Vers Saint-Lô - 3ème jour

Randonnée en scooter dans le Cotentin
Dimanche 13 mai 2007
3ème jour de voyage
Cherbourg-Saint Lô
155 km - 78 photos - Pluie, soleil et pluie, soleil...

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Le rendez-vous est à 9h15 à l'hôtel Ibis. Nous nous levons de bonne heure, car cette fois, il faut libérer la chambre, et par conséquent ranger toutes nos petites affaires. Nous nous levons plus tôt, car j'ai bien l'intention de rendre un meilleur hommage au petit déheûner qu'hier. Et je ne me prive pas! C'est délicieux.

 

Par contre, côté météo, c'est nettement moins bon. Il pleut, le plafond nuageux est bas, voire très bas, et le vent est de la partie! Mais je ne suis pas inquiet, avec le vent, tout peut changer très vite. De plus, ils nous annonçaient bien de la pluie ce matin, mais avec améliorations cet après-midi. On verra bien. Nous retrouvons une partie du groupe à l'hôtel Ibis, comme convenu. Mais nous avons, une fois de plus, des retardataires... En attendant, nos organisateurs discutent, et finissent par nous proposer un changement de programme, compte tenu des bourrasques d'eau et de vent qui se font de plus en plus fortes. Pourquoi n'irions-nous pas à la Cité de la Mer, où nous étions hier. Ah bon, on va manger? D'accord.

Mais non, pas pour manger! Celui-là, alors, il ne pense qu'à... Ben non, pas toujours, la preuve, je ne prévoyais pas d'aller au restau ce matin! Non, au musée, nous vous proposons d'aller au musée, qui comprend la visite du sous-marin nucléaire....

ET c'est pour ça que vous nous retrouvez tous dans le hall, attendant les discussions pour obtenir un tarif de groupe, que nous obtiendrons finalement, en incorporant quelques visiteurs qui faisaient la queue, et à qui nous avons proposé de se mettre avec nous pour atteindre le quota nécessaire à la fameuse remise... Vous pensez s'ils ont dit oui!

On reconnait ici Kriss, Gérald -pensif-, Babeth -qui se demande ce qu'elle fait ici-, p'tit Jean, Maud -perplexe...

P'tit Jean et Béa, de dos, Michèle et Tof -qui esquisse un sourire au photographe. On distingue Collin et Charles.

Voilà l'engin de mort. Imposant, il est. J'ai nommé, le sous-marin nucléaire français "Le Retoutable", qui n'a plus de redoutable que le nom. Tout le monde se dirige vers l'entrée des entrailles du monstre.

Lolo est enchanté et, caméra au poing, il est aspiré... P'tit Jean blasé! Il a travaillé dans le submersible, il connaît par coeur. D'ailleurs, il va nous raconter plein de détails. Les autres sont... hésitants? Béa se mord les lèvres. Elle est claustrophobe!

Il s'agit bien d'un monstre marin, il n'y a pas de doute là-dessus!

Tout le monde téléphone. Ah mais non, ce sont les guides électroniques.

En bas, Elizabeth, très sérieuse. Romain et Gérald, de dos. Thierry et son fils Pierre, futur photographe.

Ah, c'est mieux comme ça. Alors, je répète. Dans l'ordre. Romain, Gérald et Thierry.

La première chose qui me frappe -enfin, non, ça ne m'a pas frappé, car j'en aurais une forte entaille au crâne-, mais justement, c'est ça qui m'a aussitôt interpellé! L'acier, l'omniprésence de l'acier, brut, dur, incassable. Et la machinerie. Les tuyaux partout, les manomètres partout. Des souvenirs sont revenus à ma mémoire. Le char. J'étais tireur sur char AMX 13, et dans le char, on est confiné à l'intérieur d'une masse en acier. Oh, bien sûr, les dimensions d'un sous-marin n'ont rien à voir avec celles d'un char -ou l'inverse, si vous voulez-, mais on y est entouré par les mêmes choses, bref, l'environnement est identique. Sauf que dans le sous-marin, c'est un peu comme si on traversait une cinquantaine de chars.

Bref, vous l'aurez compris, je visite un sous-marin, mais je préfère une côte déchiquetée par l'écume sous la pluie et le vent...

Maud ne semble guère plus passionnée que moi...

Des centaines de boutons, des centaines de mètres de tuyaux.... Même pas beau!
Franck, Jim et Mike.

Ecrit en anglais aussi. Je suis surpris. Est-ce rajouté pour les visiteurs anglophones, ou est-ce réellement aussi en anglais?

Les boutons verts, les boutons rouges... Le fil vert sur le bouton... rouge?

Lolo, de son côté, rayonne de bonheur. Il voulait le visiter, il y est. Tant mieux pour lui!

Franck, notre gentil organisateur, bien repérable avec ses bandes blanches.
Comme disait Henri IV, ralliez-vous à mon panache blanc!

Acier, tuyaux, robinets, manomètres....

Gérald, très sérieux, écoute avec attention les explications. Tof, à l'arrière, également.
Etait-ce une voix... masculine, ou féminine?

Ah, enfin quelque chose de différent. Un volant. Un jeu vidéo? Génial!
Franck prend les commandes. Attention les gars, barre à tribord, toute!

Des tableaux, des curseurs, des boutons. Et ça clignote de partout.
Devant cette photo, je viens enfin de retrouver à quoi ça me faisait penser. Je revois la salle des traitements informatiques de Siemens à Berlin-Ouest en 1975, lorsque j'y travaillais. Le tableau de commande de l'ordinateur était comme ça. Mon Dieu que c'est vieux déjà, plus de 30 ans. Mais c'était exactement ça, l'acier en moins!

Je me souviens de la check-list qu'il fallait suivre pour rebooter le système. Deux ou trois pages, chaque ligne décrivant sur quels gros boutons lumineux et carrés appuyer, et dans un ordre très précis! Souvenirs souvenirs....

La chambre du commandant de bord. Pas mal! Non, je rigole... Pas terrible, au contraire.

La salle à manger. Petite pause pour les visiteurs que nous sommes.
Thierry, Pierre, Lolo, Franck, Béa et Gérald.

La cambuse.
Ce que j'ai bien aimé, pendant cette visite, c'est la reconstitution sonore de chaque pièce. Ici, les bruits des gamelles, les conversations. Dans les dortoirs, les ronflements très réalistes. Seules les toilettes sont restées silencieuses!

Maud et Charles, en pleine conversation... euh, pardon, en pleine écoute.

Franck explique à p'tit Jean comment on met les torpilles en place. Attends une seconde, STP, je passe.

La gueule de la mort. De l'acier, des tuyaux, des manos...

Pour ceux qui sont intéressés par cette page de l'histoire militaire de la France, allez voir ici.

Essai d'une vue globale.

Bon, je suis sorti du sous-marin, et je suis bien content. A moi maintenant, les choses intéressantes.
En passant, coup d'oeil sur les bassins.

Ah, nos amis les animaux. Malheureusement enfermés pour nous permettre de les voir! Enfin, ceux-là ont l'air d'être heureux.
C'est magnifique. La reconstitution des milieux naturels de ces splendides poissons est superbe.

Difficiles à photographier par manque de lumière.
Les couleurs sont ternes, et à des milliers de lieues de la réalité, tellement plus belle.

Comme si on y était. Et ça me rappèle aussi des souvenirs, tellement meilleurs que ceux engendrés par le sous-marin.

C'est tellement beau que je pourrais rester des heures à les admirer.
J'avais toujours beaucoup de mal à quitter masque et tuba dans un tel environnement....

Mais où vont-ils, à quoi pensent-ils? Ils sont en mouvement perpétuel, c'est une valse incessante de couleurs, de fuites, de poursuites, de cachettes prises ou quittées, c'est la vie qui grouille.

Il y en a partout, toutes sortes d'espèces.

Les hyppocampes, quels animaux curieux. Que la nature s'amuse!

Et la symbiose entre des espèces si différentes.

Chacun y trouve son compte, sans doute!

Bien à l'abri, presque au coeur de l'anémone.

Il nage, ou il vole. Mais c'est la même chose! Quelle grâce!

Ils volent, je vous l'avais bien dit, difficile de savoir!

Pour finir de m'émerveiller, une raie vient chercher la caresse de Kriss, et lève de son plein gré son aile pour ressentir le contact de sa main. Pas d'acier, pas de bouton, pas de tuyau, pas de voyant, mais tellement plus beau, et des milliards de fois plus compliqué. L'homme a encore bien du pain sur la planche avant de réaliser de tels chefs-d'oeuvre.

Une autre arrive, et commence à soulever son "aile" avant d'arriver à la main! Fantastique!

J'ai fini ma visite et je retourne dans l'immense hall. Certains sont là depuis un moment, "tuant" l'attente en se désaltérant...
De gauche à droite. Mike au fond, Béa, Jim, Pirmil, Collin très souriant au fond, Romain de dos, Franck et Lolo.

Au fond, Collin et Gérald. Devant, Pirmil, Franck et Lolo avec sa caméra.

Béa, perdue dans ses pensées, et Jim, qui est déjà parti....

Collin fait ses comptes!

Les navires dans le hall. L'espace est vraiment gigantesque!

Les maquettes sont évidemment à la taille de l'ensemble, à savoir, démesurées.

Il est presque midi, il pleut toujours, et même à verse, mais il faut bien repartir, car on nous attend au restaurant. C'est donc sous la pluie battante que nous repartons sur nos bécanes... Nous quittons Cherbourg par le Nord-Est, mais nous ne voyons rien du paysage! Tout est uniformément gris et triste, seule la route brille. Nous longeons l'aéroport Maupertuis. Et ça, je le sais en regardant la trace issue du GPS, car je ne m'étais pas rendu compte que nous passions à côté! Nous traversons ensuite Saint-Pierre-Eglise, Tocqueville, pour finalement arriver à...

Barfleur. La pluie a cessé. Il est 12h35. C'est bien l'heure de manger. Bonnie et Pégase vont nous attendre.

En marche vers le restaurant.

Un cour d'oeil sur une partie de nos scooters et motos.

Les voilà, en même temps que les éclaircies. Le ciel se dégage vraiment très vite.

Tof et Franck devant le café de France.

Les filets des pêcheurs traînent sur les quais.

La marée est basse, le port s'est complètement vidé. Les bateaux sont couchés sur les flancs, attendant le retour des flots.

Vue arrière sur l'ensemble du port de Barfleur, Manche, Cotentin.

Hum, comme c'est bon, de se retrouver au chaud. Les huitres sont absolument délicieuses. A nouveau, nous sommes confrontés au douloureux problème de nos mémoires envolées. Qui a pris quoi? Mais il n'y aura pas de bagarre, nous nous régalons tous, bien contents d'avoir quelque chose dans nos assiettes!

Puis, comme c'est dimanche midi -déjà- et qu'il s'agit de notre dernier repas ensemble pour cette randonnée, notre gentil organisateur, j'ai nommé Franck, se lance dans le calcul de la douloureuse... facture! Eh oui, Franck a tout payé depuis le début -du moins, tous les repas-, et il lui faut désormais faire les additions, et divisions....

Regardez comme il est sérieux!

Ah, le voici à nouveau. Un peu moins tendu, maintenant, car il vient de toucher le gros lot.

Il recompte quand même, on ne sait jamais, mais tout a l'air de baigner!

Oui, tout baigne. Fantastique! Vu son sourire éclatant, c'est bon, il a une bonne main. La quinte flush, au moins....

Ecroulé de rire... Mais, mais observez bien cette scène. Charles, à gauche, vient de voir le magot.
C'est le moment, personne ne le regarde, tout le monde est occupé...

Franck, secoué par la joie, est absolument incapable de se défendre. Charles, d'une main experte, lui soutire le magot!

Toute la scène s'est déroulée en quelques secondes!

En quittant le restaurant, nous avons la joie de voir le ciel métamorphosé. Il est maintenant entièrement bleu!
Décidément, la météo est très changeante dans le Cotentin.

Et aussitôt, tout devient plus joli. L'eau prend des couleurs, le fond se laisse deviner, les couleurs apparaissent.

La superbe Yam' de Kriss, bien seule devant les immeubles de Barfleur.

Tout le monde s'équipe. Nous allons bientôt repartir.

Direction plein Sud. Landemer, Réville, pour finalement faire halte à...

Saint-Vaast-La-Hougue. Devant le port, les trois splendides béhèmes...

Pégase, éblouissant, et Bonnie en arrière plan.

Lolo, p'tit Jean, Franck et Babeth.

Franck, Michèle, p'tit Jean, Tof, Kriss et Gérald.

Lolo et Maud.
Regardez bien le manège de Lolo, qui s'approche discrètement de Pégase... Eh oui, trop tard, Lolo, fallait le garder!

Il nous a fallu attendre un bon moment -une demi-heure- que nos amis Parisiens achètent leurs huîtres...

Enfin, on peut rouler à nouveau. La côte, sous le soleil, est magnifique, et nous retrouvons enfin le plaisir de la route, les odeurs de l'iode, le vent qui caresse nos joues. C'est génial. Nous traversons successivement Quettehou, Morsalines, Aumeville-Lestre, Quinéville. Nous longeons la côte de très près. Magnifique. Un peu plus loin, nous quittons le rivage à angle droit, direction Crisbecq, pour voir une ancienne batterie allemande.

La voilà. Ce blockhaus fait bien sûr partie de la ligne de défense mise en place par les Allemands pendant le seconde guerre mondiale en vue de contenir un éventuel débarquement. Nous connaissons la suite.
Les Allemands l'appelaient la batterie Marcouf.

Tout le monde est bien rangé devant.

Pour avoir cette vue, j'ai pris quelques risques: je suis monté sur la selle de Pégase.
Heureusement que les copains me tenaient...

Charles, les mains dans le poches, fait sa petite inspection.

Un grand grillage nous sépare de la batterie. Eh oui, l'entrée est payante.

Kriss inspecte sa Yam'. On distingue Lolo au fond, et sa belle V-Strom à droite.

Franck explique à Béa, très sérieuse, la suite des événements.

Nous repartons vers Utah Beach, la si célèbre plage de débarquement, en passant par les marais -j'aime beaucoup ces grandes étendues entrecoupées de caneaux-, Ravenoville et Foucarville. Le vent est de plus en plus violent, et d'énormes nuages noirs ont fait leur apparition. Soudain, le plafond crève, et des tonnes d'eau s'abattent sur nous, alors que nous arrivons au fameux musée! Il fait très sombre, il pleut à verse, on ne voit plus rien, on se croirait au mois de novembre. Le Cotentin est fantastique, de nous offrir de tels changements en si peu de temps. Malheureusement, pour celui-ci, c'est dans le mauvais sens! D'un commun accord, tout le monde décide de mettre fin à la rando maintenant. C'est donc ici, sous la pluie, en face du musée, que nous nous serrons les mains et nous souhaitons mutuellement prudence et bonne route. Nous enfourchons à nouveau nos montures, et le groupe diminue au rythme des départs des cavaliers, qui vers Paris, qui vers ailleurs....

A Carentan, il ne reste que Franck, Babeth -ici en train de faire le plein-, Béa et moi.

Béa attend patiemment son tour.


Nous repartons direction Saint-Lô. Babeth, avec sa magnifique monture, fonce sur l'asphalte et nous distance facilement. Pour notre part, nous suivons Franck, protégé par un camion qu'il ne peut doubler, le x9 ne pouvant s'engager dans les énormes rafales. En effet, la pluie a cessé, mais le vent est puissant. Nous suivons tranquillement Franck jusqu'à Saint-Lô, où nous avons réservé notre hôtel. Franck, pour sa part, poursuit sa route vers la Bretagne. Son retour sera chaotique, puisque son x9 le laissera tomber à Avranches: il rentrera en voiture!

 

 

Et voilà comment se termine cette belle randonnée. Dommage pour la météo quelque peu lunatique, mais tout compte fait, nous avons eu du soleil chaque jour, et la joie de revoir tous les membres de notre petit groupe égalait celle de rouler et voir de nouveaux paysages. Merci à Franck et à p'tit Jean pour leur organisation et leur bonne humeur communicative.


Depuis le 06/06/2005 Visites:852738 Aujourd'hui :226 Maintenant:3 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)