet immense terrain. Le silence est total. Une seule chose est ennuyeuse: les lampadaires sont allumés, et je suis vraiment sous les feux de la rampe... Pas moyen de faire autrement. Une fois les rideaux tirés, et bien au chaud dans le lit, je m'endors en moins de temps qu'il ne le faut pour l'écrire...

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