Troia

22 et 23 janvier 2019 : Lac de Albufeira, Serra de Arrabida, Péninsule de Troia.

1er jour, 43 km et 133 km pour le deuxième. 1er bivouac sur la plage de Figuerinho à Setubal et le second à Comporta.

Encore une nuit parfaite, si ce n'est le bruit des vagues retombant sur le sable. Ce qui est curieux, c'est que nous étions séparés de la mer par la petite dune : les rouleaux devaient être puissants. Il a fait froid cette nuit (5 °C), et le ciel est couvert ce matin, mais nous avons envie d'aller voir le canal séparant le lac de la mer.

Et nous ne l'avons pas trouvé, le passage entre lac et mer ayant été obstrué par le sable apporté par l'océan. Nous voyons cependant très clairement les traces de franchissement des grosses vagues, et il est évident que, par grosse marée, l'océan s'engouffre encore. Nous marchons un moment sur le sable, dans les deux directions, avant de reprendre la route.

A gauche la mer, à droite le lac, et c'est ici que passent les plus grosses vagues. On voit très bien les traces de celles de cette nuit, elles ont juste passé la butte !

Ils ont ratissé la plage hier, j'aime bien le graphisme en découlant !

Nous passons par Sesimbra, car la vue du château-fort nous attire.

Surprise, dans l'enceinte du château, nous découvrons une sirène sur le parvis de l'église. Si son visage n'est pas beau, ses seins le sont. Quelqu'un lui a brisé la main gauche, c'est terrible ! Entrons dans l'église, couverte d'azulejos superbes. Dommage que les motifs soient religieux, mais vu le lieu, c'est un peu normal !

Et maintenant, allons voir l'enceinte du château, extrêmement bien conservée. Ci-dessous, vue sur Sesimbra (contre-jour énorme, dommage).

Ah, les jolis cactus, en sortant du château. Nous profitons de la ville de Sesimbra pour aller faire nos courses, car le frigo est vide, et il est temps de se ravitailler.

Arrêt repas dans la belle Serra de Arrabida que nous traversons de nouveau.

Ci-dessous la superbe plage de Portinho sur laquelle nous marchions dimanche... En ce moment, il pleut, c'est bien plus triste, mais ça reste regardable, non ?

Et nous arrivons sur la plage de Figueirinha, sur laquelle Claudine nous a trouvé un superbe spot pour la nuit. Un petit tour de plage avant de rentrer au bercail...

Serait-ce la main de la sirène ?

Je reste très dubitatif....

Incroyable ! Cet arbre, c'est tout simplement un caoutchouc, vous savez, ces plantes que nous avons en décoration dans nos maisons ! Sans Claudine, je ne l'aurais pas remarqué.

Dernière photo avant de rentrer à la maison.





Un peu de vent hier soir, mais rien de bien méchant. Des pêcheurs sont venus jouer au lancer vers minuit et demi, très curieux, sinon nuit parfaite comme d'hab'. Ce matin, ciel mitigé, mais tant qu'on voit du bleu, c'est tout bon. De plus, il a fait 10 degrés cette nuit, donc très doux, c'est génial !



La vue depuis Rouletabille pour le petit déj'. Super, non ?

Alors, le programme du jour : aller voir la péninsule de Troia, situé en face de Setubal, où nous sommes. Il y a un ferry, que j'avais pris avec mon scooter Jolly Jumper il y a 15 ans... Mais, à 27 € le passage, nous préférons faire le tour de l'estuaire du Sado. Et ça nous fera... 103 km, à comparer aux 15 minutes de ferry... Mais qu'à celà ne tienne, nous aimons la route. Heu, surtout moi, en fait ! Bref. Ci-dessus, une belle peinture vue à Setubal, merci à Claudine de l'avoir photographiée en contre-jour pendant que je roulais (circulation obligeait...).

De longues lignes droites, traversée d'immenses domaines grillagés, chênes-liège, quelques cochons, moutons, vaches, et aucun stationnement ni chemins de randonnée. Bref, pas terrible.

Franchissement du Sado à Alcacer do Sal.

La route devient intéressante, car elle longe le Sado et traverse le Parc Naturel de l'estuaire du Sado. Forêts de pins maritimes essentiellement, et dunes de sable.

Arrivée à Comporta, le village situé au sud de la péninsule de Troia. Il y a beaucoup de cigognes, mais franchement inaccessibles à mon smartphone, dont le zoom est proche de zéro ! Nous nous promenons dans la petite ville, située au bord des marais générés par l'immense estuaire.

Nous aimons cette ambiance laissée par le retrait des eaux des fortes marées atlantiques.

Il ne nous reste plus qu'à rejoindre Troia, située donc en face de Sétubal que nous avons traversé ce matin. La péninsule fait une quinzaine de km de long, et moins de deux kilomètres de largeur ! Ce ne sont que des dunes de sable : à l'ouest l'océan atlantique, à l'est l'estuaire du Sado. Ce sera un aller-retour, forcément. Nous faisons une halte près d'une haute dune, au sommet de laquelle nous pouvons voir les deux côtés : c'est magnifique. Regardez sur la photo : à gauche l'océan, à droite l'estuaire, et en face, la dune sur 15 km !

Ah, Troia ! Quelle terrible déception ! Je vais vous dire : il n'y a rien ici pour les "routards" et autres voyageurs comme nous. Tout, absolument tout est réglementé, il n'y a aucune place pour la liberté. Ici, il faut payer, c'est le domaine des riches. Les accès aux plages sont difficiles, et sur les dix derniers kilomètres de la péninsule, jusqu'à Troia, il n'y a aucune possibilité de stationner, ni d'aller marcher dans la dune, qui n'est accessible qu'à partir des villages bétonnés et gardés par des barrières avec gardes, y compris en cette saison. Bref, au secours, fuyons ! Nous sommes allés marcher sur la Marina, puis avons fait quelques centaines de mètres sur les zones piétonnières pour atteindre la plage. Et nous nous sommes enfuis !

Juste en face, la Serra de Arrabida, naturellement. Nous avons dormi là cette nuit, à quelques kilomètres à vol d'oiseau !

La végétation est splendide, mais nous avons hâte de repartir d'ici malgré tout. En regardant la carte, nous voyons quand même la possibilité de traverser la dune et d'atteindre l'Océan Atlantique et l'immense plage longeant le cordon dunaire, à condition de descendre une dizaine de km au sud de Troia, puisque tout le reste est barricadé !

C'était la bonne option. Après avoir traversé environ 500 mètres de dunes, nous avons le bonheur de voir enfin cette plage de près de 15 bornes. C'est magique. Et, par chance, le soleil a daigné sortir des nuages juste après notre arrivée, pour notre plus grande joie ! Regardez plutôt ! A droite, c'est Troia et, à l'horizon, la Serra de Arrabida puis, plus loin encore, celle de Sintra ! A gauche, la plage se poursuit jusqu'à Comporta, et ensuite bien au-delà vers le sud.

Nous traversons de nouveau la dune pour rejoindre Rouletabille qui nous attend sagement au bord de la route.

Il ne nous reste plus qu'à atteindre Comporta, le village aux cigognes, où nous avons décidé de passer la nuit. Comme il me reste un peu de place, je vous transmets les dessins et peintures de Claudine. Ciao ciao.

Page précédente: Arrabida
Page suivante: melides


Depuis le 06/06/2005 Visites:1234621 Aujourd'hui :204 Maintenant:12 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)