Vers Cherbourg - 1er jour

Randonnée en scooter dans le Cotentin
Vendredi 11 mai 2007
1er jour de voyage
Les Sables d'Olonne-Cherbourg
461 km - 4 photos - Temps variable

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C'est la première fois que je ne pars pas seul à une rando organisée par les amis du forum du groupe x9. Je suis avec mon amie, qui en profite pour étrenner bien des choses. En effet, c'est sa première rando, c'est aussi son premier grand déplacement avec sa magnifique Triumph 900 cm3 Bonneville America presque neuve, puisqu'elle affiche moins de 800 km au compteur au moment du départ. Enfin, ç'aurait pu être également son baptême des logements en terrain de camping... Mais devant une météo franchement hostile, nous décidons au dernier moment de ne pas trop en "rajouter"! Ce sera l'hôtel pour cette fois-ci, mais c'est promis, la prochaine fois, nous camperons!

Et c'est la première fois que je participe à une rando avec Pégase, mon nouveau scooter, un Suzuki Burgman 650.

 

Nous partons de bonne heure, puisque la Triumph a rendez-vous chez son docteur... à Nantes. C'est la première révision, rodage presque terminé. Ce concessionnaire est situé au village moto à Orvault, et c'est un endroit génial pour les motards car il regroupe un grand nombre de très grandes marques dans un même périmètre. Le rendez-vous est à 10 heures, et nous arrivons à ... 9h59. Vraiment très impressionnant, comme timing! Parmi les concessionnanires présents, il y a KTM. Et j'en profite pour aller m'asseoir sur la KTM 990 Adventure. Cette moto me fait tellement penser aux voyages... Eh bien, je suis très agréablement surpris. Déjà, je touche les pieds par terre, ce que je n'étais pas certain de pouvoir faire. Et puis, je la trouve légère, légère... Le vendeur arrive, et me donne ses coordonnées. Je viendrai l'essayer, c'est certain! En effet, je sais qu'avec le scooter, je ne peux pratiquement pas pénétrer dans les petits chemins en forêt, ou les chemins de terre en campagne. Or, pour bivouaquer en "sauvage", c'est indispensable. C'est pour ça que cette moto me tente...

On décide d'aller casser la croûte ici avant de reprendre la route.

Midi et demi. La Triumph est prête, on peut partir.

Le village moto est sur le périphérique de Nantes, et cinq minutes plus trad, nous roulons sur la route Nantes-Rennes, une très belle deux fois deux voies, que je connais par coeur. C'est un peu monotone, c'est même très monotone, mais nous sommes tellement heureux de rouler que ça se supporte très bien. Le ciel est menaçant, mais reste malgré tout clément, ce qui fait que nous héritons dde quelques rafales de vent, mais nous évitons la pluie! A Rennes, je cherche un endroit pour faire une pause, mais rien ne se présente. Puis nous découvrons l'autoroute gratuite Rennes-Caen, du moins dans cette partie. Comme nous avons pas mal de route, nous prenons. Les kilomètres s'égrennent lentement, car nous roulons toujours entre 100 et 125, rodage oblige... Aucune possibilité d'arrêt ne se présentant, je quitte l'autoroute à Liffré, au hasard.

Ici, c'est pas mal, histoire de se dégourdir un peu les jambes, et de grignoter quelque chose...

Pégase est en pleine forme, pas fatigué pour deux sous. A ce rythme, il ne s'arrêterait jamais, c'est moi qui doit le forcer... Derrière, Bonnie -c'est le surmon de la Triumph Bonneville- est heureuse de faire une pause. C'est l'apprentissage de la vie d'une moto, et ça se passe ma foi très bien! Faut dire que Pégase est tellement sympa que ça ne peut que bien se passer!

On aperçoit là-bas le petit village de Liffré et son église.

Il est 14h30 lorsque nous reprenons l'autoroute, que nous quittons une heure plus tard à Villedieu-Les-Poêles. Je serais bien allé faire un tout au Mont Saint-Michel -nous sommes passés tout près, à Avranches-, mais nous avons encore du chemin...

Entre Vileldieu et Saint-Lô, la route est fort agréable, puisqu'elle chevauche et contourne les première collines de Normandie.

Comme nous ne sommes pas en camping, il nous faut trouver des gens acceptant de nous héberger. Malheureusement, le porte-à-porte ne fonctionnant pas très bien pour ce genre de situation, nous choisissons... l'hôtel. Bon, ce n'est pas terrible, mais c'est mieux que sous les ponts! En fait, nous sommes ici à Saint-Lô, et nous réservons, en passant, pour dimanche soir, au retour de la rando, puisque celle-ci doit se terminer à Carentan! Bon, c'est fait, nous voilà rassurés jusqu'à lundi soir!

 

Allez, nous enfourchons à nouveau les bécanes, direction le Cotentin. Carentan, puis Valognes. Les nuages sont de plus en plus foncés, quelques gouttes tombent... Heureusement que nous avons mis nos pantalons de pluie, qui déjà nous protègent bien du vent.

L'arrivée à Cherbourg n'est pas très gaie. En fait, il pleut bien, le ciel est désormais complètement bouché! C'est tout juste si nous avons une vue globale sur la ville, avant la grande descente. Mais pas question de prendre une photo, sous peine de tremper l'appareil.

Nous cherchons, et trouvons, notre hôtel facilement. Le "Bonsaï", c'est son nom. L'aspect extérieur est assez minable, mais la chambre est très correcte, et très propre. De toute façon, nous n'avons plus le choix, car j'avais réservé.

Il est 17h30, et nous avons parcouru 451 km depuis ce matin. Cette pause est très agréable, malgré la mauvaise météo, puisque nous sommes bien à l'abri! C'est vrai que si j'avais maintenu l'option camping, je serais en train de monter la tente sous la pluie, ce qui, psychologiquement, n'est pas très réjouissant. Il est vrai que si j'avais été seul, c'est bien ce que j'aurais fait malgré tout, mais à deux dans l'humidité, c'est plus problématique.

A 19 heures, nous ressortons pour rejoindre l'hôtel-restaurant, La Régence, juste à côté du Café de Paris, façade verte sur la photo. Cette fois, nous avons du mal à nous repérer, à cause des sens uniques, et nous finissons par nous perdre dans le centre. Il pleut à verse maintenant, les rues sont très glissantes, et nous roulons très sagement. Enfin, nous finissons par le trouver. Le rendez-vous était à 19h30, nous sommes bien dans les temps, c'est génial. Mais le maître d'hôtel nous informe que la réservation est pour 20h30... C'est vrai, je devais appeler Franck, notre organisateur, et je ne l'ai pas fait, c'est tant pis pour nous. La pluie a cessé, il ne fait pas froid. Alors, en bons touristes, nous nous installons à la terrasse d'un bistrot dans le quartier, et nous prenons un grand café au lait, histoire de réchauffer l'intérieur, en attendant la suite... Puis nous allons faire une balade piétonne dans le centre, qui se trouve être très joli.

A l'heure prévue, nous retrouvons tous nos amis randonneurs, du moins ceux qui arrivent ce soir. Il y a là Franck, bien sûr, arrivé tout droit de sa Bretagne, ainsi que "p'tit Jean" comme il se fait surnommer avec son épouse. Nos amis les Anglais sont bien ici également, fraichement débarqués du ferry. Jim, qui manque bien peu de randonnées -normal, il est retraié maintenant- Mike ainsi que Collin, ingénieur du son, qui travaille à la TV, chez Sky -si j'ai bien compris. Enfin, Kriss, qui a le plus roulé aujourd'hui, puisqu'il nous arrive tout droit de Royan -mais avec sa splendide moto routière, il peut faire des milliers de kilomètres sans faiblir!

Comme toujours avec le groupe x9, nous mangeons dans la bonne humeur, la météo n'ayant en aucune façon diminué les sourires. Nous avons tous bien du mal à nous souvenir de ce que nous avions choisi de manger, sauf nos amis anglais, très prévoyants, qui sont venus avec leurs menus imprimés! C'est bien pour ça qu'ils gagnent toujours leurs batailles contre nous.... Aucun des Français n'avait pris soin de garder une trace de ce qu'il avait choisi! Chez nous, c'est toujours le désordre!

Il est 22h45 lorsque nous quittons l'hôtel. Un petit détour par la pompe, où nous nous retrouvons d'ailleurs, et dodo.

Pourvu qu'il fasse beau demain....

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