Vanadis, la rescapée du Jura

Mardi 17 et mercredi 18 novembre 2009

De la Vendée au Jura - Aller par le train - Et retour avec Vanadis, la BMW R1150 GS (760 km - 98 photos)


Une nouvelle traversée de la France, pratiquement la même que celle effectuée le 18 septembre 2009 avec Kiki (voir ici) . 760 km

Je vous ai déjà fait le coup plusieurs fois. J'ai beau, à chaque fois, extirper la dose de drogue imprégnée dans mon pauvre cerveau, en trouvant des tas d'arguments, tous valables, pour n'y plus revenir, et tous les ans, ça recommence. Cette année plus que l'an dernier, et pour cause. En 2008, j'ai passé cinq mois sur les routes avec Akitsu, j'avais donc d'autres chats à fouetter. Mais cette année, ce ne sont que des balades ordinaires, alors je m'ennuie un peu, et hop, la voilà qui revient au galop.

J'ai nommé : la BMW GS...

J'en ai cherché une pour partir dans les Alpes. Mais je me suis retrouvé les anciens réflexes de la résistance : c'est trop cher. Ce qui est vrai.

Vous savez, pour être totalement honnête avec moi-même, et pour aller au fond des choses, je crois que j'ai une véritable répulsion vis-à-vis des concessionnaires BMW, et par conséquent vis-à-vis de la marque BMW. Et c'est, j'en suis vraiment persuadé, le fond de mon souci. Ces gens sont insupportables. J'ai eu par deux fois des BMW (voitures), et lorsque j'allais chez eux, c'était presque la trouille au ventre, un peu comme lorsqu'on va dans un hôpital. Déjà, l'analogie est réelle: ils sont avec des blouses blanches, tout est extrêmement propre, on se croirait presque dans des halls d'hôtels de luxe, y compris dans la partie atelier. On remplit des fiches, on signe. En un mot: je HAIS totalement ce genre d'endroit, à un point que vous ne pouvez même pas imaginer! Du côté moto, c'est la même chose. Je suis allé plusieurs fois dans des concessions essayer des GS: ces gens-là ne savent pas se mettre à la portée des gens. Ils se mettent en haut de l'estrade, tout juste s'il ne faut pas venir les saluer et faire une courbette. SVP, m'sieur... Assurément, vous avez là la vraie raison pour laquelle je n'ai pas encore acheté cette machine. Je n'aime pas leur monde aseptisé, leur manière de faire, leur attitude. Et les témoignages lus sur des forums sur la façon dont se passent les entretiens ne m'incitent pas du tout à souscrire un engagement chez eux.

Voila mon problème. Peut-être devrais-je me faire psychanalyser...???

Malgré tout, j'ai poursuivi mon analyse. Et je crois que je suis prêt à tenter l'aventure de cette bécane, car elle me plait toujours (puissance, cardan, autonomie), mais en-dehors du système BMW. Par conséquent, je pense être prêt à acheter une BMW GS si j'en trouve une en très bon état avec énormément de km, pour ne pas mettre une somme extravagante. Du coup, n'ayant plus aucune garantie dessus, mon frangin se ferait un plaisir de me l'entretenir, et je pourrais essayer sur la durée cette moto dont je suis toujours amoureux. De toute façon, depuis que je suis tout petit, je n'achète jamais avec l'optique de revendre. En général, je garde mon matériel jusqu'à ce que mort s'en suive. A quelques rares exceptions près.

Par contre, et c'est vrai aussi, ça m'agace qu'il y ait autant de BMW GS sur les routes. Du coup, le fait d'avoir une 1150 serait aussi un de mes plaisirs, puisque tout le monde veut des 1200 maintenant. Bizarrement, je trouve les 1100 démodées, en comparaison.

Les phrases que vous venez de lire, c'est ce que j'écrivais à un internaute amoureux et propriétaire de BMW GS avec lequel je suis entré en relation car il vendait la sienne, pour en reprendre une plus récente. C'était une splendide 1200 GS trop chère pour moi. Mais nous sommes restés en relation amicale, et c'est ma foi fort sympathique. Entre temps, il a bien vendu sa belle, et roule avec sa nouvelle, tant mieux pour lui.

C'est le 14 octobre que j'ai trouvé une annonce qui correspondait à mes recherches. Le prix était trop élevé, j'ai continué à chercher plus ou moins, plutôt moins que plus d'ailleurs, puis, fin octobre, je repense à cette fameuse annonce, et retourne voir (leboncoin.fr). Elle est toujours là, moins cher. Je décide de contacter le vendeur.

C'est ainsi qu'après un certain nombre d'échanges de mails, photos et autres, je finis par dire "oui, ok". Elle se trouve dans l'Ain, juste à côté de Genève, pour vous situer facilement. Ce n'est pas la porte à côté. Mon vendeur ayant un ami concessionnaire Honda près de chez lui, une idée me vient à l'esprit : je vais y aller avec Akitsu -ce n'est pas une traversée de plus de la France qui va la gêner-, la laisser en dépôt-vente là-bas, et revenir avec la GS. Malgré tout, je passe une annonce à mon tour sur leboncoin.fr, pour les citer deux fois... pour essayer de vendre la Transalp, sait-on jamais. Je me donne 8 jours. Si elle n'est pas vendue en une semaine, je pars avec et elle sera vendue dans le Jura. Sinon, je partirai en train...

Vous savez quoi ? Akitsu la Transalp a trouvé chaussure à son pied en Vendée ! Elle est donc vendue. Ce qui, en fait, me fait vraiment suer, car je n'y comptais pas vraiment, et me faisais une joie réelle d'y aller avec elle. En train, beurkkkkk...

Départ de Challans en Vendée à 6h07 du matin. J'enfourche Akitsu pour une des dernières fois à 5 heures du mat' mardi 17 novembre. C'est en effet Kiki le mécano, qui va lui faire sa révision avant la vente, qui me conduit à la gare. Le train, peu rempli à Challans, sera bondé lorsque nous arriverons en gare de Nantes. Tous les travailleurs faisant l'aller-retour quotidien, je suis surpris. Vingt minutes d'attente à Nantes, et mon TGV démarre à 7h35, direction Lyon, où il arrive à midi. Cette fois, il y a beaucoup de places libres. J'avais emmené un bouquin, mais finalement, musique tout du long...

Ensuite, une heure d'attente à Lyon. C'est génial, ça me permet de manger. Cette fois, c'est le train en direction de Genève, que je vais quitter à Bellegarde-sur-Valserine. C'est là que Pascal, mon vendeur, vient me chercher en voiture. Il a pris son après-midi de congés pour s'occuper de moi.

Au passage, je vous montre le prix du billet : 93,70 euros quand même, ils n'y vont pas avec le dos de la cuillère, à la SNCF !

Au fait, pour rigoler. En cherchant les horaires sur Internet, la réponse me faisait passer par Paris (Nantes-Paris, métro pour aller de la gare Monparnasse à la gare de Lyon, puis Paris-Lyon, arrêt à Bellegarde (donc avant Lyon cette fois), arrivée 14h et des broutilles, donc idem pour les horaires. Et à la gare de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, où je suis allé chercher les billets, le gars me dit "Mais pourquoi ne prenez-vous pas la transversale Nantes-Lyon, qui est même à 20 euros de moins ?". Merci m'sieur. C'était ce qu'il fallait faire, car je préfère changer de voie à Lyon plutôt que de courrir dans le métro parisien avec mes bagages (j'ai quand même le casque, la tenue de pluie, etc...). Mais depuis que je connais la fameuse transversale, je rigole doucement ! Franchement, vous savez où elle passe, cette transversale ? A Orly... puis Massy. En partant de la côte atlantique, si vous appelez ça une transversale, je me demande comment doit être la verticale...

Gare de Nantes, en attendant le départ vers Lyon.

Gare de Lyon, petite sortie pour prendre l'air, et des photos... comme d'habitude !

Gare de Lyon, en attendant l'affichage de ma voie. Deuxième ligne, 13h04, Genève.

Et à Bellegarde-sur-Valserine, je suis accueilli chaleureusement par Pascal, qui me conduit chez lui en voiture. Nettement mieux que le taxi. Nous faisons connaissance. En même temps, j'admire le paysage et les magnifiques montagnes du Jura. A ce sujet, le trajet depuis Lyon en train était un superbe parcours, de toute beauté.


Me voici donc avec Pascal, et l'objet de ce voyage, j'ai nommé la belle ...

BMW R1150 GS, telle que je la découvre en ce milieu d'après-midi. Après les présentations, nous partons de suite en essai. Pascal roule avec sa belle BMW R1150 RT qui a déjà remplacé sa GS. Dès le départ, je suis déçu. Un bruit de quincaillerie s'échappe de la GS, à tel point que j'ai envie de m'arrêter et de dire à Pascal : "ben non, ce n'est pas possible". Je me raisonne et décide de continuer. Je n'ai pas envie d'être venu pour rien. De plus, Pascal m'a montré et dit tellement de bonnes choses au sujet de cette moto qu'il doit y avoir une explication. Au retour de la balade, je lui fais part de ma déception. Je pensais qu'il s'agissait de la bulle et de l'ensemble du tableau de bord. Gentiment, Pascal change la bulle et met celle d'origine. Par acquis de conscience, il la prend quand même et part sans casque faire un tour pour écouter ce fameux bruit. Je l'entends alors qu'il part, et comprends, un peu dépité, qu'il ne s'agit pas de la bulle. Il revient en souriant. "J'ai trouvé, j'avais complètement oublié". Ce sont les plaquettes flottantes. Effectivement, c'est ce qui fait ce bruit horrible, insupportable pour mes fines oreilles (hi hi...). Pascal est désolé, il ne pensait plus à ça, mais il se souvient parfaitement avoir, lui aussi, été dérangé par ça lorsqu'il avait acheté cette moto.

Bon. On refait le deuxième essai. Maintenant que je sais d'où provient le bruit, je ne m'en occupe plus et toute mon attention est reportée sur tout le reste. Pascal me conduit sur des petites routes de montagnes, et même deux épingles à cheveux. J'adore la GS, comme elle se balance sans effort, c'est un vrai plaisir. En plus, la selle montée au plus haut, j'y arrive parfaitement, et c'est pour moi le bonheur d'être si haut en roulant. Je suis conquis. Je dis à Pascal que je la prends. Il me fait le plein complet pour repartir, c'est vraiment sympa de sa part.

Et voici Pascal, ce matin 18 novembre, à Bellegarde-sur-Valserine, juste avant que nous nous séparions. J'ai passé une soirée très agréable avec son épouse et son fils, et j'ai bien sûr été hébergé la nuit dernière chez eux. Un accueil princier, une nuit réparatrice, merci à vous, c'était super. Pascal, après la RT, achète STP une 1200 GS Adventure, roule un an avec, et appèle-moi pour me la revendre : je réserve dès maintenant. Car en plus de ça, il a tenu à m'accompagner jusqu'ici (plus de 20 bornes quand même) sur ma route du retour ! Merci pour ça aussi, c'était vraiment une excellente idée.

Et voila. L'affaire est conclue. Pour le bruit de casserole, Pascal me demande de changer l'étrier de freins. C'est ok.
D'après vous, ai-je l'air d'un gars déçu ?

Le voyage commence par une centaine de km d'autoroute, de Bellegarde à Mâcon. Il fait un temps superbe, environ 14 degrés au départ. Je ne mets même pas ma tenue de pluie (protectrice contre le froid, même s'il ne pleut pas). La GS se comporte fort bien sur l'autoroute. Une partie était limitée à 110, mais j'ai pu la tester ensuite vers 140. Elle secoue pas mal ma pauvre tête. En effet, je me prends beaucoup de remous d'air au-dessus de la bulle. Mais je suis persuadé de savoir comment remédier à ce problème. Nous avons réglé la bulle en position la plus basse, et je pense qu'il faut que je la remonte, surtout que je suis moi-même en position haute. A part ça, c'est une belle horloge. J'adore le son du moteur, et j'aime beaucoup la grosse marge disponible dans la poignée !

J'ai payé 10,10 euros pour 100 km. ET j'ai vraiment le sentiment d'avoir été arnaqué, pas vous ? Personne aux guichets, ce qui est de plus en plus fréquent, on remplace les êtres humains par des machines, ça rapporte plus de fric. Et on fait payer les motos au prix fort, car je me dis que là, j'ai payé le prix "auto", non? Et comment on fait pour dire à une machine qu'on est une moto ?

 

De toute façon, c'est beaucoup trop cher. Vous ne trouvez pas ? Parce que, quand même, qui a payé le prix fort pour les construire, ces autoroutes ? Il me semble que c'est nous, déjà, non ?

Evidemment, premier arrêt (ici à Replonges exactement, juste au péage, à quelques km de Mâcon), et donc premières photos. Elle n'a pas fini de se faire voir sur le site, celle-là non plus. Je constate qu'elles aiment toutes ça. Enfin, ils aiment tous ça, le masculin (les scooters sont des mecs !) l'emportant sur le féminin, les filles, c'est comme ça ! Mais en fait, je sais bien que vous aimez encore plus vous faire photographier que les gars !

 

Alors, évidemment, je la baptise elle aussi. Jusqu'à maintenant, j'ai eu JJ ou Jolly Jumper, le scooter x9 125, puis Pégase, le scooter Burgman 650, puis Akitsu, la Honda Transalp 650. Et voici maintenant l'allemande. Elle s'appelle Vanadis, déesse nordique (les dieux et déesses germaniques sont tous issus de la mythologie nordique). Vanadis la GS, Vanadis la déesse.

Place aux nationales, portions à 110, portions à 90. Vanadis avance sans effort. Malheureusement, la météo vient gâcher mon plaisir. Une énorme chappe de brouillard recouvre la Saône-et-Loire et une partie de l'Allier, pendant plus de 100 km. Et la température tombe à 9 degrés, l'humidité pénètre sous ma veste, je commence à grelotter, je suis gelé. Je continue stoïquement, pensant que le soleil va bien finir par percer cette nappe. Que nenni ! C'est une nappe grosse, épaisse, et tenace.

Je finis par faire une halte et m'habiller ici, au niveau de Digoin. Vanadis semble se moquer de moi, et elle a bien raison, car je pouvais mettre ma tenue dès le départ, et je le regrette amèrement. Car j'aime être bien au chaud quand je pilote une moto, c'est pour moi essentiel.

Enfin, la nappe disparait d'un seul coup, et la température monte de dix degrés en dix km. Et franchement, j'apprécie énormément !

Ici, au Montet, je quitte la route principale qui va vers Montluçon pour "couper tout droit d'est en ouest, mais nettement au nord de la ville". Pascal passe toujours par là (Il se trouve qu'il connait très bien la Vendée et y va régulièrement). J'y suis également déjà passé deux fois. Il y a deux mois, avec mon frangin, lorsque nous sommes partis dans les Alpes, notre première étape étant sur le lac Léman. Et il y a quelques années en camping-car.

Et ici, au Montet, j'ai bien failli faire tomber la belle ! Elle allait m'échapper, car j'avais "pilé" trop brusquement, et l'élan m'emportait vers l'avant du côté droit. J'ai heureusement eu le réflexe instantané de relâcher de suite le frein, et deux trois coups de pied à droite m'ont sauvé de la chute ! Ouf, il faut que je sois très prudent avec la Teutonne, elle est lourde !

Cette petite route, donc, c'est la D22, qui passe par Cosne-d'Allier et Vallon-en-Sully. La voici ici, traversant la forêt domaniale de Dreuille.

Vous savez quoi ? Ben, elle aime ça, Vanadis, comme son nouveau proprio. Elle adore les petites routes.

Alors, je vais lui en donner un peu plus -comme si on avait que ça à faire...

Ce n'est pas un gros détour. Mais je décide de l'emmener voir Hérisson, magnifique bourg dominé par les restes d'un vieux château féodal. J'ai passé une nuit dans ce village avec le camping-car, et j'en garde un excellent souvenir. Au réveil, nous étions entourés par les commerçants, c'était jour de marché et nous étions sur la place... Voici Vanadis sur le pont de Hérisson enjambant l'Aumance.

Nous suivons ensuite la D157 qui serpente au fond de la vallée de l'Aumance. C'est vraiment superbe, je me sens à nouveau sur la route.

Regardez-moi ça. Plaisir total, instants merveilleux.

Pascal me disait : "Surtout ne t'inquiète pas, tu peux encore changer d'avis". Ben non, Pascal, je la garde.

Elle est sympa avec moi, on s'entend déjà très bien, tous les deux.

Regarde un peu où elle m'emmène. Elle sait parler aux voyageurs, elle !

Alors il faut que tu en fasses ton deuil, mon ami, car elle ne va pas revenir...

Juste encore ces bruits de quincaillerie qui sont pénibles. Mais elle me l'a dit en confidence, qu'elle en avait elle aussi raz-le-bol de ce boucan, et qu'elle est bien heureuse que je m'occupe d'elle rien que pour ça !

Nous voici donc à Vallon-en-Sucy. J'avais déjà fait cette photo il y a deux mois... C'est ici que je fais ma pause gastronomique, un gros sandwich avec du jambon d'Auvergne, et une mousse pour arroser tout ça. Du coup, je repars en pleine forme.

Vanadis pendant ma pause repas, à Vallon-en-Sully.

Vesdun. Nous en avons parlé hier avec Pascal et son épouse. Vesdun est l'une des sept communes revendiquant le titre de centre de la France. Elle est considérée comme telle dans les calculs qui prennent en compte les îles côtières françaises.

Vanadis en profite pour me demander de la prendre en photo.


Vanadis à Vesdun.

L'église Saint-Cyr du XIIe siècle, à Vesdun.

Elle contient de belles fresques du XIIème siècle.

 

Et un très bel arbre juste à côté.

Vanadis commence à s'impatienter. "Bon, on y va, parce qu'on n'est pas rendu, hein !". Ok, ok, je sais, on repart, la belle. Et on ne s'arrête plus !

Au fait, je ne vous ai pas dit. Maintenant, mon autonomie est de minimum 350 km, mais je pense que je dois pouvoir dépasser largement les 400. J'ai fait le plein à Cosne d'Allier, un peu avant Hérisson. J'avais parcouru 340 km, et j'ai mis à peine 18 litres. Ce qui donne 5,40 litres aux 100 de consommation, alors que j'ai fait 100 km d'autoroute ! Du coup, je constate que Vanadis n'est pas gourmande. Quelle bonne nouvelle.

Les tours du château de Culan à travers la grosse bulle de Vanadis.

Le château de Culan. Ce sera mon dernier arrêt, excepté un nouveau remplissage du réservoir -bien avant de tomber en panne, juste pour ne plus avoir à m'en occuper jusqu'à l'arrivée. C'était à Secondigny, dans les Deux-Sèvres. Consommation : 5,10 litres. Or, je roule avec les valises et le gros top-case. En conclusion, Vanadis picole moins qu'Akitsu, et c'est une très bonne surprise.

La nuit tombe très vite. Mais j'en suis très heureux, car j'ai beaucoup souffert du soleil de face. C'est souvent le cas quand je rentre chez moi, puisque j'habite sur la façade ouest, et en moto, c'est assez pénible ! A Poitiers, j'avais décidé de ne pas prendre l'autoroute, et de traverser tout droit via Parthenay, puis Chantonnay en Vendée. J'ai malheureusement eu droit à une déviation à l'Absie, qui s'est finalement plutôt bien passée. Un type que j'avais questionné sur cette déviation m'avait dit : "en moto, c'est sûr, vous passez sans problème"... Très aimable et souriant, je l'ai cru instantanément. Et c'était totalement faux. C'était vraiment barré. Heureusement qu'un ouvrier se trouvait encore là. Il m'a indiqué une route extrêmement étroite pour rejoindre l'autre bord. Une bonne route pour Vanadis, sauf au niveau du bruit de ferraille qui est revenu très fort...

Excellent éclairage, j'ai adoré la partie de pleine nuit. Un vrai régal, et j'aurais pu aller plus loin sans problème. Je vais me faire plaisir, je vais la sortir de nuit les prochains jours, s'il fait beau.

Finalement, je suis arrivé au bercail à 19h30. Vraiment parfait.

Pas fatigué. Mais avec un mal de dos, pas énorme, mais suffisant pour prendre une ceinture, la prochaine fois. Je voulais tester sans la mettre. D'un autre côté, il y avait quand même plus de 750 bornes, et ce n'est pas un chiffre correspondant à une journée normale ! Juste exceptionnel.

La miss dans le garage !

Sa nouvelle demeure.

Ben oui, Pascal, tu l'auras compris au long de ce récit.

Je la garde !

Je ne voudrais pas te faire de peine, mais elle m'a supplié, parce que "soi-disant tu ne t'occuperais plus d'elle, préférant la grosse RT...".

 

Plaisanterie mise à part, cette bécane me confirme tout le bien que je pensais d'elle avant. Une seule chose m'ennuie : c'est son poids à l'arrêt. J'ai bien vu, dans le garage. Les manoeuvres seront délicates, et je regrette de ne pas avoir de marche arrière. Ceci mis à part, c'est tout simplement parfait.

 

 

Au fait, je ne vous ai pas tout dit.

La belle est donc née en 2001, et totalisait, lorsque je l'ai achetée, 82.000 km. Une jeunette, donc, chez BMW. Pourvu que ce soit vrai. Car malgré ce grand âge et tous ces kilomètres déjà parcourus, elle coûte encore son paquet d'euros... J'espère qu'elle me le rendra bien. Car de ce point de vue, Akitsu la Transalp a été impériale, ma meilleure acquisition deux-roues depuis que j'en ai, assurément. Pourvu que ça dure.

Page précédente: Vanadis, séance photos
Page suivante: Préparation de la Transalp


Depuis le 06/06/2005 Visites:891564 Aujourd'hui :272 Maintenant:8 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)