TourMoto2016 : Scandinavie-Cap Nord-Venise-Naples-Rome

De l'Atlantique au Cap Nord, du Cap Nord à Venise, de Venise à Naples, retour via Rome

Du 02 juin au 9 juillet 2016 - 37 jours de moto, 2 jours à pied, 1 jour de croisière

14.417 km - 2.783 photos

Début juillet 2015, Michele (prononcez "Mickélé"), mon copain motard italien, me faisait part de son envie d'aller au Cap Nord en moto en 2016, et me proposait de l'accompagner. Connaissant sa manière de piloter (très rapide, trop rapide pour moi), j'ai décliné son invitation. Mais l'idée de retourner là-haut une fois de plus a fait son chemin dans mon cerveau voyageur. Or, enchantés de notre belle entente, nous avions prévu avec les copains de repartir ensemble en 2016, et avions choisi l'Italie avec, principalement, la Toscane. Comment faire pour ajouter le Cap Nord à ce voyage, et avec qui le faire (je n'ai plus envie de rouler en solitaire) ? Les copains contactés ont vite décidé pour moi : seul Richard le Hollandais, retraité, a accepté de m'accompagner là-haut, acceptant ce "rajout" tel que je l'ai présenté : c'est un défi ! En effet, ce n'est pas mon style de voyage que d'engranger les kilomètres, je suis plutôt un flaneur dans l'âme, et Richard aussi. Mais le challenge me plaisait, et le désir d'arrêter la moto me donnait une raison de plus pour finir "en beauté", enfin, par un truc un peu "hors-normes".

Itinéraire Tour Moto 2016

Itinéraire global (départ et arrivée : Océan Atlantique, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Vendée). (Map data Google Maps Relief)

J'ai soigneusement (comme d'hab', quoi) étudié l'itinéraire cet hiver 2015-2016, choisissant les plus beaux coins de Norvège et les plus belles routes. J'ai choisi Venise comme point de ralliement. Les travailleurs (j'entends par là les non-retraités) ont choisi les dates de la partie italienne, à savoir fin juin. Il me fallait donc boucler la partie scandinave avant (forcément, d'abord la partie difficile -il fait plutôt froid là-haut...-, pour terminer par la récompense, le soleil et la chaleur...). Pas facile, car je ne pouvais rater le passage de mon fils revenant de Nouvelle-Calédonie avec son amie australienne que je ne connaissais pas, qui était parti depuis près de deux ans, et repartait dans la foulée à Vancouver au Canada, de nouveau pour deux ans. Compte tenu des grandes distances à parcourir, les marges étaient étroites, il fallait partir début juin au plus tard pour arriver à Venise le 25 après avoir foulé de nos roues et de nos pieds le Cap Nord. Le plan s'est avéré correct. Le voyage s'est déroulé comme prévu, et fut merveilleux à tout point de vue. Il me réservait une grosse surprise. En effet, j'ai encore pris beaucoup de plaisir au guidon de ma bécane Dakara, fidèle et fiable, et au lieu de la nettoyer pour la mettre en vente, je l'ai lavée et fait briller pour la conserver. Les copains ont émis de nouveaux souhaits pour les prochaines années (oui oui), l'histoire n'est donc pas terminée...

Jeudi 2 juin 2016 (285 km)

Porte Saint-Georges, Vendôme, Loir-et-Cher, France.

Porte Saint-Georges, Vendôme, Loir-et-Cher, France.

J'avais fixé mon départ au 3 juin à l'aube, avec l'idée de traverser toute la France dans la journée. J'avais donné rendez-vous à mes deux compagnons sur un terrain de camping à deux pas de la frontière luxembourgeoise, au bord de la Meuse. Mais les catastrophiques événements climatiques de ce début juin 2016 m'ont quelque peu forcé à changer mon fusil d'épaule. Richard le Hollandais, qui passe ses hivers au sud de l'Espagne, a déjà pris la route, et m'informe des pluies torrentielles qu'il subit. Il a connu la perte de deux tentes lors de graves inondations dans sa vie d'aventurier (il a notamment vécu la catastrophe de Vaisons-la-Romaine). Du coup, je prends peur, Météo-France annonçant de nombreuses crues des rivières de France, notamment celle de la Meuse au bord de laquelle nous devons camper. Mon copain Eric le Belge, qui s'est invité à notre virée scandinave, me confirme la météo, et nous propose de nous héberger chez lui le 3 juin au soir. Il habite près du Luxembourg, ce qui ne modifie pas l'itinéraire. Nous lui donnons notre accord, et, devant le nombre de routes coupées, je décide de partir en catastrophe dès le 2 juin, par sécurité. Je quitte donc mes proches un peu comme un voleur le deux juin à 14 heures. Je maintiens le tracé prévu, à savoir les routes secondaires. Vendée, Maine-et-Loire, j'approche de Saumur avec anxiété mais tout va bien, la Loire n'a pas débordé et je peux la franchir sans souci. Je passe au nord de Tours et rejoins la N10 en direction de Chartres. Là, les choses commencent à se corser. Un bouchon s'est formé en raison d'un camion bloqué devant un pont sous lequel il ne peut passer. L'autoroute A10 étant inondé, tout le monde se jette sur les nationales... Dans de tels moments, on est heureux de voyager en moto !

Camping Au coeur de Vendôme, Vendôme, Loir-et-Cher, France.

Camping "Au coeur de Vendôme", Vendôme, Loir-et-Cher, France.

Il est 18h30, temps de bivouaquer. Je trouve un joli camping à Vendôme, au bord du Loir. C'est d'ailleurs en traversant cette jolie ville que je ferai la seule photo de la journée, en dehors de celle du bivouac. Le patron m'informe que je suis chanceux, les eaux du Loir tout proche recouvrant le camping l'avant-veille s'étant retirées. Ouf ! Le terrain est bien gras, mais ça va, et le boss me prête une belle planche pour empêcher Dakara de s'enfoncer dans la terre meuble. Les camping-cars sont placés autour du terrain central, impossible de les laisser rouler au centre ! Les nouvelles sont pessimistes, il me dit que je vais avoir bien du mal à passer demain. Une touriste hollandaise nous montre les photos irréelles du château de Chambord entouré d'eau qu'elle a prises cet après-midi : très impressionnant ! Pour ma part, j'ai fait 285 km, c'est toujours ça de moins pour demain. On verra bien, à chaque jour suffit sa peine, je suis sur la route, et c'est bien ça le principal. Et c'est le sourire aux lèvres que je pénètre dans mon palace : un nouveau voyage est commencé, et j'aime ça !

 

Vendredi 3 juin 2016 (486 km)

Basilique Notre-Dame de l'Epine, Marne, France.

Basilique Notre-Dame de l'Epine, Marne, France.

C'est à 6h45 que je lance le moteur de Dakara et que je quitte ce camping tranquille de Vendôme. La nuit a été bonne, et je suis en pleine forme. Il fait encore sombre, mais le jour est bien levé, gris et terne comme hier. Peu importe, il ne pleut pas. Je suis la N10 et la vallée du Loir jusqu'à Châteaudun, puis je biburque vers l'est jusqu'à Janville (Eure-et-Loir) par la D927. Hier au camping, ils m'ont dit que Pithiviers risquait d'être inondé. Je file alors vers Paris, nord-nord-est. Je passe Etampes sur la N20, pour ensuite filer vers l'est et rattraper la N4 à Fontenay-Trésigny. Il est alors près de 10 heures, et je suis satisfait du chemin parcouru. Evidemment, je réussis à louper une bretelle à cause de mon GPS Garmin, très mauvais et toujours en retard dans les grands embranchements, mais se sentant coupable, il me remet vite fait dans le droit chemin ! A Vaudoy-en-Brie, la N4 est sous l'eau, mais la déviation est minimale. Je ne sais plus où, j'ai roulé dans l'eau, la moitié de la chaussée était submergée, mais ça passait heureusement au pas sur la partie gauche. Ouf ! Je quitte la N4 à Fère-Champenoise à 10h50 pour la D5 en direction de Châlons-en-Champagne que je traverse vers 11h30. Le village de l'Epine se trouve juste à la sortie de la ville. J'ai faim. Je pose Dakara devant un bistrot, en face de l'imposante basilique Notre-Dame de l'Epine, chef-d'oeuvre majeur du style gothique flamboyant, et qui fera l'objet de la première photo de la journée ! L'histoire se répète, car j'étais passé ici-même le 16 juillet 2014, à la nuit tombante... Je suis très heureux car j'ai fait environ 340 km, et je roule désormais sur les petites routes de l'est de la France. Je suis pleinement dans le voyage, et les soucis générés par les inondations s'estompent désormais, car j'estime avoir passé les zones à risque. L'ambiance du bar est excellente, comme le sandwich et la connexion WiFi. Du coup, je peux avertir les copains de ma position, et leur confirmer mon arrivée dans la soirée.

Sur la D3, au sud et à deux pas de Valmy, Marne, France.

Sur la D3, au sud et à deux pas de Valmy, Marne, France.

Je reprends la route vers 13h. Je reconnais ce paysage et j'aperçois au loin sur ma gauche le fameux moulin de Valmy, visité en 2014 lors de mon grand tour d'Europe. Ci-dessus la D3 entre Châlons et Verdun, au niveau de Valmy justement.

Sainte Menehould, capitale de l'Argonne, Marne, France.

Sainte Menehould, capitale de l'Argonne, Marne, France.

Traversée de Sainte Menehould un peu plus tard, et dont je reconnais les bâtiments. C'est juste après Sainte Menehould, dans le village de La Grande aux Bois, que mon attention est attirée par une moto de "biker", une BMW GS jaune et noire, la fameuse F800, la guêpe. Stationnée en sens inverse, sur ma gauche, j'aperçois sa plaque dans mon rétro, que je prends d'abord pour une plaque anglaise. Puis j'enregistre le sigle "NL". Tiens, des hollandais... Soudain, mon cerveau me commande de faire demi-tour. Et c'est en arrivant près de cette jolie bécane que j'en prends vraiment conscience : cette moto, sans aucun doute possible, c'est celle de Richard le Hollandais, sûr et certain. Le coeur battant, je pénètre dans le petit restaurant. Il est là, attablé, de dos, devant une inévitable tasse de café. C'est bien lui, mon ami Richard. Quel bonheur. Mon voyage en solitaire s'achève ici, et nous reprenons la route à deux. Nous allons parcourir plus de 13.000 km ensemble, toujours dans la bonne humeur.

Verdun, Meuse, Lorraine, France.

Verdun, Meuse, Lorraine, France.

Traversée de Verdun vers 15 heures. C'est avec cette photo que Richard est devenu mon photographe officiel et préféré. Merci, l'ami, pour toutes les belles photos réalisées !

Verdun, la Porte Chaussée et la Meuse, Meuse, Lorraine, France.

Verdun, la Porte Chaussée et la Meuse, Meuse, Lorraine, France.

D66, Pillon, Meuse, France.

D66, Pillon, Meuse, France.

De Verdun, j'emmène Richard à travers le champ de bataille de Verdun, dans la grande forêt située au nord-est de la ville. La route serpente dans un paysage magnifique, malheureusement lourd de tristes vestiges historiques. Nous passons près de Bezonvaux, que je reconnais bien, et où fut tué un de mes grands-oncles la veille de noël 1916... Poursuivant vers le nord-est, le paysage prend de l'ampleur alors que la forêt s'estompe. Ci-dessus, voici le petit village de Pillon qui s'étale au pied de la route.

Dans la forêt communale de Ville-Houdlémont, Meurthe-et-Moselle, France.

Dans la forêt communale de Ville-Houdlémont, Meurthe-et-Moselle, France.

Nous traversons ensuite Longuyon. Il fait lourd et chaud, mais nous ne nous en plaignons pas ! On s'approche de notre but, la Belgique est là, tout près. Soudain, dans le hameau de Saint Pancré, la route se rétrécit au point de devenir presque un sentier forestier. Et, en effet, une pancarte indique qu'elle est interdite à la circulation. Je suis prêt à faire demi-tour, mais Richard ne l'entend pas de cette oreille, et je décide de le suivre. Pas de regret, c'était féérique, au coeur de cette petite forêt.

Ville-Houdlémont, Meurthe-et-Moselle, France. En face, la Belgique.

Trittenheim, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

A la sortie de la forêt recouvrant toute la colline, le paysage se découvre d'un seul coup. En face, de l'autre côté de la rivière coulant au pied du mont, s'étale la province de Luxembourg, dans le royaume de Belgique. Eric le Belge habite là, tout près. Nous le retrouvons quelques minutes plus tard dans sa belle maison, où il nous accueille avec une délicieuse bière belge dont il a le secret. Nous irons manger une traditionnelle moule-frites plus tard dans la soirée. Un orage d'une rare violence éclate alors : nous sommes heureux de dormir à l'abri cette nuit...

 

Samedi 4 juin 2016 (589 km)

Trittenheim, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

Trittenheim, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

Départ à 7h15 après un délicieux petit-déjeuner offert par la femme d'Eric, avec croissants. Le ciel est lourd et gris, mais au moins, il ne pleut pas. Eric prend le commandement pour la traversée du Luxembourg qu'il connaît par coeur, puisqu'il y travaille. Il nous met en garde au sujet des radars, qui flashent dès le dépassement de la limite... C'est vers 9 heures que nous rattrapons l'itinéraire initialement tracé, à Trèves, qui marque notre entrée en Allemagne. Nous allons désormais suivre les méandres de la Moselle, dont les eaux ont envahi les rives. Nous verrons des centaines de caravanes sur les berges des routes, évacuées sans doute en catastrophe des très nombreux campings jalonnant la rivière lors de la montée des eaux. L'ordre allemand s'en trouve quelque peu perturbé... La circulation est très fluide, excepté les inévitables ralentissements dans les jolies villes allemandes. Bien sûr, cette route mériterait à elle seule qu'on lui consacre quelques jours, en mode "flânerie", mais ce n'est pas le but de ce voyage. Nous savourons néanmoins le merveilleux paysage offert par les puissantes collines enserrant la rivière, malgré l'absence de soleil et une luminosité très bizarre. J'ai spécialement étudié tous les itinéraires de ce voyage dans cette optique : offrir aux copains les plus belles routes scéniques. Petit arrêt-photo à Trittenheim, le pont permettant de mieux apprécier le cadre et le lit de la Moselle. On voit nettement ci-dessous qu'elle l'a bel et bien quitté...

 

Trittenheim, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

Trittenheim, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

 

Sur la route 421 à Zell, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, au-dessus d'une boucle de la Moselle.

Sur la route 421 à Zell, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, au-dessus d'une boucle de la Moselle.

Nous faisons quelques arrêts, histoire de se détendre les jambes, et d'échanger quelques mots. J'ouvre la voie avec Titi le GPS, sur lequel j'ai placé le trajet complet préparé au cours de l'hiver. Richard est au milieu, puisqu'il n'a pas de GPS, et Eric ferme la marche. Pour sa part, Eric a installé deux GPS sur sa bellle GS flambant neuve, et pourra aisément me retrouver en cas de séparation. Désolé pour ceux qui n'aiment pas les motos BMW, mais il se trouve que nous sommes tous les trois avec des GS, ce qui n'a absolument rien à voir avec le fait que nous soyons ensemble dans ce périple. Je dois dire que ce sont d'excellentes bécanes, car aucun d'entre nous n'a eu le moindre souci au cours de ce voyage de plusieurs milliers de kilomètres, sur des routes souvent en bien mauvais état !

 

Château Reichsburg Cochem, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur la route 49 sur les bords de la Moselle.

Château Reichsburg Cochem, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur la route 49 sur les bords de la Moselle.

Cette partie du périple du jour le long de la Moselle représente tout-de-même environ 200 km de bonheur. Ici un nouvel arrêt en vue du petit château de Cochem, perché au sommet d'une petite colline, comme c'est le cas de tous. Bien sûr, de nombreuses routes serpentent sur les flancs de ces reliefs et offrent certainement de nombreux points-de-vue aux voyageurs non pressés comme nous le sommes. Je reviendrai un jour peut-être ici, avec Mygoo la voiture, en mode baladeur.

 

Route 416, en arrivant à Coblence, en face de Lay, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

Route 416, en arrivant à Coblence, en face de Lay, Rhénanie-Palatinat, Allemagne, sur les bords de la Moselle.

 

Le Rhin à Coblence, Rhénanie-Palatinat, Allemagne. Au premier plan, la chapelle St Pierre et Paul.

Le Rhin à Coblence, Rhénanie-Palatinat, Allemagne. Au premier plan, la chapelle St Pierre et Paul.

Coblence, Koblenz, située au confluent de la Moselle avec le Rhin, marque la fin de cette première partie de journée. Nous nous restaurons dans un petit bar tenu par des roumains à Vallendar, dans la banlieue nord de la grande cité, avant de reprendre la route vers 13h30.

 

Jolie façade à Selters (Westerwald), Rhénanie-Palatinat, Allemagne.

Jolie façade à Selters (Westerwald), Rhénanie-Palatinat, Allemagne.

Une fois le Rhin traversé et laissé derrière nous, nous filons plein nord à travers la région Rhénanie-Palatinat, sur une centaine de kilomètres, dans la campagne allemande. J'ai préparé ce trajet en m'inspirant de tracés réalisés par des motards allemands, et le parcours s'est en effet avéré être joli et agréable pour les motards que nous sommes. Nous faisons très peu d'arrêts, et par conséquent, très peu de photos. Regardez cette jolie façade de maison que je suis parvenu à immortaliser. C'est à Selters, dans une petite ville située une trentaine de km au nord de Coblence. Je constate donc, comme je le soupçonnais déjà, que l'absence de photos a effacé le souvenir de la route elle-même de mon petit cerveau. Curieusement, alors même que je savoure la route et son spectacle, pleinement, sans chercher à les photographier, ma mémoire les a effacés. Alors qu'habituellement, m'arrêtant souvent pour mettre dans la petite boite le sujet m'ayant interpellé (paysage ou objet rencontré), je me reproche de ressembler à ces touristes asiatiques pendus à leurs appareils-photo, force m'est de constater que, tout compte fait, c'est la meilleure méthode pour ne pas oublier. Revoir les clichés réalisés, même longtemps après, fait ressurgir des tas d'autres souvenirs, dont celui de la route elle-même ! Je pense que je tiendrai compte de cette constatation dans mes prochains périples !

 

Langscheid, sur les bords du lac Sorpesee, Haut-Sauerland, Rhénaniedu Nord-Westphalie, Allemagne.

Langscheid, sur les bords du lac Sorpesee, Haut-Sauerland, Rhénaniedu Nord-Westphalie, Allemagne.

Il est déjà 17h45 et nous n'avons parcouru que 175 km depuis Coblence. Je me souviens des superbes lacs longés, particulièrement celui du barrage de la Bigge. Il faisait beau et la route dominait l'immense retenue d'eau sur laquelle je voyais évoluer des voiliers. Cette remarque contredit presque ce que je viens d'écrire, puisque je n'ai pas arrêté le groupe pour faire des photos... Cependant, le souvenir de ce lac m'est revenu en voyant la photo du lac Sorpesee, ci-dessous ! Il faut dire que le soleil revenu et le ciel en partie bleu avaient de quoi faire plaisir aux motards que nous sommes. Le temps est malgré tout fort orageux, et la lourde chaleur colle désagréablement nos tenues sur nos corps. Je fais donc cette halte pour faire le point avec mes camarades. La décision est vite prise : on quitte l'itinéraire soigneusement préparé et on laisse Titi le GPS nous trouver une route rapide. C'est ainsi que nous prenons l'autoroute, laquelle nous permet de rattraper notre retard. La circulation est très faible en ce samedi après-midi, et je prends plaisir à sentir l'air pénétrer par les ouvertures de ma veste. J'ai adoré ce changement de rythme.

 

Langscheid, sur les bords du lac Sorpesee, Haut-Sauerland, Rhénaniedu Nord-Westphalie, Allemagne.

Langscheid, sur les bords du lac Sorpesee, Haut-Sauerland, Rhénaniedu Nord-Westphalie, Allemagne.

Camping Ludwigsee, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Camping Ludwigsee, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Il est quand même 20 heures lorsque nous arrivons au camping. La réception est fermée, mais un client sympa va chercher le patron, et nous pouvons enfin nous installer. Il fait très chaud, il y a quelques moustiques au bord du petit lac, mais nous sommes heureux. Mes camarades vont se désaltérer au bar, je préfère rentrer sous ma tente, manger un peu de céréales, et me reposer de cette longue journée de route. En fait, j'ai un peu institué ce rythme lors de mes précédents voyages avec les copains. Nous sommes ensemble toute la journée, le soir au camping est notre espace de liberté et d'individualité, et chacun vaque à ses propres occupations. Pour ma part, ça me permet de quitter mon manteau d'organisateur, en quelque sorte de me libérer, et j'y tiens beaucoup. Je découvre, avec Richard, l'énorme tente d'Eric, dans laquelle sa moto elle-même peut coucher... Il fait un peu la sensation de nos voisins allemands. C'est un camping très familial, il y a beaucoup d'enfants, mais j'avoue ne jamais être gêné car j'ai la chance d'avoir une incroyable capacité à dormir n'importe où, quel que soit le vacarme régnant autour de moi !

 

Camping Ludwigsee, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Camping Ludwigsee, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

 

 

Dimanche 5 juin 2016 (444 km)

Camping Ludwigsee, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Camping Ludwigsee, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Départ vers 8 heures. Petite photo du lac du camping juste avant de lever les voiles. Comme vous pouvez le constater, le ciel est bleu, et il fait déjà bien chaud ! Ci-dessous, la campagne autour du camping.

Campagne, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Campagne, Melle, Basse-Saxe, Allemagne.

Le trajet est savoureux sur les petites routes de la campagne allemande, à travers bois, campagne et villages colorés et pleins de charme. La circulation est faible, c'est dimanche, et nous prenons un vrai plaisir à rouler dans cet environnement. Il faut dire que la météo y est certainement aussi pour quelque chose... Puis, au sud de Brème, nous prenons une portion de l'autoroute qui va à Hambourg, que nous quittons bientôt pour foncer plein nord vers le grand fleuve appelé Elbe qui va se jeter en Mer du Nord. Il n'y a aucun pont entre Hambourg et la mer, mais un ferry qui traverse à Glückstadt, et que j'ai déjà pris plusieurs fois lors de précédents voyages.

Traversée de l'Elbe à Glückstadt, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Traversée de l'Elbe à Glückstadt, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Nous crevons littéralement de chaud, et cette mini-croisière nous permet de souffler un peu. Il est déjà 14 heures, et nous n'avons parcouru qu'un peu plus de 250 km... La traversée nous prend une demi-heure environ, et nous sommes heureux d'être en moto, nos véhicules nous ayant permis de remonter la longue file des véhicules en attente du ferry. L'ambiance est aux vacances, détendue et souriante.

Traversée de l'Elbe à Glückstadt, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Traversée de l'Elbe à Glückstadt, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Traversée de l'Elbe à Glückstadt, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Traversée de l'Elbe à Glückstadt, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Pause sur l'autoroute juste au-dessus du Nord-Ostsee-Kanal, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Pause sur l'autoroute juste au-dessus du Nord-Ostsee-Kanal, Schleswig-Holstein, Allemagne.

C'est ensuite un long chemin sur l'autoroute, dans ce plat pays situé près de la Mer du Nord. Il fait très chaud, l'air brûlant s'engouffrant dans nos casques. Petite pause au-dessus du Canal de la Mer du Nord. Je pensais faire quelques photos, mais la petite marche à effectuer avec notre lourd équipement nous a découragés ! Nous avons plutôt besoin de boire, et l'eau chaude passe de nos gourdes dans nos gosiers asséchés. Mais bon sang, même s'il fait chaud, que c'est agréable de sentir les puissants rayons de notre étoile préférée, après les jours froids et pluvieux que nous venons de vivre !

Klanxbüll, Frise du Nord, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Klanxbüll, Frise du Nord, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Il est 18 heures lorsque nous arrivons dans le hameau de Klanxbüll, situé en face de la grande île de Sylt, importante destination touristique de la bourgeoisie allemande, quelques 170 km plus tard. Loin de cette foule touristique, j'ai déniché ici un petit camping insignifiant, mais ô combien délicieux. Je voulais absolument camper le plus près possible du Danemark, afin de diminuer au maximum la distance à parcourir pour le lendemain, mais il était totalement hors de question de camper au Danemark. En effet, les Danois obligent le touriste étranger à acheter leur carte annuelle de camping, qui coûte au moins 15 euros. Je me suis fait avoir en 2014 à Copenhague, et je me suis alors juré que ce serait la dernière fois. Dont acte. Et comme j'ai bien fait ! La propriétaire nous accueille avec une gentillesse incroyable, nous apporte une bière fraiche, ne nous demande que six euros pour la nuit... Pourtant, l'aire est juste parfaite, plate et douce à souhait, et les sanitaires sont dans un état de propreté digne d'un hôtel. Franchement, c'est le grand bonheur, et mes deux camarades ne sont pas moins enchantés que moi ! Ce camping restera comme un des meilleurs de tout le voyage !
Après le montage de la tente, la douche réparatrice vespérale quotidienne, le graissage de la chaîne (que je ferai chaque jour, souvent le soir, parfois le matin, avec de l'huile filante de tronçonneuse passée au pinceau), et l'absorption du délicieux breuvage constitué par la bière, je quitte mes compagnons pour aller bouquiner dans ma chambre préférée. Les oiseaux chantent dans la haie, j'entends mes copains discuter, je suis tout simplement heureux.

Camping à Klanxbüll, Frise du Nord, Schleswig-Holstein, Allemagne.

Camping à Klanxbüll, Frise du Nord, Schleswig-Holstein, Allemagne.

 

 

Lundi 6 juin 2016 (600 km, dont environ 130 sur le ferry)

Tonder, frontière entre Allemagne et Danemark.

Tonder, frontière entre Allemagne et Danemark.

Départ à 8 heures ce matin. Le ciel est toujours d'une belle couleur bleu azur, nous sommes aux anges. La nuit a été délicieuse, et le chant des oiseaux a accompagné notre départ. Moins d'une heure plus tard, nous franchissons la frontière germano-danoise : bienvenue au Danemark.

Plage de Lokken, Jutland du Nord, Danemark.

Plage de Lokken, Jutland du Nord, Danemark.

La matinée ne sera qu'une longue suite d'immenses lignes droites au paysage bien monotone. C'est le plat pays... Pour rompre avec cette longue platitude, j'avais prévu une petite bifurcation sur la côte du nord, là où le Danemark se rétrécit en forme de pointe. C'est ainsi que nous arrivons à Lokken, dans le Jutland Nord, vers 13 heures, après quelques 350 bornes... Il est temps de faire une longue pause. Je voulais rouler sur la plage, mais ni Eric ni moi n'avons osé franchir la petite portion de sable mou avant de toucher la partie dure. Seul Richard, le meilleur biker du groupe, y est allé, et même par deux fois. C'est en fait son passage qui nous a quelque peu refroidi, car il a dû jouer des jambes pour ne pas s'affaler... Bravo Richard. Après cette jolie pause, nous sommes allés nous restaurer au coeur de la petite cité touristique danoise. Que du bonheur.

Lokken, Jutland du Nord, Danemark.

Lokken, Jutland du Nord, Danemark.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Les ferries du voyage.

Les ferries du voyage.

A 35 km de Hirtshals et de l'embarquement, nous avons tout notre temps, et c'est bien ce que je voulais. Nous partons tranquilement vers 14h30 du restaurant et sommes sur le port dès 15h15 pour un départ à 18 heures. Le chek-in est cependant ouvert, et la préposée nous confirmant que nous pouvons nous présenter vers 17h30, j'emmène mes camarades sur une plage, environnement hautement plus agréable que les files d'attente du port ! Vous voyez ci-dessus le petit papier que je me suis fait à la main, sur lequel j'ai inscrit tous les détails de toutes nos traversées, avec dates, horaires, numéros de réservations, et prix payés. Ce petit bout de papier, recouvert de scotch pour le plastifier, est resté dans ma poche avec ma carte-bleue, et il a toujours été suffisant pour les préposés aux chek-in (avec parfois une demande de pièce d'identité en sus, ce qui peut se comprendre). Vous constaterez en le lisant que nous avons payé 38 € la traversée, réservée le 19 février, ce qui est dérisoire.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Sur la plage, quelques autochtones se font bronzer, j'en ai vu un dans l'eau, et ces danoises viennent faire leur petit tour de plage. Nous avons discuté un peu avec elles, lorsqu'elles sont passées près de nos motos, au pied desquelles Eric nous fait chauffer un délicieux café avec son réchaud spécial grand vent, car ça souffle, ici, en bord de mer !

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Hirtshals, Jutland du Nord, Danemark.

Je suis surpris par l'important nombre de motards prenant ce ferry. Quoi qu'il en soit, nous devons passer par la désagréable séance d'arrimage des motos, épreuve que je déteste particulièrement, puisque je suis bon-à-rien avec mes dix doigts. Heureusement, mes camarades bricoleurs et techniciens sont plus ingénieux, et je remercie Richard pour son aide. Nous avions très chaud et étions en sueur dans la cale du grand navire, et ce ne fut certes pas une partie de plaisir. Pour ma part, j'ai aussi demandé de l'aide à un employé, ce que je fais toujours lorsque je suis seul. Ce dernier est venu plus tard consolider nos liens en deux temps-trois mouvements, confirmant le vieil adage selon lequel il vaut mieux demander de l'aide au bon dieu qu'à ses saints. Nos bécanes en sécurité, nous pouvons enfin monter dans nos appartements. Le bateau est très grand et confortable, et nous trouvons rapidement une bonne place. Pas de chance, le WiFi est payant. Du coup, après avoir jeté un coup d'oeil sur la suite du trajet, je prends quelque repos. Richard attire mon attention sur la vitesse incroyable du ferry en me montrant son téléphone branché sur une application de cartographie en temps réel : nous avançons à environ 75 km/heure ! J'avais noté 50 km/h lors de mes précédentes traversées, et je n'en crois pas mes yeux. Nous montons sur le pont : le spectacle est grandiose, et le sillon d'écume creusé par les immenses hélices est très impressionnant !

Quelque part sur le Skagerrak, entre Hirsthals et Kristiansand, sur le ferry de la Fjordline.

Quelque part sur le Skagerrak, entre Hirsthals et Kristiansand, sur le ferry de la Fjordline.

Arrivée à 20h15 comme prévu, nous quittons l'antre du grand navire un quart d'heure plus tard, et reprenons la route. Il nous reste une petite cinquantaine de kilomètres à parcourir avant d'atteindre le camping, où nous arrivons vers 21h45, après avoir fait le plein d'essence, et quelques achats dans un petit magasin encore ouvert. Les paysages ont complètement changé, et le contraste avec le Danemark juste quitté est énorme et me sidère à chaque fois que je mets les pieds dans cet incroyable pays. Forêts, montagnes, fraîcheur, rivières, bienvenue en Norvège. Le camping, tenu par un hollandais, permet à Richard de parler quelque peu sa langue composée de multiples "chrescheucheu" et de "kreuschschregschhhh"... Nous constatons la présence de quelques moustiques, et mes deux camarades achètent un produit spécial pour les éloigner. Connaissant le peu d'efficacité de tous ces produits, je m'abtiens. Puis nous allons sur le lieu qui nous est réservé. Et là, mes amis, c'est la grande surprise du soir.

La très très très très désagréable surprise du soir. Le patron nous a dit "oui, oui, il y a un peu de moustiques, mais ce n'est rien....". Quel fieffé menteur, ce hollandais ! J'ai très vite compris de quoi il s'agissait. Non non, ce n'étaient pas des moustiques, mais des... midges, auxquelles nous avions à faire. Et croyez-moi sur parole, c'est nettement moins rigolo. De quelques dizaines au cours des premières secondes, elles sont vite montées à quelques centaines dans les minutes suivantes, pour très vite atteindre des dizaines de milliers ensuite ! Minuscules, elles rentrent partout : dans les narines, dans les yeux, dans la bouche qu'il faut éviter d'ouvrir, impossible de ne pas en avoir partout. J'ai connu ça en Ecosse, et une fois en Irlande, je sais qu'il faut faire vite. Pour ma part, ma meilleure arme, c'est la voix : je gueule, je hurle, je vocifère à tue-tête, c'est ma façon de lutter contre l'adversité. Et quand je crie comme ça, je fonce, je vais très très vite. Vous pouvez demander à Richard, jamais il n'avait vu un montage de tente aussi rapide. Et effectivement, en quelques minutes, ma tente est montée, fermée, mes affaires sont jetées à l'intérieur, je plonge et... fini. Je découvre la paix, l'immense paix qui m'envahit après le combat. Je suis en nage, mais je suis au calme, les ennemis ont été vaincus. Non, pas vaincus, mais ils sont dehors, et il n'y en a pas dans ma chambre. Quel bonheur. J'entends les copains se débattre et taper dans tous les sens pendant encore longtemps. J'ai oublié mon oreiller (c'est ma selle gonflable). Richard me propose gentiment de me la passer, je décline son offre : hors de question d'ouvrir la porte à ces sales bêtes. Ce soir, je ne prendrai pas de douche, on verra demain matin. Je suis heureux dans mon palace, je ne le quitterai plus de la nuit, vous pouvez me faire confiance. J'entendrai encore longtemps les copains se débattre, alors que je mange tranquilement mes céréales en lisant mon bouquin. Quelle soirée ! Vous n'aurez pas de photos, forcément, car je n'ai même pas pensé à en faire une, tant j'étais occupé !

 

Mardi 7 juin 2016 (435 km)

Sur la route 42, Evje og Hornnes,juste après le Bjorndalsvatn, à la limite entre les comtés Aust- et Vest-Agder, Norvège.

Sur la route 42, Evje og Hornnes,juste après le Bjorndalsvatn, à la limite entre les comtés Aust- et Vest-Agder, Norvège.

Lorsque je sors de ma tente et pénètre dans l'abside, j'ai la mauvaise surprise de retrouver un nuage de midges, alors que je pensais bien ne plus en voir ce matin. Je file à la douche où, curieusement, je n'en vois pas une seule ! Elles sont toutes autour de l'aire de camping, comme hier soir. Alors, c'est de nouveau la course : je fonce pour quitter au plus vite ce lieu maudit. Nous fuyons littérallement ce camping à 6h40, et nous arrêtons quelques centaines de mètres plus loin sur le bord de la route, car il était hors de question de prendre un petit déjeuner dans un tel environnement. Richard m'avoue n'avoir jamais quitté un camping aussi vite de sa vie. Malheureusement, ces sales bêtes sont partout et augmentent en nombre au bout de quelques minutes seulement. Nous ferons plusieurs arrêts avant de pouvoir enfin manger tranquillement.

Haegebostad, route 42, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Haegebostad, route 42, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Nous traversons le comté de Vest-Agder. C'est une région peu peuplée, car elle est située en arrière-partie de la côte où se trouve la majorité de la population. Région montagneuse parsemée de quelques fermes, c'est une Norvège calme et belle que j'apprécie beaucoup. Nous longeons de très beaux lacs enchassés entre de belles formations rocheuses. Les routes sont presque un idéal de routes motardes : virages, côtes, descentes, collines, forêts, c'est très varié, on ne se lasse jamais.

Eiken, route 42, le long du lac Lygne, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Eiken, route 42, le long du lac Lygne, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Kvinesdal, route 42, près du lac Kvinlogtjodna, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Kvinesdal, route 42, près du lac Kvinlogtjodna, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Descente sur le Sandvatnet, route 42, Flekkefjord, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Descente sur le Sandvatnet, route 42, Flekkefjord, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Tonstad, route 42, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Tonstad, route 42, Comté de Vest-Agder, Norvège.

Un impératif ce matin : il nous faut absolument des espèces, de bonnes couronnes norvégiennes sonnantes et trébuchantes. C'est dans la petite ville de Tonstad que nous trouvons notre bonheur (Merci à Titi le GPS, toujours très précieux dans ces cas-là), ainsi qu'un magasin d'alimentation. Nous prenons tout notre temps, savourant le bonheur d'être en voyage, sous le soleil, et d'être enfin débarrassés de ces saletés de midges ! Je prends même le temps de graisser ma chaîne sur le parking, car ni hier soir, ni ce matin, je n'étais en mesure de le faire, pour cause de... midges ! Et nous repartons tranquillement vers 10h20.

Andersvatnet, route Fv500, Comté de Rogaland, Norvège.

Andersvatnet, route Fv500, Comté de Rogaland, Norvège.

Alors que nous roulons depuis un petit moment, je prends soudain conscience de notre erreur. Nous avons un ferry à prendre à midi, et il nous reste près de 80 bornes à parcourir, dans un environnement difficile. En effet, nous allons monter en altitude sur les hauts-plateaux situés à la frontière entre le Vest-Agder et le Rogaland, plus âpre et plus sauvage. J'avais été émerveillé par cette route lorsque je l'avais prise pour la première fois de ma vie le 8 mai 2006. Mais je pressens que nous n'allons pas pouvoir en savourer la beauté aujourd'hui, et je marque un arrêt pour avertir mes deux compagnons qu'il va falloir accélérer sérieusement l'allure. Très vite, nous perdons Eric, et je commence à penser sérieusement que nous allons rater le ferry. Que faire ? Attendre Eric et louper le bateau, ou foncer et le perdre... J'opte pour la seconde solution : Eric a tout notre parcours sur son GPS, il pourra nous rattraper au camping. J'ai passé trop de temps à préparer ce voyage pour, déjà, le chambouler. Comme prévu, les paysages sont d'une beauté à couper le souffle, et je suis malade de tristesse de devoir rouler sans m'arrêter. Ah, si, ce lac est si beau que je ne peux résister à la pause photo !

Vers le Lysefjorden, route Fv500, Comté de Rogaland, Norvège.

Descente vers le Lysefjorden, route Fv500, Comté de Rogaland, Norvège.

Soudain, une mer de nuages apparaît dans la direction du Lysefjorden. Mon dieu, mais c'est évident : nous descendons directement dans la purée de pois. Très vite, nous sommes dans un brouillard à couper au couteau, et je vous assure que ce n'est pas l'idéal pour entamer la longue série d'épingles à cheveux qu'il faut négocier pour retrouver le plancher des vaches. Eh oui, en Norvège, l'eau des fjords est au niveau zéro, puisque c'est tout simplement la mer qui vient s'engouffrer au coeur des montagnes ! Nous arrivons au ferry à 11h50, et grimpons directement sur le navire. Nous informons le contrôleur que nous attendons un camarade, et il nous dit qu'il va attendre une dizaine de minutes. En fait, il attendra une demi-heure ! Nous avons appris par un groupe de motards qu'Eric était tombé sans gravité, et nous étions absolument persuadés de ne pas le voir sur le bateau. Eh bien, c'est le contrôleur lui-même qui nous appelle en nous demandant si c'était notre copain qui arrivait... au moment même où il lançait la procédure de fermeture de la rampe d'accès...

Lysebotn, au bout de la Fv500, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysebotn, au bout de la Fv500, Comté de Rogaland, Norvège.

Ci-dessus le Lysefjorden, vu depuis le Lysebotn, juste avant que notre croisière commence. Il fait froid, et nous allons nous réfugier à l'intérieur, dans la salle où se trouvent le bar et la restauration. Eric nous raconte son aventure. Sa moto n'a pas une égratignure, mais il pense que son guidon est légèrement désaxé. Comme il bénéficie de l'assistance BMW, et qu'il est fort bien équipé en matériel de téléphonie, il compte bien se faire dépanner sur la route.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Mes camarades restent au chaud à discuter, mais je ne peux m'y résoudre. Cette croisière est très chère (45 € pour seulement une heure !), et je compte bien ne pas louper le spectacle grandiose, malgré ce bas plafond nuageux qui nous prive de la vue des hauts sommets ! Ici, les falaises plongent de plusieurs centaines de mètres directement dans le fjord, et de ce spectacle, nous loupons les trois-quarts, comme vous pouvez le voir sur le récit de mon précédent passage sur ces eaux, mais je suis toujours émerveillé par cette nature incroyable !

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Je vous laisse donc voir ce que j'ai vu, un peu déçu que mes compagnons restent au coeur du navire.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

A défaut de mes compagnons, je suis heureux de voir quelques humains apprécier le spectacle comme il se doit !

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Le hameau de Florli, normalement premier arrêt du ferry. Mais nous ne faisons que longer la rive, il n'y a aucun passager. C'est peut-être la raison pour laquelle le contrôleur a accepté d'attendre si longtemps !

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, sur le ferry entre Lysebotn et Forsand, Comté de Rogaland, Norvège.

Je reste toujours pantois de voir des maisons dans des lieux aussi improbables, complètement isolées, au pied de ces immenses falaises terriblement dangereuses.

Lysefjorden, débarquement à Songesand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, débarquement à Songesand, Comté de Rogaland, Norvège.

Nous débarquoons un peu plus loin, dans un hameau appelé Songesand. Le ferry reprend sa route le long du fjord, alors que nous allons escalader les falaises de cette rive et rouler sur le plateau vers le nord.

Lysefjorden, débarquement à Songesand, Comté de Rogaland, Norvège.

Lysefjorden, débarquement à Songesand, Comté de Rogaland, Norvège.

Sur le ferry Hjelmelandsvagen-Nesvik traversant le Josenfjorden, Comté de Rogaland, Norvège.

Sur le ferry Hjelmelandsvagen-Nesvik traversant le Josenfjorden, Comté de Rogaland, Norvège.

Malheureusement, ce qui devait être un spectacle éblouissant s'avèrera être bien triste. En effet, nous pénétrons à l'intérieur des nuages, et roulons dans un épais brouillard très humide et froid pendant une cinquantaine de kilomètres avant d'atteindre le Josenfjorden, courte traversée sur un nouveau ferry. J'avais prévu ensuite une route étroite et sauvage que je ne connais absolument pas, mais mes camarades consultés m'ont dit que, vu la météo, c'était inutile de se rallonger sur de petites routes. Je dois admettre qu'ils ont raison, et nous poursuivons au plus court sur la route 13. Nous avons roulé encore environ 80 km sous la pluie, dans le brouillard et le froid, avant, enfin, de voir soudainement le ciel se déchirer et, incroyable, retrouver le soleil, la chaleur et un grand ciel bleu.

Route 13, Belle cascade près de Brattland, dans la Brattlandsdalen, Rogaland, Norvège.

Route 13, Belle cascade près de Brattland, dans la Brattlandsdalen, Rogaland, Norvège.

Petite pause au bord de cette jolie cascade, où nous rencontrons un jeune couple de français occupés à se photographier, comme il se doit dans un tel lieu. Ils ont loué une voiture et admirent comme nous ce merveilleux pays.

Route 13, Belle cascade près de Brattland, dans la Brattlandsdalen, Rogaland, Norvège.

Route 13, Belle cascade près de Brattland, dans la Brattlandsdalen, Rogaland, Norvège.

La route 13 au bord de la cascade près de Brattland, dans la Brattlandsdalen, Rogaland, Norvège.

La route 13 au bord de la cascade près de Brattland, dans la Brattlandsdalen, Rogaland, Norvège.

Alors que nous sommes en admiration devant les merveilles de Dame Nature, Eric, de son côté, est au téléphone avec l'assistance BMW, et ne voit rien du paysage... qu'il ne regarde même pas. Son esprit est ailleurs.

E134, près de la route 13 à Hara, vue sur le Roldalsvatnet, Comté de Hordaland, Norvège.

E134, près de la route 13 à Hara, vue sur le Roldalsvatnet, Comté de Hordaland, Norvège.

Petit arrêt-photo pour le grand lac Rodalsvatnet. Nous passerons plus loin sous la montagne dans un long tunnel, alors qu'une route, ouverte à la belle saison, franchit le col. Je ne l'ai pas prise, faute de temps, mais je le regretterai plus tard, vous verrez pourquoi.

E134, près de la route 13 à Hara, vue sur le Roldalsvatnet, Comté de Hordaland, Norvège.

E134, près de la route 13 à Hara, vue sur le Roldalsvatnet, Comté de Hordaland, Norvège.

Latefossen, Comté de Hordaland, Norvège.

Latefossen, Comté de Hordaland, Norvège.

Impossible de ne pas marquer l'arrêt au pied de la Latefossen, une des cascades les plus réputées de Norvège, dans la vallée de l'Odda. La photo ne vous montre que la moitié de la chute, mais c'est la première fois que je réussis une si belle image de cet endroit, où les énormes embruns générés par la violence des éléments recouvrent instantanément tous les objectifs de nos appareils-photo !

Sorfjorden près de Sekse, route 13, Hordaland, Norvège.

Sorfjorden près de Sekse, route 13, Hordaland, Norvège.

Puis nous longeons ensuite les 38 km du Sorfjorden, un fjord que j'adore, aux collines couvertes d'arbres fruitiers de toutes sortes, pommiers et cerisiers entre autres. Nous faisons une courte halte, histoire de faire quelques photos-souvenir. Quand je revois ces photos, je vous assure que j'ai une très grande envie de retourner encore une fois là-haut, mais en prenant cette fois tout mon temps. Il faut bien reconnaître que nous passons un peu vite....

Sorfjorden près de Sekse, route 13, Hordaland, Norvège.

Sorfjorden près de Sekse, route 13, Hordaland, Norvège.

Selsvik sur le Sorfjorden, route 13, Hordaland, Norvège.

Selsvik sur le Sorfjorden, route 13, Hordaland, Norvège.

Quelques kilomètres plus loin, à deux pas de notre arrivée à Kinsarvik, et au camping, nous sommes arrêtés par des travaux. Il est 18h45. Nous apprenons avec stupeur que la route est fermée jusqu'à... 20 heures ! Il fait beau et chaud, heureusement. Nous discutons un peu avec les passagers d'un bus de touristes allemands, nous marchons un peu et faisons quelques photos... Eric continue à passer ses coups de téléphone... Finalement, autant utiliser ce temps à bon escient : Richard et moi-même décidons de manger, au grand amusement des allemands... Finalement, je garde de cette pause obligée un bon souvenir, mais elle aurait été mieux utilisée en passant par le col tout-à-l'heure... Si on savait tout à l'avance, on y perdrait en charme et en surprise. Tout compte fait, c'était rigolo.

Près de Selsvik sur le Sorfjorden, route 13, Hordaland, Norvège.

Près de Selsvik sur le Sorfjorden, route 13, Hordaland, Norvège.

Camping à Kinsarvik, Hordaland, Norvège.

Camping à Kinsarvik, Hordaland, Norvège.

Installation au camping. Je discute un bon moment avec des voisins français voyageant avec deux bébés. Ils sont avec leur propre véhicule et une grande tente, et font énormément de randonnées avec les enfants. Ce soir, il n'y a pas de midges, et c'est le grand bonheur. Nous profitons pleinement du camping, et du merveilleux paysage qui nous entoure.

Camping à Kinsarvik, Hordaland, Norvège.

Camping à Kinsarvik, Hordaland, Norvège.

 

 

Mercredi 8 juin 2016 (316 km)

Sur la route 7, le long du Eidfjorden et juste après le Hardangerbrua, Brimnes, Hordaland, Norvège.

Sur la route 7, le long du Eidfjorden et juste après le Hardangerbrua, Brimnes, Hordaland, Norvège.

Départ peu après 8 heures. Eric reste au camping, où il attend l'assistance BMW, et doit nous rejoindre ce soir. Je pars donc avec Richard, sous un magnifique soleil. Ah, la Norvège dans ces conditions, c'est juste parfait. Les paysages sont tellement beaux, comme la météo, que nous savourons en fait la route. C'est ainsi que nous ne parviendrons qu'à faire la moitié du kilométrage prévu, qui était énorme. Ce n'est pas grave en soi, le principal étant de se faire plaisir. C'est le Eidfjorden que nous longeons ce matin, dès la sortie du camping. Vous le voyez là près du récent pont permettant de le franchir. Au passage, nous admirons un rond-point aux lumières totalement surréalistes construit au coeur d'un tunnel : superbe ! Vers le nord, on peut voir de superbes montagnes.

Voringfossen, route 7, Hordaland, Norvège.

Voringfossen, route 7, Hordaland, Norvège.

Après Eidfjord, puis Ovre Eidfjord, la route prend de l'altitude. Je fais une pause près de la splendide cascade Voringfossen, bien plus intéressante par la profondeur de la gorge dans laquelle elle se jette que par la chute elle-même. En effet, un sentier parmi les arbres surplombe l'énorme précipice au bord duquel on arrive presque sans crier gare, juste à côté du parking. Là, il n'y a aucune protection, et plusieurs touristes se sont écrasés au fond, en voulant rattraper un téléphone ou un appareil-photo. C'est ce que je voulais montrer à Richard.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Très vite, nous arrivons sur l'âpre plateau du Hardangervidda. Richard le connaît, il l'a traversé en vélo il y a bien longtemps. J'adore ce plateau. Les rivières sont d'une puissance incroyable à cette époque de l'année, comme vous pouvez le constater ci-dessus. La taille du motard en train de faire des photos donne une idée assez précise de l'ampleur du flot qui passe ! Quelques photos ci-dessous prises lors de la traversée de ce grand espace vide d'arbres et encore bien recouvert par la neige. Les lacs sont encore gelés.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur le plateau du Hardangervidda, route 7, Hordaland, Norvège.

Sur la route 50, église en bois debout de Hol, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, église en bois debout de Hol, Buskerud, Norvège.

Puis c'est la longue descente vers Geilo dans le Buskerud, après avoir longé le lac Ustevatn. Après quoi, nous changeons totalement de direction et roulons vers le nord-ouest. Un petit arrêt devant la petite stavkyrkje (église en bois debout) de Hol, que j'ai déjà photographiée lors de mes précédents passages dans le secteur. Il est déjà plus de 11 heures, et nous n'avons parcouru que 130 km...

Sur la route 50, Sudndalen, Sudndalsfjorden, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Sudndalen, Sudndalsfjorden, Buskerud, Norvège.

Nous sommes maintenant sur la route 50, laquelle traverse de somptueuses vallées et longe de nombreux lacs. De l'autre côté de ce lac, la montagne est aménagée en larges pistes de ski. Au même endroit, on peut voir ces très vieux greniers à céréales en bord de route (ci-dessous). Les lacs et les montagnes se succèdent sans pause, les torrents coulent à plein régime : la neige fond... Certains lacs sont encore partiellement recouverts de glace, c'est juste féérique.

Sur la route 50, Sudndalen, Sudndalsfjorden, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Sudndalen, Sudndalsfjorden, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Strandavatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Strandavatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Vierbotnvatni, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Vierbotnvatni, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Vestredalsvatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Vestredalsvatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Superbe point-de-vue sur le Vassbygdevatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Superbe point-de-vue sur le Vassbygdevatnet, Buskerud, Norvège.

Après quelques tunnels, la route 50 suit la vallée Aurlandsdalen avant d'entamer la brutale descente vers le Aurlandsfjorden. Un panorama à couper le souffle apparaît sur le Vassbygdevatnet, qui se trouve juste derrière moi. Regardez et admirez sur les photos suivantes ce qui se cache dans mon dos !

Sur la route 50, Superbe point-de-vue sur le Vassbygdevatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Superbe point-de-vue sur le Vassbygdevatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Superbe point-de-vue sur le Vassbygdevatnet, Buskerud, Norvège.

Sur la route 50, Superbe point-de-vue sur le Vassbygdevatnet, Buskerud, Norvège.

Aurlandsvangen, Sogn og Fjordane, Norvège.

Aurlandsvangen, Sogn og Fjordane, Norvège.

C'est dans la petite ville d'Aurlandsvangen que nous faisons notre pause casse-croûite, dans un délicieux petit bar où nous dénichons de très bons sandwichs. Il fait très chaud, c'est merveilleux.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Nous filons ensuite effectuer un petit aller-retour à Flam, au fin fond du Aurlandsfjorden. Là se trouvent quelques bateaux, dont un navire de croisière français. Nous discuterons d'ailleurs avec un couple français, l'homme étant en train de photographier Dakara pendant que je photographiais son bateau... Ils ne regrettent pas leur croisière, mais nous avouent préférer voyager par leurs propres moyens, et qu'il n'en feront pas d'autres. Toujours est-il que, vu depuis la berge, c'est splendide, et en ce qui nous concerne, nous n'avons aucun désir de troquer nos bécanes contre un autre moyen de transport !

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Flam, Sogn og Fjordane, Norvège.

Point de vue de Stegastein au-dessus du Aurlansfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Point de vue de Stegastein au-dessus du Aurlansfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Là, c'est le grand beau ! Il s'agit d'un panorama exceptionnel bâti au-dessus du vide. Derrière moi, le Aurlandsfjorden se déploie dans toute sa mejesté.

Point de vue de Stegastein au-dessus du Aurlansfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Point de vue de Stegastein au-dessus du Aurlansfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Point de vue de Stegastein au-dessus du Aurlansfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Point de vue de Stegastein au-dessus du Aurlansfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

C'est en repartant sur le petit parking que nous avons la surprise de retrouver notre compagnon de route Eric, qui a vu nos motos et nous attendait. Nous sommes maintenant sur la route 243, la Aurlandsfjellet Road, ancienne route ouverte à la belle saison. Un tunnel moderne passe sous la montagne, qui ne présente pour nous absolument aucun intérêt, forcément. La neige est encore très présente sur le haut plateau, et nous longeons les murs de neige créés par les engins ayant ouvert la voie ce printemps. C'est lors de l'un de ces arrêts-photos que je me vautre lamentablement. Oui, à l'arrêt, comme presque toujours. je casse le repose-pied passager arrière gauche. Mon neveu sera content : il vient de me souder celui du côté opposé il y a deux semaines... Ce sera ma seule chute du voyage, ouf ! Richard est aussitôt accouru pour m'aider à relever Dakara, merci mon ami.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, en vue du Laerdalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Aurlandsfjellet Road, route 243, en vue du Laerdalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Et une nouvelle descente vers le fjord suivant que l'on aperçoit là-bas : le Laerdalsfjorden. De l'autre côté se trouve le grand Sognfjorden, que nous traversons en ferry (photos suivantes).

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la route 5, Traversée en ferry du Sognfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Camping en face de Sogndal, au fond du Sogndalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Camping en face de Sogndal, au fond du Sogndalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Pour finalement traverser Kaupanger et arriver sur les rives du Eidsfjorden à Kjornes, où se trouve notre magnifique camping, situé en face de la ville de Sogndal. Les sanitaires sont splendides, il y a une salle pour manger et faire la cuisine, la réception WiFi est impeccable. Bref, c'est le grand luxe, le tout dans un environnement tout simplement extraordinaire : voyez les photos qui suivent !

Camping en face de Sogndal, au fond du Sogndalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Camping en face de Sogndal, au fond du Sogndalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Camping en face de Sogndal, au fond du Sogndalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Camping en face de Sogndal, au fond du Sogndalsfjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

 

 

Jeudi 9 juin 2016 (338 km)

Route 55, le long du Lustrafjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Route 55, le long du Lustrafjorden, Sogn og Fjordane, Norvège.

Comme hier, de nouveau, c'est un départ peu après 8 heures. A nouveau sans Eric, qui attend une fois de plus l'assistance BMW. Après la traversée de Sogndal et quelques kilomètres passés à franchir une péninsule, nous débouchons sur le grand Lustrafjorden (ci-dessus) que nous longeons jusqu'à Skjolden. Les couleurs avec le lever du jour sont merveilleuses, et c'est un ravissement pour les yeux. Après avoir atteint le fond du fjord, la route 55 s'élève rapidement pour une fantastique traversée du Sognfjellet. Nous longeons les lacs gelés, les glaciers, les hauts sommets. Nous apercevons des sportifs s'entraînant au ski de fond. Je vous laisse savourer les quelques photos prises, trop rapidement sans doute.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Puis c'est le début de la belle descente. Ici, depuis les longues dalles sculptées par les glaciers (ci-dessus), on peut voir au loin la Leirdalen (ci-dessous), et la route payante pénétrant jusqu'au fond de cette vallée. J'espère un jour la prendre, mais nous sommes trop pressés pour la faire au cours de ce voyage !

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Plus bas dans la vallée, à Elveseter exactement, se trouve une colonne appelée la colonne de la saga, ou Sagasoyla, dont vous pouvez lire ici l'histoire. On peut y voir sculptés des moments-clef de l'histoire de la Norvège, et je dois dire qu'elle me fait à chaque fois penser à la colonne Trajan de Rome. Désolé pour les couleurs complètement écrasées, mais la colonne est totalement dans le contre-jour !

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Sur la Sognefjellsvegen (route 55), Sogn og Fjordane, Norvège.

Très peu de temps après, nous sommes arrêtés par des travaux. Il est 11 heures, et nous allons rester bloqués ici jusqu'à 12h30 ! Nous apercevons au loin un beau rocher en plein soleil parmi les sapins, et nous allons nous y installer pour manger : ce sera toujours ça de fait. Un couple de retraités norvégiens nous y suit, et pique-niquent eux aussi. Ce sont des retraités de l'enseignement, et une longue conversation s'engage en anglais. L'homme est très fier de son pays, et dénigre totalement les américains. Certains de ses ancêtres ont émigré là-bas, et il est allé plusieurs fois leur rendre visite. Par contre, la France est adulée. Et nous terminons cette belle rencontre en chantant à tue-tête, tous ensemble, les deux norvégiens, Richard le hollandais et moi-même, deux chansons françaises : "alouette, gentille alouette", et une autre dont j'ai oublié le titre. Ce qui est incroyable, c'est que hollandais et norvégiens apprennent ces deux chansons lorsqu'ils étudient le français ! Quel souvenir inimaginable et tellement improbable, que seuls les voyages permettent en favorisant de telles rencontres insolites !

Stavkyrkje de Lom, Oppland, Norvège.

Stavkyrkje de Lom, Oppland, Norvège.

Petite photo-souvenir devant une des plus grandes églises en bois debout de Norvège. Elle se trouve à Lom, en bas de la vallée de la Boverdalen.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Nous parcourons ensuite la très large vallée de l'Otta, la Ottadalen. C'est la route 15, qui passe par Birmo. Puis c'est la Billingsdalen, aux puissantes rivières. Le ciel se couvre de plus en plus, et il fait de plus en plus froid. J'avais prévu de prendre une vieille route de montagne, mais elle est encore fermée, toujours obstruée par monsieur Hiver qui n'a pas encore quitté les lieux. La neige recouvre les montagnes, comme vous pouvez le constater ici sur les rives du grand Breiddalsvatnet.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Enfin, c'est la descente, et nous retrouvons avec plaisir soleil et chaleur ici, avant de plonger vers le splendide Oppstrynsvatnet (photos suivantes).

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Route 15, du Breiddalsvatnet à Oppstrynsvatnet, Norvège.

Hormindalsvatnet sur la E139, Sogn og Fjordane, Norvège.

Hormindalsvatnet sur la E139, Sogn og Fjordane, Norvège.

La route 15 traverse ensuite une péninsule avant d'arriver sur la E139 et les rives du Hormindalsvatnet. Le ciel s'est de nouveau couvert, et le froid revient.

Hellesylt, Norvège.

Hellesylt, Norvège.

Il ne nous reste plus qu'à prendre la 60 qui serpente au milieu d'une jolie vallée avant d'atteindre de nouveau le niveau de la mer et le très célèbre Geirangersfjorden à Hellesylt. C'est ici que nous retrouvons notre camarade Eric. Nous sommes en avance sur le bateau et en profitons pour faire quelques courses et nous offrir un café et un bout de gâteau dans un bistrot un peu guindé.

Hellesylt, Norvège.

Hellesylt, Sogn og Fjordane, Norvège.

Comme souvent ici, un grand paquebot de croisière mouille dans le fjord. Non, ce n'est pas dans celui-ci que nous montons, mais dans le ferry qui va nous conduire jusqu'à Geiranger pour une des croisières les plus célèbres existant sur les fjords de Norvège. Je vous laisse admirer les quelques photos que j'ai faites au cours de cette balade qui ne dure qu'une heure, et qui s'est malheureusement déroulée sous un ciel bien triste. Décidément, nous ne sommes pas chanceux sur mer ! Mes deux camarades restent un moment à l'intérieur, ce qui me navre, mais je vais les secouer un peu, et ils finissent par venir sur le pont !

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Croisière sur le Geirangerfjord, Norvège.

Camping sur le Geirangerfjord, Norvège.

Camping sur le Geirangerfjord, Norvège.

Débarquement à Geiranger pour prendre une piste pas très belle qui nous conduit dans un petit camping un peu sauvage situé au-dessus du Geirangerfjord. La patronne est extrêmement sympathique, et nous passerons une merveilleuse nuit sur une terrasse située aux premières loges face à un panorama grandiose. Franchement, on ne va pas se plaindre, d'autant plus que, bien que spartiate, la douche s'avère être bien chaude et sans restriction de durée.

Camping sur le Geirangerfjord, Norvège.

Camping sur le Geirangerfjord, Norvège.

Camping sur le Geirangerfjord, Norvège.

Camping sur le Geirangerfjord, Norvège.

 

 

Vendredi 10 juin 2016 (499 km)

Route 63 : panorama sur Geiranger et son fjord, Norvège.

Route 63 : panorama sur Geiranger et son fjord, Norvège.

C'est de nouveau le grand beau temps ce matin. Départ à 7 heures pour Richard et moi. Eric n'est pas prêt, et comme il a le trajet, il nous rejoindra au camping et roulera à son rythme. Le programme du jour est trop long pour lui, il se chargera de le raccourcir. Je propose d'abord à Richard un petit aller-retour pour admirer le panorama sur Geiranger et son fjord. Notre camping était sur la rive située à gauche sur cette photo, et nous allons repartir par la route en lacets située à droite.

Route 63 : panorama sur Geiranger et son fjord, Norvège.

Route 63 : panorama sur Geiranger et son fjord, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Puis nous attaquons la montée sur le plateau pour franchir et redescendre les vallées conduisant à Eidsdal, sur les rives du fjord suivant vers le nord : le Norddalsfjorden, branche terminale de l'immense Storfjorden. Malheureusement, le ferry nous passe sous le nez, et nous sommes contraints d'attendre 45 minutes le suivant ! Nous discutons avec une jeune fille française levée ce matin à l'aube et venue ici en stop. Nous assistons aussi à la pause des ouvriers norvégiens du ferry adjacent au nôtre. Ci-dessous les quelques photos glanées au cours de cette longue attente.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Route 63 : Eidsdal et le ferry pour Linge, Norvège.

Enfin, nous traversons pour Linge, où nous retrouvons la suite de notre route 63, qui commence par longer le fjord jusqu'à Valldal, afin de se lancer à l'assaut du massif montagneux suivant par la très belle Valldalen.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

La route ensuite s'élève, nous retrouvons de nouveau l'hiver. Au col, les montagnes sont majestueuses, les lacs encore en partie gelés. Peu après, nous arrivons au-dessus des fameux lacets de la Trollstigen, bien photographiés lors de mes précédents passages.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Route 63, entre Valldal et Trollstigen, Norvège.

Descente de Trollstigen, vers Andalsnes.

E136, Trollveggen, le grand mur, Norvège.

E136, Trollveggen, le grand mur, Norvège.

Petit crochet en bas de Trollstigen : je voulais montrer à Richard l'immense paroi de Trollvegen. Il est déjà dix heures et nous n'avons parcouru que 100 kilomètres... en 3 heures ! Il est temps de changer de rythme....

Route 660, Langfjorden, Norvège.

Route 660, Langfjorden, Norvège.

60 km plus tard, nous sommes sur la 663 en train de longer le grand Langfjorden. Le goémon nous prouve, si tant est qu'il en est besoin, que nous sommes le long d'un rivage maritime ! Nous quitterons ensuite le bord de mer pour retourner dans les montagnes et prendre une toute petite route, la Fv191.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Elle nous conduit d'abord sur les rives du fantastique lac Eikesdalsvatnet, situé au pied de pics tous plus majestueux les uns que les autres. Nous sommes sous le charme. De la neige fraîches recouvre les pentes de l'un des sommets. C'est absolument féérique.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Puis au-delà du lac et du village Eikesdalen, la route devient piste. Voie privée, comme il en existe pas mal en Norvège, elle est soumise à une taxe mais, ô heureuse surprise, elle est gratuite pour les motos et leurs pilotes... Bien entendu, nous prenons... sans vraiment faire attention à la distance indiquée sur la pancarte : 73 km jusqu'à Sunndalsora. Hé oui, nous allons parcourir plus de 70 bornes de piste, goudronnée quelquefois dans les passages les plus délicats, mais toujours sur de très courtes distances. Souvent recouverte d'une trop grosse couche de gravier, elle s'est avérée parfois difficile pour cette raison, mais nous nous y sommes habitués petit à petit et, si nous roulions au pas au début, nous avons parfois roulé à plus de 70 km/h dans la caillasse. Les paysages ont été magnifiques, mais c'est avant tout cette impression de rouler dans un no man's land qui nous a le plus subjugués. Je garderai de ce passage un grand souvenir, et je sais que Richard aussi. Je vous laisse regarder les photos sans rajouter de commentaire, tant elles sont implicites. Les lumières étaient souvent mauvaises, surtout en contre-jour, dommage !

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Ci-dessus, vue arrière sur la piste que nous venons de parcourir. Regardez bien au loin, on aperçoit très nettement les eaux sombres du lac longé en bas dans la vallée avant d'entamer la montée. Ci-dessous, perdus dans les immensités de la nature.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Ci-dessus, on aperçoit le barrage sur lequel nous venons de rouler, et qui ferme l'immense lac Aursjoen que nous longerons un peu.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Nous longeons ensuite d'autres lacs, dont celui-ci, le Langvatnet, avant d'entamer (ci-dessous) la longue et délicate plongée (seules les épingles à cheveux étaient asphaltées) vers le Tingvollfjorden et la petite cité de Sunndalsora, marquant la fin de la piste. Il est 14h45 lorsque nous arrivons en bas, et nous ferons une pause d'une heure pour nous restaurer devant un magasin d'alimentation. Je nous revois très bien, assis au soleil au pied d'un arbre au bord du parking, en train de manger nos bananes et nos pommes. Un automobiliste venu stationner juste à côté de nous, vitre ouverte, a engagé la conversation. Ancien ingénieur sur les stations off-shore, grand voyageur, très cultivé, notre échange s'est avéré très enrichissant. Jeune retraité à la philosophie qui nous convient parfaitement, il est en train d'écrire un roman. Quelle belle rencontre ! Nous avons parcouru 290 km depuis ce matin, il est temps de mettre les bouchées doubles... A partir de maintenant, il n'y aura plus un seul arrêt-photo ! Nous suivons la route 70 jusqu'à Oppdal, où nous récupérons la très fameuse et très belle E6, l'artère principale, que dis-je, la route 66 de la Norvège, qui va jusqu'en Russie ! Nous allons la suivre jusque dans les faubourgs de Trondheim. Malheureusement, pour éviter la grande ville, nous allons perdre bien du temps sur des petites routes infernales, et même une petite piste, pour rejoindre notre camping situé à Vikhammer, à l'est de Trondheim : c'était le mauvais choix, la traversée de Trondheim eut été bien plus rapide.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Sur la Fv191, 70 km de piste, Norvège.

Camping de Vikhammer, Fjord de Trondheim, Norvège.

Camping de Vikhammer, Fjord de Trondheim, Norvège.

Il est presque 20 heures lorsque nous arrivons au camping ! Eric est déjà là et nous attend avec le sourire, car il est installé depuis un moment... Le camping est bien et accueillant, et nous apercevons le grand fjord de Trondheim depuis nos tentes. Quelle journée ! Treize heures de selle (avec les pauses, mais elles furent courtes et rares), et même pas vraiment fatigué. Finalement, la bécane, ça ne me gêne vraiment pas !

 

 

Samedi 11 juin 2016 (601 km)

Camping de Vikhammer, Fjord de Trondheim, Norvège.

Camping de Vikhammer, Fjord de Trondheim, Norvège.

Comme hier, il est à peine 7 heures lorsque nous mettons les moteurs en route. Cette fois, Eric est prêt et va tenter de faire la route avec nous, sachant qu'il n'y a pas de raccourci possible. En effet, nous suivons l'artère que constitue la E6 sans faire d'écart. Il n'a donc que peu de choix. Le pauvre, je ne sais pas s'il regrette d'avoir décidé de se joindre à notre voyage, mais il faut dire qu'il a malheureusement choisi le plus dur pour commencer, car jamais je ne m'étais fixé un tel programme, non pas en terme de kilomètres (souvent fait bien plus au cours d'un même voyage), mais en terme de rapport nombre de km-durée, plutôt élevé ! De plus, il a tellement de choses à faire qu'il lui faut se lever à 4 heures du matin pour être prêt à 7 heures... Le ciel est bleu, Dakara répond "présent" à la première sollicitation, comme d'hab'. Quelle compagne fidèle, et toujours de bonne humeur...

Sur la E6, à Steinkjer, Norvège.

Sur la E6, à Steinkjer, Norvège.

Nous sommes désormais sur la grande artère norvégienne qui mène au nord, et que tous les voyageurs connaissent bien : c'est la E6. C'est la plus rapide, et pratiquement la plus directe. Il y a d'autres alternatives, surtout pour ceux qui la connaissent, mais elle vaut son pesant d'or en paysages, et il n'est pas du tout honteux de la prendre, bien au contraire. Personnellement, en ayant fait plusieurs autres, elle reste ma préférée, avec la route 17, sans doute plus belle, mais beaucoup plus longue et coûteuse (très nombreux ferries sur la Mer de Norvège). Il faut faire les deux, sur deux voyages différents, ou lorsque qu'on redescend par la Norvège. Bref, ceci dit, allons-y, il n'y a qu'à suivre. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas une autoroute, loin s'en faut, et elle est limitée à 80 km/h. On longe d'abord le fond du Trondheimsfjordem, puis le fond du Beitstadfjorden en traversant Steinkjer. C'est là, après 1h30 de route pour se mettre dans le bain et quelques 110 km plus au nord, que nous allons faire notre première pause, et manger un peu. Nous sommes heureux, la bonne humeur règne, tout baigne.

Sur la E6 au sud de Trofors, Norvège.

Sur la E6 au sud de Trofors, Norvège.

Arrêt pipi après 200 km non-stop et 2h30 de "ride". Je sentais que mes compagnons avaient besoin d'une pause, alors que j'aurais aimé pousser jusqu'au prochain bistrot. Comme je l'ai dit, la route est pleine de charme en terme de paysages, et la circulation est vraiment faible, samedi oblige sans doute. Vous voyez sur ces photos dans quel environnement nous roulons : autant dire superbe, surtout si l'on compare ça avec la banlieue parisienne... Je sais, ça ne se compare pas, alors justement ! Nous sommes sur la route, nous savourons la route. Eric suit le rythme et j'en suis enchanté, lui aussi sûrement.

Sur la E6 au sud de Trofors, Norvège.

Sur la E6 au sud de Trofors, Norvège.

Pause repas à Trofors, sur la E6, Norvège.

Pause repas à Trofors, sur la E6, Norvège.

Et c'est un peu plus tard, dans une station-service-bar-restaurant comme elles pullulent en Norvège, que nous faisons notre vraie pause de la journée, avec saucisses et frites et bière... Arrivés à 12h15, repartis à 13h45 : 1h30 d'arrêt. Nous en avions besoin, ça fait un bien fou, et nous repartons chargés à bloc, comme avec des piles neuves...

Sur la E6, au niveau du Cercle Polaire Arctique, Norvège.

Sur la E6, au niveau du Cercle Polaire Arctique, Norvège.

Et il le fallait, car cette fois, nous allons parcourir 215 nouveaux km avant l'arrêt suivant, qui a lieu vers 17h15... déjà ! Comme le temps passe vite quand on voyage. Nous nous sommes bien éloignés de la mer et roulons dans les terres et les montagnes, et sommes désormais dans le comté du Nordland. Comme nous ne faisons pas de haltes, nous ne faisons pas de photos... Vous pouvez suivre cette longue montée vers les territoires du nord lors d'un précédent voyage, au cours duquel je faisais de nombreux arrêts, ici, ici, et ici.... Nous voici donc, posant devant l'entrée du bâtiment construit sur la E6 au niveau du Cercle Polaire Arctique, vous savez, cette latitude au-dessus de laquelle le soleil ne se couche plus en été !

Sur la E6, au niveau du Cercle Polaire Arctique, Norvège.

Sur la E6, au niveau du Cercle Polaire Arctique, Norvège.

Ci-dessus, vous pouvez voir la taille d'un grand ours polaire blanc adulte comparé à celle de votre serviteur...

Sur la E6, au niveau du Cercle Polaire Arctique, Norvège.

Sur la E6, au niveau du Cercle Polaire Arctique, Norvège.

Sur le parking du centre se trouvent de nombreux camping-cars. Près de nos motos, la présence de la nouvelle Honda Africa Twin, très belle moto. Vous constaterez que la neige est encore bien présente ici sur le haut-plateau. La vitesse y est limitée à 90 km/h au lieu de 80 habituellement, et Titi le GPS signale la présence de radars. Eh bien, je vous le dis, il y en a en effet. Un allemand rencontré quelques jours plus tard nous a dit avoir écopé d'une amende de 950 euros pour s'y être fait prendre à 129 km/h, prix réduit en payant sous 15 jours... Vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas avertis !

Sur la E6, dans le Saltfjellet-Svartisen National Park, au sud de Storfjord, Norvège.

Sur la E6, dans le Saltfjellet-Svartisen National Park, au sud de Storfjord, Norvège.

Sur la E6, dans le Saltfjellet-Svartisen National Park, au sud de Storfjord, Norvège.

Sur la E6, dans le Saltfjellet-Svartisen National Park, au sud de Storfjord, Norvège.

Je fais un nouvel arrêt quelques kilomètres plus loin, pour montrer un petit pont suspendu permettant de franchir la rivière bouillonnante que nous suivons au cours de la longue descente du plateau. J'y serais bien allé faire quelques clichés, mais la réponse de Richard ("ce n'est qu'un pont...") a quelque peu refroidi mon enthousiasme. Les gars commencent à accuser la fatigue, nous approchons du camping, et c'est tant mieux !

Sur la E6, dans le Saltfjellet-Svartisen National Park, au sud de Storfjord, Norvège.

Sur la E6, dans le Saltfjellet-Svartisen National Park, au sud de Storfjord, Norvège.

Camping Nordnes Camp au sud de Rognan, E6, Norvège.

Camping Nordnes Camp au sud de Rognan, E6, Norvège.

Il est 18h30 lorsque nous arrivons au camping, après exactement 601 km et 11h30 de route... Et il est très bien. OK, nous sommes un peu à l'étroit entre les caravanes, mais le sol est moelleux, les douches chaudes et longues, et la salle de restaurant également bien chauffée et bien pourvue en nourriture et boisson, avec WiFi et prises électriques à disposition. Eric se couche, je vais passer la soirée au restau avec Richard. Encore une superbe journée de moto !

 

 

Dimanche 12 juin 2016 (486 km, dont environ 45 km de ferry)

Misvaerfjorden, sur la route 812 vers Saltstraumen, Norvège.

Misvaerfjorden, sur la route 812 vers Saltstraumen, Norvège.

Nous partons peu après 7 heures. Eric n'est pas encore prêt, mais nous sentons qu'il a envie de rouler seul aujourd'hui. En effet, le trajet prévoit un long aller-retour qu'il a certainement envie d'éviter. Le ciel est triste et gris, et des nuages au plafond bas nous cachent le soleil. J'ai l'impression que nous passons dans un nouveau système météo, nous ne sommes pas montés assez vite pour suivre le précédent, dommage ! Nous quittons donc la E6 ce matin pour la reprendre plus au nord en milieu de journée. Le but est d'aller faire un crochet sur le rivage de la Mer de Norvège, un petit tour sur la très fameuse route 17, et en profiter pour voir le plus fameux courant de marée du monde, le Saltstraumen, dont les remous, « maelstrom » en norvégien (tiens tiens), sont impressionnants, voire les plus puissants du monde. J'ai fait des photos en 2012.

Misvaerfjorden, sur la route 812 vers Saltstraumen, Norvège.

Misvaerfjorden, sur la route 812 vers Saltstraumen, Norvège.

Nous voici donc sur la route 812, en train de longer un très joli fjord, le Misvaerfjorden. Avant de l'atteindre, nous avons traversé un massif très sauvage et avons de nouveau frôlé glace et neige. Je n'ai aucune photo, puisque nous n'avons pas fait d'arrêt, mais je me souviens de la beauté des lieux. Il est 8h30 lorsque nous arrivons sur le pont de Saltstraumen, mais la marée est presque basse et les remous, bien que visibles, ne sont pas majestueux. Nous croisons Eric auquel je fais des appels de phare, mais il ne nous voit pas et file dans l'autre direction. Nous rencontrons également un allemand super sympa avec lequel nous avions longuement discuté à Hirtshals au Danemark en attendant notre ferry. Il a manifesté beaucoup de joie à nous revoir, et nous sentons bien qu'il aimerait rouler en notre compagnie, mais nous ne le désirons pas vraiment, malgré son enthousiasme évident.

Misvaerfjorden, sur la route 812 vers Saltstraumen, Norvège.

Misvaerfjorden, sur la route 812 vers Saltstraumen, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

Nous prenons donc la route 17, direction le sud... J'avais prévu de descendre sur plus de 100 km vers le sud, mais la météo est si triste que je décide d'écourter fortement cet aller-retour. Nous irons jusqu'à l'île Sandhornoya. Ci-dessus, nous venons juste d'entrer sur l'île (il y a un pont), et vous voyez là le goulet de mer séparant l'île du continent.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

Nous traversons l'île pour atteindre la mer. C'est au moment où nous entamons la descente vers le rivage maritime que j'aperçois quelques points blancs en contrebas, sur l'eau d'un petit lac. Bingo, c'est bien ce qu'il me semblait : un couple de cygnes sauvages et leurs petits. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons sur le site que je voulais montrer aux copains : une superbe plage norvégienne, digne des plages des Caraïbes, excepté en ce qui concerne les températures extérieures, car il fait vraiment froid ce matin.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

Je propose à Richard d'aller nous réchauffer en allant marcher un peu sur la plage, ce qu'il accepte avec enthousiasme. Ci-dessous, nos motos paraissent bien ridicules face à la majesté et la démesure des éléments constituants de Dame Nature... Je vous laisse admirer tranquillement la beauté des lieux. Une petite impression de l'atmosphère de "Seul au Monde".

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

Je ne lave jamais ma moto pendant un voyage, alors forcément... Mais en fait, nous aurons pas mal de pluie plus tard, et la route se chargera seule de laver la petite Dakara. Il n'empêche, je suis persuadé que bien des motards, en voyant la photo qui suit, auront une envie pressante de partir, non ?

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

Admirez au passage l'exceptionnelle transparence des eaux, pourtant vues sous un ciel gris et sale. S'il avait été bleu avec la luminosité qui va avec, vous n'en reviendriez pas, et pour l'avoir vu plusieurs fois, je vous assure que c'est totalement paradisiaque !

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

FV472, île de Sandhornoya, Norvège.

Le pont permettant d'aller rouler sur l'île : retour sur le continent, la route 17, et le nord, car nous n'irons pas plus vers le sud.

E6, entre Straumen et Morsvikbotn, Norvège.

E6, entre Straumen et Morsvikbotn, Norvège.

Retour vers Straumen, donc, où Richard pourra voir un peu de ces "maelstroms". Nous prenons ensuite la route 80 (après avoir fait le plein d'essence et le plein de victuailles) longeant le Skjerstadfjorden avant de reprendre, à Fauske, la fameuse route E6. Nous avons un ferry à prendre ce soir, et comme nous détestons avoir un fil à la patte (mais comment faire autrement ?), nous roulons pour avoir de l'avance. Petite pause repas ici le long du Leirfjorden sur la E6, après un peu plus de 300 km de route depuis notre départ matinal. Il est 14 heures, et nous repartons une quarantaine de minutes plus tard.

E6, entre Straumen et Morsvikbotn, Norvège.

E6, entre Straumen et Morsvikbotn, Norvège.

Nous entrons ensuite dans une zone d'une beauté sauvage absolument extraordinaire. Ci-dessus, un aspect des montagnes-toboggan, immenses dalles de granite complètement lisse. J'aimerais marcher sur ces sommets, un jour ! En contrebas, il s'agit du lac Njuorjojavri, ou Kobbvatnet. C'est une succession de paysages grandioses, et je me fais violence pour ne pas m'arrêter ! La E6 se rapproche insensiblement de la côte, mais cette dernière est à ce point déchiquetée que les passages sur le rivage alternent continuellement avec des traversées montagneuses de morceaux de péninsules. Enfin, à Ulvsvag, une centaine de km plus loin, nous apercevons au loin la chaîne des pics enneigés des Lofoten, quittons la E6 et prenons la route 81 pour Skutvik et notre ferry : il est 16 heures et il nous reste moins de 40 km à parcourir, nous avons le temps maintenant !

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

La forme des montagnes est ici déconcertante. Je dois dire qu'elles me font penser à la région dans laquelle le dernier film de King-Kong a été tourné ! Je ne peux m'empêcher de faire un break de photos tant je suis impressionné. Il se trouve que ces photos sont absolument les mêmes que celles faites lors de mon dernier passage ici en... 2006, déjà dix ans, montrant que mes goûts n'ont pas changé dans ce domaine ! Voyez vous-mêmes.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Route 81, peu avant Skutvik, Norvège.

Soudain, nous entendons une moto approcher, et... Mais on dirait... Mais c'est bien sûr, voici Eric qui arrive. Nous sommes donc de nouveau réunis, et allons nous installer dans la salle d'attente du ferry de Skutvik, où nous trouverons toilettes, tables, chaises et chauffage, et passerons un très bon moment. Nous embarquerons ensuite vers 18h30 pour une traversée extrêmement calme (la mer est plate comme une galette), avec un arrêt sur la petite île de Skrova située peu avant l'arrivée à Svolvaer sur les Lofoten. Malheureusement, la pluie s'invite au rendez-vous peu avant notre débarquement...

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Ferry de Skutvik à Svolvaer via Skrova, Norvège.

Camping à Svolvaer, Lofoten, Norvège.

Camping à Svolvaer, Lofoten, Norvège.

Excellent accueil dans ce camping de Svolvaer où nous arrivons à 21 heures pile. Nous nous dépêchons de monter les tentes pendant une accalmie, puis les gouttes tombent à nouveau, mais ce n'est pas très violent, loin s'en faut. Nous rencontrons pas mal de jeunes voyageurs dans la petite cuisine à notre disposition, dans laquelle nous trouvons chaleur et réseau WiFi. Que demande le peuple ? Eric, très fatigué, a préféré se coucher dans la foulée.

 

 

Lundi 13 juin 2016 (380 km)

Ce matin, nous partons à 8 heures. Il faut savoir que l'heure du départ matinal est décidée chaque soir collégialement, en tenant compte du programme du jour. En fait, nous sommes rarement partis après 8 heures. Ce matin, la météo est triste, il pleut sporadiquement, parfois de belles averses, et nous sommes tous les trois terriblement déçus, car les Lofoten offrent aux visiteurs des paysages absolument sublimes, mais qui perdent naturellement toute leur saveur en cas de pluie comme aujourd'hui. Du coup, nous roulons, que voulez-vous faire d'autre ?

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

C'est ici, à Flakstad, que nous faisons la première pause. Il est presque dix heures, et nous n'avons fait que 100 km... Cette plage est superbe dans son environnement montagneux, et je garde un souvenir ému de mon premier passage ici, le 26 mai 2006, avec mon scooter x9 125 Jolly Jumper. La météo était très ressemblante à celle d'aujourd'hui, mais je faisais énormément plus de photos, du fait que je roulais seul ! Pas mieux le 14 juin 2012, comme vous pouvez le voir . Bien meilleur le lendemain, pour vous donner une idée des Lofoten sous le soleil !

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Je vais fouler le sable de la plage pendant que mes camarades discutent... Eric nous a avertis hier soir : il va me falloir de l'essence. Je pensais en trouver facilement, mais pas de chance, plusieurs stations ont disparu, et d'autres ne prennent pas nos cartes bancaires, et c'est en roue libre, le réservoir totalement vide, qu'il arrivera à la pompe ! Ouf.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Un peu plus loin, c'est la belle plage de Ramberg qui s'étale sous nos yeux émerveillés, malgré le plafond nuageux !

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Soudain, les premiers séchoirs à morue apparaissent, juste après Ramberg. Pour Richard, c'est l'émerveillement ! Je le laisse aller photographier, et je dois dire que son enthousiasme fait plaisir à voir.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Malheureusement, la pluie continue, et pour couronner le tout, il fait vraiment froid. Nous sommes frigorifiés lorsque nous arrivons à Reine, le port de pêche de Moskenes, situé au bout sud des Lofoten, et qui marque notre point de demi-tour. Cet endroit est d'une très grande beauté naturelle, et je savoure ce nouveau passage malgré la mauvaise météo.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Nous avisons un magasin de spécialités, dans lequel il fait bon (chauffage), et où nous pouvons nous offrir une grande tasse de chocolat bien chaud. C'est là que, soudain, notre motard allemand refait surface, celui du ferry que nous avons revu hier ! Il a vu nos motos en passant. Vraiment sympa, il est resté discuter avec nous, et nous a donné rendez-vous au Cap Nord. Dommage, nous ne l'avons pas revu, et j'ai oublié de lui donner l'adresse de mon site Web. Je crois me souvenir qu'il avait une Triumph 800 Tiger, ou la 1200 Explorer, je ne sais plus, il faudrait demander à Richard qui s'en souvient très certainement. Nous profitons de notre passage dans ce magasin pour acheter un peu de morue séchée. Malheureusement, cet achat me vaudra bien des moqueries de la part de mes camarades en Italie, et plus précisément à Venise, sous 35 °C de température, lorsque j'ai mis ma casquette sur ma tête. Entreposée dans le top-case, elle puait la morue à 100 mètres à la ronde, et il a fallu la laver avec une bonne dose de lessive, malgré de longs trempages dans les fontaines de la Cité des Doges ! Néanmoins, j'ai ouvert mon premier sachet hier ici en Vendée, et je suis très satisfait de cet achat : c'est délicieux !

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Tout petit arrêt sur les rives du Flakstadpollen, dont le cadre est majestueux. Bien entendu, nous étions passés là tout-à-l'heure, mais il pleuvait alors à verse...

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

La faim se fait sentir. Normal, Il est 13h30, déjà. Nous sommes au bord du Nappstraumen, le ciel s'est un peu dégagé, et les norvégiens ont installé ici de beaux emplacements pour pique-niquer. Ce sera une belle pause d'une heure. Mais nous n'avons parcouru qu'environ 175 km depuis ce matin, il serait temps d'accélérer un peu. C'est alors qu'Eric décide de continuer seul à son rythme. Il avait prévu initialement de nous quitter au Cap Nord, peut-être avant, et ne voulant pas nous retarder, c'est ici que nous nous séparerons. C'est triste, et je le trouve pensif sur la photo, mais il faut avancer.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Le ciel devient plus clément, c'est pourquoi vous pouvez admirer encore ces quelques photos glanées sur les Lofoten...

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Revoir le soleil est une véritable illumination... L'arc-en-ciel est double, regardez bien la photo : c'était nettement plus visible à l'oeil nu. Quoi qu'il en soit, le spectacle valait son pesant d'or. Nous venons de quitter la plus grande île des Lofoten (pont) et sommes désormais sur l'île d'Hinnoya, appartenant à l'archipel des Vesteralen. Cependant, cette partie sud-ouest de l'île est considérée comme faisant encore partie de l'archipel des Lofoten. Ce sont donc mes dernières photos des îles. Nous avons avancé de 130 km depuis notre arrêt-repas.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

Sur les îles Lofoten, Norvège.

E10, Sur Hinnoya, au confluent du Oksfjorden et du Innerfjorden, Norvège.

E10, Sur Hinnoya, au confluent du Oksfjorden et du Innerfjorden, Norvège.

Nouvel arrêt peu après : la beauté du lieu, les couleurs irréelles, la transparence des eaux, tout explose lorsque la lumière de l'astre du jour transperce la barrière nuageuse !

E10, sur les rives du Tjeldsundet, Troms, Norvège.

E10, sur les rives du Tjeldsundet, Troms, Norvège.

Ensuite... Aïe ! Nous allons être vernis, croyez-moi ! En effet, la pluie revient, mais cette fois, elle ne faisait plus semblant comme ce matin. Une pluie dense, très dense, violente, continue. Paysages, photos, tout est oublié. Rouler, rouler, rouler, oublier le désagrément, penser à autre chose, garder le cap et ne pas céder d'un millimètre. Et, enfin, à l'approche du camping (j'ai laissé passer celui que j'avais initialement choisi car il pleuvait à verse), les nuages se sont écartés.

E10, sur les rives du Tjeldsundet, Troms, Norvège.

E10, sur les rives du Tjeldsundet, Troms, Norvège.

Quel beau camping. Minuscule, mais parfait. Douches chaudes et longues, pelouse tendre. La réception se trouve à l'hôtel situé en haut de la colline. Nous irons là-bas manger un sandwich (oh, le sandwich minuscule, bouchée insignifiante facturée six ou sept euros) et boire une bonne bière. Nous savourons cette soirée, bien au chaud dans ce restaurant guindé et très bourgeois, mais où il fait si bon. Le WiFi y est bien présent, et nous surfons avec bonheur. Bref, nous sommes heureux. La seule ombre au tableau, c'est la disparition de notre compagnon de route. Nous sommes néanmoins persuadés qu'il saura trouver un bon refuge lui aussi. Nous n'avons pas fait le programme que j'avais préparé cet hiver, à cause du mauvais temps, mais nous sommes ravis malgré tout de cette longue nouvelle journée de "ride".

 

 

Mardi 14 juin 2016 (310 km)

Nous décollons à 7h50, en pleine forme. Nous quittons Hinnoya assez vite et poursuivons sur la E10 (celle qui fait les Lofoten) jusqu'à son "terminus" à Bjerkvik. Je reconnais bien cette petite ville, du moins son front de mer (ou de fjord), duquel on aperçoit Narvik, et où j'avais dormi dans ma Kangoo il y a quelques années. Je retrouve d'ailleurs plein de souvenirs partout depuis que je roule en Norvège, ce qui est très agréable, même lorsque le mauvais temps est là. En effet, je sais quels beaux paysages nous sont aujourd'hui cachés par la pluie ! Il est 9 heures, 70 km de faits : arrêt essence. Dans la grande station, il fait chaud, et nous avons besoin d'un chocolat chaud, accompagné de galettes. Délicieux, ça nous fait un bien fou, car il fait très froid et il pleut, et il nous faut un peu de courage pour reprendre la route. Une demi-heure plus tard, c'est chose faite. On repart sur notre artère principale, la E6, que nous retrouvons là.

Repas dans le magasin Spar de Bardufoss, Norvège.

Repas dans le magasin Spar de Bardufoss, Norvège.

Partis à 9h35 de Bjerkvik, nous arrivons à Bardufoss une bonne heure et près de 80 km plus tard. La route a été très dure, pluie à verse, et froid intense. Je pense qu'il ne fait pas plus de 7 ou 8 °C. Nous avons décidé de nous réchauffer régulièrement, de reprendre des forces plus souvent, afin de pouvoir repartir en forme, aussi nous arrêtons-nous devant un Spar, supermarché assez conséquent. Et là, c'est le choc pour Richard. Il roule toujours avec un petit sac à dos, dans lequel il met ses victuailles et les affaires courantes, et... pas de sac ! Il sait de suite ce qui s'est passé : il l'a oublié à la station-service, c'est évident. Je sollicite une employée du magasin, lui demandant si elle pouvait téléphoner à cette station pour en avoir le coeur net, ce qu'elle fait avec beaucoup de gentillesse. La réponse arrive très vite : oui, le sac est là-bas. Le passeport de Richard est dedans, il doit retourner. le pauvre ! Refaire un aller-retour de 80 bornes, soit 160 en tout, dans le froid et la pluie, juste pour ça, c'est vraiment dur pour lui. Pour moi, évidemment, c'est plutôt "cool". Il y a une bibliothèque juste à côté, avec accès gratuit à Internet, des tables et des chaises, et du chauffage : un vrai bonheur pour moi ! Richard revient complètement transi et grelottant de sa punition ! Heureusement, il y a aussi tables et chaises dans le magasin, et nous nous installons pour manger. Finalement, Richard retapé, nous repartons à... 15 heures !

Sur la E6, juste avant Skibotn, sur les rives du Storfjorden, Norvège.

Sur la E6, juste avant Skibotn, sur les rives du Storfjorden, Norvège.

Ce sera alors une route presque non-stop, forcément, pour essayer de rattraper un peu notre retard. Heureusement, la pluie a fini par cesser, ce qui est déjà mieux. Il fait toujours aussi froid, mais au moins, nous séchons. Mes bottes BMW soi-disant étanches sont de vraies éponges, j'ai les pieds complètement gelés, car baignant dans une mare d'eau glaciale depuis plusieurs heures déjà, mais c'est la dure loi du biker. On roule et on ne se plaint pas. Tout ceci est bien dommage, car j'adore cette région de Norvège. Cent kilomètres plus loin, je fais un arrêt juste avant Skibotn, sur les rives de l'immense Storfjorden. Je crois bien que je m'arrête à chaque fois ici, sur ce même parking ! Ce sera la seule photo touristique du jour avec la suivante, ci-dessous, prise au même endroit !

Sur la E6, juste avant Skibotn, sur les rives du Storfjorden, Norvège.

Sur la E6, juste avant Skibotn, sur les rives du Storfjorden, Norvège.

Camping de Käfjordbotn, Norvège.

Camping de Käfjordbotn, Norvège.

C'est bien plus haut le long de ce fjord, au fond du splendide Käfjorden, que nous faisons la halte du soir pour planter la tente, à Käfjordbotn précisément, après avoir rajouté 100 nouveaux kilomètres à notre compteur. Il n'est que 17h30, mais nous sommes fatigués et décidons d'arrêter là pour aujourd'hui. Il ne pleut pas, mais presque. Toujours est-il que, s'il tombe quelques gouttes, nous monterons nos tentes au sec. Le camping est assez spartiate, mais au moins les douches sont-elles très chaudes, et la salle des sanitaires surchauffée nous permettra de faire sécher nos équipements et nos bottes. Il y a du WiFi dans la petite cuisine où nous passerons la soirée. Nous discutons pas mal avec des camping-caristes hollandais et allemands, c'est très sympathique. Une dure journée, surtout pour Richard, mais une bonne journée de voyage quand même !

 

 

Mercredi 15 juin 2016 (492 km)

Camping de Käfjordbotn, Norvège.

Camping de Käfjordbotn, Norvège.

Il est 2h13 du matin, et une envie pressante m'oblige à sortir. A part les légers ronflements de Richard, c'est le grand silence, et il règne une atmosphère bien étrange. En voyant ce spectacle, je suis retourné à la tente chercher mon appareil-photo. Vous avez bien compris : il fait jour, le soleil ne s'est pas couché... Moi, j'y retourne !

Sur la E6, Burfjord, Troms, Norvège.

Sur la E6, Burfjord, Troms, Norvège.

Départ à 8 heures pétantes ! Il ne pleut pas et, ça, ça nous donne une sacrée pêche d'enfer ! Les norvégiens sont déjà au boulot en train de recouvrir la route d'une énorme couche de graviers, et ça dès le départ. Attention, pas tomber... avec le chargement, ça craint un peu mais, ouf, c'est passé ! Les paysages sont juste magnifiques, mais nous roulons, nous roulons. Passage d'un col, tout près de la neige. C'est un lieu splendide que j'affectionne particulièrement. En 2014, il y avait plusieurs troupeaux de rennes dans les bois au bord de la route mais, cette année, nous n'en avons pas encore vu un seul, à ma très grande surprise. En effet, habituellement, j'en vois dès le cercle polaire ! Au fait, si vous voulez voir de très belles photos sous un grand ciel bleu de cette partie de la Norvège (même route), cliquez ici, c'était le 5 juin 2014. Je disais donc, nous roulons, et c'est environ 130 km plus loin que nous faisons notre première halte dans cette station-service. Il fait très froid, et nous prenons un bon chocolat chaud. Petite discussion avec un couple de motards suisses. Il est déjà onze heures lorsque nous repartons.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

L'arrêt suivant, ce sera à Alta, la grande ville du Finnmark, dans laquelle nous ferons quelques courses et nous casserons la croûte dans un supermarché. Il fait un beau soleil, nous savourons cette pause et repartons à 13h30. Cette photo a été prise vers 14 heures, alors que nous attaquons la montée sur le grand plateau de la Laponie.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Voilà, nous y sommes, sur le plateau. J'adore cette immense steppe, ce no man's land. C'est exactement ici que nous apercevrons les premiers rennes de ce voyage. Les deux vues que vous voyez là sont extraites de la même photo. Nous allons rouler environ 90 km sur cet immense plateau, sous un ciel très agréable car chargé de nuages blancs entrecoupés de quelques pans de ciel bleu. Mais le froid est vif.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

Sur la E6, au nord d'Alta, Finnmark, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

L'arrêt suivant, 95 km plus loin, a lieu peu après Olderfjord, sur le très grand et très large Porsangerfjorden. Nous avons juste quitté la E6 qui poursuit sa longue course vers l'est et la Russie, pour effectuer notre aller-retour sur la E69, lequel va nous conduire vers le premier but de ce grand voyage, le Cap Nord. Nous nous congratulons déjà d'être maintenant sur la dernière ligne droite ! L'endroit est absolument magnifique, comme vous pouvez le constater, et le soleil brille, ce qui nous comble de joie. En effet, qui dit soleil, ici, dit soleil de minuit... l'ultime récompense !

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

Nos vaillantes petites reines méritent une photo, car sans elles, nous ne serions pas là !

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

La route est un enchantement, et est en plus, pour ma part, lourdement chargée de très nombreux souvenirs.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

Les rennes. La photo ci-dessous est un zoom de celle-ci. Au fond, le grand Porsangerfjorden, naturellement, qui débouche dans la Mer de Barents, tout là-haut !

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

E69, le long du Porsangerfjorden, Norvège.

Camping de Skarsvag, Mageroya, Norvège.

Camping de Skarsvag, Mageroya, Norvège.

Enfin, 90 nouveaux kilomètres plus loin, nous arrivons au camping de Skarsvag. Incroyable, la fille de la réception se souvient de mon passage voici deux ans maintenant ! Bref, nous voici sur le terrain de camping le plus au nord de la planète, c'est du moins ce qui est inscrit sur une pancarte ! Nous commençons de suite par monter nos tentes, puis nous allons nous réchauffer et manger et surfer dans la cuisine attenante où il fait si bon. Ambiance très sympathique avec les voyageurs qui discutent autour de cartes, qui pianotent sur leurs PC, qui font mijoter quelque chose... J'adore ! Nous discutons un moment avec un motard allemand, qui roule en Guzzi (trop rare pour ne pas être mentionné), et qui est complètement claqué. Il nous dit qu'il va se coucher, et qu'il ira demain matin au Cap Nord. Je vais pour ma part me coucher vers 20 heures, demandant à Richard, qui n'est pas fatigué, de me réveiller vers 22 heures, si je ne le suis pas. Je m'endors dans la minute, et mon réveil fonctionne à merveille. En sortant de la tente, j'ai la surprise de voir le motard allemand en train de s'équiper. Richard lui a dit ce que je lui ai dit : demain matin, il va pleuvoir, et l'ambiance du Cap Nord, c'est le soir, pas le matin ! Il a suivi les bons conseils de Richard, et nous remerciera plusieurs fois là-haut de l'avoir convaincu !

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Le site du Cap Nord est à 15 km du camping, et il ne nous faudra pas longtemps pour y arriver. En tout cas, c'est la première fois que je suis obligé, en plus du pare-soleil du casque, d'ajouter ma main pour faire de l'ombre, tant les rayons de l'astre sont puissants, et ce à 22h45 !!!

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Bon, ok, nous avons été délestés de 260 NOK chacun à l'entrée sur le site... Oublions. On oublie en effet aussitôt ce fâcheux élément de l'histoire. Car de suite, nous sommes happés par le lieu, par l'ambiance, par la cacophonie des multiples langues qu'on entend, par la joie et le bonheur qui se lisent sur tous les visages et qui se répercutent en chaque personne présente sur ce lieu si particulier. C'est comme sur les sites d'arrivée des pèlerinages. Je suis allé plusieurs fois à Saint-Jacques de Compostelle, juste pour prendre part à la joie des pèlerins se congratulant en arrivant sur la place. Ou comme des alpinistes ayant atteint le sommet. Ou comme des cyclistes ayant grimpé le col. Eh bien ici, c'est la même chose, les gens s'embrassent, se serrent la main, et Richard et moi-même nous congratulons mutuellement. Les gens ont souvent fait un très long voyage pour arriver là, certains sont venus en stop, d'autres en vélo, d'autres très certainement même à pied ! Nous sommes totalement heureux, et passerons ici un peu plus d'une heure de bonheur total. Yes, we did it.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Cap Nord, Mageroya, Norvège.

Certains sablent le champagne. Nous félicitons des italiens en train de trinquer et leur disons "Viva Italia" avec d'autant plus d'enthousiasme qu'il s'agit de notre prochain but. Ils sont émus, nous remercient très chaleureusement et nous répondent "vive la France". C'est génial. C'est ça aussi, l'être humain, et ça fait beaucoup de bien. L'instant magique est passé, nous avons eu la chance d'avoir un grand soleil, ce qui n'est pas gagné d'avance ici, loin s'en faut. Minuit et demie, c'est le moment de retourner au camping et de plonger sous nos tentes dans les bras de Morphée, comme nous l'avons hautement mérité ! Sur la route du retour, quelques petites photos pour terminer cette magnifique journée chargée d'émotion. Nous sommes au petit matin du 16 juin, et c'est le jour de ma fête. Beau cadeau ! Seule ombre au tableau : Eric n'est pas là, et je me demande bien où il se trouve en ce moment, et espérant que tout aille pour le mieux pour lui.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Pour vous donner une idée de l'immensité de la steppe. Vous voyez, la tache de neige, à droite. La photo suivante est un zoom sur cet endroit...

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

Sur la E69, entre Skarsvag et le Cap Nord, île de Mageroya, Norvège.

 

 

Jeudi 16 juin 2016 (415 km)

Dur dur, le réveil, ce matin. Il pleut, le ciel est complètement bouché, il fait vraiment froid... Malgré tout, nous sommes heureux. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous faisons un demi-tour à 180 degrés, et entamons la longue descente vers le sud. Et descendre vers le sud, c'est descendre vers le soleil, c'est descendre vers la chaleur, c'est rouler vers la deuxième partie de ce grand voyage, c'est la joie de bientôt retrouver les copains... Alors, on plie la tente trempée, on monte sur nos fidèles montures, et on les lance sur la route, la longue route à travers la Laponie.

Sur la E6, au nord de Lakselv, Norvège.

Sur la E6, au nord de Lakselv, Norvège.

C'est d'abord la longue descente du Porsangerfjorden sous un ciel maussade. Heureusement, la pluie ne dure pas. Nous faisons le plein à Olderfjord, là où nous retrouvons la E6, et en profitons pour faire une bonne pause de 45 minutes. D'abord pour nous réchauffer, ensuite pour prendre un délicieux chocolat chaud et manger quelques galettes. Nous rencontrons un couple de motards polonais, ainsi qu'un cycliste impressionnant, qui s'est cassé deux dents, et qui vient de... Nouvelle-Zélande ! Sur le parking, nous discutons avec deux françaises en camping-car, qui viennent de Montpellier. Il est près de dix heures lorsque nous repartons. La E6 longe toujours le Porsangerfjorden, jusqu'à Lakselv. C'est justement peu avant cette grande ville que nous sommes arrêtés par un petit troupeau de rennes traversant la route. Les touristes du bus allemand en face vont descendre en groupe faire des photos eux aussi...

Sur la E6, au nord de Karasjok, Norvège.

Sur la E6, au nord de Karasjok, Norvège.

Là, on peut dire qu'on en a fini avec les grands paysages de Norvège. Nous allons maintenant traverser la Laponie d'un bout à l'autre, traverser les immenses forêts de bouleaux, les terribles fleuves violents aux eaux bleues ou noires selon le ciel, les rennes, les moustiques. La seule ville est Karasjok, que nous traverserons après 75 km pratiquement sans aucun village, à peine quelques huttes de-ci de-là. Karasjok, c'est la capitale du peuple Same (nom moderne des Lapons). Nous avons essuyé quelques violentes averses très chargées en pluie, mais le ciel bleu réapparaît, pour notre plus grand plaisir. Bien entendu, nous roulons, et je ne fais que très peu de photos. Du Cap Nord à Karasjok, vous pouvez donc regarder les photos faites lors de mon passage en Kangoo le 7 juillet 2012.

Sur la 92, juste après la frontière norvégienne, Finlande.

Sur la 92, juste après la frontière norvégienne, Finlande.

Peu après, nous traverserons la Tana River qui sert de frontière entre la Norvège et la.. Finlande. Bienvenue dans le pays des lacs et des forêts, ou plus exactement le pays des forêts et des lacs... Retour dans un pays de l'euro, nous en avons fini avec les couronnes norvégiennes. Le ruban d'asphalte semble se poursuivre indéfiniment, les longues lignes droites se succèdent. En Finlande, la vitesse est limitée à 100 km/h, ce qui fait quand même 20 de plus qu'en Norvège. Notre moyenne augmente donc sensiblement, et c'est très agréable !

Sur la 92, juste après la frontière norvégienne, Finlande.

Sur la 92, juste après la frontière norvégienne, Finlande.

Sur la 92, Kielajoki, Finlande.

Sur la 92, Kielajoki, Finlande.

Il est presque 13 heures lorsque je crois voir un restaurant sur le bord de la longue route. Nous avons parcouru 310 km depuis ce matin, c'est l'heure de la pause. Et vu le nombre de villages que nous traversons (en fait, nous ne voyons que deux ou trois maisons de-ci de-là disséminées dans l'immense forêt), il ne faut pas louper cette halte. Comme nous avons bien fait. Accueil très chaleureux, nous mangeons un délicieux plat local dans un environnement très agréable où il fait extrêmement bon. Nous avons adoré ! Je vous laisse admirer la décoration.

Sur la 92, Kielajoki, Finlande.

Sur la 92, Kielajoki, Finlande.

Sur la 92, Kielajoki, Finlande.

Sur la 92, Kielajoki, Finlande.

Ivalo, Finlande.

Ivalo, Finlande.

Il pleut lorsque nous repartons vers 14h. Heureusement, ce ne sont que de grosses averses. Nous rejoignons la grande artère E75 qui descend jusqu'à la Mer Baltique, et que nous allons suivre désormais. Traversée d'Inari au bout du très grand lac Inari. Une centaine de km après le restaurant, nous arrivons à Ivalo. Bien que le bivouac prévu soit situé nettement plus au sud, nous sommes fatigués, et je propose à Richard de camper ici. De plus, Ivalo me rappelle bien des souvenirs, que je raconte à mon camarade alors que nous nous installons manger devant le magasin de mes souvenirs.... J'y suis en effet resté bloqué trois jours en 2006 (dix ans déjà...) lors de la crevaison du pneu arrière de Jolly Jumper, mon scooter x9 ! Le ciel s'est bien dégagé, et il fait maintenant très beau, et chaud ! Comme il y a une heure de décalage entre la Finlande et les autres pays de ce voyage, s'il est à peine 16 heures à nos montres, il est en fait presque 17 heures ! Alors que Richard est en train de monter sa tente, je retourne voir pour le WiFi, et fais la connaissance d'une jeune française qui est en fait employée au camping pour la saison. Nous discutons un grand moment. Elle est tombée amoureuse de la Finlande lors d'un voyage en 2014, et a décidé d'y rester. Le camping est parfait, douches, belle cuisine, nous sommes aux anges ! Juste à côté coule une très grande rivière, comme elles le sont toutes en Finlande. Ce soir, et comme d'habitude en fait, c'est toujours la joie qui anime le coeur des deux voyageurs que nous sommes.

Ivalo, Finlande.

Ivalo, Finlande.

 

 

Vendredi 17 juin 2016 (675 km)

Aujourd'hui, nous allons faire la plus longue chevauchée du voyage. Nous le savions, et avions décidé de partir à 6 heures... Ce que nous faisons sans problème. Ce qu'il y a de bien avec Richard, c'est que notre entente est parfaite, et que nous nous tenons aux décisions prises sans aucun effort. Bien entendu, il fait jour depuis longtemps, puisque nous sommes dans le pays et à la saison pendant laquelle le soleil ne se couche plus... Ceci dit, la pluie est aussi au rendez-vous, et ne nous quittera guère de la journée ! Et le froid est revenu avec elle...
Il est à peine 8 heures lorsque nous faisons une halte d'une vingtaine de minutes dans un petit supermarché dans la petite ville de Sodankylä. Comme souvent, j'achète et je mange dans la foulée trois bananes, Richard achète toujours ses pommes. Le froid est vif, nous sommes gelés, et nous procédons toujours comme ça pour reprendre des forces et nous réchauffer, ce qui nous permet de reprendre la route en forme, malgré la très mauvaise météo.
Quelques 120 bornes plus tard, vers 9h45, nous faisons notre deuxième pause à Rovaniemi, le village du Père Noël, sur le Cercle Polaire Arctique. Nous sommes trempés de la tête aux pieds, mes bottes sont remplies d'une eau glaciale, je suis frigorifié, et mon camarade également. C'est une station-service où je me suis déjà restauré un jour où la météo était absolument identique !!! Là, nous mangeons carrément, c'est absolument indispensable avant d'affronter les éléments déchaînés ! Nous repartons à 10h20, heureux d'avoir déjà bouclé 280 bornes, et nous aimerions bien doubler ce chiffre d'ici le bivouac vespéral !
Nouvel arrêt dans une station-service peu avant Tervola une heure plus tard, histoire de boire un chocolat chaud et se réchauffer une vingtaine de minutes. Il pleut toujours à verse... Et c'est reparti pour une longue étape stoïque. Nous roulons sans autre pause jusqu'à 13h30, après avoir rejoint la Baltique et la E8 à Kemi, puis encore suivi le long ruban d'asphalte jusqu'à la ville de Oulu, que nous avons traversée pour stopper dans un centre commercial au sud de la grande ville. La pluie vient juste de s'arrêter. 520 km d'enfilés depuis ce matin, nous sommes absolument enchantés du parcours effectué. Il y a des motards dans ce snack qui se rendent à une grosse concentration à Tampere. Il y a là une motarde qui roule en 1200 GS, chapeau bas. Ils nous disent que les prévisions météo ne sont pas très bonnes... Nous nous en doutons bien, au vu de ce que nous venons de subir ! La halte durera pile poil une heure, nous repartirons à 14h30 exactement ! J'avais laissé mes gants et les clefs de la moto sur le siège de Dakara, ce qui m'a valu une grosse frayeur au moment de quitter le restaurant... Personne n'y a touché, c'est la Finlande !
Peu après, nous quittons la côte de la Baltique (dont on ne voit rien du tout d'ailleurs, mais ce n'est pas grave car ce n'est vraiment pas intéressant) et retrouvons la E75 qui poursuit plein sud. Le ciel s'éclaircit au fil des kilomètres pour notre plus grand bonheur. Nous finirons même par revoir le soleil, comme c'est beau ! Le paysage change, il y a de moins en moins de forêts, de plus en plus de villages, et on commence à voir des cultures. En un mot, nous avons bien quitté le nord, et je suis un peu triste quand même de perdre les immensités et de retrouver un paysage plus banal, plus proche de chez nous en fait ! Il y a énormément de radars, c'est pratiquement systématique aux entrées et sorties de tous les villages. Deux heures plus tard, je vois de gros nuages noirs à l'horizon, et nous fonçons directement dedans. Je consulte Titi le GPS pour trouver un camping dans le secteur et, bingo, il y en a un juste à côté. J'ai envie de bivouaquer ici, et je fais un arrêt pour consulter mon camarade, qui est du même avis.

Près de la E75 et de Pyhäjärvi, Emolahti Camping, Finlande.

Près de la E75 et de Pyhäjärvi, Emolahti Camping, Finlande.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping est à deux pas de la grande artère, en peu en retrait, au bord d'un joli lac. Il est absolument superbe et pas cher. La pelouse est juste parfaite, les sanitaires également, ainsi que la cuisine dans laquelle je réussis à capter le WiFi. Il est 16h30, et nous avons fait 675 km. Nous nous congratulons. Dans la cuisine, je rencontre un jeune couple de français avec lesquels j'aurai une très longue discussion. N'ayant pas fait une seule photo de la journée (je crois bien que c'est la première fois que ça m'arrive !), je vais assouvir ma passion en en faisant quelques unes, dont celles-ci du lac et de la plage du camping. Voilà, nous venons encore de vivre une sacrée belle journée de "ride" pour les deux bikers que nous sommes !

Près de la E75 et de Pyhäjärvi, Emolahti Camping, Finlande.

Près de la E75 et de Pyhäjärvi, Emolahti Camping, Finlande.

Près de la E75 et de Pyhäjärvi, Emolahti Camping, Finlande.

Près de la E75 et de Pyhäjärvi, Emolahti Camping, Finlande.

 

 

Samedi 18 juin 2016 (502 km)

Nous avons tellement bien roulé hier qu'il nous reste moins de km à faire pour atteindre Turku, arrêt obligatoire puisque nous y avons réservé un bateau de croisière qui part dimanche matin à l'aube. Départ à 7h30, donc, histoire de faire une grasse matinée... Le ciel est bien sombre, mais il ne pleut pas.

Sur la E75, au nord de Jyväskylä, Finlande.

Sur la E75, au nord de Jyväskylä, Finlande.

Deux bonnes heures et 180 km plus loin, nous faisons une pause chocolat chaud dans une petite brasserie à côté de la station-service dans laquelle nous donnons aussi à boire à nos compagnes, à Jyväskylä. Nous avons essuyé de belles averses, et c'est toujours bien froid, mais ce n'est pas comparable avec hier, heureusement. Nous repartons à 10 heures.
Pour arrêter à midi, 180 km plus loin, une vingtaine de km au sud de Tampere, sur la E12, 355 km après notre départ. Le ciel vient juste de s'éclaircir, il ne pleut plus, mais alors, mes amis, je ne vous dis pas ce qu'on s'est pris sur la tronche pendant ces 180 bornes. Des trombes d'eau. Et deux averses de grêle, dont une particulièrement violente : nous ressentions les impacts à travers les fortes protections que nous portons, et j'ai aimé -oui, je vous assure que c'est vrai- rouler à 100/110 km/h sous cette puissante grêle. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pris un pied phénoménal à le faire, et il y avait très longtemps que je n'avais pas ressenti un tel plaisir dans de telles conditions climatiques, mais je m'en souviens parfaitement, et c'était avec mon scooter x9... Eh oui, il y a des moments privilégiés dans la vie d'un motard, et celui-ci en fut un, qui restera longtemps gravé dans ma mémoire. Je ne sais pas si Richard a autant apprécié que moi ce passage, mais en tout cas, il ne m'a jamais quitté d'une semelle, et la guêpe (sa moto) est toujours restée dans mes rétroviseurs. Lorsque nous arrivons dans ce restaurant d'autoroute, nous sommes dans un piètre état. Nous grelottons, nous sommes trempés des pieds à la tête, mes pieds font "floc-floc" dans mes chaussures et sont gelés ! Heureusement, il y a des plats chauds, et nous allons nous restaurer très convenablement, mais nos vêtements ne vont pas sécher, et nous serons encore bien trempés lorsque nous repartirons, presque deux heures plus tard !

Sur la E18, Raisio, Finlande.

Sur la E18, Raisio, Finlande.

C'est ici, au nord-ouest de Turku, à Raisio, que nous faisons notre dernière halte, Richard ayant besoin d'acheter quelques victuailles pour ce soir. La pluie n'a pas repris, et le vent de la route nous a finalement plus ou moins séchés, mais le ciel s'assombrit de nouveau très sérieusement. Heureusement, nous ne sommes plus qu'à quelques kilomètres du camping situé à Naantali.

Camping de Naantali, Finlande.

Camping de Naantali, Finlande.

Ah, ce camping ! Un des plus chers de notre voyage, et un des plus minables, voire même le plus minable. Nous l'avons détesté. OK, les douches étaient chaudes, mais le bloc n'est pas très beau. OK, il y a une grande cuisine chauffée avec le WiFi. Mais les campeurs avec tentes sont relégués sur les plus mauvais emplacements, pas plats, et dangereux pour les motos. Quand je pense que la Finlande est un plat pays, on nous impose de planter nos tentes sur le seul relief existant ! Pour couronner l'ambiance, la pluie se remet à tomber de plus belle, et nous voyons tous les campeurs se promener avec leurs parapluies... Nous sommes quand même heureux, puisque nous avons réussi notre longue descente vers le sud, et que demain sera pour nous jour de repos...

 

 

Dimanche 19 juin 2016 (300 km, dont 260 km sur le ferry -calculé en ligne droite-)

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

5h30 !!! Oui oui, vous lisez bien, il n'y a pas d'erreur, c'est l'heure à laquelle nous démarrons nos bécanes ! Il ne pleut pas, mais le ciel est gris. Nous avons bien du mal à quitter le bivouac, tant la pente est dangereuse, et l'herbe glissante et trempée ne nous facilite pas la tâche. Richard, qui ouvrait la voie, a failli se planter, et il est bien meilleur pilote que moi. Du coup, je ne me sens pas capable de descendre Dakara sans me planter, et c'est à deux, à côté de la moto, que nous la descendrons. Quelle galère, ce camping, je ne vous le recommande pour rien au monde, et regrette de ne pas avoir choisi celui de Turku, juste parce qu'il était un peu plus cher... Bref. Nous ne sommes pas loin du port (à peine 20 bornes), où nous arrivons un peu avant 6 heures, car il fallait être au chek-in au plus tard 45 minutes avant le départ. Voici le bateau sur lequel nous allons effectuer cette magnifique traversée.

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Et effectivement, ce fut une très belle croisière. D'abord, nous avons de la chance, car le ciel s'est éclairci dès le matin, et nous allons avoir un beau soleil pour cette traversée. Ensuite, le confort du bateau est tout simplement phénoménal. Jamais je n'avais eu cette impression de glisser sur l'eau comme ça, c'était juste incroyable. Nous n'avons jamais ressenti le moindre choc, le moindre à-coup, le moindre mouvement. Comme si le bateau lévitait au-dessus des eaux. D'ailleurs, les motos n'ont pas été attachées, juste posées comme si nous étions sur un parking sur la terre ferme ! Ensuite, les paysages : cette traversée est incroyable, car nous allons faire au moins 300 km sur ce bateau, et je pensais que nous allions nous retrouver en pleine mer pendant longtemps. Eh bien, non, jamais, car en fait, entre la Finlande et la Suède, il y a des milliers d'îles et d'îlots de toutes tailles, des chenaux, des passes, et le grand bateau zigzague pendant des heures au milieu de ce labyrinthe. Quand je pense que cette superbe traversée réservée le 9 mai dernier ne nous a coûté que 32 €, c'est juste incroyable ! Je n'ai qu'un seul regret, c'est de ne pas avoir profité de cette croisière comme je l'aurais dû, en raison de mon état. En effet, j'ai les pieds toujours trempés, les chaussettes trempées, les bottes trempées, et je suis toujours gelé. Il me faudra au moins la matinée avant de commencer à me sentir bien. J'irai chercher mon PC lors de l'arrêt à Mariehamn, sur la grande île d'Äland, car je ne l'avais pas pris au départ, ne sachant pas que le wiFi était gratuit sur le bateau. Je vous laisse regarder les quelques photos prises dont, malheureusement, les couleurs ne sont pas très bonnes, en raison de nombreux contre-jours !

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Sur le Galaxy, bateau de croisière entre Turku (Finlande) et Stockholm (Suède).

Il fait beau et chaud lorsque nous débarquons à Stockholm. Je me trompe dans un long tunnel car Titi le GPS avait perdu le nord... Du coup, nous passerons par le centre-ville, et comme c'est dimanche, ce fut très agréable. Malheureusement, je n'ai pas fait une seule photo ! Notre camping se situe à 23 km du port, et nous y arrivons vers 20 heures. Il est cher, mais il est parfait. Une pelouse délicieuse, une très grosse chaleur lourde et orageuse qui sèchera nos tentes trempées en quelques minutes, des sanitaires parfaits, et, cerise sur le gâteau, un restaurant thaïlandais dans lequel nous dégusterons le meilleur repas depuis le début de notre voyage, grâce aux judicieux conseils donnés par Richard, qui s'y connaît bien dans ce domaine. Sans parler d'une bière... Le tout dans une délicieuse ambiance de coupe d'Europe, un soir de match : c'était France-Suisse, nous n'avons même pas regardé, occupés que nous étions à savourer notre repas et le bonheur d'être arrivés ici, en Suède. Notre descente va se poursuivre demain sous le soleil, c'est ce que tout le monde nous annonce. Nos voisins allemands sur la pelouse nous ont dit avoir passé 48 heures ici sous des trombes d'eau ininterrompues, et que nous pouvons nous féliciter d'arriver sous un ciel aussi clément ! Nous avions déjà mangé notre pain noir...

Camping à 25 km à l'ouest de Stockholm (Suède).

Camping à 25 km à l'ouest de Stockholm (Suède).

 

 

Lundi 20 juin 2016 (764 km, dont 103 km sur le ferry -calculé en ligne droite-)

Il est pratiquement 6h45 lorsque nous quittons le camping ce matin. Il fait bon, le ciel est majoritairement teinté de bleu, les deux pilotes démarrent une nouvelle fois leur journée dans la bonne humeur. Pourtant, elle promet d'être rude, cette journée de route, en ce sens qu'elle se passera presqu'en totalité assis sur nos selles... Bah, nous commençons à être sérieurement habitués à ce régime. Toutefois, ce qui change vraiment, c'est que nous ne quitterons pas les autoroutes : la E4 jusqu'à Helsingborg, puis la E20 jusqu'à Malmo, pour finir avec la E6 sur les derniers kilomètres. Notre route s'achèvera à Trelleborg, la ville la plus méridionale de Suède, et le terminal de la Suède vers le continent européen avec plus de 30 liaisons quotidiennes franchissant cette partie sud de la Mer Baltique.

Jönköping, sur la E4, Suède.

Jönköping, sur la E4, Suède.

Il est 10h15 lorsque nous nous accordons notre première halte, après 3h30 de route ininterrompue et quelques 311 km parcourus ! Une pause de pratiquement une heure, bien méritée, et que nous savourons dans cette station service. Le barman, ayant travaillé quelques mois en France, est heureux de nous parler quelques mots de français et nous accueille fort chaleureusement.

Strömsnäsbruk, sur la E4, Suède.

Strömsnäsbruk, sur la E4, Suède.

Et on remet le couvert ! Pour moins longtemps cette fois. 1h50 de route, et 150 km plus tard, nous nous accordons une nouvelle pause. Cette fois, de belles tables en bois nous invitent à casser la croûte dehors, pour notre plus grand bonheur. Par contre, une demi-heure de pause seulement, car nous préférons assurer : il n'est absolument pas question de louper le départ de la dernière de nos réservations de traversées maritimes.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

C'est donc tout-à-fait logiquement que nous arrivons à Trelleborg un peu avant 15h30, après avoir parcouru les 180 derniers kilomètres, bien avant le départ du ferry. Ce qui fait 640 bornes depuis ce matin, quand même ! Après avoir repéré le lieu du check-in, nous décidons, comme d'habitude, de ne pas rester ici à glander, mais plutôt d'aller boire un coup dans le centre-ville qui, ma foi, est très joli et méritait bien ce crochet. Regardez, admirez le style, qui ressemble énormément au style danois tout proche. Richard m'offre un délicieux chocolat chaud accompagné d'une patisserie : merci frangin ! Ah ah, pourquoi dis-je "frangin" en parlant de mon camarade ? C'est tout simplement parce qu'à 5 reprises, on nous a posé cette question au cours de ce voyage : "Vous êtes frères, non ?". Et justement, au cours de notre dernière traversée, un gars nous a même dit que nous étions jumeaux, et ne nous a vraiment pas crus lorsque nous lui avons dit que non...!

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

On aperçoit même notre grand bateau depuis le centre-ville !

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Retour sur le grand parking d'embarquement. Devant nous, un groupe de motards slovènes très bruyants. Richard semble bien pensif. Adieu à la terre scandinave ? Nous sympatisons avec un allemand qui vient de passer une semaine seul en bivouac avec son petit scooter, que vous voyez ci-dessous.

Trelleborg, Suède.

Trelleborg, Suède.

Départ à 18 heures. Les employés nous disent qu'il n'y a pas besoin d'attacher nos montures, mais nous le faisons quand même, au moins un minimum. Sur le grand bateau, il y a du WiFi gratuit, avec coupures, mais c'est quand même sympa. La traversée nous a coûté 32 €, ce qui est fort raisonnable. Nous avions réservé le 3 mars.
Nous touchons les côtes allemandes à 22h15, dans un petit port appelé Sassnitz, et dont nous ne verrons rien du tout, puisqu'il fait... nuit noire ! Comme je regrette la lumière du Grand Nord ! C'est ici, à la sortie de la zone portuaire, que nous vivrons notre plus désagréable passage de frontière. Les douaniers allemands ont été irascibles et très désagréables, et Richard comme moi préférons oublier cet accueil indigne. Il nous reste ensuite à peine 20 bornes à travers une magnifique forêt (en tout cas, dans la lumière blafarde de nos phares). Au détour d'un fort virage, j'aperçois une énorme biche en partie sur la route qui peut se vanter de m'avoir fait une grosse peur ! J'ai dit à Richard que mon code n'éclaire rien du tout, et que je suis obligé de rouler en plein phare, ce à quoi il m'a répondu : tu sais, Jef, si tu ne vois rien en code, c'est parce que la poussière de la route obscurcit complètement ton phare. Veuillez prendre note de cette remarque, elle est importante pour la suite !
Nous arrivons finalement au camping à 23 heures ! Un employé, prévenu par mes mails, nous attendait. L'aire sur laquelle il nous installe n'est pas terrible, mais je voulais avoir un peu d'éclairage. J'avoue avoir monté rapidement ma tente, je crois me souvenir qu'il pleuvait légèrement. Ce que je sais, c'est que je me suis endormi instantanément, comme souvent d'ailleurs. Malgré ce mauvais accueil, nous sommes ce soir enchantés, car nous venons de boucler la boucle scandinave selon les plans et que, cette fois, nous sommes revenus sur le continent. Par ailleurs, nous n'avons plus aucun fil à la patte, car toutes les traversées réservées sont désormais effectuées : vive la liberté !

 

 

Mardi 21 juin 2016 (429 km)

Aïe. Il pleut. Pas la grosse pluie, la bruine qui mouille bien, mais c'est quand même de la pluie, avec tout ce qui l'accompagne : plafond bas, couleur uniforme du ciel, tristesse... Et en plus, il fait froid. Alors du coup, et pour la première fois depuis le débnut de ce voyage, je vois mon copain triste, aussi triste que le ciel ! Nous partons peu après 7 heures et demie. Le garde-chiourme allemand était déjà là ! Alors que Richard s'apprêtait à mettre un papier dans la mauvaise poubelle, il est arrivé en vociférant, aimable comme la porte de prison qui l'habillait des pieds à la tête.... "Nein, nicht hier, aber da !!!". Aïe, voilà de quoi ajouter à la tristesse de mon camarade. Il est temps de filer. A peine une heure plus tard, alors que la pluie cesse et que le ciel semble vouloir s'éclaircir, je fais une pause sur un grand parking, histoire de manger un peu, et aussi pour graisser ma chaîne. J'arrive à faire rire Richard, ouf, sa bonne humeur légendaire revient déjà.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Il est à peine midi et demi lorsque nous faisons une pause à côté de la cathédrale de Berlin, à toucher Alexander Platz et la Berliner Fernsehturm. Nous venons de faire 320 km, alternant puissantes averses et belles éclaircies. Le froid a laissé la place au chaud : il fait lourd et c'est très orageux. Nous sommes enchantés de fouler le sol de la capitale allemande, si chargée de souvenirs personnels en ce qui me concerne, et première visite pour Richard. Arrêt incontournable Pariser Platz, derrière la Porte de Brandebourg (inaccessible par l'autre côté, bien plus photogénique). Ensuite, un arrêt au Reichstag, juste derrière, où je constate que l'immense pelouse n'est plus accessible, dommage !

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

Nous aurions aimé manger une saucisse dans un "imbiss" à Berlin, mais très vite, Titi le GPS nous place sur les grands axes pour quitter le centre. Du coup, nous poursuivons la route, c'est toujours elle qui commande ! Nous quittons l'autoroute au sud de Berlin, et retrouvons avec joie des routes à notre dimension, avec les traversées des petites villes et jolis villages, et les méandres autour des champs dans la campagne. Vers 14h30, à Treuenbrietzen, nous trouvons un parfait petit magasin pour faire nos emplettes, et allons manger sur les tables de la petite patisserie attenante : un délice. Le bonheur nous habite à nouveau totalement. Nous prenons tout notre temps, car le camping, situé à Wittenberg, la ville de Luther (Lutherstadt), sur les bords de l'Elbe, est à moins de 50 km d'ici. Richard connaît cette ville, dont il a visité la cathédrale. Le camping est cher, mais la pelouse est parfaite, le ciel est bleu, et il n'est que 17 heures lorsque nous montons les tentes. Du coup, nous nous lançons dans de grandes lessives, nécessaires et fort bienvenues, après ces quelques jours de route sous la pluie depuis le Cap Nord, et en ce premier jour de l'été !

Berlin, Allemagne.

Berlin, Allemagne.

 

 

Mercredi 22 juin 2016 (441 km)

Cool, ce matin ! En effet, nous avons décidé de faire la grasse matinée : départ à 8 heures, super. Il fait beau, tout va bien.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Et voici notre premier arrêt. Il est 11h10, et nous avons parcouru... 150 km en... 3h10, dont la motié sur autoroute ! Ce qui nous donne une magnifique moyenne de... 47 km/heure. Pour des motos, c'est... Aïe ! Eh bien voilà, c'est simple et banal, nous sommes tombés sur des travaux, dans un bouchon énorme, avec impossibilité totale de passer entre les voitures et autres camions. Du grand n'importe quoi, de l'inorganisation allemande dans toute sa splendeur ! Ils laissent la circulation s'engouffrer sur une autoroute complètement bloquée, je trouve ça plutôt grave ! Je pense qu'en France, des déviations auraient été mises en place, d'autant plus qu'il ne s'agissait absolument pas d'un accident, mais de travaux de très longue durée. Nous apprendrons, grâce à la carte papier de Richard, de cette année, que cette autoroute est en travaux et au trafic très dense jusqu'à Munich ! Bref. Ce qui nous a sauvés (en fait, après coup, et en regardant notre trace, je n'en suis pas certain), c'est la présence d'une trouée dans la barrière séparant les deux voies. Nous en avons profité pour quitter l'horrible bouchon (il faisait très chaud, en plus, et rester coincés dans les fumées d'échappement des poids-lourds était extrêmement pénible pour les voyageurs que nous sommes) et faire demi-tour sur une voie opposée complètement vide, car fermée, elle, à la circulation ! Ensuite, bien des tours et détours pour reprendre la E51 plus au sud, ce que Richard a accepté avec réticence.
Et là, sur cette aire de repos, un type est venu nous parler. Un allemand de l'ex-Allemagne de l'est, et nous avons eu droit à des débats philosophiques et politiques pénibles, du genre "ces horribles ricains qui ont détruit l'Allemagne et l'Europe, que c'était tellement formidable avant, etc, etc, etc". En fait, il était coincé dans le bouchon, lui aussi, et ne comprenait pas comment il pouvait nous voir ici, alors qu'il nous avait vus faire demi-tour sur la voie vide, dans cet embouteillage minable "à cause des politiciens véreux.....". Bref, il commençait à sérieusement énerver mon pote, alors je me suis laissé aller... Comme je me débrouille bien en allemand, et qu'il m'avait quand même bien ouvert la voie, je lui ai répondu grosso-modo que si son copain Adolf et son acolyte Joseph avaient été plus "gentils" ou moins "méchants", nous n'aurions pas eu besoin des ricains pour leur botter le cul et les mettre hors d'état de nuire, et que si c'était aussi bien que ça "avant", je me demande pourquoi ils se sont sentis obligés de construire un mur pour empêcher leurs concitoyens de se barrer, et que pour ma part, je préfère supporter les vicissitudes de l'Europe actuelle que d'avoir vécu sous la grande Allemagne et la grande Russie des années 40... Après ma tirade, le monsieur s'est nettement calmé, nous a souhaité bonne route, et n'est finalement plus revenu nous ennuyer, après avoir admis que, sur ce point, oui, j'avais raison. Non mais !

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Heureusement, nous n'avons pas eu à subir d'autres bouchons, et avons pu rattraper notre retard. Les paysages sont de plus en plus beaux au fur et à mesure que nous roulons vers le sud et la Bavière. De plus, le temps est estival, quel bonheur après ce que nous avons vécu. Enfin, c'est l'été ! Nous quittons finalement l'autoroute juste avant Bayreuth, vers 13 heures, après avoir rajouté 150 autres km à notre compteur, mais cette fois à une allure très correcte. C'est un plaisir de retrouver les petites routes, les petites villes, les villages, qui plus est dans un environnement de plus en plus varié, et où le relief se fait plus présent. C'est finalement à Berg bei Neumarkt in der Oberpfalz, en Bavière dans le district du Haut-Palatinat, que nous ferons une halte pour manger. Il faut dire qu'on commençait à avoir les crocs, et qu'on avait besoin de se dégourdir les jambes : il était... 15h30 ! C'était un bistrot-bar-boulangerie-patisserie comme les allemands et les autrichiens savent le faire, et ce fut délicieux.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

Nous reprenons la route à peine une heure plus tard, désireux de ne plus tarder avant de bivouaquer. Du coup, après un essai raté (c'était un joli camping perdu en pleine campagne, mais dont le patron, âgé, nous a répondu "je ne comprends pas à quoi sert ce sacré internet" en réponse à ma demande de WiFi), nous avons trouvé un magnifique camping perdu au milieu des champs, posé au bord d'une aire naturelle protégée constituée par un grand étang. Il est 18 heures, il fait très chaud, et nous sommes heureux de monter les tentes à l'ombre des arbres. WiFi cette fois, sanitaires au top, et bar-restaurant où nous avons passé une très agréable soirée, tout en discutant avec nos voisins de table fort sympathiques.

Bavière, Allemagne.

Bavière, Allemagne.

 

 

Jeudi 23 juin 2016 (421 km)

Bavière

Bavière

Départ à 8 heures pétantes ! Tempête de ciel bleu ce matin, il va faire chaud sur les routes. Je ne peux résister à faire une photo du lac avant de partir. A l'instant où nous allons appuyer sur nos démarreurs, un son feutré arrive à nos oreilles. Le cerveau n'a pas le temps d'analyser que passent sous nos yeux émerveillés des cygnes volant en rase-mottes. J'adore le vol des cygnes !

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Nous traversons le Danube une soixantaine de km plus loin, à Ingolstadt. Notre moyenne est bien faible, la circulation est forte. Soudain, à la sortie de la ville, j'aperçois une concession motos. Nous avons parcouru à peu près 10.000 km depuis le départ, et il serait temps d'effectuer une vidange et de changer le filtre à huile. Richard est d'accord. Il s'agit d'une concession Triumph. Très accueillant, le gars accepte de nous dépanner. Il examine nos motos, ne trouve rien à dire sur la mienne ("Vous avez changé vos plaquettes de frein, elles sont comme neuves !", me dit-il, ce qui est exact : Kiki mon frangin les a changées avant le départ). Par contre, Richard doit changer les siennes. Il nous installe dans le hall de présentation des motos. Je décide d'aller faire un tour en ville : en fait, j'ai besoin d'espèces, et il y a un distributeur, ce qui me sert de prétexte. Ci-dessous quelques photos.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Richard m'avait parlé des incontournables monuments aux morts (dédiés aux soldats) présents dans tous les villages de France, et se demandait ce qu'il en était en Allemagne. Je lui avais dit que c'était pareil. Voici celui que je trouve ici devant le cimetière. Il y a aussi des plaques dans l'entrée de l'église avec la liste des noms. Quelle misère, quand même, de voir que tous, absolument tous, mêlent leurs dieux aux massacres... Quel gâchis sidérant. Le pire, dans le cas franco-allemand, c'est qu'il s'agit du même dieu qui soutient les belligérants de chaque côté. Si ce n'était pas si affligeant, je rirais aux éclats, mais je suis tellement déçu par le peu de cervelle de l'espèce humaine ! Pourtant, avec nos connaissances scientifiques... Non ? Allez, je laisse tomber ce sujet qui me fait bien trop de peine, place au voyage et oublions ces inepties.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Ingolstadt, Bavière, Allemagne.

Il est déjà midi et demie lorsque nous repartons. Détail intéressant : il y avait dans la concession une BMW Dakar d'occasion en vente ! Or, elle était munie d'un pare-boue sur la roue avant, ce que la mienne n'a jamais eu. J'ai alors demandé au boss s'il acceptait de me le vendre, et, oui, il a accepté, pour 40 euros ! Super. C'est ainsi que, dorénavant, vous verrez la miss Dakara affublée d'un beau pare-boue avant sur les nouvelles photos.

E335, au sud de Munich, Bavière, Allemagne.

E335, au sud de Munich, Bavière, Allemagne.

Nous poursuivons sur la route 13 jusqu'à Munich. Richard, craignant les très gros embouillages, me demande de passer par le centre-ville qu'il a déjà pratiqué, et il prend le commandement. La traversée de la capitale de la Bavière s'est avérée difficile, sous une chaleur torride. Nous avons même eu droit à un bouchon dans un tunnel empestant les gaz toxiques des échappements des véhicules : moments difficiles. Et, enfin, d'un seul coup, tout devient très fluide : nous sommes sur la 95, ou E533, la route des Alpes, celle qui file vers Garmisch-Partenkirchen. C'est là, sur le premier parking, que nous faisons halte pour nous restaurer et souffler un peu le bon air de la nature. Ouf, les corvées sont faites, place au bonheur de la route et des beaux paysages. Nos motos sont au top, nous aussi, et les Alpes sont là, tout près de nos roues, ainsi que les copains que nous allons retrouver ce soir. Yeeeeeeeesssssssssss !!!!!!!! Comme il est déjà presque 15 heures, et que nous sommes encore bien loin du but, les pauses et les photos seront rares, malgré les beaux paysages !

Paysage au sud d'Innsbrück, Autriche.

Paysage au sud d'Innsbrück, Autriche.

Pour la première fois depuis longtemps, nous roulons de nouveau à l'intérieur d'une carte postale. Particulièrement beaux ont été les lacs de Kochelsee et de Walchensee, aux eaux turkoise, entourés de montagnes, recouverts de voiliers et de planches à voile... Imaginez votre serviteur, s'interdisant le moindre arrêt, la moindre photo ! Comme c'est beau, ces petits villages aux chalets couverts de fleurs et ces immenses maisons aux fenêtres fleuries et aux murs recouverts de fresques. Nous ne résistons pas à faire une pause dans l'un d'entre eux, peu avant de franchir la frontière germano-autrichienne. Il nous fallait faire quelques emplettes, et humidifier nos gosiers déssechés avec une jolie mousse... 45 minutes d'arrêt... Et la moyenne horaire va rester terriblement faible. En effet, trois heures après la pause de la forêt au sud de Munich, nous venons juste de traverser Innsbrück (Autriche, photo ci-dessus). Il est 17h50, et nous n'avons parcouru que... 130 km... Une misère.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

On franchit la frontière suivante au col du Brenner. Et voilà, nous y sommes, nous entrons en Italie, but de la deuxième partie de notre grand voyage. Richard attendait ce moment depuis longtemps ! Nous sommes dans le Südtirol italien, ou Haut-Adige, que nous allons traverser en suivant les vallées. Cette région est en grande partie de langue allemande. Nous roulons déjà vers la... Vénétie, au sud-est ! C'est sur la route SS12 que nous avançons, dans un bel environnement de moyenne montagne, jusqu'à Brixen, où nous prendrons alors la SS49 qui file vers l'est. Là pour le coup, nous avons quitté les vallées industrielles chargées de circulation pour la petite route montagneuse secondaire chargée de virages, qui traverse des forêts et passe en corniche à de nombreuses reprises : c'est le régal total ! Nous la quittons ensuite pour la SS244 qui file vers le sud. Superbe descente de beaux lacets sur le village de St Martin in Thurn : nous sommes ici presqu'au cœur des Dolomites. Notre camping se trouve une vingtaine de km plus loin, et nous nous réservons la visite des Dolomites en guise d'apothéose pour demain. L'arrêt est obligatoire face à la Cima Cunturines, qui s'élève à 3.064 mètres au-dessus de nos yeux émerveillés !

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Et c'est l'arrivée bien tardive au camping (il est déjà 20 heures !) pour lequel je ne ferai pas de publicité, tant les emplacements pour poser les tentes sont de mauvaise qualité, et relégués très loin des sanitaires. Certainement un des plus mauvais de notre voyage. Dommage, car le reste est très correct. Mais en fait, nous acceptons de très bonne grâce ces désagréments, car nous retrouvons ce soir nos amis. Ils sont tous déjà là, un peu inquiets de ne pas nous voir arriver. Il y a Grégory le parisien, arrivé après un sacré périple (parti ce matin en avion de Paris, atterrissage à Bologna où il est allé chercher la BMW GS louée pour la circonstance, puis route jusqu'ici, chapeau bas !). Et je retrouve avec joie mes amis de randonnée, Bonnie la Vendéenne avec sa belle BMW GS rouge, et Didier l'Angoumois, avec Gertrude, la grosse teutonne bleue qu'il manipule comme un jouet. Tout le monde se connait, puisque j'avais organisé une randonnée en Vendée en novembre 2015, et ils étaient tous venus poser les roues de leurs motos sur la côte atlantique. Tout le monde parle en même temps et raconte ses aventures, nous passerons une soirée merveilleuse au restaurant du camping.

 

 

Vendredi 24 juin 2016 (277 km)

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Départ à 8h30. C'est un peu stressant pour moi de devoir surveiller 4 motos dans mes rétroviseurs. Heureusement, Didier a son GPS avec la trace, il ferme donc la marche. Le "clou" de la journée sera constitué par environ 150 km de virages et autres épingles à cheveux dans ce secteur des Dolomites. Nous allons franchir plusieurs cols dans des paysages de folie, le tout sous un ciel bleu foncé. Heureusement que nous sommes en altitude, car il fait malgré tout très chaud, mais qui s'en plaindra ? Je vous laisse admirer le paysage, qui ne nécessite aucun commentaire.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Peu avant midi, nous marquons une pause dans le village Colle Santa Lucia. Un bar très accueillant nous concocte de délicieux sandwichs que nous mangeons sur place, accompagnés d'une délicieuse "birra a la spina", une bière pression, ou d'une bouteille de "acqua frizzante", eau pétillante. Le patron, fort sympathique, se met en quatre pour nous satisfaire, et ce sera comme ça pendant tout notre séjour en Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Dolomites, Italie.

Il est déjà 14 heures lorsque nous prenons la SR203 qui repart vers le sud, dans des paysages toujours superbes, mais bien différents. Nous quittons doucement la haute montagne, le thermomètre monte, monte... Quelle joie de trouver un bar à l'ombre d'une station d'essence dans la vallée. Il est 15h20, et nous y resterons 50 minutes, tant nous étions déshydratés !

Camping en face de Venise, Italie.

Camping en face de Venise, Italie.

La dernière partie sera très dure, dans une chaleur torride et une circulation de plus en plus dense, et c'est avec joie que nous arrivons enfin dans notre camping à Mestre, en face de Venise. Il est 18 heures. Fin de la journée. Nous montons les tentes pour deux nuits. Nous avions réservé ce camping par sécurité. Là, il y a foule, mais ça nous est bien égal. Les emplacements ne sont pas terribles, et il y a beaucoup de moustiques, mais joie et bonne humeur règnent parmi nous. Notre sixième compagnon arrive un peu plus tard, après un voyage pour le moins atypique lui aussi. Olivier le parisien a mis sa grosse 1200 GS dans un train à Paris, et l'a récupérée ce midi à Nice, d'où il vient directement. Fatigué mais heureux, il se joint à nous pour se restaurer sur les tables entre le bar et l'épicerie du camping. Vive les vacances !

 

 

Samedi 25 juin 2016 (à pied dans Venise)

Cette journée se passe de commentaires tant les photos se suffisent à elles-mêmes. Elle fut très belle, très chaude (35 à 37 °C), chargée d'émotion et de bonheur. Nous sommes revenus complètement exténués. Alors qu'au début de la journée, lors de notre débarquement Place St Marc, nous bombardions à outrance les merveilles qui s'étalaient sous nos yeux, je peux vous assurer qu'au retour, les appareils-photo restaient en bandoullière : nous n'avions même plus le courage de les lever à hauteur de nos yeux ! Nous avons aimé nous asseoir à la terrasse des cafés, regarder les gens passer, savourer le liquide qui pénétrait dans nos gosiers... En un mot, ce fut une journée mémorable, qui se termina sur les tables du camping, entre bar et magasin d'alimentation, comme hier, où nous nous sommes copieusement fait piquer par les moustiques vénitiens !

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

Venise, Italie.

 

 

Dimanche 26 juin 2016 (305 km)

C'est dimanche, et pourtant, nous levons l'ancre à... 7h45. Il fait lourd, le ciel est à l'orage, mais finalement, le beau temps finira par avoir le dessus. J'avais prévu de commencer la journée par une traversée du Parco Regionale dei Colli Euganei, au sud-ouest de Padoue. Nous arrivons sur site vers 9 heures, mais avons une désagréable surprise : la montagne est prise d'assaut par des nuées de cyclistes, dimanche oblige, certains même en groupe, et il s'avère vite impossible de se laisser aller à rouler comme il se devrait. C'est dommage, car ce parc est absolument magnifique,et les virages y pullulent, et ne sont pas faciles du tout. Dommage, c'était en plus superbe, et je n'ai pas pris une seule photo, tant il s'est avéré difficile de trouver un endroit sécurisé pour poser nos six bécanes ! Il est déjà 10h30 lorsque nous quittons ce hâvre de verdure et presque de fraicheur pour nous lancer à l'assaut de la seule partie désagréable et sans intérêt pour nous de notre voyage, mais malgré tout obligatoire : la traversée de la plaine du Po. Immense, plate comme il se doit, brûlante, sans air, c'est un peu un avant-goût de l'enfer pour des motards roulant en tenue complète.

Plaine du Po, Italie.

Plaine du Po, Italie.

C'est finalement en plein coeur de la plaine, à Polesella, juste après avoir traversé le grand fleuve Po, que j'aperçois une petite guinguette en bord de route. C'est ici que nous nous désaltérons et, finalement, en profitons pour casse la croute. Nous repartons une heure plus tard en plein cagnard.Nous touchons enfin le bout de la cuvette en arrivant à Imola, là où se trouve le fameux circuit. Il est 14h15, et nos gosiers sont secs depuis longtemps. Nous finissons par trouver un petit bistrot perdu dans la ville, mais dont la charmante patronne nous accueille très chaleureusement. Nous en profitons pour remplir nos gourdes d'une bonne eau fraiche avant de repartir.

Apennins du Nord, Toscane, Italie.

Italie.

Après Imola, nous remontons la très jolie vallée du Santerno par la SP610, quittons la Romagne et entrons en Toscane, dans la province de Florence. Les paysages sont superbes, et les virolos deviennent très nombreux. Nous quittons la vallée à Coniale. Un joli bar se trouve juste à l'intersection et nous tend les bras : il est 16h15, et nous avons de nouveau soif ! Nous y restons une heure, à rire et discuter, et à savourer nos vacances (en plus de l'eau gazeuse...). La nouvelle route est plus petite et encore plus chargée de virages. C'est le bonheur. Olivier et Greg prennent alors la tête pour se faire plaisir et nous sèment rapidement, comme nous avons l'habitude de le faire entre nous. Cette fois, je fais deux photos... C'est splendide, et il n'y a presque personne.

Apennins du Nord, Toscane, Italie.

Apennins du Nord, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Malheureusement, un peu plus loin, à Palazzuolo sul Senio, je crois apercevoir nos deux camarades sur la mauvaise route. Didier se propose d'essayer de les rattraper, et nous restons, Richard, Bonnie et moi, à l'attendre pendant une demi-heure. La petite ville est superbe, et j'en profite pour faire quelques photos. Nous repartons bredouilles, et les trouvons finalement plus loin en train de nous attendre : ils ne s'étaient pas trompés.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

Palazzuolo sul Senio, Toscane, Italie.

San Benedetto in Alpe, Toscane, Italie.

San Benedetto in Alpe, Toscane, Italie.

Excellent petit camping perdu en pleine nature à San Benedetto in Alpe, où nous arrivons à 18h30 après des cenhtaines de virages pas faciles, dans des paysages splendides, sur une route serpentant parfois à flanc de montagne et parfois au coeur de belles forêts. Nous nous retrouvons tous, après les montages de tentes et les douches, sur les tables près du petit restaurant où nous avons pu commander les dernières pizzas de la soirée, et savourer une birra a la spina, comme il se doit après une journée de travail.

 

 

Lundi 27 juin 2016 (224 km)

Ce matin, nous partons aux alentours de 8 heures. Le camping est encore bien endormi, et seules deux ou trois personnes assistent à notre départ.

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Une demi-heure plus tard, nous franchissons le col de Muraglione, lieu bien connu des motards italiens qui pullulent chaque week-end. Nous faisons halte, Olivier ayant exprimé le désir de prendre un café dès que possible. Et justement, j'aperçois un bar en passant. Malgré cette heure matinale, c'est bien ouvert. L'accueil est excellent, comme partout en Italie. Les murs sont couverts de photos de motos, et de voyageurs. Il y a même l'Orient Express... qui génèrera l'émergence d'idées passionnantes chez Didier. C'est le début de conversations axées sur de futurs voyages, et qui alimenteront nos discussions futures. Bref, une pause comme on les aime. Ci-dessus, le paysage de l'Apennin Tosco-Romagnolo que nous traversons, dans cette province de Florence. Pas très élevées (point culminant à 1.658 m), les routes qui les traversent sont chargées de virages, et la végétation y est dense. Pour les motards, c'est du "pain béni", excepté l'état de l'asphalte, pas toujours parfait...

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

A San Godenzo, nous trouvons enfin une station-service... Richard était pratiquement à sec, ouf ! Cette peinture se trouvait sur un très grand mur devant nos yeux, je l'ai trouvée belle... Peu après (ci-dessous), sur la SS67, entre San Godenzo et Dicomano, pour vous donner une idée du paysage rencontré.

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Puis nous partons vers le sud-est, histoire de rester au coeur de ces Apennins, via la route SP556. Quel pied nous avons pris sur cette route ! Ici, une petite pause bienvenue sur le petit col pour regrouper tout le monde, et partager de vive voix le bonheur que nous venons de vivre pendant cette grimpette riche de courbes variées et hautes en couleur. Les joies à la fois simples et intenses des motards... Le sourire d'Olivier est éloquent !

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Nous faisons peu de haltes et donc peu de photos, occupés que nous sommes à virevolter de gauche à droite (et vice-versa...). La route ne nous laisse aucun répit. Je suppose que nous n'en voulions pas non plus ! Arrivés à Stia dans la haute vallée du fleuve Arno appelée le Casentino, nous partons pour une boucle montagneuse qui nous fait traverser la réserve naturelle de Camaldoli (Riserva naturale Camaldoli). La forêt est d'une beauté incroyable, il y fait bon, la route est défoncée (pas de photo, trop occupé que j'étais à éviter les trous), mais, bon sang, que c'était beau. Nos commentaires sont unanimes : nous sommes sous le charme de ces sous-bois, complètement émerveillés ! La photo n'est pas bonne, désolé, et mon conseil sera : allez la voir avec vos propres yeux, vous ne serez pas déçu(e)s !

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Nous descendons sur les rives du fleuve Arno, où nous retrouvons une écrasante chaleur. Il est midi et demie lorsque nous traversons Ponte a Poppi. Nous avons chaud, nous avons soif, c'est le moment de faire la pause, et ce sera dans ce bar. Fantastique accueil, le boss se met en quatre pour nous servir des plats typiques, en nous faisant des propositions toutes plus alléchantes les unes que les autres. Un vrai délice.

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Nous repartons illico pour une nouvelle boucle dans les montagnes Apennines, histoire de trouver quelque fraîcheur... mais que nenni ! Nous roulons au coeur du... Parco nazionale delle Foreste Casentinesi, Monte Falterona e Campigna...

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Toscane, Italie

Petite pause pour boire un coup, c'est absolument indispensable. Et c'est ici que, soudainement, notre immense Titi Parisien, j'ai nommé le grand chevalier Grégory de Paris, s'allonge et s'endort instantanément, terrassé par la fournaise Toscane. Tombé comme une masse, il n'a même pas eu le temps de retirer son heaume ! Ci-git Grégory de Paris, prince parisien, mais aussi grand seigneur des terres de Mandello del Lario, près du Lago di Como.

Au-dessus de Castiglion Fiorentino, Toscane, Italie

Au-dessus de Castiglion Fiorentino, Toscane, Italie

Heureusement, le chevalier a une capacité de récupération phénoménale, et nous pouvons bientôt remonter sur nos canassons. La joyeuse troupe, de peur de le perdre à nouveau, ne fera plus de pause dans la nature, propice aux endormissements... Nous redescendimes dans la vallée puis traversames Arezzo, belle cité, avant de retourner dans la montagne boisée. Et c'est au coeur du village de Palazzo del Pero que, découvrant un bar à l'ombre des arbres, nous attachons nos montures pour nos désormais traditionnelles "birra a la spina" et "acqua frizzante", histoire d'humidifier nos gosiers déssechés. Peu après cette pause revigorante, la route redescend de la montagne (au galop) pour nous conduire dans le Val di Chiana.

Au-dessus de Castiglion Fiorentino, Toscane, Italie

Au-dessus de Castiglion Fiorentino, Toscane, Italie

Depuis les hauteurs, nous découvrons alors avec émerveillement la belle cité de Castiglion Fiorentino, sise au centre du triangle formé par les cités toscanes de Florence et de Sienne et la cité de Pérouse (Ombrie). Ah, ces villes de Toscane, ces paysages façonnés par l'homme, ces ifs attirant le regard... Olivier en est resté scotché !

Au-dessus de Castiglion Fiorentino, Toscane, Italie

Au-dessus de Castiglion Fiorentino, Toscane, Italie

Castiglione del Lago, Ombrie, Italie

Castiglione del Lago, Ombrie, Italie

Il est 18 heures lorsque nous atteignons notre camping posé sur les rives du lac Trasimène (où se déroula la fameuse bataille du ... lac Trasimène), à Castiglione del Lago. Un enchantement.

Castiglione del Lago, Ombrie, Italie

Castiglione del Lago, Ombrie, Italie

Une fois installés, lavés, revigorés, nous nous sommes retrouvés, comme d'habitude, autour d'une table dans le restaurant du camping. Là, le boss nous proposa de goûter à sa cuvée spéciale de vin blanc italien, et... c'est comme ça que tout a commencé. Tard dans la nuit, un groupe de six motards (dont une motarde) hilares a retrouvé, avec quelque difficulté, son quartier général, bien entendu sans avoir laissé la moindre goutte dans les six bouteilles... Je garde en mémoire l'image de Richard le Hollandais montant une hypothétique marche sur la pelouse parfaitement plane du camping... Il faut dire que, ce soir-là, l'Italie battait l'Espagne au stade de France, la joie régnait tout autour de nous, et nous étions naturellement italiens nous aussi !

 

 

Mardi 28 juin 2016 ( 285 km)

Et ce matin, la bonne humeur proverbiale des membres de notre petite troupe ne déroge pas à la règle. C'est l'oeil pétillant de malice et le sourire aux lèvres que les chevaliers modernes ont quitté leur bivouac, à 9 heures pétantes. Le seul moment triste de la journée eut lieu une demi-heure plus tard, lorsque Sire Grégory nous fit ses adieux avant de se lancer, à bride abattue, sur la grande voie de Bologna, où il devra laisser sa monture terrestre pour chevaucher son dragon ailé jusque sur ses terres parisiennes : ses serfs ont besoin de lui. La dure vie du comte, qui me fait savourer mon humble statut de pèlerin voyageur. Puissions-nous de nouveau chevaucher ensemble, messire !

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Nous roulons désormais en plein coeur de la Toscane. Ici, entre Torrita di Siena et San Quinico d'Orcia, à deux pas de Montepulciano, nous ne savons plus où donner de la tête, tant nous sommes environnés de beautés.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Rocca d'Orcia, Catiglione d'Orcia, Castel del Piano, Arcidossa... Les villages au sommets des collines se suivent, tous plus magnifiques les uns que les autres. Il est 11h30 lorsque nous élisons domicile dans une petite auberge en bord de route. A l'ombre des arbres, goûtant une fraîcheur bienvenue, nous y resterons... deux heures ! Un albanais sympathique essaye de nous traduire la teneur de la carte et le contenu des plats, puis il fallut attendre leur confection... WiFi et prise électrique m'ont permis de gérer mes mails et de recharger mon petit ordinateur. Nous poursuivons ensuite notre périple autour du Mont Amiata et de repartir vers le nord-est jusqu'à Sarteano, puis Chiusi, qui fut une importante cité étrusque.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Après cette virée toscane, nous entrons de nouveau en Ombrie (le lac Trasimène est en Ombrie). Cette région a toujours été un carrefour de passage naturel du nord au sud, d'ouest en est. A Ficulle, l'écrasante chaleur nous pousse à la pause : il nous faut boire ! Nous découvrons que ce bar, choisi pour sa situation à l'ombre, porte un nom bien approprié : "la halte du motard"...

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ce sera la dernière pause de la journée avant le bivouac vespéral, près de Narni, situé à exactement 70 km à vol d'oiseau au nord de Rome, au milieu des bois. Nous y sommes arrivés à 18h30. Le restaurant est un restaurant, et non un snack comme dans la plupart des campings, et ils n'ont qu'un seul menu à offrir. 18 euros, une somme nettement supérieure à ce que nous dépensons habituellement. Néanmoins, certains d'entre nous n'ayant absolument rien à se mettre sous la dent, nous acceptons la dépense. Eh bien là, mes amis, je peux vous dire qu'on nous a servi un repas de roi ! Je crois me souvenir que nous avons eu six plats à suivre, et qu'une grande assiétée de soupe en constituait le troisième, à elle seule suffisante pour un soir ! Bref, c'était tout simplement énorme, et personne n'a pu tout manger, malheureusement. C'était donc copieux, et délicieux, mais... quel gaspillage de nourriture ! Bref, personne n'est sorti d'ici avec la faim.

 

 

Mercredi 29 juin 2016 ( 264 km)

Le ciel est toujours aussi bleu lorsque nous décollons : il est à peine 8 heures.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

La route que j'ai dénichée pour ce début de journée est impressionnante : elle est très étroite, à flanc de colline, en plein maquis, extrêmement riche en virages de tout type, et au revêtement très... disparate, dirons-nous. Nous sommes ici dans le massif montagneux des Monts Sabins, faisant bien entendu partie des Apennins. Il nous est difficile de croire que nous sommes si près de Rome !

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Nous entrons maintenant dans le Latium. Là, soudain, sur notre droite, un village perché au sommet d'une colline et la recouvrant entièrement : c'est Casperia. Nous verrons beaucoup de tels villages toute la journée.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Mais Poggio Catino en est un qui marquera nos mémoires ! Le voici qui nous nargue, ci-dessus. Et nous sommes à ses pieds, ci-dessous... Que s'est-il passé ? Tout simplement, j'ai suivi Titi le GPS. Or, Titi est parfois bien mystérieux, quand il me fait quitter la route principale sans aucune raison. Enfin, si, il doit bien y en avoir une, dans sa logique à lui, mais j'avoue que je ne parviens pas à le comprendre. Aussi, quand il me dit de tourner dans cette petite route, j'hésite un instant. Quand je lis la pancarte posée en bas, je crains le pire, car l'italien est ici facile à comprendre : "réservé aux résidents, fortement déconseillé". Allez savoir pourquoi je m'obstine, d'autant plus que je l'ai dit et redit aux copains : méfiez-vous de ces villages italiens, évitez de les attaquer par le plus court chemin, préférez le contournement, ou ne vous y engagez pas inconsidérément, vous pourriez vous retrouver coincés ! C'est d'ailleurs la même chose dans tous les pays méditerranéens, de l'Espagne à la Grèce, de la Corse à la Sicile, la méfiance est de rigueur ! Mais je continue, peut-être parce qu'un demi-tour ici m'inquiète, que tout le monde va devoir le faire, que... que... Trop tard, alea jacta est, le sort en est jeté, la messe est dite. Quelques deux ou trois cent mètres plus loin, le doute m'assaille, je stoppe, mets la béquille et coupe le moteur. La pente est énorme, les murailles des maisons se dressent là-haut au-dessus de ma tête, la voie est étroite, je ne me sens pas capable de poursuivre, je crains le pire. Tout le monde descend, je préconise le demi-tour, qui s'avère pourtant bien délicat ! Mes camarades ne sont pas de cet avis, et Didier se dévoue pour aller voir, à pied. Oups ! Il regrette très vite d'être parti "bille en tête", notre Didier. La pente est très raide, même à pied ! Il revient bien plus tard, hésitant, mais décidé tout-de-même à le faire. Tout le monde écoute religieusement ses explications, le virage, la pente, le rétrécissement... J'en ai entendu assez comme ça, je préfère le demi-tour. Bonnie est la seule à être de mon avis. Olivier me propose alors de monter Dakara pour moi. Il veut bien monter la bécane de Bonnie en même temps. Enfin, non, pas en même temps... Je dis oui, ainsi que Bonnie. Et c'est comme ça qu'Olivier a monté trois motos dans le bourg de Poggio Catino. Je n'ai même pas honte, car j'ai bien dit à tout le monde que j'arrêtais la moto après ce voyage, justement en raison de ce genre de situation, pauvre motard que je suis ! Didier et Richard ont tenu à monter eux-mêmes leur cheval, bravo.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Une fois dans la cité, c'est la tournée générale... Le bar était sympa, et nous étions merveilleusement bien, là-haut, sous la tonnelle, l'immense et magnifique panorama à nos pieds... Il est dix heures lorsque nous repartons : nous aurons donc parcouru 42 km en... deux heures ! Mais... que de bons souvenirs, finalement.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Toffia, encore une petite cité perchée sur un des derniers contreforts sud des Monts Sabins. Non, je n'irai pas dans ses rues étroites en moto ! Ni en voiture non plus, d'ailleurs !

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Nous arrêtons faire nos emplettes dans un petit supermarché et poursuivons notre route vers le sud. Je cherche depuis longtemps un endroit sympa où poser toutes les motos pour casser la croûte sur l'herbe. En effet, nous avons envie de pique-niquer. Il est 13 heures lorsque j'avise un chemin partant dans la vigne : parfait. Tout le monde se met à l'aise, et nous passerons ici un délicieux moment.

Latium, Italie.

Latium, Italie.

Nous faisaons ensuite le tour du Parco Naturale Regionale dei Monti Lucretili. Au plus au sud de notre parcours, nous traversons la cité de Tivoli, située à seulement 25 km de Rome ! Et pourtant, il n'est pas concevable d'imaginer la cité millénaire si proche. La chaleur est toujours aussi intense, et nous sommes enchantés de découvrir cette fontaine sur le bord de la route. Des bonheurs tout simples, que nous apprécions tous à leur juste valeur.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Nous remontons ensuite tout le Latium vers le nord via Rieti, avant d'entrer de nouveau en Ombrie. Lorsque je lis "Monteleone di Spoleto 2 km" sur une pancarte, je propose à mes compagnons de route d'y aller nous désaltérer, tant j'ai aimé ce village perché où j'ai dormi le 10 octobre 2014. La région est absolument superbe. Il est déjà 19 heures lorsque nous parvenons à notre petit camping, perdu en pleine nature (mais avec du WiFi, à notre grand étonnement !), 25 km au nord de Monteleone. Nous sommes en altitude à environ 850 mètres, et pour la première fois, il fait frais lorsque nous quittons le snack. Mais rassurez-vous, le ciel est toujours bleu !

 

 

Jeudi 30 juin 2016 (203 km)

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Petit déjeuner sur l'aire de camping. Ci-dessous, paysage autour du camping. Le ciel est toujours bleu, pour notre plus grande joie. Nous mettons les moteurs en route peu après 8 heures.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

La route, étroite et à flanc de montagne, offre des vues absolument superbes qui nous enchantent déjà. Ci-dessous le petit hameau de Ponte, juste au-dessus de la petite cité de Borgo Cerreto. Les photographes prennent leur pied.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Ombrie, Italie.

Juste un peu plus loin, c'est Cerreto di Spoleto (ci-dessus) qui recouvre le sommet de la colline. Nous remontons ensuite vers le nord-ouest par la route SP209 jusqu'à Visso, dans le Parco Nazionale dei Monti Sibillini (Parc National des Monts Sibyllins). Nous entrons maintenant dans la région des Marches. Depuis deux jours, la chaîne de la moto de Bonnie fait beaucoup de bruit tant elle est détendue, et c'est un carrossier automobile de Visso qui se chargera de la retendre, pour la modique somme de 5 euros.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

C'est ici à Castelsanangelo sul Nera, au coeur des Monts Sybillins, que nous faisons une halte pour nous désaltérer, au coeur du petit village. Il y avait deux bistrots l'un à côté de l'autre, et nous avons choisi le plus accueillant : la patronne était sortie pour nous inviter à entrer, elle a bien eu raison.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Nous entrons maintenant dans des paysages absolument somptueux que je vous laisse admirer.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Castelluccio di Norcia. A noter que le village se trouve en Ombrie, qui forme ici une petite enclave au sein des Marches.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Non non, il n'y a aucun trucage. L'ami Didier est tout simplement descendu dans le champ situé en contrebas de la route, d'où cette curieuse perspective.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Parc National des Monts Sibyllins, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Une fois redescendus dans la vallée, nous trouverons, un peu perdue, une curieuse auberge, dans laquelle nous resterons deux heures. Je me souviens encore de cette grosse "birra a la spina" que nous avons engloutie tant nous avions chaud ! Nos voisins de table, qui fêtaient leur anniversaire de mariage, nous ont offert une part de gâteau : quelle gentillesse. En sortant, nous retrouvons la fournaise ! Nous suivrons ensuite la SS260 via Amatrice, où je fais l'erreur de ne pas proposer l'arrêt station-service, ce qui nous coûtera plus tard un aller-retour d'une trentaine de kilomètres, et la perte de temps qui va avec ! Nous entrons dans les Abbruzes, et le Parco nazionale del Gran Sasso e Monti della Laga, une des merveilles d'Italie. Un petit chalet installé au bord du lac nous permettra de boire de nouveau, car nous nous déshydratons à grande vitesse avec ce brûlant soleil.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Tout compte fait, ce détour pour la station d'essence nous apprendra, en questionnant des autochtones, l'existence d'un camping situé au-dessus du splendide lac de Campotosto. J'y vais avec réticence, et j'ai même failli faire demi-tour. Franchement, nous eussions loupé un camping fantastique à tout point de vue, et en parlant panorama, admirez... Sans compter le petit restaurant jouissant d'une vue absolument imprenable sur le lac, et le tout à un tarif fort raisonnable. Il est parfois de ces bijoux bien cachés, prouvant qu'il ne faut jamais hésiter à s'écarter du chemin principal.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

 

 

Vendredi 1er juillet 2016 (261 km)

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

Lago di Campotosto, Abbruzes, Italie.

La luminosité est déjà éclatante ce matin, et je ferme le diaphragme pour essayer d'avoir une belle photo. Malheureusement, toutes les couleurs sont fades et ternes. Photo ratée, mais je vous la mets quand même pour vous donner une idée du spectacle au moment où nous quittions le camping, à 8 heures pétantes.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Très vite, nous reprenons de l'altitude, bien que le lac de Campotosto soit déjà à plus de 1.300 mètres. Ici, petite discussion technique de pilotage, car je m'efforce d'appliquer les conseils délivrés hier par Olivier, le plus rapide de nous tous en courbes, et qui a une technique particulièrement efficace ! Ceci dit, je me rends bien compte que je n'ose pas coucher Dakara comme il le fait si bien avec sa moto, pourtant bien plus grosse ! Il y a ceux qui sont naturellement doués, et les autres, dont je fais partie. Nous ne sommes pas pressés du tout et, du coup, je multiplie les arrêts. Il faut dire que le Parc du Gran Sasso (massif des Apennins dans lequel nous déambulons ce matin) est particulièrement beau, et original. En effet, vous verrez plus loin le surprenant Campo Imperatore, cette vaste haute-plaine située entre 1.600 et 1.800 mètres d'altitude, qui me fait un peu penser aux immenses espaces de Mongolie (que je ne connais malheureusement qu'à travers les photos vues sur la toile). Bref, je vous laisse admirer. Vous noterez en passant que je ne suis pas le seul à faire des photos !

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Parc National du Gran Sasso, Abruzzes, Italie.

Nous entamons maintenant la descente vers la vallée. Au premier plan, le village Castel del Monte, dans lequel nous trouverons de quoi abreuver nos montures. Petite remarque concernant les stations d'essence en Italie, bien particulières. En effet, très souvent, elles n'acceptent pas les cartes bancaires, mais les billets de banque ! Les billets de 5, 10 et 20 euros, la plupart du temps. Du coup, il est très important d'avoir le billet correspondant à la taille du réservoir, car les avaleurs de billets ne rendent pas la monnaie...

Barisciano, Abruzzes, Italie.

Barisciano, Abruzzes, Italie.

Il est déjà 11h30 lorsque nous arrivons dans la vallée, dans la petite ville de Barisciano. Nous sommes ici à moins de 20 km de l'Aquila, capitale des Abruzzes, qui a subi un séisme meurtrier le 6 avril 2009, faisant plus de 300 victimes. Il faut dire que l'Italie toute entière est en risque sismique permanent. La chaleur est toujours aussi intense, et nous partons à pied dans la cité, d'abord pour chercher le distributeur de billets de banque indiqué par Titi le GPS, ensuite pour nous désaltérer, et enfin pour faire quelques courses, du genre pain, jambon, saucisson, fromage... Puis nous nous installons à l'ombre d'un lavoir près d'une fontaine, où chacun se fait son petit repas. Une italienne parlant un peu le français est venue nous enchanter avec sa bonne humeur. Pour ma part, j'ai bu l'eau issue du tuyau "eau non potable", alors que sur le côté, un autre tuyau précisait "eau potable", et mes camarades m'ont fait flipper pendant quelques heures sur ce thème... heureusement sans aucune suite pour votre serviteur. Bref, ce fut une pause pique-nique mémorable et merveilleuse, comme tous les repas que nous avons pris ensemble.

Barisciano, Abruzzes, Italie.

Barisciano, Abruzzes, Italie.

Abruzzes, Italie.

Abruzzes, Italie.

Après avoir traversé la vallée de l'Aterno, nous repartons dans les montagnes sur la route SR5bis via Rocca di Cambio, la plus haute commune des Apennins, située à 1.434 mètres d'altitude, dans le Parco regionale naturale del Sirente-Velino. Puis la route redescend par Celano et son fameux château féodal Piccolomini (photo ci-dessus) jusqu'à la plaine du Fucin, où nous retrouvons la fournaise...

Abruzzes, Italie.

Abruzzes, Italie.

Nous décidons alors de chercher un camping dans les montagnes environnantes, et nous laissons guider par Titi le GPS. Malheureusement, il nous conduit dans un camp réservé aux scouts, ce qui en soi n'est pas bien grave, sauf que la vallée Vallelonga s'avère être un cul-de-sac ! Il nous faut redescendre dans la plaine du Fucin pour prendre une vallée parallèle, appelée Valle Roveto. Le détour est d'importance, d'autant plus que la circulation est assez dense, la région étant très touristique. Toute cette région des Abruzzes fait partie du Parco nazionale d'Abbruzo, Lazio e Molise. Malheureusement pour nous, nous fonçons tout droit vers le ciel d'orage, et ce qui devait arriver arriva à l'endroit le moins propice, dans la zone la plus élevée, nous retirant les paysages et... la chaleur ambiante. D'un seul coup, nous passons du côté obscur des forces de Dame Nature : pluies torrentielles, froid vif... Une halte trop tardive, nous sommes déjà trempés. Mais après tout, c'est la dure vie du motard, non ? Nous arrivons finalement à Pescasseroli, où nous choisissons ce camping un peu au hasard (il y en a trois dans la commune). Le soleil est déjà revenu, la pelouse est extraordinaire, le boss est un personnage complètement atypique mais charmant, le prix est dérisoire, les sanitaires sont spartiates, la cuisine est immmense et à notre entière disposition. Nous nous retrouverons donc cette cette grande salle, après avoir étendu quelques vêtements trempés, et nous partagerons nos denrées pour une nouvelle soirée mémorable. Vive le camping, vive la route.

 

 

Samedi 2 juillet 2016 (265 km)

Départ à l'heure devenue habituelle, à savoir huit heures.

Abruzzes

Abruzzes

La matinée commence par la traversée du Parco nazionale d'Abbruzo, Lazio e Molise vers le sud, dans une forêt d'une beauté remarquable avec, il faut le souligner car c'est rare, un goudron parfait. Nous adorons tous ce type d'environnement.

Abruzzes

Abruzzes

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Très vite, nous retrouvons le Latium et poursuivons plein sud sur un grand axe, la SS509, jusqu'à Montecassino, là où se déroula la terrible bataille du Monte Cassino début 1944. Nous voyons l'abbaye sur le sommet, lors de notre arrêt juste après le péage. Car, oui, une fois n'est pas coutume, nous prenons l'autoroute pour aller à Naples. En fait, l'idée est de filer directement au sud de la baie de Naples, pour revenir ensuite sur notre camping, situé au nord de la ville. C'était effectivement le bon plan, mais ce fut terrible. Pas l'autoroute. Mais entre la sortie de l'autoroute et Montechiaro -situé au-dessus de Piano di Sorrento et de Sorrento- (photo ci-dessus), le trafic fut " a minima" intense ! J'avais prévenu mes camarades : pas question d'aller dans Naples, la circulation y est horrible. Ils ont vu ce que je voulais dire. C'est juste infernal, et le tout sous une chaleur écrasante. Nous avons même roulé en sens interdit, et au moins deux d'entre nous ne s'en sont même pas rendu compte ! Bref, après une énorme suée, nous débouchons enfin sur cette fameuse et très réputée péninsule de Sorrente. Tout ceci ressemble comme deux gouttes d'eau à notre Côte d'Azur. Il est midi. Nous faisons une pause d'une demi-heure, agrémentée d'un fabuleux jus d'orange, un des meilleurs de toute ma vie. Si vous voulez voir des photos du secteur, allez lire le compte-rendu de mon dernier passage, le 11/10/2014.

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Richard, mon photographe personnel pendant ce voyage, a encore frappé dur avec cette photo...

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Et c'est reparti vers Naples. L'idée de traverser de nouveau cet enfer nous est pénible. Heureusement, Didier nous déniche à Vico Equense un bar au calme (ci-dessus), à la terrasse duquel nous pourrons reprendre notre souffle tout en nous restaurant. Nous en repartirons peu après 14 heures.

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

Nous longerons ensuite la partie sud de la baie de Naples, sans faire aucun arrêt, puis prendrons l'autoroute nous permettant de contourner toute la baie et la grande ville. Nous longerons de fait toute la partie sud du grand Vésuve. Il est 15h30 lorsque nous arrivons au camping, situé près de la Solfatare de Pozzuoli. C'est la première fois que nous arrivons si tôt dans un camping. Du coup, Olivier peut se consacrer à la grande lessive qu'il repoussait chaque jour depuis le départ, faute de machine à laver. Comme il avait pris une énorme machine, il nous en a fait profiter : merci l'ami. Et c'est ainsi que j'ai eu la joie de revoir la grosse 1200 servir de séchoir à linge ! Dans le camping, les cactus servent de haie. Oui, c'est clair, nous sommes bien dans le sud ! Soirée détente pour tous. Puis nous sommes tous partis sur le front de mer de Pozzuoli, où nous avons trouvé une magnifique pizzeria. A l'intérieur, une immense terrasse surplombant la baie, avec presqu'autant de serveurs que de clients. C'était assez cher, mais délicieux et, ma foi, nous sommes en vacances ! Il faisait nuit noire lorsque nous sommes rentrés à la maison...

Autour de Naples, Italie.

Autour de Naples, Italie.

 

 

Dimanche 3 juillet 2016 (255 km)

Grasse matinée, ce matin, puisqu'il est déjà 9h15 lorsque nous appuyons sur les démarreurs de nos motos préférées.

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

J'avais initialement prévu une journée complète pour aller visiter la côte amalfitaine (nous devions donc rester deux nuits dans ce camping). Mais l'intense circulation vécue hier nous a tous incités à changer le plan. Nous préférons, à la place, rester deux nuits à Rome et nous offrir une journée complète de visite de la cité millénaire, comme nous l'avons fait pour Venise. C'est la raison pour laquelle nous ne prenons pas l'autoroute ce matin, puisque nous pouvons prendre tout notre temps pour atteindre la capitale. Oui, ok, tout notre temps. Mais très vite, nous constatons que c'est malgré tout la galère. Ben oui, nous choisissons la route côtière, et alors là, les amis... Les italiens sont incroyables. Ils sont gentils, mais ils ont quand même des moeurs un peu bizarres. En fait, l'Italien aime la foule, aime le bruit, aime avoir du monde autour de lui. Donc, pendant ses vacances, l'Italien va se faire dorer la pilule, en rangs serrés comme des sardines, sur une des innombrables plages aux eaux chaudes jalonnant ses rivages, que ce soit du côté de la mer Tyrrhénienne (le devant de la botte, que nous longeons aujourd'hui) comme du côté adriatique, d'ailleurs. Alors, vous avez tout compris : la circulation est infernale à chaque fois que nous approchons d'une station balnéaire. Or, toutes les villes sont ici des stations balnéaires. Donc... il y a du trafic partout ! Didier n'en revient pas : deux files compactes de voitures de notre côté, puis une à deux files de scooters et autres deux-roues motorisés à gauche de la droite... tout ceci autorisé par la maréchaussée, puisqu'il a adoré croiser une voiture de la "polizia" alors qu'il roulait en 4ème file, et... la polizia, engluée dans le trafic opposé, a trouvé ça tout-à-fait normal et n'a même pas daigné lui porter la moindre attention. Et ça, Didier, il a drôlement aimé, et nous a dit plus tard : "j'adore l'Italie", alors que nous étions stationnés ici sur ce trottoir de Mondragone pour acheter quelques sandwichs et autres pizzas pour notre pique-nique. Nous avons failli perdre Richard le hollandais, qui ne nous a pas vus tourner, englué qu'il était au milieu des six files de trafic... Mais il a finalement entendu nos appels, et, en grand expert, a traversé les quatre files vers la droite (demi-tour classique absolument impossible), et est revenu vers nous en roulant à contre-sens sur le.. trottoir. Un vrai italien, ce hollandais. Avec tout ça, il est 10h30, et nous n'avons pas même fait 50 km. Et avec tout ça, les températures ont eu le temps de monter vers des seuils torrides... Viva Italia.

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Et une demi-heure plus tard, me voici perdu ici, face à ces restes piteux d'une splendeur passée, et seul. Que s'est-il passé ? Tout simplement, je croyais Bonnie derrière moi, alors qu'elle était devant, avec tous les autres... Après avoir assisté à quelques départs de grands prix (il y avait un feu quelques 200 mètres avant, et dès qu'il passait au vert, une nuée de frelons en tous genres déferlait, suivie par une meute de voitures, camionnettes et camions hurlants). Terrifiant ! Je les retrouverai donc plus loin, où les malheureux m'attendaient en pleine fournaise, inquiets d'avoir perdu leur "leader"... Enfin, le leader était souvent Didier, Titi mon GPS Garmin étant quelque peu étourdi, comme son maître...

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Bref, à Formia, après avoir vainement tenté de poser nos bécanes près de la mer (nous l'avons juste aperçue, car nous nous sommes fait proprement jeter de la petite rue dans laquelle nous avons juste esquissé le désir de laisser nos bécanes), et de guerre lasse, nous nous sommes contentés d'un bar situé le long d'une large avenue longeant les plages situées quelques 100 à 200 mètres en retrait. Il est 12h45, nous sommes épuisés, trempés de sueur (chaleur et stress), et pas très satisfaits de notre performance : 87 km parcourus en... 4h30, sans même avoir vu la plage ! Donc, en clair, pour rien ! Ah, si, pour voir le trafic italien. J'ai déjà écrit quelque part ceci : "Et je ne te parle même pas des vitesses auxquelles ils roulent, sans parler des risques fous qu'ils prennent. Je ne voudrais pour rien au monde être à la place des nanas juchées au sommet de selles minuscules, à peine recouvertes d'un bout de tissu (très jolies à voir, néanmoins), et frôlant la catastrophe à chaque seconde, propulsées qu'elles sont au raz des caisses et autres deux-roues qui passent comme des frelons, bourdons, mouches et guêpes, dans tous les sens et à toutes les vitesses. Très impressionnant ! Mais ils n'ont quand même pas grand chose dans le ciboulot, et les filles doivent être drôlement amoureuses pour accepter ça ! Les us et coutumes... ", mais mon camarade de rando Didier me trouve quelque peu excessif. A chacun son propre ressenti. Toujours est-il qu'après nous être bien désaltérés de quelques litres d'acqua frizzante, et sur la demande réitérée d'Olivier, qui en a raz la casquette de rouler sur une côte dont on ne voit rien, nous nous dirigeons d'un commun accord vers la... montagne pour remonter sur Rome.

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Et il avait raison, Olivier. Quel bonheur de retrouver du calme, de voir de la nature, de virevolter dans des courbes. Arrêt pique-nique à Pastena, à l'ombre de beaux arbres, au milieu des cigales qui chantent à tue-tête au-dessus de nos têtes. Et moment culturel fort, lorsque Didier, questionnant la toile, nous fait une description précise de la vie de la cigale qui, ayant chanté tout l'été... Nous apprenons en effet que les larves des cigales s'enfouissent dans le sol pendant plusieurs années (jusqu'à 17 ans pour certaines espèces) avant de venir chanter sur les troncs des arbres méditerranéens... Nous en concluons que, tout compte fait, leur sort est moins enviable que le nôtre... Même dans les embouteillages...

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Traversée de Ceccano. Non non, nous ne grimperons pas là-haut par les ruelles étroites...

Entre Naples et Rome, Italie

Entre Naples et Rome, Italie

Rome, Italie

Rome, Italie

Puis nous entrons dans Rome. Notre camping, immense, est situé au nord de la grande cité. Il est cher, mais très confortable. Les sanitaires sont parfaits, et le coin bar-restaurant-office de tourisme (oui oui) est parfait, pour passer une merveilleuse soirée tous ensemble. Nous avons droit en plus à une fameuse ambiance avec le match France-Islande, diffusé sur un grand écran : un grand spectacle et un beau résultat 5 à 2 pour notre pays, fort applaudi par les nombreux touristes présents.

 

 

Lundi 4 juillet 2016 (Transports en commun et à pied)

Visite de Rome. Nous avons décidé d'acheter un pass nous donnant droit aux transports en commun, plus un billet pour un bus "City Tour" de Rome, avec un circuit à arrêts multiples. On peut le prendre quand on le désire, et le quitter aussi, ce qui permet de descendre dans les lieux que nous préférons voir à pied. J'ai fait des tas de photos, je vous les mets dans l'ordre de capture. Une partie d'entre elles a été faite depuis le bus. Il a fait très chaud, aux alentours de 35 °C, et nous sommes rentrés complètement erreintés. Heureusement, nous avons été "sauvés" par la découverte d'un bar aux tarifs absolument exceptionnels, et situé à deux pas du Colysée. Ce fut une journée mémorable. Un seul point noir : la visite du forum est désormais payante, dommage ! Mais la ville éternelle reste bien la ville éternelle !.

Rome, Italie

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Rome, Italie

Rome, Italie

Rome, Italie

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Le retour en bus fut pénible, en ce sens que nous nous sommes trompés et avons du attendre longtemps le suivant ! Mais la récompense nous attendait : la longue douche réparatrice, puis la grande birra a la spina, puis la nourriture pour reprendre des forces, sans compter la bonne humeur et la joie d'être ensemble. Encore une sacrée journée de voyage !

 

 

Mardi 5 juillet 2016 (276 km)

C'est un peu la tristesse ce matin, puisque nous perdons Olivier. Mais il faut relativiser : il est en vacances à Rome, et sa famille vient le rejoindre, donc tout va bien. Par contre, c'est un peu pour nous une nouvelle étape significative vers la fin de notre voyage. Olivier se lève pour nous faire ses adieux, et nous levons l'ancre à 8h30.

Rome, Italie.

Rome, Italie.

Mauvais départ : nous fonçons dans le trafic en direction du... coeur de Rome, alors que le camping est au nord de la ville, et que notre destination est aussi au nord ! Didier nous rectifie ça proprement. J'aime ces avenues romaines bordées de pins parasols.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Premier arrêt près de Anguillara Sabazia, sur les rives du Lago di Bracciano. C'est une destination très prisée des Romains. Nous savourons cette petite pause à l'ombre des pins, car le soleil n'a pas tardé à distiller son feu sur la campagne romaine.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Nous allons faire nos courses dans une superette à Trevignano Romano, toujours sur les rives du lac de Bracciano.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Plus au nord, nous longeons le lac d'origine volcanique de Vico. J'ai fait plus de photos de cette région des lacs au nord de Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie. lors de mon passage le 05/10/2014.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Et c'est finalement sur les rives du lac Bolsena, à Capodimonte (ci-dessous), que nous trouvons un emplacement idéal pour piqueniquer. Il est déjà 13 heures, nous avons faim, et nous allons rester une heure ici.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Les lacs du Latium au nord de Rome, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Nous quittons ensuite le Latium et retrouvons la belle Toscane. Un arrêt "acqua frizante" nous est nécessaire, et nous jetons notre dévolu sur la petite ville fortifiée toscane de Piancastagnaio. Ah, retirer nos lourdes vestes et s'asseoir sur une large terrasse sous les arbres, face aux remparts : que du bonheur ! Le reste de la journée sera une suite ininterrompue de courbes et virages sur les flancs des magnifiques collines toscanes. Un seul arrêt photo, il se suffit à lui-même !

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Non non, il n'y a absolument aucun trucage dans cette photo, et la moto n'a pas été collée par calque. J'ai juste découpé au raz du bitume.

Toscane, Italie.

Toscane, Italie.

Le bivouac aura lieu dans le camping de Sienne. Les emplacements ne sont pas très chouettes, délicats pour des motards, mais tout le reste est bien. Nous passerons une bonne soirée tous les quatre, mais Richard nous signifie qu'il ne peut nous accompagner plus loin comme il le pensait initialement. Il doit être dans sa famille près d'Amsterdam vendredi, et c'est ici qu'il met le clignotant vers le... nord !

 

 

Mercredi 6 juillet 2016 (241 km)

Richard, avant de nous quitter pour sa remontée solitaire vers le nord, a tenu à nous offrir un café au bar du camping, ce qui n'est pas dans nos habitudes. C'est avec un pincement au coeur que je vois partir le compagnon de route avec lequel je vis depuis plus d'un mois. Nous avons parcouru ensemble environ 13.000 km, et je suis triste de devoir déjà mettre ces merveilleuses semaines au participe passé, mais ainsi va la vie. D'autres voyages ensemble nous attendent, ce n'est que la fin d'un chapître, pas d'une vie ! Nous partons finalement peu après 8 heures : nous ne sommes plus que trois !

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Il nous faudra plus de deux heures pour parcourir les 120 km nous séparant de Pise. La circulation était importante, mais la chaleur nous a également contraints à faire une pause bien méritée en bord de route pour étancher notre soif, tout en grignotant un paquet de chips...Et nous voici maintenant à Pise, où règne un éternel embouteillage et où, même en moto, il est très difficile de trouver un parking. Aussi sommes-nous très surpris de trouver des places à l'intérieur des murs d'enceinte de la célèbre Piazza del Duomo contenant la "Torre Pendente". Etonnés nous sommes, mais ne voyant aucun interdit... Au retour, notre joie fut fort amoindrie en découvrant les PV posés sur nos tableaux de bord : 24 € d'amende... Au moment où j'écris ces lignes (10 août), nous n'avons toujours rien reçu chez nous. Je vous laisse admirer...

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Pise, Toscane, Italie.

Toscane

Toscane

A la sortie de Pise, nous faisons les pleins : des motos, et de nos coffres, en vue du traditionnel pique-nique. Il est 13h30 lorsque nous touchons le bord de mer, et je me dis qu'on va avoir du mal à trouver un coin à l'abri du soleil le long de cette côte surpeuplée. Or, la chance nous sourit lorsque la route longe un parc calme et ombragé, entièrement clos, bien aménagé en bancs, et contrastant singulièrement avec la chaleur et le bruit ambiants. J'avise une entrée suffisante pour les motos, et c'est ici que nous avons mangé, à Fossa dell'Abate. Près de nous, des jeunes dorment sur les bancs, sans doute encore bien fatigués de leur nuit...

La Spezia, Ligurie, Italie.

La Spezia, Ligurie, Italie.

La suite ne fut pas à la hauteur de mes espoirs. Je comptais bien voir le front de mer et l'immense plage, mais elle est cachée par des rangées d'immeubles et bars ininterrompus. Du coup, 50 km/h sur une avenue plus large que celle des Champs Elysées, entrecoupée de feux multiples, sous une chaleur intense, et sans même avoir droit à la mer (à peine aperçue de temps à autre), ce fut pénible. Notre épreuve suivante fur la traversée de La Spezia dans la fournaise. Heureusement, nous touchons enfin du relief nous permettant de retrouver de l'ombre et du paysage en prenant de la hauteur. Les points de vues sur la baie de La Spezia sont magnifiques. Adieu Toscane, nous sommes entrés en Ligurie, soeur jumelle de la Côte d'Azur française, qui est aussi sa voisine.

La Spezia, Ligurie, Italie.

La Spezia, Ligurie, Italie.

Cinque Terre, Riviera Italienne, Italie.

Cinque Terre, Riviera Italienne, Italie.

Et nous arrivons aux fameuses Cinque Terre, 5 villages de pêcheurs presqu'inaccessibles tant la montagne tombant dans la Méditerranée est ici escarpée. Nous savourons alors une magnifique pause dans un bar dominant la "Grande Bleue" : quel bonheur après la frustration du rivage précédent, si plat.

Cinque Terre, Riviera Italienne, Italie.

Cinque Terre, Riviera Italienne, Italie.

La suite fut plus... éprouvante mais, finalement, restera gravée longtemps dans nos mémoires comme un très bon souvenir. En effet, un croisement nous indiquant notre destination des deux côtés, mon GPS indiquant à gauche et celui de Didier à droite, nous optons pour la gauche, plus longue mais plus sinueuse, choix des motards que nous sommes. Aïe ! Quelles épingles pentues, étroites, difficiles ! Et, tout en bas, à Vernazza (mon grand regret : Vernazza est l'un des cinq villages réputés des Cinque Terre, et nous n'y avons pas mis nos roues, alors que nous y étions parvenus, quelle erreur !), une route part sur notre droite, précédée d'un panneau la réservant aux résidents. Souvenez-vous de notre expérience précédente, lorsque nous nous sommes trouvés "plantés" dans cette terrible côte : peu désireux de prendre des risques, nous décidons d'un commeun accord de rebrousser chemin et de prendre l'autre voie, celle délaissée tout en haut. Bien entendu, la montée fut difficile, les mêmes épingles nous attendant de pied ferme. Une fois là-haut, nous partons délibérément à droite, mais pas pour longtemps ! Je dirais que nous avons parcouru... quoi... 20 mètres, 30 mètres, pour tomber, totalement incrédules, sur une barrière en travers de la route avec la mention : route fermée ! Imaginez nos têtes. Quoi ? Nous venons de faire deux fois cette route particulièrement délicate et, manifestement, sans équivoque possible -une touriste parlant parfaitement le français nous le confirme- il nous faut bien y retourner, car la route "réservée" aux résidents EST la bonne route. Elle fut difficile, très étroite, dangereuse, mais nous nous sommes collés derrière une voiture qui, une fois n'est pas coutume, nous a énormément rendu service en nous faisant office de guide : elle nous ouvrait la voie ! Et je conserverai en moi cette frustration de ne pas être allé voir le petit port, merveille naturelle et architecturale, inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO. Une bonne raison pour y retourner !

Cinque Terre, Riviera Italienne, Italie.

Cinque Terre, Riviera Italienne, Italie.

Félicitations à Bonnie, notre compagne motarde, pour s'être prêtée de si bonne grâce aux trois allers-retours effectués sur Vernazza, et pour avoir franchi avec brio ces courbes si difficiles.

Ligurie, puis Piémont, Italie., Ligurie, Italie.

Ligurie, puis Piémont, Italie., Ligurie, Italie.

Charmant camping sur les hauteurs de Levanto, mais emplacements un peu étroits... Une fois installés et douchés, nous sommes allés à pied au centre-ville -pas loin de deux kilomètres, quand même-, où nous avons délicieusement mangé à la terrasse d'un bar. Il y faisait bon, et les italiens, comme à leur habitude, étaient nombreux à profiter, comme nous, de la température vespérale. Encore une soirée mémorable. Il faisait nuit lorsque nous avons retrouvé nos tentes !

 

 

Jeudi 7 juillet 2016 (388 km)

Nous démarrons à 7h45, une longue étape nous attendant. Ceci dit, longue en kilométrage par rapport aux jours précédents, mais plutôt rapide, puisque nous prenons l'autoroute pour nous extirper du terrifiant trafic côtier habituel de la Riviera Italienne.

Ligurie, puis Piémont, Italie.

Ligurie, puis Piémont, Italie.

Et ça va vite. Bien que nous roulions "peinard", il faut bien admettre que les moyennes sont très supérieures à nos habitudes. Cette autoroute est très belle, au niveau des paysages, et c'est un véritable régal. La riviera défile rapidement sous nos yeux, nous passons Gennes puis Savona, où nous quittons le littoral pour filer plein ouest en direction de Cuneo via la A6. Au bout de deux heures de route, nous sommes au niveau de Carcare, ou nous faisons une grosse halte pour nous abreuver, nous et nos montures.

Ligurie, puis Piémont, Italie.

Ligurie, puis Piémont, Italie.

A 12h30, nous avons dépassé Cuneo et sommes à Demonte, sur la SS21, et plus très loin de la France. Nous prenons ici notre dernier repas italien, où nous sommes une fois de plus accueillis avec beaucoup d'enthousiasme. Merci aux italiens pour leur gaieté naturelle, ce fut un vrai bonheur pendant tout notre séjour. Nous avons tous besoin de faire le plein, et nous trouvons une petite station ici à Vinadio, à 30 km de la frontière française, mais... pas de chance, les pompes sont vides ! Bonnie est presque à sec, elle ne peut prendre le risque de poursuivre, et doit donc faire demi-tour sur Demonte, où nous en avons vu une... Didier l'accompagne. Pour ma part, détestant les demi-tours, je décide de faire confiance à la sobriété de Dakara, ça devrait le faire. Je les attends ici et fais quelques photos pour passer le temps...

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Une heure plus tard, en franchissant le col de Larche (ou colle della Maddalena), nous entrons en France, dans la vallée de l'Ubaye. Je ressens toujours une certaine émotion lorsque je reviens dans mon pays après un long voyage, et cette fois ne déroge pas à la règle. Il y a 5 semaines exactement, jour pour jour et pratiquement heure pour heure, j'actionnais le démarreur de Dakara, le jeudi 2 juin, pour me lancer dans cette grande balade. Ce n'est donc pas le temps passé qui joue cette fois sur mon ressenti, mais la grande distance parcourue qui me donne cette impression de longue durée. Ne les ayant pas questionnés, je ne sais pas du tout ce que pensent mes deux camarades de combat au même moment... Didier est arrêté, Bonnie roule...

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Je fais une pause à Larche, histoire de regrouper le troupeau éparpillé (ci-dessus arrivée de Didier, fier comme Artaban sur sa Gertrude), et de s'hydrater le gosier de l'eau chaude de nos gourdes : le soleil cogne aussi dur en France qu'en Italie ! Ci-dessous, les belles montagnes de l'Ubaye. J'adore ce coin de France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Et nos trois compagnes, sans lesquelles tout ceci n'aurait pu se faire.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Jausiers, Barcelonnette, des villages que j'adore, mais que nous traversons sans nous arrêter, ou à peine (circulation oblige...). L'eau chaude ne nous a pas vraiment rafraîchis. Au Lauzet-Ubaye, un bar nous a donc ouvert ses portes, comme c'était bon. Au-dessus de nos têtes, une splendide montagne (ci-dessous).

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Un peu plus loin, nous apercevons la partie sud-est du magnifique lac de Serre-Ponçon, aux eaux d'une si belle couleur bleue.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Alpes de Haute-Provence et Hautes-Alpes, France.

Nous voici enfin installés dans ce beau camping, à Gap. La traversée de la ville fut bien pénible : carrefour de routes, coincée entre les montagnes, elle ne bénéficie d'aucun contournement. Le patron du camping se met en quatre pour nous être agréable. Il s'occupera de nous commander des pizzas, et nous passerons là une soirée mémorable. Nous avons en effet vibré, avec tous nos concitoyens, ainsi qu'avec les touristes étrangers présents. Car ce soir, pour la première fois depuis bien des années, la France a écrasé l'Allemagne dans ce match mémorable de l'Euro 2016.

 

 

Vendredi 8 juillet 2016 (306 km)

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Départ peu après 8 heures. Ce matin, le ciel est couvert et triste, nous recevons même quelques gouttes en quittant Gap. Heureusement, ça s'estompera au fur et à mesure de la journée. Désormais, c'est Didier qui mène la barque, car c'est lui qui a préparé les itinéraires des deux derniers jours. Du coup, il nous montre quelques coins lui rappelant des souvenirs, comme ici, sur l'aérodrome d'Aspres-sur-Büech, où il a souvent posé son hélicoptère.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Après Serres, nous filons plein ouest sur la D994 jusqu'à Nyons, nous faisant passer des Hautes-Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France. dans la Drôme. Je connais peu ce département, il faudra que je revienne traîner mes guêtres dans le secteur, car c'est magnifique. Petit arrêt photo ici, près de Ribeyret, entre le col de la Saulce (877 m) et le col de Palluel (801 m).

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Nouvelle pause photos près de Pelonne, toujours sur la D994. Cette région est appelée les Baronnies, dans le Dauphiné. Nous faisons ici un bout de causette avec un motard fort sympathique.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Un plus loin dans les gorges de Saint-May d'une longueur d'environ 8 km, formant un étroit défilé où il n'y a place que pour l'Eygues et la route nationale, souvent taillée dans le roc. Arrêt pour savourer le paysage. Peu avant d'arriver à Nyons (ci-dessous), nous faisons halte dans une très grande boulangerie fort bien achalandée en produits du terroir, et achetons de belles fougasses en vue de notre pique-nique.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

A Nyons, nous quittons la vallée de l'Eygues et prenons la route de Montélimar. Et c'est à Grignan (ci-dessus), face au château et aux champs de lavande, à l'ombre de vieux arbres et sous la musique des cigales, que nous nous allongeons dans l'herbe pour déguster nos fougasses. Délicieuses !

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Nous traversons le Rhône à Châteauneuf-du-Rhône, juste après nous être désaltérés. Nous sommes maintenant en Ardèche, sur la route d'Aubenas. Ci-dessus, le village de Saint-Thomé, peu après Viviers.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Didier nous fait quitter la nationale pour aller voir le château d'Alba-la-Romaine. Il est magnifique et vaudrait bien une visite, mais c'était juste "pour voir". Dehors, c'est maintenant la fournaise !

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

C'est peu de temps après que nous quittons la N102 pour descendre la partie nord des célèbres (à juste titre) gorges de l'Ardèche, qui a donné son nom au département. Nous passons Balazuc et c'est juste après Ruoms que nous faisons halte sur le dernier défilé. Splendide.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Après Joyeuse (excellent souvenir pour moi, puisque je suis venu travailler ici deux ou trois semaines sur des programmes informatiques, dans une petite entreprise dont le siège était situé en pleine nature), Didier nous emmène sur une minuscule départementale, la D4, qui traverse le sud du parc Naturel régional des Monts d'Ardèche. Nous sommes dans les Cévennes ardèchoises, sur la corniche du Vivarais Cévenol. Route parfaite pour les motards, car les virages s'y succédant presque sans aucune interruption sur environ 50 km, de Lablachère à La Bastide-Puy-Laurent (Lozère).

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Un motard allemand super sympathique s'arrête à notre hauteur pour nous demander si nous avions besoin d'aide. Nous avons discuté un moment, et il nous dit avoir acheté une vieille maison ici dans ces montagnes qu'il adore.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Arrivée en vue de Saint-Laurent-les-Bains (ci-dessus), une dizaine de km avant la Bastide-Saint-Laurent.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône,  les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

Des Hautes-Alpes à la Lozère, via la Drôme, le Rhône, les Gorges de l'Ardèche et la Corniche du Vivarais Cévenol, France.

De La Bastide-Saint-Laurent à Langogne, la route suit la vallée de l'Allier. C'est à Naussac, sur les bords du lac de même nom, que Didier a réservé le camping. Il y a là une grosse compétition de motos tous-terrains de la marque KTM, et nous avons eu un peu peur d'être gênés par cette foule et le bruit des motos, mais non, leur programme de la journée était terminé à 18 heures, lorsque nous sommes arrivés. Ouf ! Nous avons passé la soirée sur la terrasse du restaurant du camping surplombant le lac, et avons admiré le spectacle du coucher de soleil à la fin de notre repas. Encore une superbe journée de voyage.

 

 

Samedi 9 juillet 2016 (430 km)

Petit déj' à la terrasse au-dessus du lac, sous un magnifique ciel bleu : féérique. Départ peu après 8h30.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Nous longeons d'abord toute la rive du lac de Naussac avant de nous lancer dans la traversée de la Margeride, terre mystérieuse où sévissait la fameuse bête du Gévaudan.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

L'autoroute A75 nous permet ensuite d'atteindre rapidement Saint Flour (ci-dessus la ville haute, juchée sur la Planèze, grand plateau volcanique du Cantal, à 900 mètres d'altitude). C'est sur la place centrale de la ville haute que nous ferons notre première halte, avant de reprendre le guidon à travers les monts du cantal, via Murat et Vic-sur-Cère.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Une heure de pause pique-nique ici, entre Vic et Aurillac, à la sortie de Polminhac sur la N122, à l'ombre d'une belle allée de platanes, au-dessus de la vallée de la Cère (ci-dessous).

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Du Massif Central à la Dordogne, France.

Après Aurillac, la D120 nous conduit à Argentat : nous sommes en Corrèze, sur les terres de notre ami Bruno. Puis direction Brive-la-Gaillarde, par la D120 via Beynat. La chaleur est écrasante, nous ne résistons pas à une halte dans le village totalement endormi de Lanteuil, entre Beynat et Brive-la-Gaillarde. Totalement endormi ? Non, car il restait ce bar, et sa terrasse bien cachée et ombragée, sous laquelle nous avons pu nous désaltérer.

Brantôme, Dordogne.

Brantôme, Dordogne

Mais il fallait bien retourner au feu... Deux heures, nous avons roulé pendant deux heures dans la fournaise. Brive, Périgueux, Brantôme. Cette fois, Didier nous conduit jusque sur les pavés du coeur de cette vieille et splendide cité de Dordogne, sur les berges de la Dronne. Je suis venu ici lors d'une sortie motarde de 3 jours avec mon fils Julien, il y a de ça quelques années, et dont nous gardons tous deux un sacré souvenir ! J'aime beaucoup ce site, et je suis content que Didier y ait fait une pause. Le liquide absorbé nous redonne les forces nécessaires pour la dernière étape.

Brantôme, Dordogne

Brantôme, Dordogne

Il est déjà 18h40 lorsque nous repartons, direction Angoulême, pour les 60 derniers kilomètres de cette belle journée d'été. Didier nous a invités chez lui, et nous passerons bien entendu une soirée délicieuse à deviser sur ce voyage qui se termine, et, déjà, à élaborer des plans sur la comète pour de futurs voyages. Qui vivra verra...

 

 

Dimanche 10 juillet 2016 (226 km)

Nous quittons notre compagnon de voyage après un solide petit-déjeuner, peu après 9h30. Route de vagabondage, nous suivons la D939 jusqu'à Surgères, à travers la jolie campagne charentaise. Achat de sandwichs à Matha, pique-nique à Marans sur les bords ombragés de la Sèvre Niortaise. Il fait chaud, c'est toujours l'été. Nous nous séparons à Luçon, Bonnie rejoignant ses terres maritimes, et je poursuis seul mon périple, comme je l'ai commencé début juin, jusque dans mes terres gilocruciennes. Il est 14h30 lorsque j'arrive et prends pleinement conscience que, cette fois, le voyage est vraiment terminé.

 

 

Si ce récit (et les photos l'accompagnant) vous a plu, soyez sympas, mettez un petit mot sur le livre d'or, ça me fera plaisir, et ça me permettra de voir que le travail réalisé n'a pas été inutile. C'est un excellent moyen de m'encourager à poursuivre le partage de mes balades.

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