Dans le Var - 4ème jour

Randonnée en scooter x9 en Provence
Dimanche 22 octobre 2006 - 4ème jour de voyage
Le Luc-Verne-Gonfaron-St Maximin-Toulon-Le Luc
280 km - 81 photos - nuageux

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Déjà dimanche! Christian va nous quitter aujourd'hui, malheureusement. Le temps passe si vite! Il a mal dormi, Chistian. Non pas à cause de la pluie, mais à cause de mes ronflements! Pourtant, il étail bien à une dizaine de mètres de ma tente, mais par contre, les parois de sa maison ne doivent sûrement pas être très insonorisées non plus! Et pour tout arranger, il y avait aussi le bruit du moteur d'une pompe tout près de nous, que j'ai entendu aussi.

Les conditions atmosphériques étant meilleures -pas de trombes d'eau- le moindre bruit était audible!

Mais bon, c'est le camping, aussi. C'est moins cher...

Comme je reste dormir ici ce soir, pas de tente à plier, c'est cool, j'adore ça. J'ai l'impression d'être en vacances! Pas question de traîner non plus, Didier n'aime pas les retardataires -rigueur militaire oblige, mais d'un autre côté, il faut bien respecter les organisateurs aussi-, et Jean-Claude déteste absolument être en retard... Donc, passage à l'accueil du camping pour régler nos petites affaires -factures entre autres...- puis cap sur Le Luc, où nous retrouvons la troupe. Et nous partons aussitôt. La route est une merveille. Malheureusement, nous roulons un peu vite à mon goût, et toute mon attention est requise par le pilotage proprement dit, peu de secondes sont disponibles pour admirer le paysage! Bon, c'est quand même un plaisir de rouler, gauche, droite, gauche, encore gauche, droite.... Sans arrêt. La forêt est dense, le sous-bois est époustouflant de beauté. Le massif des Maures mérite bien sa réputation! Le soleil semble vouloir percer par moments à travers le brouillard qui nous entoure, puis finalement y renonce. Il faut faire gaffe, aussi; les pluies violentes de ces dernières heures et jours ont rendu la chaussée fort glissante, surtout lorsqu'elle est recouverte de boue ou de graviers descendus de la pente, quand ce ne sont pas des monticules de châtaignes avec leurs enveloppes qui recouvrent par endroits totalement le virage!

Bref, dangereux, quand même! Et le rythme est infernal...

Il est 9h30 lorsque nous parvenons au bout du monde, ou du moins ça y ressemble! Et dans cette quiétude matinale, cette apparition de la Chartreuse de la Verne au milieu de cette végétation dense est un peu comme la cerise sur le gâteau!

Nous en sommes encore à quelques centaines de mètres, mais Didier fait la halte pour nous permettre d'admirer.

Et c'est bien le mot qui convient: c'est admirable!

Une idée de la végétation qui nous entoure. Je suis bien persuadé que l'on peut passer des jours sous ce couvert végétal sans rencontrer âme qui vive, excepté les sangliers et autres animaux de la forêt!

Mais aujourd'hui, ce sont les animaux des villes qui pointent le bout de leur nez! Comme vous pouvez le constater, l'asphalte s'est gentiment mais sûrement transformée en cailloux, et le rocher lui même émerge de la terre et sert de route. Mais alors là, ça glisse encore davantage. Ouille ouille... Je ne voudrais pas être un pneu!

Bon, on monopoliserait presque le chemin en entier, non? On reconnaît Annie en pleine conversation avec Claude, en plein milieu de la route, bien sûr... Les scooters sont bien rangés sur le côté, eux, c'est déjà ça.

Ah, ces jeux de lumière. Je vous le disais bien, le soleil ne demande qu'à venir, mais les nuages ne veulent pas de lui!

Jean-Claude et Didier à gauche. Alain qui cache Brigitte et Kriss. Christian a déjà allumé sa cigarette.
Annie admire le paysage, Claude est pensif. Au fond, on distingue Jim.

Les mêmes, dans l'autre sens... Vue sur la "route". La pente est assez forte.

L'atmosphère est étrange, quelque peu irréelle. Vue d'ensemble du site. A gauche, le ravin.

Zoom sur les bâtiments de la Chartreuse. On voit très bien le mur d'enceinte avec ses contreforts.

Allez, on reprend nos machines pour aller au bout du chemin, tout doucement, au pas, et même debout sur les marchepieds!

Et voilà, nous y somme, devant le mur d'enceinte. Malheureusement, nous n'irons pas plus loin.

La porte principale, sous protection.

C'est fermé à clef, et Didier, dans sa preécipitation, les a laissées à la maison (les clefs...)!

Et vous pouvez constater comme moi que nous ne sommes pas forcément les bienvenus, vu l'épaisseur de la porte.
Les moines s'étaient bien protégés ici. De quoi avaient-ils donc peur?

On dirait davantage une forteresse qu'une abbaye, non?

Détail sur la porte, qui décidément m'impressionne par son côté militaire!

Au loin, cet arbre touché par la foudre, mais qui reprend vie par l'autre côté!

Zoom sur la tour, et son petit cyprès tout méditerranéen devant!

Cet arbre est de toute beauté.

Jeux de lumière entre le ciel et la terre. La forteresse est entourée par le ravin.

Quelle belle machine! Le BB 650 de Kriss. Franchement, j'aimerais bien rouler avec ça,. Un jour peut-être.
Il n'empêche que JJ -qui est juste derrière- me permet de faire de belles balades aussi!

Là, presque tout le monde mitraille.

Vue d'ensemble du mur d'enceinte, et de la fameuse porte d'entrée.

Il est 10 heures, et Didier donne le signal du départ. Comme à l'aller, la route est somptueuse sous les immenses châtaigniers du massif des Maures, et toujours aussi dangereuse. Plus encore que tout-à-l'heure par le monde que nous y croisons. En effet, certaines routes sont fermées à la circulation, il doit y avoir des fêtes et/ou des courses, les gendarmes ayant barré certaines directions. Du coup, Didier modifie son itinéraire initial, et nous virevoletons sur des voies minuscules et fort sinueuses, et sur lesquelles le trafic est finalement -comparativement à la largeur de la voie- assez important.

Dommage, très dommage, de ne pouvoir faire de pauses-photos. Du coup, j'ai tout dans la tête, et comme je ne suis pas peintre pour deux sous, je ne peux rien vous restituer. Désolé!

Ah mais si, nous avons droit à une pause à Gonfaron. Et c'est jour de fête au village en plus.
Le café du village a installé tables et chaises carrément sur la piste cyclable. JJ est là, et mon casque traîne par terre.
Claude, Bruno et Kriss sont déjà installés, Didier, son fils, et Brigitte vont faire de même.

Vous voyez bien, je m'en doutais. Ils s'attablent également!

Et eux, ils attendent sagement leurs maîtres respectifs!

Finalement, Didier, Alain et Brigitte n'osent pas s'asseoir!

"Bon, je te le répète, Claude, mais c'est la dernière fois. Cinq plus cinq, ça fait dix, ce n'est pourtant pas compliqué!".
Bruno, lui, connaît la réponse et en profite pour passer un coup de fil!

En fait, aujourd'hui, c'est la fête de la châtaigne à Gonfaron!

Et il y a une petite -ou plutôt: une grosse- citrouille à gagner. C'est René que je vois là-bas, derrière la remorque!

Il y a beaucoup d'animation, de la musique. C'est une ambiance vraiment très sympa que nous trouvons ici.

Bon, c'est pas tout ça, mais il faut repartir. Il est déjà 11h20, et on doit repasser par Le Luc en plus, ce qui nous fait un peu de rallonge. Une fois arrivés au Luc, nous prenons la fameuse N7 vers l'ouest, direction Saint-Maximin, qui longe l'autoroute. C'est finalement à Brignolles que Christian nous quitte, direction Paris! Bonne route.

Il est midi et quart lorsque nous posons nos scooters sur la place de Saint-Maximin-la-Sainte-Beaume... ouf!

Juste devant la basilique Sainte-Marie-Madeleine.

Longue de 73 m, large de 37 m et haute de 28 m, la basilique est le seul bel exemple de style gothique en Provence.

Le côté gauche.

La pierre est très fatiguée, les armoiries de l'écusson ne sont plus lisibles, les csulptures disparaissent...

Buste de Frédéric Mistral, sur la place de la basilique.

Le portail de droite.

Là, c'est l'hôtel de ville.

La preuve...

Pendant que je suis en train de faire des photos, mes camarades discutent autour des scooters. Je me demande de quoi ils peuvent bien parler.... Eric, pour sa part, s'installe aux commandes du BB de Kriss.

Quant à René, il rêvasse dans son coin.

Bon, allez, je rentre dans la basilique.

Troisième tombeau de la chrétienté pour sa crypte abritant les reliques de Marie-Madeleine, c’est le plus grand édifice gothique du sud est de la France (XIII°/XVII°). Et c'est vrai que c'est une belle "gothique", il n'y a aucun doute!

Dommage qu'il y ait tant de "bruit" sur la photo, contre-jour allié à une très mauvaise lumière....

Lever la tête me donne presque le "tournis"! J'essayr d'imaginer les ouvriers, lorsqu'ils étaient tout en haut en train de travailler!

Malheureusement, les lumières sont très mauvaises.

Je suis toujours étonné du nombre de cierges qui brûlent sans arrêt dans nos églises. Ayant été élevé dans la religion catholique, il y a énormément de choses, comme ça, qui font partie de mon vécu, de mon enfance, et auxquelles je ne faisais pas ou plus attention. Et ce n'est que récemment que j'ai pris conscience de tout ça. En effet, ce sont des choses qui, dans un autre pays, me parlaient bien davantage, aussi bizarement que cela puisse paraître.
On voit beaucoup plus ce qu'il y a ailleurs que ce qui est sous nos yeux!

Pour ma part, j'admire dans ces lieux l'architecture et le travail inouï effectué par les hommes autrefois.
De plus, force est de constater que les travaux les plus gigantesques des hommes ont toujours été réalisés dans un but d'adoration et de religion et non dans un but purement technologique ou autre, ce que je trouve assez navrant.

Le prône, ou la chaire, le lieu où se faisait le sermon, a été réalisé en noyer en 1756.

Encore beaucoup, beaucoup trop de grain sur la photo, désolé! Me voilà quitte pour retourner!

L'ogue de la basilique est une véritable merveille. Il date de 1773, et possède 43 jeux répartis sur quatre claviers.

Le son de l'orgue est queque chose qui me fait toujours vibrer. Je pourrais rester longtemps à écouter quelqu'un jouer de cet instrument. Et surtout dans de tels lieux immenses, qui se prêtent admirablement au transport des sons. Il devrait souvent y avoir des interprétations musicales dans les cathédrales pourvues d'orgues!

De l'autre côté, vers l'autel, les stèles dans lesquelles prenaient place les "personnalités".

Bois et sculptures sont très riches.

Toute cette partie se trouve donc dans une sorte d'enclos, comme vous pouvez le voir ici.

Si quelqu'un peut me traduire ce texte, c'est avec plaisir. Je lui enverrai la photo dans sa taille normale pour le faire.

J'adore ce genre de porte, avec ses renforts de ferrures. Elle me fait un peu penser à celle de ce matin.

Descente aux enfers? Non, descente dans la crypte, qui contient les sarcophages de saint Sidoine, sainte Marcelle et sainte Suzanne, saint Maximin et sainte Marie-Madeleine.

La crypte contient également quatre dalles extraordinaires, de style romain. J'ai passé de grands moments, enfant, à regarder les photos ou reproductions de ce type de dalles, dans mes livres d'histoire traitant de la période gallo-romaine!

Ces dalles sont datées du VIème siècle. Elles sont protégées derrière une vitre que l'on aperçoit sur cette photo.

Le manque de lumière a rendu la prise de vue difficile, mais je suis assez satisfait du résultat.

De penser que quelqu'un agravé ça il y a 1500 ans me donne le vertige!

En descendant dans le caveau, on côtoie des gravures beaucoup plus... récentes et beaucoup plus... laides!
L'ancien et le nouveau, en quelque sorte...

Ah, encore un petit coup d'oeil au-dessus de ma tête, et... c'est vertigineux!

Ah, le gothique! J'aime vraiment ça, ces immenses colonnes qui montent....

En sortant de la basilique, je suis aveuglé par la lumière du ciel méditerranéen, devenu presque bleu.
Quel contraste après le clair-obscur de la crypte!

Eh mais que vois-je? Mes compagnons de voyage se la coulent douce pendant ce temps-là, hein?

Alain et Kriss semblent ne pas avoir bougé d'un centimètre!
Admirez ces vieilles maisons provençales entourant la place, et cette très ancienne publicité!

Ah, René s'intéresse à d'autres machines que l'Aprilia? La preuve!

Bon, c'est pas tout ça, mais il est tout de même 13h40, et nous avons maintenant vraiment le ventre vide. Par conséquent, il est grand temps d'aller manger. Heureusement, c'est tout près d'ici. Très bonne ambiance pendant ce repas.

Plusieurs nous quittent à la sortie. Claude, Alain et Brigitte, Bruno, Eric reprennent le chemin de leur domicile. Merci les amis pour votre chaleureuse présence à cette randonnée, et à la prochaine.

Pour le petit groupe restant, Didier nous a encore concocté une belle rando! Voyez vous-même!

Sous vos yeux: la rade de Toulon, qui abrite une partie de la flotte militaire française, qui a bien fait parler d'elle ces derniers temps, avec le scandale du désamiantage du porte-avions Clémenceau...

De Saint-Maximin à Toulon, il y a une bonne soixantaine de kilomètres. La traversée de Toulon a été assez épique, le groupe ayant été scindé à de nombreuses reprises à cause des feux tricolores. J'ai trouvé que la ville de Toulon, au niveau du bitume, est dans un état lamentable, du moins pour la partie que nous avons empruntée! Enfin, nous sommes arrivés au pied du fameux Mont Faron. La première grimpette restera un grand souvenir, n'est-ce-pas Jean-Claude? Quelle montée! Je ne sais pas quel est le pourcentage de la côte, fort droite mais fort pentue, mais il doit être assez élevé. J'ai cru que Jean-Claude n'allait pas décoller, et j'ai eu peur de devoir m'arrêter derrière lui, car je sais que JJ n'aime pas les grosses côtes...

Mais il est passé, mon petit scooter. Quel dommage que le temps soit si brouillé, si mauvais pour la photo. Mais quoi qu'il en soit, cette ascension restera gravée dans ma mémoire tant elle est impressionnante. Il ne faut vraiment pas avoir le vertige!

Jean-Claude en action photo.

Les monstres, enfin, une partie des monstres.

La vue est époustouflante.

Didier connait par coeur. C'est ici qu'il nous avait fait les photos de son scooter lors de sa première balade.

Encore une vue sur Toulon.

Le site de la pause.

Zoom sur un porte-avions?/hélicoptères.

Et vue vers l'autre côté. C'est également superbe.

 

Avouez que ce pays recèle d'innombrables possibilités de balades.
Il y a ici un potentiel extraordinaire pour un scooter, et je compte bien venir l'exploiter un jour...

Et ce jour là, Didier, je ne manquerai pas de faire appel à tes services.

 

Après ça, nous entamons une longue et lente descente, à ma grande joie, et grâce à la circulation, car globalement, le rythme est un peu élevé à mon goût. Il faut savoir que cette route du mont Faron est à sens unique -heureusement d'ailleurs!

Ensuite, et vu l'heure tardive, Didier décide, avec l'accord du groupe, de rentrer par l'autoroute plutôt que d'avoir à supporter les embouillages souvent conséquents le dimanche soir dans la région. C'est donc à grande vitesse que nous rentrons sur Le Luc, sur une distance d'environ 70 km. Je suis surpris d'avoir réussi à suivre la cadence infernale de mes camarades.

La soirée se termine... au restaurant bien sûr. Très sympa, en comité plus restreint, l'ambiance est joyeuse. Puis ce sont les adieux, les uns rentrant à l'hôtel, les autres chez eux, et Jean-Claude, Annie et moi-même à notre camping. Je vis toujours ces départs avec un peu de tristesse, tellement ces heures tant attendues passent vite, mais c'est ainsi!

Au camping, je prépare mes affaires pour demain. Un coup de main à Jean-Claude et Annie pour mettre le x9 sur sa remorque, comme ça, ils seront prêts à partir eux aussi. Bonne nuit les amis. Je suis heureux d'avoir partagé ce week-end avec vous, que je n'oublierai pas de sitôt.

Merci pour votre présence, Annie pour ta gaieté et ta bonne humeur communicatrice, Jean-Claude pour ton amitié sincère.

Je ferai de mon mieux, demain matin, pour ne pas faire trop de bruit. Pourvu que JJ démarre au quart de tour...


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