Vers Vitré

Mardi 25 Octobre 2005

De couleur blanche, le trajet effectué, (excepté la partie vendéenne, de Nantes à l'Aiguillon-sur-Vie, qui ne comporte aucune photo), les écarts avec la route la plus directe ayant été effectués sur le chemin du retour, comme vous le constaterez lors de votre lecture.


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Suite de la rando ? Un mardi ? Seul ? Mais que signifie ?

 

Effectivement, c'est une curiosité ! Quelques explications.

Hier lundi, j'avais un rendez-vous très important, que je n'avais pas pu décaler. Cest pourquoi ma matinée s'est passée dans le travail, sans pouvoir m'occuper du problème de l'appareil photo -pour ceux qui ne sont pas au courant, reportez-vous à la description de la rando de dimanche.

Libéré vers 11h50, je m'empresse de téléphoner à l'accueil du grand magasin propriétaire de la station-service de Vitré. J'explique donc en quelques mots l'objet de ma requête à la dame que j'ai au bout du fil; elle me demande de patienter, le temps de se renseigner. Ce ne fut pas long: "oui monsieur, une dame a trouvé votre sac à la station, mais elle l'a déposé à la gendarmerie de Vitré, et est venue ce matin nous avertir, pour le cas où la personne l'ayant perdu nous contacterait...". Ah, madame, je vous aurais embrassée si j'avais été en face de vous.

Quelle bonne nouvelle!

La suite ? Je téléphone à la gendarmerie de Vitré, qui me confirme tout. Vous pouvez venir le chercher dès maintenant, emportez la facture et une pièce d'identité. L'adresse de la personne ayant trouvé votre sac ? Oui, la voici, ainsi que son numéro de téléphone.

Vous vous en doutez, c'est la joie. Je suis prêt à partir de suite, mais malheureusement, ce n'est pas possible. Par contre, je peux prendre ma journée de mardi. La journée entière ? Eh bien oui, car il y a quand même du chemin (minimum 400 km), et en plus, l'envie de "terminer" la rando du week-end en apothéose se fait sentir au fur et à mesure de la journée de lundi. Oui, je suis un peu resté "sur ma faim" concernant la partie touristique de la rando: je n'ai pas visité Vitré avec le groupe comme Elizabeth l'avait prévu, je suis parti un peu vite. Alors, je peux rattraper cela, car j'en ai l'occasion unique. Je vais récupérer mon sac PHOTO, donc je vais pouvoir faire des PHOTOS, et assouvir ma passion.

C'est donc décidé. Et en scooter, s'il-vous-plait. Au début, je voulais y aller en voiture. Mais circuler à Vitré en voiture, chercher les adresses, le stationnement pour visiter la vieille ville, et puis, et puis... même sans argument, l'idée de retourner en scooter s'impose. Je partirai avec le x9, qui a de suite montré son désir d'y aller, comme s'il voulait se racheter de sa "faute" : oui, c'est à cause de lui que j'ai oublié mon sac à la station, et il le sait bien...

Je consulte la météo: pluie et vent sur toute la Bretagne pour mardi matin, puis belles éclaircies l'après-midi. Ce n'est pas la pluie qui va freiner mon enthousiasme. J'ai l'impression que je viens de gagner au loto, et je suis "sur un nuage" toute la journée, pas en-dessous ! Bon, ce sera un départ très tôt, de nuit -comme je n'ai pas d'appareil photo, je ne pourrai pas prendre de photo, donc autant rouler de bonne heure. La gendarmerie ouvre dès 8 heures, alors autant en profiter!

 

Départ à 6 heures pile. Totalement frais et dispo.

Equipement pluie complet: cagoule et surbottes achetées vendredi (suite à la remarque d'Elizabeth nous conseillant, avant la rando, d'emporter les tenues de pluie), je démarre dans la nuit, bien au chaud dans mes vêtements. En effet, il ne pleut pas, et il fait exceptionnellement très doux. Peu importe. Rouler en ayant chaud est nettement plus agréable que rouler en ayant froid. Et puis, aujourd'hui, l'humeur est au très beau fixe, alors.

Pas grand monde sur les routes vendéennes, par contre, à partir de Challans, la circulation commence: tous les vendéens qui travaillent sur Nantes, et beaucoup de camions. Traversée de Nantes tranquille par les périph' Est, direction Paris, puis à Carquefou, changement de cap: je trouve la D178, loupée dimanche, qui va me conduire directement à Vitré.

Il fait toujours nuit; mais cette fois, la circulation est dans l'autre sens, et la pluie prévue sur la Bretagne est bien au rendez-vous, accompagnée de bonnes bourrasques. Sous mes vêtements, je suis bien au sec, mais la conduite est assez difficile, car la route est assez sinueuse, je ne la connais pas du tout, et les phares des files ininterrompues d'en face me gênent beaucoup: je croise le flot de ceux qui vont travailler sur Nantes... La visibilité est faible, et je dois parfois ralentir dans les virages, car je ne vois plus la route. Un changement de casque ne serait quand même pas du luxe... La pluie redouble d'intensité, le vent aussi, et c'est vraiment souvent sous la pluie battante que je vais parcourir les 100 km séparant Nantes de Vitré. La terre est sèche et a besoin d'eau, ça "tombe" bien...

 

Il est 8h30 quand je pénètre dans la gendarmerie de Vitré, trempé comme une soupe (à l'extérieur). Je suis accueilli avec le sourire par une gendarme, et j'aperçois mon sac photo sur le comptoir. C'est la joie; j'ouvre juste le sac, mais tout semble bien là, je ne vérifie même pas le contenu exact, je le sens. Même pas de signature, même pas de pièce d'identité, même pas de facture, je pars avec mon sac au bout de 10 minutes de conversation, en laissant une grosse mare derrière moi. J'apprends que le sac a été apporté dimanche à 16h50 à la gendarmerie. Oui, monsieur, la gendarmerie est ouverte 24 h sur 24, vous auriez pu venir le prendre aussitôt! Et quand j'ai quitté le groupe des amis scooter dimanche, à Vitré, il devait être aux environs de 17 h...

En fait, je suis content de ne pas l'avoir su. car cette journée d'aujourd'hui, c'est une journée comme je les aime, et je ne l'aurais pas vécue sans ça...

Je sors de la gendarmerie et, 3 minutes plus tard, je stoppe devant un magasin de fleurs. Il pleut toujours. Je commande un magnifique bouquet de fleurs pour l'adorable bretonne qui a trouvé et rapporté mon sac, et je le lui fais livrer, car il n'est pas question que je le transporte avec le sccot, faute de quoi ce ne serait plus un bouquet de fleurs...

Et, après un grand bol de chocolat chaud, je vais dans la vielle ville de Vitré. Il faut que je vous dise: entretemps, le ciel s'est éclairci, et des rayons de soleil percent même la couche de nuages... Comme les prévisions, mais en avance ! Génial.

 

Allez, j'arrête de parler. Place aux photos, vous n'allez pas être déçus, du moins j'espère !
Vitré et son magnifique château.
Le pont-levis, le monument aux morts, et mon cheval...
Durant la seconde moitié du XIè siècle, le baron Robert 1er de Vitré édifie un château sur l'éperon rocheux dominant la vallée de la Vilaine. Durant la première moitié du XIIIè siècle, le baron André III lui donne son plan triangulaire actuel, avec une enceinte fortifiée de tours reliées entre elles par des courtines (murs reliant deux tours).
A la fin du XIVè siècle et au début du XVè, Guy XII et son épouse Jeanne de Laval-Châtillon reconstruisent le château. Il devient au XVè siècle la résidence des barons et bientôt des comtes de Laval: châtelet d'entrée, tour Saint-Laurent et de la Madeleine...
On dirait que ça se fendille un peu à droite, non ?
A la fin du XVè siècle, il est mis au goût du jour par l'adjonction de galeries de circulation. Il est orné vers 1530 d'un oratoire Renaissance par Guy XVI. Avec les Rieux puis les Coligny, barons de Vitré de 1547 à 1605, le château abrite le prêche protestant pendant quelques années.
En 1605, le château passe dans la grande famille des La Trémoille, originaire du poitou.
Au XIXè siècle, le château devient propriété publique. L'architecte Darcy engage sa restauration après son classement parmi les Monuments Historiques en 1872.
Photo prise à l'intérieur de l'enceinte.
L'entrée sous lequel j'ai conduit monseigneur le x9, qui n'était pas peu fier.
Là, je le connais, monsieur fait son fier !
Y'a pas à dire, quand la photo est bien droite, c'est beaucoup mieux !
L'église Notre-Dame. Scooter, sur le pavé mouillé, il faut se méfier.
Superbes restaurations des maisons dans les vieilles ruelles autour du château.
Le vieux Vitré.
Je vous laisse admirer en silence, comme je l'ai fait moi-même.
Le x9 était tout fier de se poser près d'une copine...
L'église Notre-Dame, des XVè et XVIè siècles, de style gothique flamboyant.
J'adore regarder les détails de sculptures. Que de travail ! Je suis admiratif.
Porte et vantail Renaissance (XVè et XVIIè)
Quelques renseignements ici.

 

Le temps passe vite en promenade... Il est temps d'aller voir la dame qui a trouvé mon sac. C'est une jeune -et jolie- femme d'environ 35 ans, avec deux enfants. Elle me propose d'entrer, ce que je refuse, car je ne veux pas non plus m'imiscer dans sa vie privée. Elle me raconte que lorsqu'elle est passée à la station, il y avait pas mal de monde. Elle voyait bien ce sac, mais n'osait pas aller le chercher. Finalement, elle s'y est décidée, et c'est très délicatement qu'elle se lance dans l'ouverture du sac, car elle avait peur d'y trouver une bombe. Lorsqu'elle a vu l'appareil photo, elle a pensé qu'il s'agissait de matériel professionnel, et a aussitôt décidé de le conduire à la gendarmerie. Et le lendemain, elle a informé la grande surface de ce qui s'est passé. Vraiment formidable de sa part, et je la remercie. Le magasin de fleurs l'a contactée pour la livrer, donc je pars rassuré sur la livraison, la remerciant encore pour son honnêteté.

 

Je reprends la route, D178, direction La Guerche de Bretagne. C'est la 5ème fois en 2 jours que j'emprunte cette route -3 fois dimanche soir, et ce matin- et je décide de prendre des routes encore plus petites, comme lors de notre rando du week-end.
A hauteur d'Etrelles, je prends à droite la petite D 33. Et je vois cette belle maison...
Puis je prends la D 108 vers Domalain, direction Sud. Cette route est parallèle à la D 178, et au moins, je n'y suis jamais venu. Et je ne suis pas déçu. Pas un chat, d'abord, et la route est étroite, comme je les aime. C'est l'idéal.
Les fermes aux toîts d'ardoise sont cachées derrière des bouquets d'arbres.
Splendide, je ne vois pas d'autre mot pour une telle route. C'est le bonheur.
J'aperçois le clocher de Domalain. Il semble impressionnant !
Non, ce n'est pas la route principale. Celle-ci conduit à une maison.
Mais j'y ai "posé" le scoot pour prendre quelques photos.
Je suis impressionné par l'ampleur de ce monument, auquel je ne m'attendais pas du tout. Les campagnes françaises recèlent des milliers de trésors...
Une vieille croix bretonne, comme il en existe encore des centaines.
L'inscription gravée sur le socle s'avère illisible. Dommage.
Le x9 se "planque" dans la campagne bretonne. Il se fond dans le paysage.
La campagne est toujours aussi belle. J'adore vraiment les arbres.
Franchement, le contraste entre la campagne, le tracteur, et la magnificence de ce bâtiment est absolument saisissant. Dommage que je sois toujours penché... Non, je n'ai pas bu...
Comment rester indifférent devant de tels ouvrages ?
Une des rues traversant le bourg.
Eglise Saint Melaine
Encore des détails.
Domalain, centre-ville.
Et un cadran solaire.
Détail sur le balcon supérieur.
Les corbeaux sont les seuls habitants des lieux.
Je continue sur la D 108, vers Moutiers.
Un coup d'oeil en arrière, on aperçoit le clocher de Domalain.
L'église de Moutiers. Attention, ce n'est pas moi qui penche, c'est vraiment l'église !
Là, c'est vraiment moi qui penche...
L'église est en réparation, extérieur comme intérieur.
Détail d'architecture.
Vieille maison dans le bourg, près de l'église.
A gauche, le mur de l'église, à droite u ne vieille ferme. Au centre, ma monture.

 

Midi vingt déjà, je commence à avoir une petite faim. C'est vrai que j'ai mangé de bonne heure ce matin. Mais je suis tout près de La Guerche, c'est parti.
Oui, je sais, ça penche encore, mais cette fois, ce n'est pas moi. C'est superbe.
La Guerche-de-Bretagne. Il règne ici une très grande animation. La route contourne totalement le centre-ville, comme si une muraille invisible l'entourait. Toute circulation est bloquée vers le centre, c'est jour de marché, et c'est presque la foule. Merci encore au scooter.
Un marchand de saucisses-frites se trouve ici, et l'odeur de la friture parfume délicieusement mes narines. Hum, une bonne saucisse, je ne peux pas résister. Quel délice !
Encore ce style néo-gothique . Quel ouvrage, mes amis !
Tout simplement époustouflant. Que de détails, rigoureusement alignés, équidistants les uns envers les autres. La perfection.
La place centrale de La Guerche. Vous reconnaissez le scoot, peinard, sur le trottoir.
 
Ces maisons ont sûrement plusieurs siècles d'existence, et en ont vu défiler, du monde.

Les marchands ambulants commencent à plier leurs étalages.

Je plie aussi bagage. Le ciel redevient menaçant, et j'ai envie de prendre encore des photos avant la pluie, qui va sûrement revenir. Je reprends donc la route.

Un petit coup d'accélérateur, et déjà je freine... Rannée, juste au Sud de La Guerche, avec sa magnifique église.
C'est un des plus beaux édifices religieux en milieu rural du département d'Ile-et-Vilaine.
L'église est sans doute construite sur une petite nécropole du haut Moyen-Age, car quelques restes de sarcophages en calcaire coquillier se voient dans les murs de l'abside et de la façade ouest. Après un incendie, elle fut reconstruite au XIIè siècle par l'évêque de Rennes, Etienne de Fougères, entre 1168 et 1178. De cette époque datent l'abside, la belle façade romane à l'ouest et l'arc triomphal à l'entrée du choeur .
 
Au XVIè siècle, l'église est étendue au sud et au nord, par ajout de bas-côtés à pignons, sur un modèle fréquent au sud et à l'est du l'Ile-de-Vilaine.
C'est surtout la façade nord qui retient l'attention avec un décor soigné de choux-frisés, de têtes, de gargouilles et d'effigies, dont celles, très soignées, de Saint Crépin et Saint Crépinien, de chaque côté de la porte Renaissance en anse de panier.
J'adore ces sculptures, pas vous ?
L'emplacement n'est pas perdu pour tout le monde... Les pigeons sont peinards, ici.
La D 178 à Rannée, qui passe devant l'église.

 

Un peu plus de 13 heures. Je reprends le bitume. Je décide de rester sur le D 178 jusqu'à la grande ville du coin: Châteaubriant. Je traverse la belle forêt de La Guerche, dans laquelle je m'arrête. Malheureusement, il doit s'agir d'une forêt privée, car tous les accès sont barrés.

Je poursuis donc tranquillement ma route, quitte l'Ile-et-Vilaine et pénètre dans le département de Loire-Atlantique.

Je vois des panneaux indiquant "le château". J'ai bien fait de venir voir, il est superbe.
Si l'histoire de Châteaubriant vous intéresse, c'est ici.
Château de Châteaubriant.
Je me demande si ce scooter n'a pas des ancêtres châtelains, car il essaye toujours de rentrer dans les châteaux... Besoin de renseignements ?
Serait-ce le drapeau de Bretagne ?
Le "paysage" devant le château de Châteaubriant...
L'immeuble des "Postes et Télécommunications"...

 

14 heures. Je reprends la route plein sud sur la D 178, mais cette fois encore, les dieux de la route sont avec moi. Sur la route de Moisdon-la-Rivière, des travaux m'obligent à suivre une déviation vers Erbray sur la D 40, quelques km après Châteaubriant. C'est ainsi que je "tombe" sur cette petite chapelle, dans le petit hameau des Landelles.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'adore ces vieux bâtiments que l'on peut trouver en pleine campagne, peu ou pas connus du tout, mais toujours pleins de charme.
Je décide de ne pas suivre les panneaux de la déviation, mais de poursuivre comme ce matin par les petites routes. La D40 me conduit directement à Erbray, nom breton Ervoreg.

 

En consultant ma carte, je constate que je me trouve tout près de la source du Don, nom d'une rivière de Loire-Atlantique, affluent de la Vilaine, qui avait attiré mon attention la semaine dernière lors de la préparation de la rando en Bretagne, car je recherche toujours les vallées, offrant souvent de beaux paysages. Or le Don est aussi le nom d'un grand fleuve Russe, de 1770 km de long. Curieux homonyme. Il faut que j'aille voir le Don de Loire-Atlantique avant d'aller voir celui de Russie! Une sorte d'avant-goût du grand voyage.

Anecdote: en faisant des recherches sur Internet, j'ai constaté qu'il existait aussi une rivière "Don" au Canada qui traverse Toronto, et en Ecosse à Aberdeen... Qui dit mieux ?

C'est une jolie rivière. Un sentier de randonnée passe près du pont, invitant à la promenade.

 

Quelques gouttes de pluie se mettent à tomber, mais ce n'est pas bien méchant.
Grand-Auverné. Encore une grande église, comparée au village !
La petite D 41 serpente dans la campagne. Je me dirige vers Joué-sur-Erdre. Vue vers le Sud.
Et un coup d'oeil en arrière, comme d'habitude. On aperçoit le magifique clocher de Grand-Auverné, juste passé.
Ferme près du lieu-dit "Le Val".
Je viens de traverser la forêt d'Ancenis -rien à voir avec la ville du même nom- et d'emprunter la D 18 sur quelques mètres, pour reprendre ma D 41, que vous voyez ici (coup d'oeil vers l'arrière). La végétation est encore très dense; je me trouve là à quelques centaines de mètres de l'abbaye de Melleray -qui se trouve à droite de cette photo. La région est "couverte" de croix, statues, et autres signes très ostentatoires d'une grande religiosité catholique.
Monsieur mon scooter ne voulait pas se mettre sur le bas-côté !
Peu avant Joué-sur-Erdre, je prends une toute petite route qui longe l'Erdre, et je "tombe" sur ce joyau bien caché dans la campagne. Ces petites routes sont pleines de surprises...
Je fais demi-tour, car cette incursion sur cette petite route n'avait d'autre but que celui de descendre sur le bord de la rivière l'Erdre, le stationnement sur la D41 au niveau du pont étant délicat ! Mais les champs sont fermés, et je ne vois pas d'accès.
Vous voyez, ce n'est pas facile, mais je n'ai pas le choix, car je veux photographier l'Erdre.
Comme c'est bucolique, je ne pouvais pas rater cette photo, non ?
Joué-sur-Erdre. Avec une église-forteresse !

 

Je décide de ne pas passer par Nort-sur-Erdre, mais de couper par la D31 et de descendre sur la Loire par la rive gauche de l'Erdre, Les Touches et Petit-Mars.
Les Touches et son église au magnifique clocher, que je viens de passer. Derrière moi, une statue commémorant un événement du 31 mai 1903.

Quelques km plus loin, c'est l'arrivée à Petit-Mars. Je suis encore "bluffé" par la magnificence de l'église. Mais celle-ci a un "plus" par rapport aux autres de la journée.
On dirait que la barque sort de la crypte, c'est saisissant de réalisme !

 

Une fois parvenu à Carquefou, je prends la décision de filer vers l'Est -et par conséquent de m'éloigner de la Vendée- et d'aller faire un tour sur les bords de la Loire. Je remonte donc son cours, rive droite, vers Thouaré-sur-Loire, puis Mauves-sur-Loire. C'est là, à Mauves, que je décide de passer rive gauche. Je traverse la Loire.

Voici le pont de Mauves-sur-Loire après la traversée. Je suis donc sur la rive gauche.
Le TGV Nantes-Angers passe sur la rive droite, au pied de la falaise.
On le voit s'éloigner. Au premier plan, les berges délaissées par la sécheresse.
Au zoom maxi, on voit mieux le TGC. Il file vers l'Est, vers Angers, vers la droite, oui.
Il y a toujours plusieurs "bras" autour du lit principal du fleuve.
Il attend sagement, il me connait bien maintenant.
Vu sous cet angle, il faut bien admettre qu'il est terriblement laid, ce pont...

Sculpture de Pierre Garçon, commune de La Chapelle-Basse-Mer. L'oeuvre représente une proue de bâteau. Ce torse de femme, symbole de maternité, c'est la Loire qui, depuis l'ère glaciaire, permet la navigation et féconde la région, en témoignent les cultures viticole, horticole et maraichère. Elle porte l'histoire des siècles, pleine d'assurance, face au vent du large. La voile du navire se gonfle: l'espace ouvert rappelle une "pierre percée", lieu de son implantation. L'ouvrage, haut de 3,50 m, pesant 10 tonnes, est réalisé en pierre de la Pessonnière. Marquant le millénaire 2000, elle a été inaugurée le 2 octobre 1999.
La Pierre Percée; en face, l'île Arrouix.
Le vent souffle le long de la Loire, chassant les nuages.
Les Mottes, l'île Arrouix à gauche, le pont de Mauves au fond.
Gros plan sur le pont de Mauves.
Coup d'oeil sur l'île Arrouix.
Le pont de Mauves, encore, illuminé par le soleil couchant.
Gros plan sur Les Mottes.

Un peu plus loin, à hauteur de La Chebuette. Je rappelle que je roule vers Nantes maintenant.
Il me semble entendre le bruissement du vent dans les feuilles.
La Chebuette, c'est bien ce que je disais, non ?
Là je suis un peu plus loin. On voit désormais le fleuve dans toute sa largeur, et on voit parfaitement la proue de l'île d'Arrouix, comme si c'était celle d'un bateau.
Les pêcheurs sont là, au bout de ces petites digues.
Le pont de Thouaré, qui s'appuie au centre sur l'île de la Chênaie.
Coup d'oeil vers l'Ouest. Je commence à ressentir l'arrivée prochaine du crépuscule.

 

Ce sera ma dernière photo. Je n'ai plus assez de lumière solaire pour qu'elles soient belles.
Je décide de rentrer maintenant, la ballade prend fin ici.
Je connais par coeur le reste du chemin.

Je suis quand même obligé de faire le plein sur Nantes, et je dois dire que mon gros x9 m'a une fois de plus ébloui. Il a roulé aujourd'hui à l'économie -12,54 litres pour 356 km, ça fait bien dans les 3,52 litres/100. Alors avec une telle consommation, je reste évidemment avec lui, pas question de le changer, il est vraiment trop mignon.

 

Je suis un peu triste ce soir, car cette fois, ma rando Bretagne est bien terminée.

Mais je viens juste de voir sur le groupe x9 qu'Elizabeth va nous en préparer une autre l'an prochain: je m'inscris d'office, c'est sûr.

Et vous en avez les preuves, j'ai encore passé une formidable journée de promenade grâce à mon scooter -j'ai vraiment eu le nez fin le jour où j'ai fait le chèque d'acquisition du x9- et grâce à mon étourderie, et grâce à l'honnêteté de la dame de Bretagne.

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