Sur les chemins de Martinet en Vendée

Dimanche 12 février 2006

Promenade à pied à Martinet et La Chapelle-Hermier en Vendée France

15,5 km - 282 photos - 204 sélectionnées pour le site

Sur la carte ci-dessous, il y a des liens vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Dirigez votre souris vers les coins qui vous intéressent, et si la flèche se change en une main, c'est qu'il y a un lien direct. Attendez un petit moment avant de cliquer si vous arrivez juste sur cette page, le temps que les photos se chargent. En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter. Lorsque vous voudrez revenir à la carte, utilisez la flèche "précédent" de votre navigateur. Bonne lecture.

Ah, un dernier point. Le tracé du chemin parcouru est en rouge, dans le sens de la flèche, et le départ se trouve en haut.

 

Eh bien me revoilà, en ce beau dimanche après-midi d'hiver. Il est 14h30, et la promenade commence...

J'ai beau me presser, je n'arrive vraiment pas à être sur place plus tôt ! Bon, d'accord, c'est dimanche et, naturellement, je ne me lève pas à l'aurore. Et pourtant, c'est ce que je devrais faire, afin de marcher le matin, mais c'est décidément trop difficile.

Comment ai-je choisi cet itinéraire ? C'est simple. Je prends une carte au 1/25.000è, je l'ouvre entièrement et je l'étale sur la table. Et je cherche les sentiers représentés sur la carte. Si je trouve un coin où les sentiers forment une boucle -éventuellement en les raccordant avec des petites portions de route goudronnée - je choisis en fonction de la distance que j'ai décidé de réaliser. Et tout cela dans le secteur de l'arrondissement des Sables d'Olonne, donc entre les Sables et St Jean-de-Monts, en Vendée. Si je ne suis pas avec la chienne, je peux chercher plus loin, mais si je suis avec elle, je reste dans ce secteur, car elle déteste la voiture...

Donc voici le point de départ. Il se situe au croisement de deux petites routes goudronnées desservant des fermes. Je suis donc sur la commune de Martinet, pas très loin de la balade de dimanche dernier : vous voyez d'ailleurs sur cette carte l'endroit où se trouve la chapelle de Garreau -au nord-ouest du bourg de Martinet, mais sur la commune de La Chapelle-Hermier, le Jaunay servant de "frontière"-, point central de cette précédente promenade.

Sur ce calvaire, vous remarquerez qu'il manque quelque chose... ou plutôt quelqu'un. C'est assez rare, que la statue soit enlevée ! En face, la route conduit à la ferme du Désert et à celle de la Bouguenière, et à gauche, elle conduit vers la D55.

Le chemin descend fortement : c'est encore la vallée du Jaunay, qui continue jusqu'à Beaulieu-sous-La-Roche. A travers la haie, je distingue des bâtiments dans le lointain : c'est la ferme de La Bouguenière.

Quel contraste avec la route en haut. Deux minutes, c'est le temps passé depuis que j'ai quitté la voiture, et me voici instantanément dans l'ambiance. Un autre monde. Le silence, excepté le bruit de mes pas dans les feuilles.

Le chemin plonge directement dans la rivière ! Une passerelle a été édifiée, mais elle semble assez récente. Toutefois, je pense qu'un pont a dû exister ici pour conduire au château qui se trouve au sommet de l'autre versant.

Vous voyez le chemin qui continue de l'autre côté. Cette petite rivière, c'est le Jaunay. Je le connais très bien, et je suis très souvent allé me balader sur ses rives, mais du côté de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et de Givrand, près de son embouchure. Je le connais beaucoup moins, voire pas du tout, dans les terres. Tout ce que je peux dire, c'est que le niveau est plutôt faible.

Je suis venu, j'ai vu... Je voulais juste jeter un coup d'oeil sur la rivière, et j'avais vu sur le plan qu'il me fallait descendre. Mais je retourne aussitôt.Vous pouvez voir ce petit crochet sur mon dessin. En face, le chemin d'où je viens, et par conséquent la route et le calvaire cassé. Et à gauche, derrière Volcane -la chienne- le chemin que je vais prendre, car je reste rive gauche...

C'est dans une sorte de taillis que le chemin se fraye un passage, en suivant le cours du Jaunay à mi-pente.

Le taillis est de chaque côté, mais le chemin en lui-même est bordé de quelques beaux arbres, et d'un talus côté gauche.

Certains n'ont pas résisté. Est-ce toujours dû à la neige de novembre ? Je le crois bien, car j'avais été très impressionné par le nombre incroyable de branches, d'arbres et d'arbustes qui avaient été couchés -voire cassés- par le poids de la neige !

Toujours le même sujet.

Volcane n'est plus visible, mais je sais qu'elle va repointer son museau. Quand elle ne me voit plus depuis deux minutes, elle fait systématiquement demi-tour, ayant trop peur de me perdre !

Sur ma gauche, dans le fond du vallon, coule paresseusement le Jaunay. Il est vraiment minuscule à cet endroit.

Encore des branches cassées le long du chemin. Je décide de retirer l'appareil photo qui est greffé sur mon oeil, de peur de me casser la figure... Mieux vaut ouvrir l'oeil et regarder devant soi !

Toujours côté gauche, vers le fond de la vallée, c'est un taillis assez dense de toutes sortes de végétaux.

Petit coup d'oeil vers l'arrière, avec la branche cassée que je viens de passer.

Comment le lierre embrasse-t-il son partenaire ? Eh bien voilà.

J'avais prévu, selon le plan, de suivre le Jaunay jusqu'au petit village de La Guérinière. Malheureusement, le chemin en question se perd dans les taillis, assez impénétrables, et comme je n'ai aucune envie de déchirer mon pantalon, je décide de prendre l'autre chemin qui bifurque et remonte vers la route. Dommage.

Le voilà, ce chemin, qui monte assez fortement, ce dont on ne se rend pas compte sur ce cliché. Volcane, qui était déjà rendue plus loin,vient de faire demi-tour pour me chercher, comme d'habitude.

Vue sur ma gauche. Des champs, la végétation a disparu, et on voit beaucoup mieux les formes du terrain.

Alors, que pensez-vous de ce chemin ? Magnifique, non ? Et très étroit.

Un petit coup d'oeil sur la droite, cette fois. En fait, ce bel arbre là-bas avait attiré mon regard.

Dans le lointain, vers l'est, le hameau de La Guérinière. C'est en fait là-bas que je vais, mais le Jaunay me coupe la route directe. Je remonte donc le chemin vers la route...

Au sortir du bois, le sentier contourne ce bosquet, sans doute propriété privée.

Volcane suit sa propre piste. Elle fait au moin s deux fois plus de km que moi...

Vers... l'arrière. Pour vous situer, je viens de grimper -le mot est fort- le taillis, là-bas, sur la droite, jusqu'à la lisière.

Elles ont l'air assez malheureux ici. Le terrain sur lequel elles sont parquées n'a plus un seul cm2 d'herbe...

Je suis presque au niveau de la route, et le paysage se dévoile un peu. Au loin, j'aperçois les toîts du château.

Et le hameau de La Guérinière, encore une fois. Le Jaunay coule derrière le village.

Vue d'ensemble du champs où sont les vaches. Comme je vous le disais, il n'y a plus d'her. J'arrive de la droite, le chemin longeait ce champ et se poursuivait vers la gauche. J'ai décidé de traverser hors sentier ici.

Vue vers le nord. A droite, cette petite route goudronnée conduit au calvaire où j'ai commencé cette marche.

La voici. Une belle petite route que je me promets de "faire" en scooter.

Je suis désormais sur la D42. Voici le petit étang visible sur la carte.

Je les aperçois à travers la haie que longe la route.

Je ne pensais pas les voir aussi bien. J'adore cette photo.

En fait, ce chemin qui commence ici est celui par lequel je serais arrivé si le chemin n'était pas disparu dans les herbes.
Je viendrai un jour voir jusqu'où il conduit exactement, en partant d'ici.

Je vous laisse admirer ces témoins du passé. Je me souviens que mon grand-père appelait ça des tombereaux. Je me souviens, gamin, être monté quelques trop rares fois dans de telles charettes, pendant mes vacances. Souvenirs...

C'est au milieu du petit hameau que je retrouve ce petit chemin. Sur ma droite, le résultat du remembrement : un immense champ, et plus aucun arbre. Moche, vraiment moche...

Du côté opposé à l'immense champ, il y a encore de petits enclos entourés de haies, derniers vestiges des propriétés ancestrales. Et dans l'un d'entre eux, ce magnifique cheval au poil long, dont je vous tairai la race... par ignorance !

Dommage, à l'arrière, une station d'épuration des eaux... Je n'avais pas fait attention, ça gâche un peu... beaucoup !

Je viens à peine de prendre la photo que j'entends un galop : ce sont les cousins de mon premier cheval, qui étaient tout au fond du pré. Ils viennent à "fond de caisse", persuadés de recevoir un morceau de sucre ou autre gâterie, ce qu'ils sont très certainement habitués à recevoir. Ils sont superbes.

Mais pas de bol, les gars, vous êtes en train de vous fatiguer pour rien...

Petite propriété bien entourée.

Bon, me voici au bout de mon chemin ! Déjà. Franchement, raz-le-bol. Aujourd'hui, ça commence mal. Une route a été créée pour venir à la station d'épuration, et mon vieux chemin a été détruit en même temps que le regroupement des parcelles, je suppose. Je vais donc à droite, n'ayant pas vraiment le choix, puisqu'à gauche, c'est le cul-de-sac matérialisé par la station !

Bon, ça colle. J'arrive enfin sur la route qui mène au village de La Vacherie -derrière moi. Je sors du chemin que vous voyez ici à gauche, et je vais tourner à droite. C'est bon ! A ce rythme là, je vais rentrer à la nuit : ça fait 50 minutes que je marche, et je n'ai fait que 2,5 km... Il va falloir accélérer, mon p'tit gars.

Et là, je viens de tourner à gauche vers le village de la Vinière.

La Vinière.

Un puits remis à neuf, et qui fonctionne encore, si l'on en croit le seau attaché à sa chaîne. Que de souvenirs encore, en le voyant. Tous les étés, chez mon grand-père, on assistait à la "corvée" de l'eau, au milieu du jardin. J'y suis allé bien des fois, chercher mon seau d'eau. J'ai aussi bien des fois balancé des cailloux dans le trou, pour "voir ce que ça allait faire"...

Je n'ai pas besoin de beaucoup d'efforts pour l'imaginer 150 ans en arrière, ou même carrément pendant la révolution. Il suffit de retirer la route et de la remplacer par un chemin, de remettre des pierres sur le mur en ciment, de mettre de vielles tuiles, d'enlever l'électricité, de placer des poules un peu partout, un petit tas de fumier, quelques crottins de cheval, la charette vue tout-à-l'heure, et le tour est joué. Tout est encore en place !

Regardez bien la maison haute en arrière, je vais vous la montrer de l'autre bord.

Un peu plus loin. Ils sont adorables, profitez-en.

Bêêêêêê.... Et Volcane n'a pas dit un mot. Elle les a regardés, comme moi, et c'est tout. Salut, les moutons !

Petit coup d'oeil en arrière pour voir la maison haute dont je vous parlais précédemment.

Et au zoom, bien sûr. Il y avait longtemps que je ne vous l'avais pas fait... depuis le château, en fait !

Après les moutons, à nouveau les vaches.

A nouveau vers l'arrière; on aperçoit le champ des vaches, que je viens de vous montrer en gros plan.

Fini, le petit bout de goudron. Tant que ce sont des demi-routes comme ça, c'est correct pour se balader. Je n'ai pas besoin d'attacher Volcane. Mais j'ai toujours peur de rencontrer des chiens non attachés, ce qii est souvent le cas au abords des fermes. Or, ce n'est pas un chien de ferme qui va importuner miss Volcane, mais le chien accompagnant ces trois cavaliers, au demeurant fort sympathiques. Nous avons mutellement retenu nos chiens, et ils sont partis au trot afin de prendre de la distance vis-à-vis de moi. Les voilà qui filent là-bas.

Ce chemin est fort agréable, et très propre. Presque trop, car moins naturel, mais c'est bien quand même.

 

Un regard sur les champs bordant mon chemin.

Ici, il est plus sympathique, car plus ancien. L'herbe a pousé naturellement au centre, c'est très agréable.

Cette photo et la suivante sont prises du même endroit, bien sûr, sans puis avec le zoom...

Ici, j'ai un peu trop fermé l'ouverture, d'où cet aspect très sombre, qui ne reflète pas bien la réalité.

Mais il faut dire que le ciel s'est un peu voilé depuis le départ. Si vous regardez attentivement, vous devriez apercevoir mes cavaliers sous les arbres, au loin, après le virage.

Je dois vous dire que c'est vraiment un régal de progresser sur ce chemin, qui se révèle être, ma foi, fort agréable.

Encore une fois, j'ai fermé exessivement l'ouverture, pour éviter d'avoir un ciel blanc. C'est réussi ! je me rends également compte que mon objectif est très sale, avec plein de petites taches...

Au loin les bâtiments de la ferme du Deffend, qui donne en fait sur la D57

C'est un petit regard en arrière, une fois de plus, sur le chemin parcouru.

Et sur l'arbre que j'avais si bien "noirci" tout-à-l'heure...

Il s'agit encore d'un regard arrière.

La même, au zoom une fois de plus. J'adore en général faire deux photos -ou même davantage- du même endroit, avec des focales différentes, de façon à pouvoir tranquilement étudier ultérieurement les détails découverts. Regardez cet exemple, justement. Les deux photos n'ont pas du tout le même impact, c'est évident. Certains d'entre vous vont préférer celle-ci, et d'autres aimeront davantage la précédente! Je préfère celle-ci, mais je suis heureux d'avoir l'autre pour son côté encyclopédique, témoignage de la situation globale du coin.

Mon chemin traverse la D57, qui relie Martinet -à gauche- à Saint-Georges-de-Pointindoux, à droite.

La D57 vers Martinet, au croisement avec mon chemin. Le croisement plus loin, c'est la ferme du Deffend.

Je viens de traverser la route, je me retourne, et... clic, une photo du chemin que je viens de quitter.

Le chemin sur lequel j'arrive n'est pas un chemin, mais une petite route goudronnée. En fait, elle dessert la ferme de la Filatrière, et se termine avec elle : c'est un cul-de-sac.

La

Les vaches de la Filatrière.

Vue vers l'arrière. La ferme se trouve à 100 mètres à droite, derrière moi. J'y arrive donc.

Et j'entre, sans transition, dans le Bois Neuf. A peine 2 km de long.

Reste de repas d'un carnassier, aigle, chien, renard, loup, ours, lion ? Qui saura jamais ?

Le sentier est tout simplement merveilleux. C'est un plaisir de marche ici. Il faudra que je revienne à la belle saison pour avoir une végétation plus vivante, mais c'est déjà fort agréable. Photo prise vers l'arrière.

Encore des arbres cassés. Je ne pense pas, cette fois, que ce soit dû à la neige. En effet, je ne vois pas comment la neige pourrait faire ployer ces arbres. Mais peut-être que quelques gorilles se sont amusés sur ces arbustes ?

Non, vous ne pensez pas ? Moi non plus...

La photo est prise aussi vers l'arrière.

Une clairière. Les bûcherons sont passés par ici.

Encore une photo prise vers l'arrière. En fait, je vous dois une explication, et je vais vous la donner. Il se trouve que je marche vers le sud-ouest, et le soleil me gêne un peu trop pour photographier vers l'avant, alors que dans ce sens, la luminosité est nettement supérieure, et la qualité s'en ressent aussitôt. Regardez, c'est nickel...

C'est très légèrement boueux ici, et c'est dû au passage de véhicules, évidemment. S'il n'y avait que des piétons... Mais bon, il faut bien nettoyer le bois aussi, tailler, couper, nettoyer, etc.

Je me tais quelques temps, et vous laisse marcher avec moi. Attention où vous mettez les pieds...

Je trouve que ça déborde un peu, et je pense que ça ne date pas d'hier, car je ne pense pas que le bois soit très fréquenté en cette saison. Pour ma part, sur le chemin, je n'ai rencontré AUCUN promeneur !

Sympa quand même, d'avoir pensé à mettre un table et des bancs. Volcane fait le tour en suivant les odeurs.

Le banc est dans le renfoncement à gauche. Photo prise vers l'arrière, une fois de plus.

Et encore vers l'arrière. Remarquez, à droite, la hauteur du talus.

Et maintenant, c'est la D55a que je traverse. Je poursuis mon chemin en face, toujours dans le Bois Neuf.

Clic-clac à gauche, sur la D55a, dans la direction de La Mothe-Achard.

Je viens de traverser la D55a. Cette fois, il n'y a plus de talus sur le bord, comme c'était le cas avant. Au fond, j'aperçois plein de voitures. Des promeneurs ? Ou des chasseurs, ce qui m'inquiète davantage, avec Volcane.

En fait, il y a une construction, et il s'agit d'un rassemblement. Ils sont en train de chanter, et il doit y avoir un barbecue. En tout cas, le chemin passant à l'arrière du bâtiment, je ne vois personne, et je poursuis sans me retourner.

Réserve pour l'hiver prochain ? Ou pour mettre en vente ?

C'est un peu triste à cette saison, car les feuilles, au lieu d'être sur les branches, sont par terre.

Mais je trouve que ça a du charme quand même. C'est même très beau.

Il s'agit sûrement d'une ancienne clairière, ou d'un coin ayant pris feu ? Je n'en vois pas la trace en tout cas.

Mais s'il n'y a pas eu de feu, il y a eu des gros porcs, c'est certain, et je ne parle pas des animaux, ici. Couper ou tronçonner le bois, d'accord, mais les bidons d'essence, ce serait quand même bien de les ramasser...

Le sous-bois est très dense, et traverser en dehors du chemin serait vraiment difficile.

Je suis sûr qu'en été, avec le feuillage, ce chemin doit être entièrement recouvert d'un toît naturel...

L'allée royale...

Par contre, en pleine nuit ici, je pense que j'aurais les boules... pas vous ?

Et voilà. J'arrive au bour de ce joli bois. Je suis à l'extrême sud de ma balade, et grosso-modo à la moitié. J'oblique désormais vers l'ouest-nord-ouest et j'entame le mouvement de retour. Regardez sur mon tracé : il correspond en gros à un rectangle, dont je viens de faire deux des quatre côtés.

Encore un beau chemin, bien sec. Je marche sur l'herbe qui pousse au milieu, c'est très doux.

Un petit étang sur ma gauche, que j'avais repéré sur la carte.

Un autre étang un peu plus loin. Celui-ci n'est pas sur la carte, et c'est bien normal, car il est tout récent. En fait, il s'agit d'une réserve d'eau créée par une des fermes alentour. Depuis quelques années, j'assiste à une prolifération de création de bassins de rétention d'eau dans la campagne, c'est tout-à-fait impressionnant. Et il me semble que cette eau qui est retenue de cette façon est une eau qui ne va pas dans les cours d'eau, et qui ne rejoint pas les nappes phréatiques naturelles.

C'est ainsi qu'une infime partie de la population s'octroie une grande partie des réserves d'eau, et je ne pense pas que ce soit très normal. Je crois qu'il devrait y avoir un débat sur ce sujet, qui me paraît bien grave.

Volcane, elle, n'a pas tous ces soucis. Mais elle a soif, et elle court se désaltérer. J'ai l'impression, au zoom, que l'eau n'est pas très propre, et je la rappèle aussitôt, n'aimant pas la voir boire n'importe quoi. De plus, allez savoir s'il n'y a pas des produits là-dedans. Une fois, lors d'une promenade, elle avait bu comme ça dans un petit ruisseau, et 10 minutes plus tard, elle bavait énormément et s'est couchée dans l'herbe, totalement incapable de bouger. Je peux vous dire qu'elle a été salement malade, et que ça avait duré 48 heures avant qu'elle ne se rétablisse à peu près. depuis, lorsque je lui dis non, elle n'insiste jamais.

Le chemin a changé d'aspect, mais reste toujours très agréable.

Un peu plus loin sur ma droite, très en hauteur par rapport au chemin, se trouve encore un bassin. Il est bien répertorié sur la carte. Je grimpe en haut du talus pour faire quelques photos. Volcane descend aussitôt dans l'eau, voyant que je l'attend sans rien dire. Je la laisse faire, l'eau ayant l'air plus propre ici, mais ça ne veut rien dire... Regardez-là, comme elle est heureuse.

Arrivée à la ferme de Montmarin, curieux nom dont il serait intéressant de connaître l'origine.
Est-ce un ancien marin qui est venu s'installer comme agriculteur ?

Le chemin traverse entièrement la ferme. J'attache Volcane, on ne sait jamais.

Voilà, la ferme est passée, les derniers bâtiments sont à droite ici. Attention, il s'agit d'une vue arrière.

C'est mon nouveau chemin. Magnifique, et bien tassé de petits gravillons, donc très ferme et très propre.

Le paysage sur ma droite, à l'entrée d'un grand champ.

Sympa encore, ce petit banc. J'ai l'impression d'être en Angleterre. Je suis un peu fatigué, et ça me ferait très plaisir de m'asseoir une dizaine de minutes ici, mais je n'ai pas le temps de profiter d'une pause... Au bout, j'aperçois un croisement, ce doit être le troisième côté du rectangle...

C'était bien ça. J'entame désormais la dernière portion de mon périple. Et ce qui est génial, c'est que j'ai maintenant le soleil vraiment dans le bon sens, car je marche nord-est. Et ça se voit de suite sur la photo, beaucoup plus claire et surtout beaucoup plus chaude dans ses couleurs.

La

Au loin, ce sont les bâtiments que la Frénière que j'entrevois derrière la végétation. En été, ils sont invisibles !

Le chemin redevient un peu plus encaissé. Je vais tourner encore une fois, à droite, sinon je rejoindrais la D55 qui conduit à Martinet.

Avec la bonne lumière, c'est tout de suite splendide...

Vue prise un peu en arrière, pour l'avoir en entier.

Encore une fois, je ne peux pas résister, il est trop majestueux poiur ne pas l'encadrer !

Une petite portion de chemin à nouveau plus sauvage...

Puis à nouveau plus large et entretenue.

Comment résister, comment passer sans dégainer et tirer ? C'est... splendide.

Le

La façade de la ferme a été entièrement rénovée, l'horrible enduit de ciment -très à la mode dans les années 50-60- a judicieusement été dégagé pour rendre à nouveau les pierres apparentes. Superbe.

Avec la chaude lumière du soir qui commence à tomber...

Je vais traverser la D55a, déjà traversée dans l'autre sens tout-à-l'heure, alors que je marchais dans le Bois Neuf. Je vais poursuivre ma route en face; c'est une petite route goudronnée qui rejoint la D57.

Elle est superbe, entre ses deux rangées de grands arbres.

Comment faire, là encore, pour ne pas garder en mémoire ce magnifique spécimen du règne végétal ?

Et de l'autre côté, le paysage est complètement différent.

La ferme de La Guibretière.

Suivie du village de la Vieille Malvergne.

Cette photo, c'est pour le toît ? Ou pour les arbres ? Je vous laisse deviner...

Plusieurs ruisseaux se rejoignent ici, dans ce bas. La ligne d'arbres, au fond, trahit la présence de l'un d'entre eux.

Ils sont tellement hauts que je n'ai pas le recul nécessaire pour bien les prendre.

Ah si, finalement, il y a ceux là. Quelles beautés !

Il fait déjà bien sombre, ici. Comme il doit faire bon, en plein été.

Ils sont tous au garde-à-vous... depuis combien de temps maintenant ?

Une des mares présentes. Pas question que Volcane aille boire ici.

Volcane semble me demander : où va-t-on maintenant? Tout droit, Volcane, tout droit.

J'arrive au croisement avec la D57, déjà traversée auparavant. Au premier plan à gauche, un abri bus, pour les enfants qui vont à l'école, je suppose. Plus loin à droite, un panneau "stop".
Et dans le fond, à gauche, j'aperçois, et vous aussi du même coup, un morceau du château de la Malvergne.

Coup d'oeil vers l'arrière gauche.

Le château de Malvergne. Je traverse pendant qu'il n'y a pas de voiture.

Le voilà en gros plan. Merci le zoom.

Et merci pour tous ces détails. Interrogation écrite à la fin... vous êtes prévenus !

Bon, je sais, ça penche un peu. Comme j'avais un peu picolé... ou alors je titubais de fatigue ? Allez savoir.

J'aime beaucoup les deux piliers formant l'entrée : ils sont originaux.
Quant à la pierre, on dirait un crâne et ses orbites vides...

Curieuse pierre...

Détail sur les piliers. Au fond, le fameux logis.

Le chemin reprend aussitôt sur la droite, tout de suite très agréable. Ici, coup d'oeil arrière.

Mais il ne s'agissait que d'un court passage d'une centaine de mètres. La haie disparaît à ma gauche, pour faire place à un petit grillage protégeant l'accès à ce joli vignoble.

 

Les vignes semblent intéresser Volcane ?

Encore une fois, les derniers rayons de soleil de cette belle journée illuminent la végétation.

Sur ma droite, dans l'ombre et caché par des haies, encore un réservoir...

Ah, miss Volcane a vu quelque chose. Une souris, peut-être ? Pour ma part, c'est ce bel arbre que je vois !

Le sentier redevient plus étroit, les haies s'emblent vouloir le digérer. C'est génial, et j'adore marcher sur ce chemin.

De temps à autre sont disséminées des plaques informatives sur les éléments intéressants qui jalonnent la piste. Tout-à-l'heure, c'était sur le château de Malvergne (numéro 19), et ici sur le houx (numéro 16). J'ai donc la très nette impression d'en avoir loupé quelques uns, et je le regrette...
Soit ils ont disparu, soit ils sont si bien intégrés dans la végétation qu'ils sont devenus invisibles.

Vue générale sur le fameux houx.

Quelques pins maritimes émergent par ci par là au-dessus des autres arbres.

Et là-bas aussi : cette haie trahit le chemin qui la traverse, et que je vais rejoindre plus loin.

Quelques genêts fleuris donennt une petite touche de couleur dans ce monde végétal endormi.

Pas du tout ! Je n'avais pas du tout connaissance de l'existence de ce fossé ! Ah si l'on pouvait voyager dans le temps, ce serait vraiment extraordinaire. C'est évidemment pouir cette raison que la ferme située un peu plus loin, derrière cette haie, porte ce nom évocateur : les Sarrazins.

Encore un banc. Juste devant la haie qui borde le fameux champ ayant contenu un camp. Je regrette de ne pas avoir le temps d'en profiter, et de m'imprégner de ce que je viens de lire. Rêver un peu à ces époques lointaines...

J'aperçois à l'est la ferme des Landes, devant laquelle je vais passer tout-à-l'heure.

Mon chemin débouche sur la D42, qui relie Martinet -à gauche- à Beaulieu-sous-La-Roche -à droite. J'ai déjà marché sur cette départementale en début d'après-midi, en traversant le village de la Guérinière, vous vous rappelez ? Quoi qu'il en soit, je pourrais continuer sur le chemin en face, mais il me rallongerait pas mal, puisqu'il va vers le nord-ouest, et que ma voiture est au nord-est. Et comme le soir tombe vite -il est déjà 18 heures-, je préfère prendre un raccourci, qui m'oblige à longer la D42 jusqu'à la ferme des Landes. C'est parti.

La belle D42 vers Beaulieu, sous les rayons du soleil couchant.

A droite, derrière ce bel arbre, la ferme des Landes. Alors que j'y arrive, un chien de type berger allemand traverse en courant et fonce sur Volcane. Il l'attaque et va jusqu'à la mordre. Son propriétaire arrive en courant et en l'appelant, pendant que de mon côté, j'appelle Volcane. Toute la scène se joue en 30 secondes, en plein milieu de la route ! Heureusement qu'il n'y a pas une seule voiture à ce moment. Je viens de voir Volcane se rebiffer et prête à l'attaque pour la première fois, elle qui habituellement a peur d'un tracteur arrêté dans un champ ! Plus de peur que de mal.

C'est heureusement ici que je quitte la route goudronnée. Mon chemin est à gauche.

Le chemin a été entièrement refait, et de ce fait, il a perdu ses virages originaux ; en effet, sur ma carte, il comporte des courbes qui ont soigneusement été effacées, par souci d'efficacité sûrement. Une haie a même été plantée du côté droit. Les travaux semblent être très récents.

Ce vieux puits de pierre a heureusement été laissé sur place, les ronces aussi... Dommage.

 

Au-delà de cet immense champ, là-bas sur ma droite, c'est le bois dans lequel j'ai commencé ma balade ce midi. Mon sentier lui est parallèle, et il ne me restera qu'un petit bout de route pour rejoindre la voiture.

Un coup d'oeil en arrière vers la ferme des Landes, devant laquelle les chiens se sont "rencontrés".

Un zoom sur la lisière du bois, derrière lequel coule le Jaunay. Les arbres sont en feu : celui du soleil couchant.

Il ne fait pas encore si sombre, je vous rassure ; j'ai pas mal fermé l'ouverture... On se croirait en Afrique. Non ?

Quelques genêts fleuris donennt une petite touche de couleur dans ce monde végétal endormi.Et encore un zoom arrière sur le chemin tout neuf et les Landes à droite.

Le chemin va vers la gauche, ce qui ne me plait pas du tout. En fait, il retrouve maintenant son ancien tracé. Or, je sais que ma voiture est à droite, vers le bois, et la petite route desservant les fermes environnantes doit être derrière cette haie d'arbres. Allez, je suis pressé de rentrer maintenant, et je prends la décision de couper à travers.
Ce n'est que de l'herbe, je ne vais donc pas abimer les cultures.

Et la voilà, ma petite route. J'oblique à droite, il doit bien y avoir un passage dans ce creux.

Et il y en avait bien un ! J'ai donc très bien fait de "couper", et je suis tout content de moi. Il me reste une belle grimpette à faire, et je n'aurai plus qu'à me laisser descendre doucement vers le bois.

Sur ma gauche, les bâtiments de la ferme du Désert.

Et j'arrive au croisement, au calvaire nu. De là, j'aperçois La Bouguenière à l'est, qui est la première ferme photographiée au départ de la promenade, à travers la haie. Les tuiles sont bien rouges, couleur dûe aux derniers rayons de l'astre du jour.

Dans le fond coule le Jaunay.

Je me retourne vers l'ouest pour assister au coucher de monsieur le roi soleil.

Temps rouge le soir, bon espoir : c'est ce que dit le proverbe. Il est exactement 18h33.

 

Je viens de parcourir 15,5 km, et je suis un peu fatigué, mais extrêmement satisfait. En effet, comme vous le savez, je piétine beaucoup à cause du nombre de photos que je fais, et qui m'obligent à stopper très souvent, ce qui est bien plus fatigant. Ma moyenne a donc été d'à peine 4 km/h, ce qui me paraît très correct compte tenu de ce que je viens de vous expliquer.

 

Je vais essayer de me "faire" 20 km lors de ma prochaine balade.

J'espère que ce compte-rendu vous a plu, et vous a donné envie d'aller parcourir ces sentiers par vous-même.

Je vous y encourage fortement.

N'hésitez pas à mettre un petit mot dans le livre d'or. Merci et à bientôt dans ...

 

 

de nouvelles "aventures".

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