Vers Amiens - 2ème jour

Randonnée en scooter 125 cm3 en Baie de Somme
Vendredi 8 septembre 2006 - 2ème jour de voyage
Bellême - Amiens
305 km - 408 photos - 263 sélectionnées pour le site!

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Il ne fait peut-être pas chaud, mais le ciel est clair et annonce une magnifique journée. De toute façon, je ne suis pas inquiet, la météo était extrêmement sûre d'elle: beau temps sur toute la France pour tout le week-end. On ne pouvait pas mieux tomber pour cette rando. Par contre, il fait 12 degrés seulement... 8 heures, je plie la tente. L'employée municipale qui devait être là ne l'est pas. Tant pis, je ne vais pas l'attendre, je n'ai pas que ça à faire! Et hop, nous voici partis (nous, c'est JJ et moi).

Hier soir, je n'ai fait qu'une incursion minuscule dans Bellême.
Je ne vais quand même pas partir sans aller voir la place de l'église!

Au fait, d'après vous, c'est l'église qui penche, ou bien moi qui suis encore un peu dans le cirage...???

Les rayons du soleil ne sont pas encore parvenus sur la route. Remarquez ce balcon entourant cette partie.

Sur la place autour de l'église, certaines maisons sont très anciennes.
Le cadran solaire installé entre ces deux fenêtres date de 1836.

C'est la place de la République. Regardez la toîture de la maison aux volets bleus.

Toujours sur la même place, une tour et un passage sous voute.
Il s'agit très certainement d'une ancienne tour de fortifications ayant entouré la ville à une époque lointaine!

Vue d'une partie de la place. La tour se trouve derrière moi, et l'église, ben... vous voyez bien où elle est, non?

Gros plan sur le dôme, avant de partir. Ciel bleu pur. Bon, il est 8h30, et j'ai du pain sur la planche!

Je prends donc la D938, direction plein nord.

Je n'ai pas fait 10 km que, déjà, je suis stoppé net dans mon élan en voyant cette énorme église surgir dans la campagne. C'est celle du village Le Pin-la-Garenne. On distingue au loin la D938 qui remonte après la traversée du bourg.

Avouez qu'elle est superbe. Je rentrerais bien voir, mais franchement, je ne peux pas, et vous savez bien pourquoi.

Détail sur tous les petits clochers de pierre, très surprenants.

Puis un petit cliché sur le portail d'entrée, malheureusement un peu flou. Aurais-je bougé?

Et je remonte sur mon canasson. La D938 est une immense ligne droite qui me conduit directement à Mortagne-au-Perche, ville que je devais initialement visiter, mais que je décide finalement de traverser sans m'y arrêter. En effet, je préfère, ce matin, avancer un peu, car j'aimerais bien arriver au premier rendez-vous de cet après-midi avec le groupe des anglais à Amiens. Or, je me connais bien, si je commence à flaner maintenant, c'est perdu d'avance! Je m'égare un peu lors du passage à Mortagne, que je contourne trop largement en empruntant un peu la N12, pour enfin retrouver mes petites routes secondaires, voire tertiaires... que j'affectionne toujours autant.

Et voici Lignerolles, tout petit village normand dans l'Orne. C'est un plaisir de rouler sur cette petite D930. Je retrouve de l'animation en arrivant à l'Aigle, sur la N26 qui mène à Argentan.

Je donne à boire à JJ, puis je vais dans le centre ville de l'Aigle, histoire de voir d'un peu plus près les Aiglons (c'est le nom qu'on donne à ses habitants) et leur belle église.

Quel magnifique travail que ce clocher! J'essaye d'imaginer les artisans qui ont mis en place les ardoises!

Je ne descends même pas de mon cheval pour faire ces quelques gros-plans des statues inaccessibles à l'oeil nu.

C'est vraiment très joli, et ce centre-ville à lui tout seul mériretait bien que je m'y attarde davantage!

Ensuite, eh bien je fais encore une fois un grand détour, en suivant les indications des gens... Tant pis pour moi. Je retrouve donc enfin ma petite D930. Je quitte l'Orne et la Basse-Normandie pour rentrer dans le département de l'Eure en Haute-Normandie cette fois! Quelques kilomètres plus loin, j'arrive dans le premier village de ma liste de visite.

Il s'agit de Rugles. Voici une des premières maisons que je vois en rentrant en ville. C'est une véritable oeuvre d'art!

Ce superbe manoir à colombage de la fin du XVIIème siècle, que l'on doit au seigneur du lieu, Duplessis-Châtillon, est aujourd'hui occupé par le trésor public...

Un peu plus loin, j'arrive place de l'église, sur laquelle se trouve également, comme souvent, le monument aux morts, avec une statue représentant un soldat de la guerre de 1914-1918 en train de lancer une grenade. Le pauvre!

Mais la grosse surprise, elle est...

ici! Rugles a gardé du début du moyen âge une des plus anciennes églises de France, Notre Dame d'Outre l'Eau qui a conservé des parties du Xe siècle.

Les pierres sont très abîmées par les siècles, c'est bien dommage!

Zoom vers le haut du clocher de Rugles, qui culmine à plus de 40 mètres au-dessus de ma tête. Je suis toujours aussi admiratif de toutes ces sculptures. Quelle merveille d'architecture encore!

Détail sur les différentes gargouilles.

Mais comment faisaient-ils pour travailler aussi bien? En tout cas, je suis très heureux de ce nouveau zoom, pas très cher, mais qui me permet quand même d'atteindre des objets qui seraient, sans lui, tout-à-fait hors de ma portée. Il s'agit du zoom Tamron 28-300, qui me permet une énorme amplitude, et c'est tout simplement génial.

Le temps a mangé la pierre, les détails disparaissent petit à petit...
Mais le sculpteur, pour sa part, a disparu depuis fort longtemps, le pauvre! Son oeuvre subsiste encore.

Dernier coup d'oeil avant de pénétrer à l'intérieur.

Je vous laisse regarder un peu. Pour ma part, j'ai préféré, et de très loin, l'extérieur.

A chaque fois que j'entre dans une église me viennent à l'esprit les paroles extraordinaires -comme toujours d'ailleurs- d'une chanson de Francis Cabrel, à savoir:

J'suis entré dans l'église, et j'n'y ai vu personne,
Que le regard éteint, du plâtre des statues,
Je pense encore à toi....

C'est sur ces bonnes paroles que je vais quitter Rugles.

Ma départementale porte maintenant le numéro 830. Je suis à peine reparti que déjà je marque une nouvelle pause photo.

pour l'église d'Ambenay.

puis, quelques kilomètres plus loin, le château d'eau de Neaufles-Auvergny, avec cette superbe fresque représentant trois glaneuses, personnages de six mètres de hauteur. J'apprécie personnellement beaucoup cette mode récente de peindre les châteaux-d'eau qui, sans celà, sont plutôt laids.

Du même endroit, à ma gauche (le château d'eau est à droite), on aperçoit le hameau Le Coq.

J'en profite pour vous donner une idée de la route à cet endroit.

Laquelle route me conduit à Neuve-Lyre. Belle restauration à l'entrée du bourg.

Vieille tour qui a attiré mon appareil-photo à l'entrée du bourg.

Toujours La Neuve-Lyre. L'église, au centre.

Détail sur l'église.

Après La Neuve-Lyre, vous ne serez tout-de-même pas surpris d'arriver à La Vielle-Lyre. Si, si, je vous assure que c'est vrai. Et son église est totalement différente de celle de La Neuve-Lyre. Le cimetière l'entoure encore!

De l'autre côté de la route, cette immense maison à colombage.

Je laisse maintenant la D830 pour la D56, qui se dirige nord-nord-est.

La Ferrière-sur-Risle. Encore une très belle cité de caractère notée dans mon calepin.

Je fais un beau détour sur ma route pour venir spécialement ici, et je ne suis pas déçu! Cette bourgade est construite autour de cette immense place, et le résultat est fort agréable. Imaginez un grand rectangle, qu'une route contoune entièrement, en sens unique. Sur la place, l'église, ces superbes maisons à colombage, et une très ancienne halle.

que voici, datant du XIVème siècle. Quel bel ouvrage.

Et toutes les maisons, touche-à-touche, tou autour de la place centrale et des halles. Ce qui nous donne un bourg de toute beauté, extrêmement aéré, dans lequel l'on respire vraiment bien.

Alors, ça valait bien le détour, non?

Vue générale. Je suis arrivé de la droite, et je jette ici un dernier coup d'oeil avant de continuer mon périple.

Et tout le monde a mis des fleurs à sa devanture, ce qui ajoute une petite note de bonne humeur, de gaieté.

Bon, OK, le voilà, le dernier coup d'oeil. Je me sauve maintenant!

Je tourne à angle droit -dans mon dos- pour prendre la D10 qui fonce vers l'est et me mène finalement à

Conches-en-Ouche, 14 kilomètres plus loin, dont voici la flèche de l'église Sainte-Foy, de style gothique flamboyant. Cette flèche, de 56 mètres de haut, est la copie exacte de celle qui s'écrasa en 1842, un soir de tempête.

Conches-en-Ouche, restes du donjon du XIème siècle!

Donc, l'église Sainte Foy, des XIIIè, XIVè et XVIè siècles. "Cet édifice a été entièrement reconstruit au 16e siècle, dans un style gothique flamboyant. Les célèbres verrières, dues à Romain Buron, élève d' Engrand Le Prince, constituent un remarquable ensemble de la Renaissance", d'après le Ministère de la Culture..

La flèche de l'église est très impressionnantes, et j'aimerais bien y monter!

Détail sur les gargouilles. J'adore toutes ces jolies bê-bêtes.

De l'autre côté!

Détail de la flèche. Vous voyez un peu, l'utilité d'un tel zoom. C'est tout simplement fabuleux, de pouvoir aller fouiller avec précision des objets que l'oeil nu ne pourrait voir!

Jusqu'en haut! Comparez avec la photo un peu plus haut. C'est énorme, hein!

Regardez bien, il y a encore plein de gargouilles sur la flèche, et des dragons ailés. C'est vraiment saisissant.

Revenons sur le plancher des vaches.... La rue principale, avec ses très anciennes maisons.
Dommage, le contre-jour me vole toutes les couleurs!

De l'or sur le toît, oui oui! Regardez ce que j'ai trouvé sur internet.

Il y a encoe tellement de choses à découvrir, admirer, visiter... Mais je ne fais qu'érafler le vernis, aujourd'hui, je ne suis que sur une marche d'approche, juste pour voir ce qu'il y a à voir, juste pour avoir une idée. Il est 11 heures passées, et j'ai tout juste fait 100 bornes, soit une moyenne de, voyons voir, de... Attendez, je prends la calculette. 33 km/h. Tiens, c'est un abonnement, ce chiffre, à peu de chose près comme hier. Et sans traîner, en plus!

Je retrouve la D830, que j'avais quittée plus haut pour aller faire mon détour à La Ferrière-sur-Risles. La circulation y est plus importante, mais c'est normal car, 20 kilomètres plus loin, j'arrive dans une grande ville.

Evreux, et sa cathédrale.

Et voilà le travail, je suis encore de travers. Ils pourraient mettre un niveau à bulle dans l'appareil-photo, mince alors!

JJ, de son côté, est bien loin de toutes ces considérations.

On va commencer par faire un petit tour du propriétaire, vite fait, comme d'hab', bien sûr. Regardez-moi toute cette minutie dans la recherche de symétrie! Si ce n'est pas du gothique flamboyant, ça, alors je veux bien..
Tout compte fait, non, on ne sait jamais.

Gros plan sur une gargouille. Mi-homme mi-animal, comme souvent au Moyen-äge.

Encore une autre, complètement différente! Ici, c'est un dragon.

Incendiée en 1119, rebâtie puis détruite en 1194 par Philippe Auguste, la Cathédrale laisse apparaitre plusieurs reconstructions aux styles différents. Ici, on est loin du gothique. C'est vraiment curieux de voir tout cela en même temps, sur le même bâtiment.

Le XVI siecle est marqué par l'érection de la tour nord (ci-dessus). Privé de ses statues a la Révolution, gravement affecté durant la derniere guerre, l'édifice nécessite plusieurs restaurations. La cathédrale s'individualise par la qualité de ses verrieres, notamment celles des XIV et XV siecle.La cathédrale est fermée de 12h a 14h.

Après avoir traversé la guerre de 1940, une reconstruction profonde a été entamée en 1943. Les verrières anciennes ont ainsi été restaurées et de très belles boiserie et clôtures de chapelle sont aujourd'hui visibles autour du choeur et de la nef...

Malgré tout, en levant la tête, j'ai la surprise de découvrir d'autres gargouilles. Je n'en attendais pas ici!

Vue globale de cette façade. Enfin, pas globale, il manque toute la moitié inférieure quand même!

Je retourne sur le côté pour photographier cette partie gothique que j'aime tant, ce fouillis qui n'en est pas un, cet apparent désordre dans un ordonnancement méticuleux.

Le mélange des deux genres!

Vers le haut.

Et vers le bas... On voit JJ, sagement assis devant la cathédrale. Il ne me quitte pas d'un oeil, c'est sûr. Je vais rentrer, pourvu qu'il ne me suive pas, car je ne l'ai pas attaché! En fait, je ne l'attache jamais.

Attention, je vais entrer dans le saint des saints...

Ouaaaahhhh..... Extraordinaire! Sensationnel! Prodigieux! Formidable! Incroyable! Enorme! Merveilleux! Fantastique!

Excusez-moi, mais je suis admiratif du travail réalisé par ces hommes!

Quel beau boulot!

J'aimerais bien être dans le cercle, en haut, et jeter un coup d'oeil vers le bas. Mais je ne serais pas très rassuré!

Si les concepteurs-créateurs de cet ouvrage voyaient comment je maltraite leur oeuvre en n'étant même pas capable de faire des photos droites... J'espère que ça vous plait quand même.

L'ordre, ce n'est pas si mal.

Je me sens tout petit ici, pas vous? Remarquez, je ne suis pas très grand non plus.

Bon, ça penche encore, mais là, pour une fois, c'est volontaire. Si si, je vous le jure.

Je sais aussi faire droit quand je veux, enfin presque....

Rien que pour visiter et photographier cette cathédrale à fond, il me faudrait deux bonnes heures minimum.
Vous avez vu ce balcon au premier étage?

Hauteur, mais aussi... profondeur!

Dommage que personne ne me prenne en photo pendant que je photographie. Car sur celle-ci, par exemple, j'avais une de ces postures, obligé de vérifier avant si quelqu'un pouvait me voir!

Je vais sortir maintenant, je crois que vous avez une bonne idée du monument, et que ça vous donne envie d'aller y faire vous-même quelques photos. Franchement, ça vaut le déplacement.

La der des der, avant de rejoindre JJ... Sortie d'Evreux sans problème, grâce aux excellentes explications d'un monsieur rencontré sur le parking de l'église, direction plein nord via Gravigny, où, arrêté par la circulation devant une boulangerie, j'en profite pour me payer une belle quiche lorraine bien chaude passée au micro-ondes. La dame, à ma demande, me certifie que je peux la manger chaude dans une grosse demi-heure. Puis c'est la D316, direction nord-est, vers Gaillon, que je passe après avoir croisé l'autoroute A13, Paris-Rouen.

A peine 40 km plus tard, un château fort se dresse au sommet des collines qui viennent d'apparaître. Sur ma gauche, on ne la voit pas, mais il y a la Seine, qui s'étire très paresseusement en longues et larges boucles.

Et un zoom sur le château des Andelys, Château Gaillard, construit en UN AN seulement par Richard Coeur de Lion au XIIème siècle (1198). Enfin, à mon humble avis, ce n'est pas lui qui l'a construit, je ne suis même pas sûr qu'il ait porté une seule pierre! Il y avait 6000 ouvriers sur le chantier!

Sur le rond-point, face au pont enjambant la Seine, au pied de la colline portant le château.

Les Andelys. Au premier plan, la Seine.

Bien que je ne sois pas arrivé par ce pont, je décide de le traverser juste pour prendre des photos.
Vue depuis le pont, vers le fond de la boucle de la Seine.

Voilà, je viens de traverser, ce qui me permet de voir le château sous un autre angle, execellent pour le soleil.

Zoom sur Château-Gaillard.

Retour vers Les Andelys. Passage obligé sur le même rond-point, sur lequel se battent deux chevaliers...

Maison à colombage dans la ville des Andelys.

Cet alignement de maisons est magnifique. C'est ici que j'installe JJ, et que je mange ma quiche lorraine, encore chaude, comme prévu. Il est 13 heures, et bien sûr, j'ai fain!

Gros-plan sur l'église des Andelys, que vous avez vu tout-à-l'heure depuis le pont.

Avec un peu d'imagination, en enlevant le goudron, les voitures, les double-vitrages, les pancartes... bref, tout ce qui rappèlle notre époque, eh bien, on se retrouve "catapulté" au Moyen-äge!

C'est donc ici que je prends mon repas, avec cette vue vers Château-Gaillard, mais en contre-jour! Dommage.
La guerre de Cent Ans est terminée, mais le drapeau anglais flotte encore ici... Durs à déloger, les Anglais!

Non, ce n'est pas une statue en bois, mais bien de la "pierre sculptée avec décor de pastillage" datant de la fin du XIIIè.

A l'intérieur, mais ça, vous l'aviez deviné! Il y a beaucoup de "grain" dans l'image. C'est normal, il fait vraiment sombre ici, et j'ai été obligé de "monter" fort en "ISO". Mais ça permet de voir quelque chose, ok?

Sans commentaire.

Et toujours ce parfait équilibre...

Quelle puissance pour un si petit bonhomme. Et dire qu'il tient tout ça depuis plusieurs siècles.

Allez les amis, je ressors maintenant, si vous voulez voir d'autres choses...

Il a tort d'avoir peur que je l'abandonne. S'il savait à quel point je compte sur lui, je ne pourrais plus le commander. Alors, surtout, ne lui dîtes pas que je ne risque pas de partir sans lui, je suis bien trop fainéant!

En quittant Les Andelys, je commence par me tromper de route... Je filais vers Rouen. Heureusement, je m'en suis aperçu très vite. Quelques kilomètres plus loin, au nord, j'aperçois un bâtiment qui me semble immense...

C'est la magnifique collégiale Notre-Dame de l'Assomption, située dans un petit village s'appelant Ecouis.

"D'une grande sobriété, la collégiale Notre-Dame a été bâtie de 1310 à 1313. Derrière la porte se trouvent du très beau mobilier et un exceptionnel ensemble de statues du XIVème au XVIIème siècle". Et ça, mes amis, je ne le savais absolument pas. J'ai pris les deux photos de cette église parce que j'ai été très surpris de voir cette énorme monument pour un si petit bourg... Par conséquent, si je m'étais arrêté ici, j'y aurais bien encore passé une petite heure...

Il est 14 heures lorsque je franchis la pancarte de Lyons-la-Forêt.

Encore un superbe village sur ma liste! La France est un pays d'une grande richesse touristique, et un tour de France en scooter sur 6 ou même 12 mois serait très certainement fantastique à réaliser.

Je ne voudrais pas être celui ou celle qui doit nettoyer les fenêtres! A raison de 24 carreaux par fenêtre, pour ma part, j'aurais à peine fini d'un côté qu'il faudrait reprendre de l'autre.... A part ce petit détail, c'est superbe!

La jolie cité de Lyons-la-Forêt présente encore ses vieilles halles bâties en bois. Elles sont un monument précieux, étant un des rares échantillons de ces édifices pittoresques qui nous soient restés du Moyen-äge.
Leur origine remonte au moins au XVè siècle.
Elles trouvèrent un mécène en la personne du duc de Penthièvre, venu à Lyons en 1776, qui les fit restaurer à ses frais.

Ces tables me tendaient les bras, et je n'ai même pas pris 1/4 d'heure pour siroter un verre....
C'est ça, que voulez-vous, quand on est débordé, on ne peut pas se permettre de pause, ou alors....

Très belle maison à colombage en face.

Vue d'ensemble du bâtiment: la toiture est énorme, et je ne voudrais pas avoir à mettre les tuiles en haut....

J'aime beaucoup toutes ces couleurs, chaque maison est différente, et c'est agréable à l'oeil. Quand je pense qu'actuellement, la tendance est à l'uniformisation dans les lotissements de nos petites villes, les gens sont empêchés de construire à leurs goûts, je trouve ça assez intolérable, je me demande même si ce n'est pas de l'abus de pouvoir. En tout cas, ça me révolte, qu'on puisse refuser à notre époque des permis de construire parce que la couleur ne sied pas à ces messieurs-dames qui nous dirigent.... alors qu'on les a élus et qu'on les paye pour qu'ils soient à notre service plutôt que le contraire...
Bon, je m'énerve, là, ce n'est pas le sujet. Admirons ensemble ce superbe "lotissement" des temps anciens!

Disparates, mais si agréables à l'oeil!

Je quitte maintenant Lyons-La-Forêt, ou du moins, j'essaye de le quitter. Je tourne vraiment en rond pendant plus de 5 minutes avant de sortir du village...

sans y parvenir. Je suis encore à Lyons, et il faut faire demi-tour une nouvelle fois. Je demande mon chemin à 4 personnes, et toutes me donnent une mauvaise indication. C'est inimaginable, ce sont des choses qui me surprennent toujours énormément. Et pourtant, Lyons-La-Forêt n'est pas grand, loin s'en faut. Finalement, c'est la dernière possibilité qui était la bonne, j'ai essayé toutes les autres sorties! T'as voulu voir du pays, mon gars, eh ben, t'en vois comme ça!

La route sur laquelle je circule, la D14e, est minuscule. C'est pour ça que j'ai eu tant de mal à la trouver. Elle traverse le hameau-village qui porte le joli nom de Beauficel-en-Lyons, dont voici l'église Notre-Dame et un porche ressemblant lui aussi à des halles. Le long du muret, des tas de jardinières de fleurs, bien remplies, de toutes les couleurs.

Gros-plan sur le porche. Je regrette, en regardant cette photo, de ne pas avoir fait au moins le tour de l'église!

La route, toute petite, entre Beauficel-en-Lyons et Fleury-La-Forêt.
Au bout de cette ligne droite, entre les champs de maïs, sous les arbres,

se trouve le château de Fleury-La-Forêt, du XVIIème siècle, en silex et briques rouges.

Deux kilomètres plus loin, Fleury-la-Forêt et son église, et sa poste!

Minuscule village de moins de 300 habitants! Il n'y a pas âme qui vive. Il règne ici un calme absolu. Très reposant!

Pour ceux qui sont intéressés par le spectacle, voilà à quoi ressemble ma route, à la sortie du petit bourg. Je change de département: je quitte l'Eure pour rentrer en Seine-Maritime, mais toujours en Haute-Normandie.

Vieille grange, sur la gauche, en arrivant à Bézancourt. Je trouve ça incroyable, d'avoir scellé toutes ces briques une à une entre les poutres de ce hangar. Des pans entiers commencent à se détacher.

L'église de Saint-Aubin à Bézancourt. La vieille grange se situe sur ma gauche.

Gros plan sur le mur, encadré par des briques, recouvert de tuiles, et rempli de terre!

Quelques maisons à colombage sur cette grande place.

Rue de l'église -pas très original, mais très "parlant". Je ne suis pas allé voir le château.

Sortie de Bézancourt. Pelouses tondues, fleurs partout, qu'il est doux de traverser ces petits villages. Très franchement, ça va moins vite que l'autoroute, j'en conviens, mais c'est tellement plus humain -sauf que je ne rencontre pas même un chat...!

Je traverse ensuite la petite ville de Gournay-en-Bray, très animée, très vivante, avec plein de monde dans le centre. C'est un gros contraste après le "désert" humain que je viens de vivre, mais il s'agit d'une animation très agréable. Je ne me sens pas du tout stressé comme dans une grande agglomération, non non, c'est la campagne quand même! Un peu après, je change encore une fois de département en entrant en Oise, dans la région Picardie.

Je retrouve à nouveau la D930, mais je vais m'en écarter un peu pour aller visiter un autre joli village.

Gerberoy, la "ville des roses". Le décor est planté sitôt arrivé!

Alors, qu'est-ce qu'on dit? On dit que c'est une très belle maison!

On dit que ce sont de très belles maisons. Gerberoy, encore un bourg tranquille, à tel point que JJ ne dérange même pas ses paisibles habitants, qui, après m'avoir gentiment salué et souri, poursuivent leur conversation en plein milieu de la rue principale! Comme quoi, ici, on n'est pas stressé.

Il fait très très chaud maintenant, et je comprends, au bout de quelques pas seulement, que je ne vais pas pouvoir arpenter les rues de Gerberoy comme il se doit. Ce village mériterait une pause d'une heure minimum.

Gerberoy a reçu le titre de ville en 1202 par le roi Philippe Auguste!

J'adore cette très vieille rue. Les charettes ne pouvaient sûrement pas s'y croiser. Y avait-il un sens unique?

Là, il me semble qu'il y a un peu de boulot, non?

Gros plan sur une façade de maison.

Je quitte Gerberoy et me dirige vers La Chapelle-sous-Gerberoy, un peu plus au nord, à nouveau sur la D930. Les photos qui suivent représentent les rencontres que je fais avec quelques bâtiments le long de la route...

Moulin de l'ancien chapitre de Gerberoy en direction de Songeons -nom d'un village à côté.

Et voici la chapelle de La Chapelle-sous-Gerberoy...

...perdue dans l'herbe, au milieu de trois-quatre très vieilles maisons!
J'ai l'impression d'être ici au bout du monde, je vous assure.

Je reprends donc la grand'route, enfin, la D930, qui est toutefois une grande départementale, surtout comparée aux diverses routes que je viens de quitter. Je traverse Marseille..... en Beauvaisis, puis je reprends plein nord vers Grandvilliers, pour ensuite retrouver les petites chaussées que j'affectionne tant!

C'est la D138, qui traverse successivement les hameaux de Dargies, Sentelie, Brassy...
Je suis maintenant dans le département de la Somme.
Ici, la départementale un peu avant Frémontiers.

Il est 16h10, et je sais maintenant que je ne serai jamais à l'heure du rendez-vous à Amiens. Bon, ce n'est pas très grave, ça me laissera le temps d'aller m'installer tranquillement au terrain de camping. Je "tombe" ensuite sur une déviation, qui me fait "tournicoter" dans la campagne autour d'Amiens. Finalement, j'arrive en ville, mais je rencontre pas mal de difficultés à trouver mon chemin, car personne ne connait ce terrain de camping! De plus, la circulation est dense, et JJ n'est plus habitué.

Le terrain de camping est très sympa. Un peu cher, et pourtant, l'hotesse d'accueil me dit qu'elle me fait un prix. Je paye 14 euros pour ma petite tente, JJ et moi-même, avec l'électricité. A ma grande surprise, il y a pas mal de monde, dont beaucoup d'étrangers, essentiellement de nationalité britannique. Je m'installe tranquillement -montage de la tente, mise en place de mes affaires, je casse une petite croûte- puis je repars au centre ville, direction la cathédrale, que j'ai envie de visiter.

18h40, c'est l'heure à laquelle j'arrive dans le quartier de la cathédrale. Tout est en sens unique, ici, et si tu loupes une route, le détour à faire est vraiment important pour revenir à ton point de départ! Heureusement que je suis en scooter, c'est quand même beaucoup plus simple. La cathédrale est à ma droite; en face, c'est l'église Saint-Leu.

Je pose JJ sur le bord du parvis de la cathédrale. Elle est magnifique, bien au-delà de ce que j'escomptais.

Non, ce n'est pas la cathédrale....
Cette magnifique maison se trouve sur le pourtour du parvis, presque devant la façade de la cathédrale.

Voilà une vue plus large. On reconnaît cette belle maison à droite.

Des promeneurs sur le parvis, la cathédrale se trouvant à ma gauche.

La voilà! Quelle merveille de l'art gothique! C'est le plus vaste édifice médiéval de France.

Il se peut que la quantité de photos qui vont suivre lassent une partie des lecteurs. Je comprends que ces clichés n'intéressent pas tout le monde. Toutefois, je leur conseille, avant de "passer" à autre chose, de jeter un coup d'oeil à la fin de cette mémorable journée, ne serait-ce que par curiosité. Sinon, à bientôt donc.

Je continue avec les autres. Je commente peu les photos qui suivent, je vous invite donc à vous "balader" avec moi autour de cet imposante bâtisse, commencée en 1220 -l'ancienne cathédrale ayant été incendiée en 1218- et achevée en 1288.

Elle a été inscrite en 1981 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Elle encore aujourd'hui en restauration. Internet fourmille de sites parlant d'elle, il n'y a que l'embarras du choix.

Bonne visite!

Gros plan sur le haut de la tour nord.

A nouveau la tour nord, avec un bout de son portail.

La partie haute de la façade centrale.

Le portail central, ou portail du Jugement Dernier. Je ne suis pas le seul à prendre des photos.

Le Jugement Dernier, thème du portail central.

Au-dessus du portail central, la galerie des rois, qui se poursuit à droite et à gauche, au-dessus des deux autres portails.
Ils sont 22 rois, et nul ne sait s'il s'agit des rois de France ou des rois d'Israël.

Gros plan sur les rois.

Cette gargouille a attiré l'objectif comme un aimant attire le fer... Et elle rigole, en plus!

Les statues des ébrasements représentent les douze apôtres.

On ne les voit pas, au premier coup d'oeil. Dur dur, pour eux!

Les médaillons à la base des ébrasements représentent les vives et les vertus.

A droite, le portail de la vierge.
Le portail méridional, appelé portail de la Mère-Dieu est consacré à la Vierge. Au tympan, on trouve le Couronnement au registre supérieur, la mort et l'assomption de la Vierge au registre inférieur et six personnages de l'Ancien testament.

Détail sur les six personnages en question.

Pour terminer par un zoom sur la Vierge.
Regardez la puissance du grossissement, par rapport aux deux photos précédentes. Je suis au même endroit!

Détail sur une des statues ornant les ébrasements du portail méridional.

Je dirais simplement qu'il l'a en travers de la gorge.... et que ça le rend furieux! Mieux vaut s'éloigner doucement...

Remarquez au passage la vitalité de dame nature! Une fougère a réussi à s'implanter ici, chapeau! Quand je pense que nous essayons parfois de faire pousser des plantes dans des environnements que nous jugeons exceptionnels selon nos critères humains, sans y parvenir, alors que, coincée derrière une goutière elle-même encastrée au creux des murs d'une immense cathédrale, notre fougère se porte apparemment à merveille!

Ah oui, ça me reprend. On va se faire une petite chasse aux gargouilles, maintenant!

Elle est terrible, celle-là, hein? Un mélange humain-animal-insecte, la totale, quoi!

Pas beau, celui de gauche, qui tire la langue.

Par contre, eux, ils sont tout contents d'être ici. Ils ont une belle vue, je pense!

La tour sud, avec le portail de la Vierge en bas.

Portail central et tour nord en haut à gauche.

Je suis sous le portail du Jugement Dernier -le centre, pour ceux qui n'ont pas suivi...- appelé aussi "portail du Beau Dieu" en référence à la superbe statue du Jésus sur le trumeau central- et on aperçoit au fond le portail nord, ou "porte de Saint-Firmin", car l'évêque en est le personnage principal.

Détail sur les sculptures présentes dans les voussures du portail central.

Partie gauche du registre supérieur du tympan du porche central, sur le jugement dernier.

Au-dessus du portail central.

Du même endroit, vers le haut de la tour nord.

Au premier plan, la frise supérieure du tympan de la porte centrale, et celle de la porte Saint-Firmin.

Vous allez assister maintenant à une débauche de photos prises en me contortionnant un peu dans tous les sens, à la rechezrche de plans inédits, de vues bizarres, une envie de vous faire aussi tourner la tête...

Et sans commentaires....

 

Alors? Pas trop fatigués? Pas mal au cou, encore? Pas trop "raz-le-bol" de la cathédrale?

Pour finir, vue vers le portail méridional.

112,70 mètres, c'est la hauteur de la flèche... Les ouvriers qui sont montés en haut, je lève mon chapeau. Respect!
Dans la partie gauche, on aperçoit le transept, complètement fermé: il est en cours de restauration.

Il est presque 19 heures, finalement! Quand je suis en train de photographier comme ça, j'oublie toute notion de temps... Il faut que je repère le restaurant, lieu de notre rendez-vous. J'attrape mon "Palm" sur lequel j'ai noté toutes les adresses et numéros de téléphone. Et... rien, il n'y a absolument rien d'inscrit. J'ai beau effectuer des recherches dans mon petit pense-bête électronique, mais je dois me rendre à l'évidence... J'ai tout simplement oublié de faire le transfert depuis le PC. Alors là, chapeau! Me voici tout près d'un lieu de rencontre attendu depuis longtemps, et je n'ai ni adresse, ni aucun numéro de téléphone des différents protagonistes de cette randonnée, c'est ahurissant d'être bête à ce point. Il y a des fois où je me dis que, quand même, la vieille méthode du papier-crayaon n'était pas si mauvaise. Bon, alors que faire maintenant?

Euréka, mais oui bien sûr, la solution est dans le top-case! J'ai emmené le portable -PC portable- pour pouvoir vider mes photos et les sécuriser chaque soir. Et donc, j'ai les données du Palm dessus. Allez, c'est parti. Et me voici donc, ici, dans cette rue, en train de lire le fameux fichier sur l'écran! Un peu la honte, je déteste me faire remarquer comme ça. En plus, bonjour la discrétion, pour faciliter un repérage d'éventuels voleurs... Bon, je fais à toute vitesse, pas facile de voir quelque chose en plein jour sur cet écran-miroir, mais j'y arrive plutôt vite. Je trouve le nom et l'adresse du resto, c'est l'essentiel.

Je suis tout près. Le restau est là-bas, sous le porche, le Steak-Easy. Je pose JJ sur les pavés du trottoir.

J'ai encore un peu de temps et, plutôt que de rester ici à ne rien faire, je retourne vers la cathédrale, à deux pas d'ici.

Alors lui, je ne l'aime pas du tout! Pas envie de le suivre. C'est la statue se trouvant sur la place Saint-Michel, entre le restaurant et le chevet de la cathédrale d'Amiens. C'est ici le quartier de l'évêque. Le palais épiscopal jouxte la cathédrale. Dans cette ville fortifiée, il y a peu d'espace libre, mais l'évêque possède de vastes terrains sur lesquels sont établis les écuries et un jardin d'agrément. Et dans la rue Metz-l'Evêque, où se trouve JJ, les maisons construites sur de belles caves voûtées sont réservées au clergé ou louées à des aubergistes. Fort prisées, elles augmentent les revenus fonciers de l'évêque.

Le voilà, le chevet de la cathédrale d'Amiens. Il n'a pas été encore restauré, et les pierres sont noires.

Je pénètre dans le jardin entourant la cathédrale du côté du chevet et de la nef. Il fait sombre, au pied des immenses murs et sous les arbres. Le soleil ne pénètre plus maintenant, et l'endroit est presque sinistre.

La végétation en profite. L'humidité des leiux est clairement visible, voyez le développement des mousses dans les angles.

Je suis portant admiratif devant les arcades reliant les piliers. Quelle grâce, quelle finesse au milieu de cette masse!

Détail sur l'arche de pierre.

Et me voici revenu près de la façade, au pied de la tour nord. Vous reconnaissez sans doute la belle maison du parvis, là-bas. Je pensais donc retourner devant la façade, mais que nenni! Les grilles sont fermées, cadenassées! Demi-tour, mon gars!

Avant de retourner, un cliché vers le haut, qui vous permet d'apercevoir l'arrière de la tour nord, et en même temps de constater la différence entre la partie restaurée et la partie en attente de restauration. Y'a pas photo! Si? Ah oui.

Je sors donc du jardin, traverse la place Saint-Michel, et me dirige vers le parvis par l'autre côté, c'est-à-dire en passant devant le transept. Et je me tords un peu le cou pour vous montrer la belle flèche si bien équilibrée.

Et là, c'est le bonheur du photographe. Je vais bénéficier des derniers rayons du soleil, qui vont me donner une splendide lumière et éclairer la pierre aussi sûrement qu'un immense torche. Et ça change tout! Les détails apparaissent!

Autour de la base de la flèche.

Je "dé-zoome" progressivement. Dans la partie gauche et en haut, ce que vous voyez, ce n'est pas un immeuble moderne, c'est la bâche entourant le chantier du transept.

La cathédrale est à ma droite, complètement cachée par les palissages protégeant le chantier de restauration.
En continuant tout droit, je vais arriver sur le parvis, au pied de la tour sud.

Et voilà une vue sur l'arrière de la tour sud.

Coup d'oeil arrière. La place Saint-Michel est sur la gauche.
J'ai fait cette photo pour l'immeuble encore éclairé dans sa partie haute.

Immensité des verrières.

Constrastes.

A gauche, l'arrière de la tour sud de la façade.

La même, plus impressionnante.

On dirait presque un immeuble moderne!

Et voilà l'travail. Me voici revenu sur le parvis, portail sud.

La façade est littéralement illuminée par l'astre du jour.

J'assiste à un incendie virtuel. C'est incroyablement beau.

J'essaye de vous faire partager un peu de ce que je vois. Je suis en admiration.

Vers le transept, d'où je suis venu. On voit à droite la toile de protection des échaffaudages.

Eclairage des trois portails de la façade.

Eclairage des tours de la façade.

Alors que les bâtiments du parvis faisant face à la cathédrale sont déjà dans l'ombre...

19h50. Il est temps que j'aille au restaurant maintenant.

La dernière photo de la cathédrale sera pour cette statue à l'ombre, entre la tour sud et le transept.

Arrivé au restaurant, je suis toujours le seul présent. Il est 20 heures, et je vais m'installer à l'étage, à la table réservée par Alain et Michèle. Finalement, le groupe arrive avec un peu de retard, mais c'est normal. Je les retrouve tout le monde avec beaucoup de plaisir. Et nous "attaquons" le repas dans la bonne humeur caractéristique de ces randonnées. Bientôt, le brouhaha des éclats de rire et des conversations domine. C'est bon, et j'avais faim. Quelques flash d'appareil photo éclatent. Et, à mon grand regret, tout occupé à manger et à discuter, j'en oublie de photographier! Oui, oui, ça paraît incroyable, mais c'est malheureusement vrai, je n'ai pas une seule photo de notre repas. Un scandale!

A ma décharge, Alain, notre hôte, qui nous pousse à "avaler" la nourriture presque sans la mâcher. dépêchez-vous, on va rater le spectacle, ils ne vont pas nous attendre.... je manque m'étouffer à plusieurs reprises, et j'en vois sur ma droite qui se lèvent déjà... J'avale plus que je ne savoure mes dernière bouchées, et c'est presque la bouche encore pleine que je suis le troupeau... En effet, je l'avais presque oublié, mais Alain ne veut pas que nous manquions le spectacle!

 

Quoi? Encore des photos de la cathédrale? Quoi?

Je ne pensais pas revenir ici, mais Alain a eu raison d'insister.

Déjà, je l'avais trouvée splendide. mais alors là, je suis époustouflé. Je me tais, il n'y a pas besoin de mots.

Juste un mot. Il s'agit d'un spectacle "son et lumière". En procédant à la restauration des pierres au laser, les spécialistes se sont aperçus que la cathédrale était peinte, et ils ont retrouvé les couleurs marquant encore la pierre. Alors, faut-il redonner à la cathédrale son aspect d'antan, son aspect réel? Faut-il la repeindre? Tout le monde a peur. Ce n'est plus dans notre culture. Nous admirons les pierres "nues", nous y sommes habitués. En les peignant, comment vont réagir les visiteurs? Ce serait peut-être un immense gâchis? Alors l'idée a germé. L'idée de la peindre virtuellement. Avec la technologie des rayons lasers de couleur. Et voilà le résultat. Chaque statue reçoit la couleur qu'elle avait réellement au Moyen-äge.

Et nous sommes tous scotchés, nous sommes tous émerveillés par le spectacle.

Evidemment, il ne faut pas bouger. Je règle l'appareil photo en position "ISO" maximum, de manière à capter toute la lumière disponible. Malgré tout, il ne peut choisir une vitesse supérieure au 1/10è ou 1/20è de seconde. Or, avec le gros zoom, ne pas bouger d'un poil s'avère être presque du domaine de l'impossible. Néanmoins, je m'appuie sur les murs, les poteaux, et je déclenche quand même. On verra bien. Et au final, je vous livre le fruit de mes exercices "sans fil" ou plutôt sans pied...

Je ne suis pas trop mécontent. Vous me pardonnerez les "bougés" et donc les flous résultants.

Je vous livre quand même les photos.

La précision des parties colorées est inimaginable, et nous avons tous été "bluffés" par ce spectacle.

Même la galerie des rois, au-dessus des immenses portes, est peinte au laser.

Pour ma part, c'est tout-à-fait clair, les gens du Moyen-äge avaient raison.

Et voilà, mes amis, ce sera la dernière. Eblouissante démonstration de cette belle réussite technologique.

C'est la fin de la soirée. Il est presque 22h30. Tout le monde se sépare, car demain est une grande journée. J'ai la chance d'être escorté par deux splendides scooters Suzuki Burgman 650 qui ont eu la gentillesse de me mettre sur le bon chemin, à savoir celui de mon camping, que je retrouve ensuite très facilement. Evidemment, c'est très agréable que la tente soit déjà montée, je n'ai pas souvent cette chance, ne restant que très rarement deux nuits au même endroit.

Mise en route du PC, sauvegarde des photos sur disque dur, copie sur un deuxième par sécurité -je fais toujours double sauvegarde, du moins quand j'en ai la possibilité, car je tiens beaucoup à mes photos-, visionnage des images de la journée, ça m'occupe un peu... Puis un peu de lecture, mise du réveil à l'heure -pas question d'être en retard demain matin, surtout que je n'ai pas de téléphone-, et extinction des feux.

Silence total dans le camping. Je m'endors presque instantanément.

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