Retour en Vendée - 5ème jour

Randonnée en scooter x9 en Provence
Lundi 23 octobre 2006 - 5 ème jour de voyage
Le Luc-Millau-Rodez-Les Sables d'Olonne
990 km - 68 photos - nuageux, pluie, tempête...

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4 heures, c'est l'heure à laquelle j'ai prévu mon départ; mais comme d'habitude, je suis réveillé avant la sonnerie fatidique! Et aujourd'hui, je n'ai aucune envie ni aucune raison de rester dans mon duvet. Je suis aussitôt en pleine forme. Il ne me faut pas longtemps pour ranger les affaires, plier la tente et démarrer, les automatismes se mettent en place tous seuls! Et c'est ainsi que JJ est déjà sur la route à 3h45 du matin! Quelques minutes plus tard, je suis sur l'autoroute A8. Je suis chargé, les côtes sont longues et difficiles. Mais je réussis à caler JJ derrière un gros camion qui roule en gros à 90 km/h, ce qui me permet de grimper sans descendre à 50... Génial. A ce rythme, je serai ce soir dans mon lit! Le temps est couvert, mais doux.

Je passe Aix-en-Provence avant 5 heures, c'est génial. Et la température extérieure est de ... 21 degrés. Oui, oui, et je fais entièrement confiance au thermomètre de JJ, il est bon, à plus ou moins un degré. C'est incroyable, cette douceur! Puis c'est Salon-de-Provence, Arles, et finalement Nîmes à 6 heures. A Montpellier, je quitte l'autoroute et prends la N109 direction plein ouest pour rejoindre la A75 qui doit me conduire sur le viaduc de Millau, que je veux voir. J'ai un peu de mal à trouver une station d'essence ouverte sur cette route, mais c'est chose faite à Saint-André de Sangonis. Il est 7h30, j'ai parcouru 270 km, je suis en super forme. Je profite de cet arrêt pour me désaltérer, et pour manger quelques délicieuses pâtes de fruit et autres délicatesses...

Il ne me reste que 70 km à parcourir jusqu'à Millau. Le jour va bientôt se lever.

Et voici Millau. Il est 9 heures. Les côtes ont été dures pour JJ, mais bon, il est quand même là!

Je viens de passer le viaduc, et je me trouve sur l'aire de stationnement juste après.

Voilà mon zoom maximum sur Millau.

En plein centre de cette aire, une vieille ferme.

Voici une vue rapprochée de ce fameux pont, qui a fait couler tant d'encre.

Trois années de travaux pour réussir cet ouvrage grandiose.

Et une vue d'ensemble, pour que vous puissiez vous rendre compte de sa taille.
2460 m de long, 270 m au-dessus du Tarn, 343 m au sommet des pylônes!

Le pylône fait 90 mètres de hauteur!

Zoom maximum: on voit deux camions en train de traverser.

Et maintenant, je vais ... dé-zoomer.

Voilà, ce sera la dernière. Voyez aussi ce site, pour les passionnés.

Et le vainqueur du viaduc de Millau, c'est qui, hein?

Bon, comme il nous reste quelques km à parcourir, on décide de repartir maintenant. Non mais! Je continue sur la A 75 jusqu'à Séverac-le-Château, pour prendre la N88 direction Rodez puis Brive-la-Gaillarde.

Bertholène. Mon regard a été attiré par le château, alors que je roulais tranquillement sans aucune intention de m'arrêter ici. Mais quand je l'ai vu, mon envie de faire quelques clichés a été la plus forte!

Et en cherchant un peu de documentation sur internet, je suis "tombé" sur cet article, et sur l'appel au secours de ses habitants. Et comme je crois qu'ils ont raison de s'inquiéter, je fais suivre leur revendication. Si un de mes lecteurs peut les aider...

J'aime beaucoup ce genre de ruines.

Essayez d'imaginer la vie des occupants de cette ancienne forteresse.

Combien de personnes ont-elles attendu, le nez collé sur les vitres? Dur dur, d'imaginer, hein?

Bon, pas trop le temps de rêver, on verra ça à la maison, une fois rentré. Allez zou, on repart.

Rodez. J'aurais aimé aller flaner dans ses rues, et sur la petite place du marché, et sur le parvis de la cathédrale. Mais je ne peux pas. Et pourtant, j'ai des souvenirs de cette ville, dans laquelle je suis venu quelques fois. Un jour, assi à ma table dans un restaurant du centre, je vois arriver un gars dont la tête me disait quelques chose. C'était le chanteur Yves Duteil.

Dernier coup d'oeil, à travers les arbres. Je reviendrai. Vous noterez au passage le temps qu'il fait. Je ne vous en ai pas parlé jusque là. C'est un temps triste, gris, couvert. Mais il ne pleut pas, ou à peine quelques gouttes par ci par là.
C'est le principal! Je suis maintenant sur la N140 qui file vers le nord-ouest, direction Brive. je ne m'arrête plus. Il faut que j'avale du kilomètre pour arriver ce soir, je n'ai pas le temps de traîner, croyez-moi. Et c'est ce que je fais. Peu avant Brive, je récupère l'autoroute A20, que je prends. Je bénéficie de vent arrière, ce qui permet à JJ de maintenir une assez bonne moyenne. En tout cas, les km défilent sur le compteur, et je commence à voir des noms qui se rapprochent de ma région. Je décide de poursuivre ainsi jusqu'à Limoges, et de manger là-bas!

Gagné. J'ai tenu le coup. Je suis à Limoges, je prends direction centre-ville, et j'atterris finalement devant la cathédrale! Je suis très souvent passé à Limoges, vous pensez bien, car Limoges est pour les Vendéens sur la route des vacances, sur la route du sud! Mais c'est la toute première fois que j'y marque un arrêt. je suis enchanté. Il est 14 heures. Et j'ai 685 km à mon actif pour aujourd'hui, ce qui n'est déjà pas si mal!

La cathédrale de Limoges est l'un des rares grands monuments de style gothique du sud de la Loire, domaine d'élection de l'art roman.

Le portail Saint-Jean, construit de 1515 à 1530 dans le style gothique flamboyant.

Avoir un zoom conséquent est vraiment un très gros avantage.

Je suis toujours loin, derrière mon grillage...

mais ça ne m'empêche pas d'aller chercher des détails.

Elle me rappelle un peu celle d'Amiens, en plus modeste quand même. Mais elle a besoin d'un énorme nettoyage.

Le site officiel de la culture française détient des photos de cette cathédrale réalisées avant 1893, ici.

J'aime bien voir détails des sculptures.

La pierre est usée par les ans, et les sculptures perdent lentement leur âme!

Vous le savez bien, j'aime beaucoup les gargouilles.

Détail sur les frises des bords du toît.

Encore un écusson. Dommage que je ne puisse pas entrer!

La richesse du gothique est tout bonnement époustouflante. Je suis à chaque fois bluffé par la quantité de détails!

Encore plus près!

Cette construction s'est étalée sur six siècles, de 1273 à 1888...

J'aime bien cette gargouille, on dirait qu'elle rigole, vous ne trouvez pas?

J'ai du pas mal bouger lorsque j'ai appuyé sur la détente...
Mais je la garde quand même, car cet alignement de gargouilles prêtes à bondir me plaît beaucoup.

La rue par laquelle je suis arrivé sur la place Saint-Etienne. C'est la rue des Allois.

Et cette architecture me plonge dans le Moyen-Âge...

C'est vraiment très joli. La petite enseigne est de toute beauté.

 

Je ne peux voir cette tour que sous cet angle, l'accès à la place était complètement bouclé!

En face de mon scooter, cette superbe échope d'un peintre dont le nom me faisait penser à un acteur... J'ai discuté un peu avec le propriétaire, qui n'a absolument pas l'air "mirot"... Ses prix sont élevés! La cathédrale est à gauche.

Toujours cette belle architecture des maisons situées autour de la cathédrale.

Je reste tout juste 45 minutes, et j'enfourche à nouveau ma monture. Direction ouest-nord-ouest, vers Niort.

Etagnac. A la sortie du village, j'ai été attiré par cette église.

Et cette construction est sûrement le Prieuré de l'ordre de Grandmont fondé au 12ème.

Gros plan sur le toît, pour essayer de voir la statue. Et on la voit bien, sauf qu'elle me tourne le dos!

Vue globale du site. Là-bas le priuré, et l'église à ma gauche.

Cette élévation en forme de chapelle fut érigée à l'est de la sacristie par le Comte Dupont de Rochebrune (1888)

Construction en face de l'église.

 

Vue vers l'autre côté de la route.

L'église d'Etagnac, d'origine romane, fut fortement remaniée au XIX° siècle.
Une élévation en forme de chapelle fut érigée à l'est de la sacristie par le Comte Dupont de Rochebrune (1888)

J'aime bien le style roman aussi.

Ils ont voulu laisser la vieille frise romane au cours de la restauration, mais elle est vraiment en mauvais état!

Il est 15h30...

Et voilà Confolens. J'aime beaucoup cette petite ville, traversée par la Vienne. J'avais déjà fait quelques photos lorsque j'étais descendu à la rando de Brive chez l'ami Bruno, fin avril 2006. Si vous voulez voir, c'était ce jour-là...

L'église romane -11èmé 15ème siècle- de Saint-Barthélémy. Pour la prendre aussi bien en photo, je suis grimpé sur le talus assez escarpé de la voie ferrée, comme je l'espérais en grimpant, d'où je domine le site.

Voilà une vue globale avec la voie ferrée au premier-plan. J'aime bien cette vue mélangeant l'ancien et le nouveau.

Essai de zoom sur la façade. Comme d'habitude, c'est du travail "bâclé". Il faudrait y aller, et bien sûr y pénétrer, afin de s'imprégner de l'histoire véhiculée par le bâtiment. Je n'ai plus qu'à rajouter Confolens sur la longue, très longue liste des villes et villages que j'aimerais visiter en prenant tout mon temps...

En descendant du talus.

Un peu plus loin, je me trouve pris très brutalement sous un orage d'une rare violence.La soudaineté du phénomène a tellement été forte que je n'ai même pas eu le temps de m'arrêter! Ce sont des trombes d'eau, puis de grêle, accompagnées de très fortes bourrasques, qui s'abattent sur moi à la sortie d'un village, dans une côte. Fort heureusement, le tout n'a duré que quelques minutes, qui ont tout de même suffi à faire couler de mini-torrents sur les bords de la route!

Comme j'étais en train de m'endormir tout doucement, ce déluge m'a complètement réveillé, presque en sursaut...

La D148, c'est bien ma route! J'arrive ici à Pressac, qui possède aussi une superbe église romane, dont j'avais photographié le portail lors de ce fameux jour où je "descendais" vers la rando de Brive, et dont je vous parlais plus haut.

Voilà Pressac, photographiée du même point que l'image précédente. Remarquez aussi le ciel tourmenté qui m'accompagne.

La belle façade romane se trouve de l'autre côté. C'est là-bas que j'avais fait mes photos en avril dernier.

Charroux. J'adore ce petit village, avec les vestiges de sa vieille abbaye et ses halles. La route évite maintenant de traverser le village, mais je voulais y passer, c'est tellement plus "sympa".

Il y a toujours plusieurs dizaines de pigeons qui volent au sommet de l'abbaye bénédictine Saint Sauveur de Charroux. Elle a été fondée à la fin du 8ème siècle par Roger, comte de Limoges. La tour lanterne ci-dessus date du XIème siècle.

Zoom sur le haut de la tour-lanterne, dite tour Charlemagne.

 

Toujours à Charroux dans la Vienne. Je prends cette photo sans bouger de place. L'abbaye est à ma gauche.

Les halles sont encore très bien conservées.

Il est pratiquement 16h30. C'est bien, j'approche de Niort où je compte bien aller embrasser ma petite-fille et ses parents. Il ne me restera plus qu'à rejoindre Les Sables d'Olonne. Je suis satisfait, je ne vais pas arriver trop tard.

....

Mais c'était sans compter sur les événements. Car il y en a eu, évidemment. Après Charroux, je traverse Civray, puis Sauzé-Vaussais, et j'arrive doucement mais sûrement à Melle. Je ne suis plus qu'à une trentaine de km de Niort, c'est génial. Soudain, au sommet d'une côte, j'aperçois une longue file de véhicules à l'arrêt, principalement des camions. Je double doucement la longue file. Des voitures font demi-tour, les chauffeurs des poids-lourds sont en train de discuter près de leurs engins. C'est sûr, il doit y avoir une manifestation, ou un accident.

C'est un accident. Côté gauche, un véhicule dont la partie avant a disparue, complètement pliée! La route est fermée dans les deux sens. Les pompeirs, les gendarmes, les ambulances sont ici. La route est très humide, glissante, car il tombe de fortes averses cet après-midi. Une dame, qui a tout vu, me raconte. Le véhicule que je vois allait vers Niort, comme moi. Et pourtant, il est retourné dans l'autre sens, et côté gauche... En face, venant de Melle, un véhicule roulant vers Limoges s'est soudainement porté sur sa gauche et a "tamponné" de plein fouet la voiture dont je vous parlais, pour finir sa course dans un petit ravin, à ma droite. Des débris jonchent la chaussée. La conductrice de la voiture s'en tire bien, très choquée, mais sauvée. Elle est dans l'ambulance. Quant à l'autre véhicule, les pompiers sont en train de le découper, après l'avoir consolidé avec des cordes afin qu'il ne tombe pas plus loin dans la pente. La dame me dit que c'est un monsieur, qui crie de temps en temps. C'est horrible, évidemment, comme toujours sur la route... Je pense en moi-même: si je ne m'étais pas arrêté prendre des photos, j'aurais pû être à la place de cette voiture, et dans un tel choc, nul doute que pour moi, c'était le dernier...

Même JJ ne peut passer. Un monsieur connaissant le coin me dit que je peux prendre la petite route à gauche, qui me permettra de ressortir au-delà de la côte, et de poursuivre mon chemin. J'y vais, au pas, car il s'agit plutôt d'un chemin non goudronné et fort glissant. Je rejoins une mini-route, je prends à droite. J'arrive à un carrefour plus important. Des gendarmes font la circulation. Je traverse cette route importante, que je prends pour une voie arrivant dans le village par ma gauche. Pour ma part, je dois poursuivre ma boucle pour rejoindre ma D948 qui doit être à ma droite. Les routes sont minuscules, je vois un panneau "vers D948" que je suis tout naturellement. Enfin, j'arrive sur la D948. Il y a des motards qui barrent la route, et qui sont en train de mettre une déviation en place. Il y a des camions partout, le bouchon créé par cet accident est énorme!

Je prends à gauche, et c'est reparti. Je m'en tire assez bien, grâce à JJ. Sinon, c'était bien une heure de perdue, voire plus... Certains éléments du paysage attirent mon regard, je ressens presque un certain malaise en les voyant, sans toutefois réellement comprendre ce qui se passe. Je vois une maison sur ma droite, qui ressemble vraiment à une déjà vue précédemment, avec des chêvres dans le jardin. Mais c'était de l'autre côté. Bizarre, quand même! Puis un doute commence à pénétrer ma petite tête. Voyons, je roule bien dans le bon sens? Ben oui, c'est sûr, j'ai fait gauche, droite, droite, puis gauche sur la route principale, impossible de se tromper. Et voici Sauzé-Vaussais. Quoi? Sauzé-Vaussais. Mais...

Horreur! Mes soupçons étaient bien fondés. Je viens de retourner sur mes pas! Je viens de me taper 20 bornes dans le mauvais sens, pauvre de moi! Et la pluie recommence, plus fine cette fois, donc qui va durer. En effet, entre-temps, le ciel s'est bien bouché... Demi-tour obligatoire. 40 bornes de rabiot, le jour où, justement, je fais ma plus longue virée d'une trotte avec le x9. Bien, voilà, quand on aime... Je jure en roulant, je cogne même un coup sur mon casque en m'insultant! Comment peut-on être si c...? Evidemment, je ressasse les événements, j'essaye de comprendre comment j'ai pû me fourvoyer à ce point! Finalement, c'est très simple. La route importante que j'ai traversée, c'était déjà ma D948! Au lieu de filer tout droit, je n'avais qu'à tourner à gauche, c'était bon, j'y étais déjà! Le contournement de l'accident était fait, il était finalement très très simple! Le village où a eu lieu ce choc s'appèlle Chail, et il est minuscule!

Mais c'était trop simple pour moi! Je ne pouvais pas penser y être déjà, j'ai donc continué par la droite, et je suis bien arrivé sur la D948 encore une fois, après avoir fait en quelque sorte un tour complet, un cercle autour de mon point de départ de l'accident, mais un peu plus en arrière. J'ai tourné à gauche, logiquement. Mais si j'avais regardé à droite, j'aurais sûrement reconnu les lieux. je n'ai pas regardé. Les motards faisaient la circulation, je suis parti directement, sans un regard à droite...

Et en arrivant à Chail, j'ai la surprise de constater que la route est désormais ouverte à la circulation sur une voie...

Je suis arrivé sur le lieu de l'accident à 17h05 -traces GPS... A 17h20, je tournais à gauche.... A 17h50, je repassais au Chail.

En écrivant mon compte-rendu, j'ai "foullé" un peu sur le "net" pour avoir des informations sur cet accident. Et j'ai pu récupérer l'extrait ci-dessous, obtenu en faisant une recherche sur les archives du journal "la Nouvelle République":
Violent choc frontal sur la D 948
a lieu vers 16 h 30, hier, sur la D 948 entre Sauzé-Vaussais et Melle,
au lieudit « La Petite Métairie » sur la commune de Chail. Pour une raison inconnue, Georges Cohen, 79 ans, demeurant à Sauzé, perd le contrôle de sa Renault Mégane, alors qu'il vient de Melle.
..

L'extrait s'arrête là. Pour en avoir davantage, il faut payer. Je ne sais pas si ce monsieur s'en est "tiré"...?

 

Et voilà la triste histoire d'un gars qui aime la route, au point d'y ajouter sporadiquement des allers-retours...

Mais, c'est bien le nom de son site, non? Alors! Préméditation?

La route contourne Melle, mais je veux passer par le centre pour faire encore une photo. Oui, je sais, ce n'est pas le moment, mais les photos, c'est un peu ma nourriture, en voyage. Melle, c'est trois églises romanes des XIè et XIIè.

Mais, comme toujours, il faudra que je revienne plus longuement... Vous avez déjà entendu ça quelque part?

Vous verrez, je le ferai.

 

A Niort, je prends le centre-ville. Et là, je tombe littéralement sur une circulation digne de Paris aux plus mauvaises heures. Tout est bloqué, partout. Heureusement que je suis avec JJ... Par deux fois, des flics sympas -il y en a- arrêtent la circulation pour me faire passer -il pleut en plus! En voiture, j'aurais mis une heure, c'est sûr! Il est 18h40 lorsque je sonne à la porte de ma fille. Accueil évidemment très chaleureux. Je reprends un peu de forces.

 

Mais la journée n'est pas finie pour autant. Mon gendre me fait part de l'annonce de Météo-France. Une tempête est annoncée sur la côte vendéenne, avec des rafales à plus de 100 km/h, pour la fin de journée. Ouah! Je suis en plein dedans, on dirait. Et en scooter, par grand vent, j'ai déjà donné, c'est horrible et... dangereux. En plus, je suis chargé comme un mulet, avec les grosses sacoches, les prises au vent n'en seront que meilleures...

 

Je veux rentrer quand même ce soir. Je repars à 19h30, sans tarder. La nuit est maintenant tombée.

Et c'est vrai que le vent est là. Plus je m'approche de la Vendée et des côtes, et plus il est puissant. J'essaye de "m'accrocher" derrière un gros camion, pour être protégé des rafales par leur énorme masse. Mais c'est très difficile, d'autant plus qu'ils n'aiment pas ça, et font ce qu'il faut pour m'en empêcher.

Environ 70 km avant Les Sables d'Olonne, il fait nuit noire, il pleut à verse, et les rafales venant des trois-quart gauche m'obligent à tenir très fermement le guidon. Les phares d'une voiture que je croise font que je n'y vois pas grand chose, et je me guide en partie sur la bande centrale. Et soudain, un objet volant m'arrive droit dessus, à hauteur du haut de ma bulle côté gauche et de mon casque. Instinctivement, je mets mon poing ganté devant ma tête, je ressens parfaitement le "coup de poing" que je donne, et en même temps je réalise ce qui se passe en sentant les ailes taper sur le casque!! Il s'agit d'une énorme chouette qui devait être en train de prendre quelque chose sur la chaussée, et qui a été surprise par l'arrivée de JJ, et qui a donc décollé un poil trop tard... Je dirais "des plumes" trop tard. je ne sais pas si je l'ai tuée, mais si ce n'est pas le cas, alors je peux affirmer qu'elle s'est pris la plus grosse baffe de sa vie, et je n'ai pour ma part jamais réussi un tel uppercut....

De Luçon aux Sables, les 45 derniers km sont terribles. Je roule entre 40 et 70 km/h, les rafales sont terribles, des petites branches commencent à joncher la route, et je commence à avoir un peu les boules. Je manque plusieurs fois d'être emporté vers le fossé ou vers l'autre côté de la route, bref, ça devient dangereux! Heureusement que la circulation est très faible.

Il est finalement 21h15 lorsque je coupe le moteur de JJ.

974 km au compteur, mais 990 km réellement parcourus -erreur de 3% entre le compteur de JJ et le vrai kilométrage, que je ne comprends pas mais que j'ai à chaque fois vérifié avec cartographie et GPS.

Donc pratiquement 1.000 km dans la journée, chargé à mort, avec mauvais temps et vent, et un scooter fatigué, qui n'a plus la pêche de ses premiers jours! Ce qui prouve qu'un 125 cm3 est largement suffisant pour faire... le tour du monde!

 

Merveilleux souvenir -déjà un souvenir, malheureusement- cette rando me conforte dans l'envie d'en faire de plus en plus, car j'en reviens toujours enchanté.

Jef, randonniste comblé


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