Vendée Globe - 7 novembre 2008

Vendredi 7 novembre 2008 - De 10h15 à 15h15...

Cette fois, il y a du monde, il y a terriblement de monde! J'écoute parler les gens. Une heure d'attente pour accéder aux pontons. Je ne pensais pas qu'il y aurait une telle foule, mais j'aurais dû m'en douter. En effet, j'ai eu un mal fou pour trouver une place pour ma petite voiture, et j'ai eu de la chance!

Ici, les gens font la queue pour faire le tour des voiliers par voie maritime dans une des petites vedettes qui tournent sans discontinuer!

Le pire, c'est que je suis venu avec tout mon matériel. En effet, j'ai décidé, pour une fois, de prendre mon pied (non, je ne parle pas au figuré... je parle du trépied pour prendre les photos, il ne faut quand même pas exagérer!). Ainsi que mon gros objectif, le Sigma 50-500, plus la gachette-roulette servant à orienter l'appareil instantanément... Bref, du gros, rien que du gros, et par conséquent du lourd, du très lourd... Et dans la foule, j'ai bien choisi mon jour!

Vous l'avez compris, je ne suis pas prêt d'arriver près des voiliers. Une barrière bloque le flot des visiteurs, et des agents de sécurité l'ouvrent toutes les dix minutes environ, sans doute de façon à diminuer l'affluence sur les pontons. Par contre, comme j'avance avec le trépied ouvert et l'appareil vissé dessus, je prends de la place, les gens se prennent les pieds dans les pattes de mon trépied... Du coup, ils s'excusent, et me laissent passer, avec le sourire. L'ambiance est agréable, polie, patiente. J'entends parler toutes les langues autour de moi, surtout des Anglais. J'ai l'impression d'être en vacances, de participer à une fête.

Tout compte fait, c'est vraiment le pied (au figiré, cette fois-ci)!



Allez, un petit zoom vers le bout des pontons. Je vous les énumère encore. Gitana Eighty (Loïc Peyron), Spirit of Canada (Derek Hatfield), Evover (Mike Golding), Hugo Boss (Alex Thomson), BT (Sébastien Josse) et Aviva (Dee Cafari). Je ne vois pas Temenos.

Bon, comme ça bouchonne, je vais en profiter pour faire quelques plans rapprochés! Generali, de Yann Eliès.

Suivi par Safran, de Marc Guillemot.

Puis Gytana Eighty de Loïc Peyron, et Algimouss-Spirit of Canaca de Derek Hatfield.

Devant moi, le ballet ininterrompu des visiteurs sur l'eau. Le nombre de photos prises aujourd'hui sur le site doit être énorme!

Avec le Spirit of Canada en arrière-plan.

En attendant mon tour, je continue à bombarder. Après tout, je suis venu pour ça, et j'aime ça. Ecover 3, de Mike Golding.

Une fois de plus, le Spirit of Canada, de Derek Hatfield. A force de vous les répéter, vous allez finir par les connaître! Attention, interrogation écrite à la sortie..

Le magnifique Hugo Boss, piloté par le fougueux Anglais Alex Thomson, qui a déjà effectué un Vendée Globe (abandon en 2004 sur avaries). Cette édition commence très mal pour lui. Il a été éperonné le 17 Octobre dernier par un bateau de pêche alors qu'il mouillait au large des Sables d'Olonne, attendant la marée haute pour rentrer. Le choc a été d'une violence extrême, avec des dégâts énormes (énorme trou dans le flan en carbone, et mat cassé à 4 mètres de hauteur). Il a pris la décision de se lan cer dans les réparations. Je vais donc le voir pour la première fois sur les pontons!

Au bonheur des dames. Curieux, je ne l'ai pas vu parmi les concurrents, ce voilier...

Derrière moi, la foule accoudée sur les rembardes dominant les pontons.

Encore une petite de Safran, Marc Guillemot.

Je repère encore un acrobate dans les airs!

Paprec Virbac, de... de qui? Quoi, vous ne le savez pas encore? Bon, je vous le redonne, mais faites attention! C'est Jean-Pierre Dick.

La foule, derrière moi et, ci-dessous, devant moi.
Il va falloir que je m'organise un peu pour pouvoir prendre des photos...

Delta Dore, de Jérémie Beyou.

Un poignard sur le mat? En cas d'attaque de pirates?
Protection pour les voiles?

Décidément, il y a trop de monde, je ne peux pas faire de photos. Ah mais si, en l'air, il n'y a personne...



Pas mal, hein? Et grâce au téléobjectif, voyons ça d'un peu plus près.

Très intéressant. Le haut d'un mat est un lieu privilégié pour faire des tas de petits boulots, tels que calculer la vitesse et l'orientation des vents...

Sur le mat de Paprec Virbac. Je suis toujours au beau milieu de la foule.
Il faut vraiment que je change de tactique



Le grain a duré moins de dix minutes. J'ai été obligé de couvrir l'objectif avec mon gilet. Dois-je vraiment poursuivre? Il est déjà difficile de faire de la photo dans un tel environnement, alors si en plus il doit pleuvoir. Mais la pluie s'arrête très vite. Je lève les yeix vers le ciel: ce n'était qu'un nuage. Je décide continuer.

Vous me direz si c'était une bonne idée!

La proue de Delta Dore. Quelle beauté. Quel bel ouvrage!

Oui, c'est bon comme ça. Je vais maintenant longer les pontons, dans les deux sens, en restant tout près de l'eau. Au moins, je peux faire des photos.



Variations.

Trop d'informations...

Genlocks, poulies, cordages...

La foule avance tout doucement, mais finalement, ça me va bien. Je prends le temps de faire de belles photos, comme je les aime!

Generali, de Yann Eliès.

J'arrive maintenant à l'avant du soixante pieds de Yann Elies.

Toujours plus de détails attirent mon regard.

Safran, de Marc Guillemot.

La preuve....!!!

Au loin, la foule se presse, toujours aussi compacte, sous le chapiteau du Conseil Général de la Vendée.
Et dans le ciel, le nuage noir dont une partie du contenu vient de s'abattre gentiment sur nous....

J'aime beaucoup voir les bateaux sous cet angle. J'imagine les marins sur cette surface pleine de pièges alors que leur voilier plonge dans les vagues...

En tout cas, l'étrave de Safran me plait bien.

Là-bas, la bannière du port de plaisance flotte au gré des vents.

 

Dernière image de Safran.

Et maintenant, place au Gitana Eighty, de Loïc Peyron , que tout le monde connait, au moins de réputation.

Rothschild comme sponsor, ça ne sonne pas trop mal.... Surtout couplé avec allersretours.com...



U n très bel insigne sur la coque arrière.

Et ce parchemin qui flotte sur la plage arrière.

Non, je ne suis pas le seul à bombarder. Et comme je vais à la même vitesse que ce monsieur, je le verrai souvent dans cette position!

Reflets sur Gitana Eighty

Reflets sur un des favoris



 

Algimouss - Spirit of Canada - Derek Hatfield

Derek Hatfield a financé une partie de son voilier en vendant à des gens l'inscription de leur nom sur la coque de son bateau. J'ai pris une photo d'une partie des signatures, de loin. En voulant vous en mettre un extrait à peu près lisible, j'ai eu cette énorme surprise. Il semblerait que le président de notre pays ait été sollicité par le navigateur, et qu'il ait répondu favorablement à sa demande.

 

Non, ce n'est pas un canon. Mais ça y ressemble étrangement...
Détal ci-dessous. Y'a même des décalcomanies...





Evover - Mike Golding, devant l'étrave de Spirit of Canada.



 

Détails sur Evover

Un pont bien net pour Mike Golding.

A l'avant d'Ecover.

Alex Thomson, le skipper malheureux de ce Vendée Globe, et son splendide Hugo Boss

Cordages... et autres noeuds marins.

Le mat d'Hugo Boss au-dessus de ma tête.

Je progresse très lentement vers l'avant du bateau d'Alex Thomson. Il y a effervescence sur le voilier, beaucoup de monde travaille...

Comment se retrouver dans un tel enchevêtrement de cordes et poulies? Imaginez, dans les vagues, avec les paquets de mer arrosant le tout...

Et voici le nez, noir comme il se doit, d'Hugo Boss.

Devant Hugo Boss, je retrouve BT de Sébastien Josse

Dans l'intimité de Sébastien Josse

Et comme partout sur ces magnifiques voiliers, des cordages, des poulies, encore et encore... à en perdre la tête!

Au premier plan à droite, c'est la pointe extrême de Hugo Boss...

Gros plan sur une poulie. Pour ma part, je ne comprends pas trop comment ça tourne... Et vous?

En cheminant le long de BT.

Je finis forcément par arriver à son étrave, ornée de belles couleurs!

Aviva, avec son globe à l'arrière. Le bateau de Dee Caffari.



Pour ceux qui veulent tout savoir.

Avec le quai de La Chaume en arrière-plan, j'arrive au bout du premier ponton.

Il est 13 heures, déjà! Et je ne suis qu'à la moitié de ma visite... D'un autre côté, je constate qu'il commence à y avoir moins de monde, et c'est bien normal, car les visiteurs ne vont pas se priver du repas, sauf... votre serviteur! Pas question d'aller manger, je vais bien au contraire profiter de ce calme pour terminer ma visite. J'aurai bien le temps de manger plus tard. Demi-tour, donc. Les monocoques se présentent maintenant dans l'autre sens, la proue en avant. En fait, ce n'est pas vrai. C'est tout simplement moi qui marche dans l'autre sens, puisque je retourne sur mes pas, mais sur la partie opposée des pontons. Je passe le bateau de Raphaël Dinelli, car, comme lors de ma dernière visite, il est absolument inacessible. Trop de monde devant... dommage!

Le suivant sur ma liste -enfin non, je n'ai pas de liste, ,en fait- est le voilier de Marc Thiercelin, DCNS, lancé en mai 2008.

Marc Thiercelin n'en est pas à son coup d'essai sur le Vendée Globe. C'est tout simplement sa 4ème participation!

J'adore le dessin des écailles sur la coque de son voilier.

Détail sur les écailles.

Quand je vois tous ces éléments accrochés, sous tension, je me dis que tout ceci doit être extrêmement solide pour tenir sous la pression constante!

A qui appartient cette proue taillée pour le grand large?

Vous l'aviez tous reconnue, bien sûr. PRB, alias Vincent Riou, le dernier vainqueur du Vendée Globe, l'un des favoris cette année.

La partie arrière.

PRB est le dernier voilier rangé le long du quai.

A partir de maintenant, ils sont perpendiculaires au ponton, ce qui est un peu dommage.

Juste à côté de son frère ennemi. VM pour Vendée Matériaux, de Jean Le Cam, dit le Roi Jean, deuxième dans le Vendée Globe 2004-2005...

Avec le même bateau que lors de la dernière édition. Lui aussi est sur la liste des prétendants au titre...

Dans cette position, j'ai beaucoup plus de mal à photographier les bateaux!

Par contre, je passe bien plus vite de l'un à l'autre!

Comme ça, les présentations sont faites...

N'allez surtout pas croire que je sois le seul à photographier...

Quelques gros plans glanés sur Artemis.

Pindar - Kingdom of Bahrain -- Brian Thomson

Le royaume de Bahreïn est un pays situé sur un archipel du Golfe Persique au Moyen-Orient. Superficie : 707 km2, 161 km de littoral.

Je ne parviens malheureusement pas à faire une photo globale du voilier! En arrière-plan, le clocher de l'égise de La Chaume.

Brit Air, avec Armel Le Cléac'h, lancé en Juillet 2007.

La pointe de Brit Air.

Superbes reflets combinés des rayons du soleil et des rides de la surface de l'eau sur la coque du voilier.

Temenos II de Dominique Wavre, l'un des deux Suisses de cette édition. Il était sur l'autre ponton la dernière fois que je suis venu ici.

Vous imaginez-vous à la barre, dans les vagues, sous les paquets de mer? Côté droit...

Ou bien côté gauche...

Maisonneuve de Jean-Baptiste Dejanty.

Le pont est assez encombré, certainement encore bien du travail!

Belle ligne racée pour le monocoque de J.B. Dejanty.

Bernard Stamm - Cheminées Poujoulat - Le deuxième Suisse de la course.

Panorama de trois images pour cette vue du voilier de Bernard Stamm, lancé en avril 2003, anciennement Virbac-Paprec (celui de Jean-Pierre Dick).

Beaucoup de journalistes et de caméras sur les pontons aujourd'hui. C'est vrai qu(il ne leur reste plus beaucoup de temps pour terminer les interviews.

Me retournant, j'aperçois une forêt de mâts... tous plus impressionnant les uns que les autres!

En cours de recollage... Ne pas toucher... Mais... A qui appartient donc ce bateau?

Pakea Bizkaia - Unaï Bazurko, le Basque Espagnol.

Pakea Bizkaia - Vu de face.

Des poulies, encore et encore...

Toe in the water, de l'Anglais Steve White, sorti en mai 1998.

Ici aussi, il y a encore du boulot!

Une véritable invitation au voyage...

Akena Vérandas, Arnaud Boissières. Reflets...

Belles couleurs, superbes reflets...

Great American III avec Rich Wilson, lancé en 1999. C'est l'ancien bateau de Thierry Dubois, conçu pour le Vendée Globe 2000-2001.

Et maintenant, l'Autrichien Norbert Sedlacek, sur son Nauticsport-Kapsch.

Je tourne autour, comme pour les autres bateaux situés de ce côté.

Quand je vois ça, j'ai envie de partir. Deux éléments me retiennent. Le bateau ne m'appartient pas, et je ne sais pas piloter ces engins... A part ça...

La deuxième femme sur ce Vendée Globe, Samantha Davies, sur Roxy.

Et Roxy, c'est l'ex-PRB, double vainqueur du vendée Globe... Ni plus ni moins!



Un voilier toujours superbe, et qui n'a sans doute pas dit son dernier mot...

Une petite dernière de Roxy, avant de passer au suivant.

Allez, soyons fou! C'est jour de fête...

La preuve... Des fleurs sur le ponton séparant Roxy d'Aquarelle. Une petite touche de nature dans ce monde de technologie.

Après les fleurs, un parchemin... Un anniversaire pour le skipper?

Aquarelle, de Yannick Bestaven, vu de face.

Et toujours des reflets dans l'eau. Désolé, mais je trouve ça joli...

Foncia, de Michel Desjoyeaux. Encore un favori...

Un long nez... pour fendre l'air!

Je pense que vous serez tous d'accord avec moi. Ce noeud est superbe, et ne doit pas être facile à défaire!

Je vous le disais bien. Taillé pour fendre les vagues!

Groupe Bel, Kito de Pavant. La vache qui rit...

Justement, elle est là, en train de nous faire un clin d'oeil.

Non, ce n'est pas le skipper. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de le présenter ici. Mais si tel est le cas, je retire la photo, of course!

Plutôt en contre-jour, mais c'est mieux que rien, quand même!

Véolia Environnement, comme vous pouvez le voir. Roland Jourdain, dit "Bilou", un connaisseur du Vendée Globe.

Ce sera la dernière de cette petite balade... Enfin, pas si petite que ça, n'est-ce-pas?

Il est presque 15 heures! La foule est revenue, encore plus dense. Franchement, vous pouvez me remercier pour les photos, quand vous voyez dans quelles conditions je les ai prises, avec le trépied et le téléobjectif... Et tout ça sans boire ni manger...

J'ai pris ma première photo peu avant 11 heures.

Par conséquent, je viens de passer quatre heures complètes dans la foule avec tout le matos. Je ne peux que me féliciter!
Comme quoi, quand on aime, on ne compte pas...

A combien de personnes estimez-vous la foule? Vous voyez le sens de la visite. C'est bien évidemment dans ce sens que je viens de vous présenter ce superbe reportage. J'espère que les amoureux de cette course onté été comblés. J'espère avoir donné envie à d'autres de venir.

Je suis heureux d'être venu ici, aux Sables d'Olonne, sur les pontons du Vendée Globe.

Je remercie tous les skippers de nous faire participer un peu à leur aventure. Et je leur souhaite bon vent.

Je terminerai en leur disant ici toute mon admiration pour leur courage. Merci.

 


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