Retour en Vendée - 5ème jour

Randonnée en scooter x9 en Baie de Somme
Lundi 11 septembre 2006 - 5ème jour de voyage
La Mailleraye-sur-Seine - Côte vendéenne
472 km - 335 photos - 180 sélectionnées pour le site!

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Je mets le réveil à 6 heures. Ben oui, qui a dit que les voyages, c'était les vacances, hein?
En fait, j'ai pas mal de route, je voudrais flaner encore un peu, et je dois être rentré ce soir, car il faut bien bosser aussi!

En tout cas, il y a une très belle rosée, comme vous pouvez le voir, et je vais plier une tente trempée! En plus, l'herbe est épaisse, donc rien de tel pour bien mouiller les chaussures... Bof, pas trop grave, il va faire beau!

Je pars finalement à 7 heures... Lent, très lent, comme d'habitude! Je commence par traverser la forêt domaniale de Brotonne, encore de nuit, et c'est très agréable, car une superbe demi-lune m'apporte un peu d'éclairage. J'aime beaucoup rouler à cette heure-là, alors que l'on sent le jour arriver, et que l'on croise les gens qui partent au travail. Je traverse ensuite Bourneville, puis Pont-Audemer, qui mériterait une petite halte, mais il fait encore un peu sombre. Là, je descends sud-sud-est par la D810 (La Noë-Poulain, puis Lieurey), et comme toujours, j'emprunte enfin de la mini-départementale, en l'occurence la D28.

Me voici donc sur la D28, et je prends cette maison en photo, que je trouve intéressante.
Je viens juste de dépasser Saint-Aubin-de-Scellon.

Au même endroit, cette magnifique église entourée de son vieux cimetière, perdue au milieu de nulle part!
On aperçoit la lune en haut à droite.

Et ces deux splendides maisons à colombage, en face de l'église, avec ce superbe parking rien que pour JJ...

Bon, si je continue à ce petit rythme, je ne vais jamais y arriver, surtout que j'ai en vue la visite des Alpes Mancelles. Je décide donc de rouler un peu sans m'arrêter. Dommage, car les villages sont jolis, mais il faut faire des choix. C'est ainsi que je vais traverser Orbec puis Vimoutiers -musée du camembert- "non stop", uniquement sur de toutes petites routes.
Après Vimoutiers, mon itinéraire suit une très jolie vallée creusée par une rivière qui s'appèlle "la Vie". C'est rigolo, car il y a près de chez moi une rivière portant aussi ce nom, qui se jette en mer à Saint-Gilles-Croix-de-Vie, et je ne savais pas qu'il y en avait une autre!

Survie, c'est le nom de ce village, dont l'église et son cimetière bordent la petite D26. Survie, tout simplement. D'habitude, un village porte le nom d'un Saint suivi du nom de la rivière, par exemple Saint Gilles-sur-Vie, mais là, c'est devenu Survie tout court... Très très curieux! Admirez aussi la pureté du ciel!

Ah, je retrouve les anciens panneaux de circulation et de position des villes et villages, et le nom du département.

Là, j'arrive à Exmes, qui se trouve à 700 mètres d'ici.

L'église Saint-André, construite vers l'an Mil... Impressionnante!

Détail sur les gargouilles... Vous savez, j'adore ces sculptures de pierres!

Et, une fois de plus en Normandie, je suis comblé. Rien que pour ces églises, la Normandie à elle seule pourrait prendre plusieurs semaines de mon temps si je l'avais -le temps! Cette gargouille est splendide.

 

La rue qui conduit à l'église d'Exmes. Image d'un vieux bourg, tellement caractéristique.
Le facteur est en train de faire sa tournée en voiture.

Vue globale du bâtiment, avec JJ à son pied. Comme mon objectif n'est pas un grand angle, je n'arrive même pas à l'avoir dans toute sa grandeur. Mais vous en avez tout-de-même une bonne idée.

Petit zoom sur la partie haute de l'immeuble.

Et vue, depuis l'église, vers le bout de la grande place l'entourant, et des maisons sûrement séculaires qui lui font face.

L'intérieur est tout aussi intéressant.

Détail sur les sculptures.

Un des grands vitraux.

Dans la nef aux piliers cruciformes, on peut voir dans les bas-cotés les statues en bois polychromes du XV° siècle de Saint Clair et de Saint Arnoul.

Comme ça, vous savez l'heure, car elle est juste!

Dernière photo avant de reprendre la route.

Exmes est sur un point élevé. Paysage à la sortie du village. Une vieille maison au premier plan, envahie par la végétation.

Comme j'adore les arbres, je n'ai pas résisté à immortaliser celui-ci pendant que j'y étais -même endroit que la précédente.

Le Bourg-Saint-Léonard, sur la D14, que je vais quitter, témoin d'âpres combats en 1944.

Vue vers le nord depuis la D14, du même endroit que la photo antérieure.

Zoom sur le clocher du Bourg-Saint-Léonard.

A la sortie du bourg, je prends plein sud la minuscule D16, qui s'engouffre dans la petite forêt de Gouffern.

Là encore, cet arbre splendide a attiré mon attention alors que je roulais bien, et je ne peux m'empêcher de freiner pour l'immortaliser, alors que JJ ne voulait vraiment pas s'arrêter. En fait, je suis juste devant le Pavillon de Gouffern, hôtel de charme et de caractère construit au XVIIIème siècle.

Zoom sur cette belle maison à colombages, dans le même parc.

De l'autre côté de la petite route, je découvre ce petit château au fond d'une allée condamnée.

Et quelques kilomètres plus loin, j'arrive à Almenêches. L'église est énorme en comparaison du village.

C'est l'ancienne abbatiale d'un monastère de religieuses bénédictines.

La petite place devant l'église, la statue de Sainte Opportune -VIIème siècle, et le monument aux morts en arrière-plan.

Ses origines remontent quand même à l'époque mérovingienne, s'il-vous-plait!

Le carrefour principal du village. L'église est derrière moi, et je viens de la droite, pour poursuivre à gauche.

A l'intérieur de l'église, j'ai trouvé ce document magistral. Il est parfaitement lisible, et je vous laisse le découvrir comme moi.

Document sur lequel j'apprends que l'église abbatiale a été détruite en juin 1944 par les bombardements.

La munificence de l'intérieur de l'église.

Je vous laisse admirer le style, très -trop- chargé à mon goût...

Ecusson et inscriptions sur la voûte.

J'aime beaucoup cette écriture ancienne.

Hommage aux "morts au champ d'honneur". Les pauvres!

La chaire est très belle, fine, élancée et en même temps très ouvragée.

Coup d'oeil vers l'arrière, en fait par où je suis entré. En haut, les arcades gothiques.
Entre les deux, beaucoup trop de lumière!

Détail sur les arcades. Comme ce travail est beau, élégant, parfaitement symétrique et en même temps si naturel.

Coup d'oeil vers le plafond.

Je suis resté 1/4 d'heure ici, mais je ne l'ai pas vu passer! Je repars, mais je stoppe à nouveau rapidement.

 

En effet, voici le château de Médavy. Place forte du XIIème siècle jusque vers 1630.

Zoom sur la façade.

Et JJ, devant les grilles fermées du château, sous les tilleuls centenaires.

Encore de vielles plaques de circulation, un peu rouillées... Alors que Médavy s'écrit maintenant avec un "y", on constate qu'il était écrit avec un "i" il n'y a pas si longtemps que ça... Curieux, ce changement d'orthographe.

Un peu plus loin, ma route est coupée pour travaux, et je dois suivre une déviation. Et pour une fois, ce n'est pas mal, car elle ne me rallonge que très peu, mais me fait passer devant un château de toute beauté.

Le château d'Ô.

Dont voici le portail d'entrée.

Je me trouve un peu après l'entrée, dont on distingue la grille à gauche, et la route sur laquelle je circule.
Je voulais photographier cette bâtisse, car je la trouve massive et très intéressante.

Et voici, photographié à travers la grille ce fabuleux château Renaissance.

" On dit de lui qu’il rivalise en beauté avec les plus nobles fleurons de la Loire".
Et c'est vrai que je le trouve exceptionnel. C'est presque un choc de trouver cette merveille ici, loin de tout.

Toujours depuis la grille, fermée. Je vous laisse admirer comme je l'ai fait moi-même.

Quelle élégance!

Je me répète, mais très franchement, admirez la finesse de ce bâtiment.

Je repars, émerveillé, cette fois, par le travail des hommes.

Et la déviation me conduit sur la N158 (Alençon-Caen) à Mortrée, libérée le 12 août 1944, dont voici l'église.

Je quitte la N158 aussitôt, pour piquer à l'ouest sur des routes encore plus petites. Même les panneaux d'indication disparaissent, et je dois demander mon chemin, mon atlas n'étant plus assez précis. Mais je vous assure que je ne le regrette pas, car rouler sur ces petites voies, perdu au "fin fond" de la campagne, est un réel plaisir. Et très franchement, si je n'étais pas un peu pressé, j'aimerais m'y perdre avec le scooter, tant c'est agréable. de plus, avec un temps pareil... que du bonheur.

Voici ce que ça donne.

Du même point, zoom sur l'église de ce village. Il s'agit de La Bellière.

Francheville, au carrefour de petites routes, loin des grands axes.
Il règne ici un calme absolu. JJ est le seul à faire du bruit...

Et me voici arrivé à Carrouges, carrefour important. Une plaque sur une maison du bourg.

JJ devant l'église de Carrouges, en plein centre bourg.
Elle est bâtie, ainsi que la petite ville, sur un promontoire dominant toute la plaine alentour.

La vue porte très loin, mais est un peu "écrasée" par le zoom utilisé. On aperçoit le château sur la gauche.

Et encore un "coup" de zoom sur le château, mélange de briques, de granit et d'ardoises.

Une magnifique allée en sens unique y conduit du haut du bourg.

J'adore ces deux tourelles.

Le voici vu d'un autre angle, avec ce chêne magnifique!

En fait, il s'agit de quatre tourelles, c'est vraiment très beau, et en même temps très massif.
Un compromis très réussi entre élégance et puissance.

Détail sur l'entrée, et le fameux mariage entre granit, briques et ardoises.
Bon, avec tout ça, il est 11h30, et je n'avance vraiment pas vite... Je prends la D909 qui va me conduire vers les Alpes Mancelles, mon abjectif principal de la journée.

Juste au sud de Carrouges se trouve Saint-Martin-des-Landes.

Très jolie maison à Saint-Martin-des-Landes.

 

Et voici la forêt de Multonne. Ce sont 700 hectares de feuillus au nord-est du Massif Armoricain. On y trouve principalement trois espèces: le chêne sessile, le bouleau verruqueux et le pin sylvestre. Il y a bien sûr d'autres variétés d'arbres, telles que le saule, le hêtre, le houx maritime, le merisier, le sorbier des oiseleurs...
J'aime beaucoup rouler dans ces sous-bois, on a soudain l'impression de changer de planète.

Et le belvédère du mont des Avaloirs, point culminant (417 mètres) de l'ouest de la France.

Je vous transcris la légende du Mont des Avaloirs. Un matin de décembre 1793, les Chouans viennent de piller le marché de Pré-en-Pail. A l'annonce de la terrible nouvelle, le paysan Jules Loisel et sa fille Françoise rebroussent chemin, prenant garde d'éviter les scélérats qui les rançonneraient sans hésiter. En route vers le Mont des Avaloirs, ils découvrent un jeune homme blessé. Chouan ou soldat? Françoise convainct son père de lui laisser la vie sauve et de le recuillir. Les deux jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre, mais à la mort de Jules, le cousin de la jeune fille tue le "chouin" par jalousie. Folle de douleur, Françoise se rend au Mont des Avaloirs pour n'en jamais revenir. S'est-elle donné la mort? Nul ne le sait. Depuis, par les nuits froides d'orage, certains affirment l'avoir entendue crier dans la lande des Avaloirs... Une nuit d'été, cependant, un paysan aurait aperçu les deux jeunes gens enlacés, avant qu'ils ne disparaissent dans un immense éclair...

Pour ma part, je n'ai rien vu, ni rien entendu, bien que je sois monté au sommet de la tour.

Le temps s'est couvert d'une brume de chaleur, rendant la photographie de paysages très difficile. Il fait chaud, lourd même, et je sens que la journée va se terminer en orages! Voici en tout cas quelques vues prises du sommet du mirador.

Juste en-dessous de moi, l'allée conduisant à la plate-forme. On aperçoit même JJ en bas à gauche.

Le voici, avec son chargement, en zoom vu du haut. J'ai tout laissé: le sac de coffre, même la veste sur le siège!

Saint-Pierre-des-Nids.

Sur la place de l'église, très colorée.

Superbe intérieur, avec là-bas, au-dessus du choeur, des peintures murales sur le pourtour.

Un bel ensemble très harmonieux, sobre et riche en même temps.

Détail sur les peintures.

C'est plutôt rare de voir une série de peintures si bien conservées. Mais peut-être ne sont-elles pas très vieilles?

Splendides fonds-baptismaux en marbre.

Et JJ attend en plein soleil, comme d'habitude -sauf quand il pleut....

Saint-Céneri-le-Gérei, un des plus beaux villages de France.

On peut dire qu'il y a encore de la verdure ici... Mais ce doit être une fourmilière d'insectes de toutes sortes!

Dans les rues de Saint-Céneri-le-Gérei. Evidemment, je devrais rester quelques heures dans ce village et en faire le tour à pied, mais vu l'heure, ce ne sera qu'un petit arrêt!

Sans commentaire.

La restauration des murs des maisons est très propre, et les fleurs ajoutent à la beauté générale, évidemment.

Calme et bien-être, voilà ce que respire ce charmant village.

La Sarthe a creusé son passage autour de l'éperon rocheux sur lequel s'est fixé le hameau.

Image idyllique, un coin où l'on aimerait bien vivre, un tapis d'herbe qui ne demande qu'à être foulé!

Depuis le pont, voici ce que j'aperçois.

Tout en haut du rocher, la superbe église romane, que je ne prends pas le temps d'aller voir.
Il faudra bien que je revienne...

Je suis donc maintenant dans les Alpes Mancelles. Il est 13 heures, et je commence à avoir sérieusement faim.
C'est donc ici, devant ce joli paysage très valloné que je vais "casser la croûte".
Je suis donc revenu dans ma région, les Pays de la Loire, dans sa limite nord-est.
On distingue, au fond, en bas, la route qui serpente.

Je traverse à nouveau la Sarthe à Saint-Léonard-des-Bois. Encore un très joli village, couvert de fleurs!

Vue de l'autre côté du pont. Une véritable invitation au farniente, à la sieste.

Petit bourg fleuri de Saint-Léonard-des-Bois.

L'église de Saint-Léonard-des-Bois qui, contrairement à ce que vous voyez, ne penche absolument pas!

Il faut bien reconnaître que le simple fait de placer des jardinières de fleurs un peu partout influence énormément notre ressenti du lieu que l'on traverse. C'est tellement agréable qu'on a envie de s'arrêter, de faire quelques pas, de s'asseoir sur un banc.

Vieille chapelle à la sortie de Saint-Léonard-des-Bois.

Zoom sur la porte d'entrée, très curieuse. Je n'ai pas pris le temps d'y pénétrer, me réservant des choses à faire dans une future visite, lors de mon grand tour de France.

Quelques kilomètres plus loin, j'entame une très belle descente vers Saint-Paul-le-Gaultier.
En contre-jour total, le ciel semble laiteux, les couleurs sont complètement cassées.

L'église apparaît, nichée en creux de vallon.

Arrivée dans le bourg.

Et coup d'oeil en arrière en sortant. Cette fois, le soleil est dans mon dos, et ça change absolument tout! C'est marrant aussi, le fait que l'église semblait nichée au creux d'un vallon en venant de l'autre bord, alors qu'elle est ici posée sur une butte!

Encore un petit coup d'oeil en arrière, une fois parvenu au sommet de la colline suivante. Comme vous pouvez le constater, le remembrement a bien eu lieu ici aussi, et c'est pitié que de voir comment est devenu l'ancien bocage... Quelle misère! Alors que des dizaines de familles vivaient sur leurs petites exploitations, pas très riches mais largement suffisantes pour bien vivre, tout n'appartient désormais qu'à quelques uns... qui en plus recouvrent les terres de produits chimiques -les traces blanches là-haut- qui empoisonnent tout le monde...

Du même point de vue, je me sens observé...

Pas terrible, le nom de la ferme...

Saint-Georges-Le-Gaultier.

Entre Mont-Saint-Jean et Sillé-le-Guillaume.

Curieuse croix percée à l'entrée de Sillé-le-Guillaume, que je traverse difficilement sans m'arrêter, car la ville est en déviation et travaux énormes.

Parennes. Personne dans les rues. On dirait presque un village abandonné, comme dans le grand far-west. Est-ce la chaleur qui oblige les gens à se terrer dans leurs maisons? Ou bien sont-ils tous au travail? Il est juste 14 heures. Je décide de rouler un peu sans m'arrêter, afin de rattraper mon retard, faute de quoi je n'arriverai pas avant la nuit...

40 minutes que je roule sans interruption. Ce qui me conduit à Saint-Denis-d'Anjou. Encore une très jolie petite ville dans laquelle il faudrait bien passer quelques heures. Ce ne sera qu'une photo...

ou deux, mais celle-ci penche tellement que... j'hésite à vous la montrer! Mais cette maison, avec ses fleurs aux balcons, est si belle que ce serait dommage de ne pas la mettre!

Champigné, en plein milieu de nulle part, en plein milieu de deux grandes lignes droites de près de 15 km chacune!

Juigné-Bené et son église paroissiale Saint-Jean, sans doute du 12ème siècle?

Elle est superbe. malheureusement, je ne vais pas non plus à l'intérieur, je ne suis pas en vacances!

Je suis presque à sec -enfin, pas moi, le scooter!- et je trouve enfin une station à la sortie de Montreuil-Juigné, sur la N162. Et tenez-vous bien, le gars vend son essence SP95 à 1,45 euro le litre, soit pratiquement au prix Norvégien! Incroyable, c'est au moins 0,25 euro par litre au-dessus des prix couramment pratiqués en ce moment.

J'arrive à Angers, par l'ouest, et j'évite donc complètement la capitale de l'Anjou. En fait, je tombe directement sur la N23, Angers-Nantes, que je connais bien, et que je décide de suivre. J'ai omis de vous dire qu'il fait tellement chaud que je roule en tee-shirt depuis la fin de matinée. L'air est brûlant, et on se croirait en plein été!

 

Champtocé-sur-Loire et le château qui vit naître le célèbre Gilles de Rais. Vous savez quoi? Eh bien, enfant, je suis passé sur cette route des dizaines et des dizaines de fois, car nous habitions près d'Angers et allions très souvent sur la côte Vendéenne dans notre famille. Et j'admirais à chaque fois cette tour qui me faisait rêver aux chevaliers du Moyen-Âge. Et jamais nous ne nous arrêtions. Et c'est aujourd'hui la première fois que je pose ici pied à terre!

Le château dans lequel naquit Gilles de Rais, cette figure emblématique de notre histoire. Barbe-Bleue, c'est lui aussi!

Cette tour m'impressionne toujours beaucoup. J'espère qu'elle sera sauvée de la chute!

 

Quel travail effectué par nos ancêtres, voici plusieurs siècles déjà!

La végétation s'installe partout. Ici, j'aperçois l'entrée d'un souterrain.

A quoi servait cette ouverture? J'aimerais bien le savoir.

Il ne subsiste pas grand chose....

Vue des deux tours ensemble, sous un autre angle.

Détail sur les ouvertures.

Encore la tour la mieux conservée. je ne m'en lasse pas.

Comment tout cela fait-il pour tenir encore debout?
La maçonnerie et l'assemblage des pierres étaient tout bonnement de qualité exceptionnels.

Le x9 m'attend au pied des remparts, face au restaurant ci-dessous.

Ce bâtiment est exceptionnel. Il est situé en face du château.

Et le véhicule dans la cour du restaurant est tout aussi intéressant, et également magnifiquement entretenu!

Je ne sais pas si le château peut être visité, mais si oui, il fera très certainement l'objet d'une visite de ma part! Il est maintenant près de 16h30, et je ne suis pas encore arrivé... Quelques kilomètres plus loin, comme je le sens venir depuis un moment, de grosses gouttes se mettent à tomber, me mouillant très vite, compte-tenu de ma tenue légère. Je suis obligé de rouler environ deux kilomètres sous l'eau, car sur la N23, les stationnements sont très réglementés!
Ouf, me voici protégé des intempéries, il peut pleuvoir maintenant...

Je roule sur la rive droite de la Loire, que je traverse à Varades...

pour faire un arrêt de l'autre côté du fleuve, à Saint-Florent-Le-Vieil. L'abbaye, là-haut à droite, domine le site.

La Loire et ses fameux bancs de sable...

rendant la navigation impossible.

Zoom sur l'abbaye, et le petit château qui la jouxte, malheureusement en contre-jour.

Vue sur les prés entourant la Loire.

La colonne commémorative des événements de la Vendée militaire, surmontée de la couronne royale!

Encore un des nombreux bras de Loire.

Les terres entre les bras d'eau.

En passant en bas dans la rue, où se trouve la voiture, je découvre une entrée sur le côté de l'église, mais précédée d'une forte pente -comme vous pouvez le voir-, et se terminant en cul-de-sac. Mais rien n'arrête le brave JJ.

Et voici le fameux cul-de-sac. En plus, la porte est entr'ouverte.

Raison de plus pour avancer...

Ouah... Grandiose, l'intérieur.

Ah, je ne suis pas seul. Et cette porte, ce doit être l'entrée principale.
Finalement, je trouve que l'ensemble manque singulièrement de couleur, tout semble un peu dépouillé!

Carolus Magnus, mais c'est Charlemagne! Mais que fait-il donc là? C'est plutôt rare!

Bon, alors une petite série de vitraux, pendant qu'on y est... Encore un?

OK j'arrête, c'est le dernier. Merci de votre attention.

Pas mal de grain sur la photo, c'est normal, j'ai monté les "ISO" au max pour prendre les photos d'intérieur.
La chaire esi ici plus "lourde", plus conventionnelle. Par contre, regardez la belle envolée des colonnes gothiques en arrière!

Bon, je ressors maintenant et m'en vais voir la façade extérieure du bâtiment.

Arrivée sur l'esplanade. Dans le lointain, la vue est immense. En fait, c'est toute la vallée de la Loire qui est visible.

Vue générale vers le nord-est, et le pont conduisant à Varades, en face, d'où je viens.
De la Loire, on ne voit pas grand chose...

Petit zoom sur le pont, avec vue détaillée des rives, et des maisons de Varades.

Et pour finir, zoom maximum sur le pont de Varades, et en même temps, sur la Loire.

Toujours l'autre rive de la Loire, la rive droite, la rive de Varades.

Le lit principal du grand fleuve, bien sec en ce mois de septembre!

Et les jardins "à la française" qui conduisent à la colonne.

Vers la façade de l'abbatiale dans laquelle j'étais tout-à-l'heure. A gauche, la vallée de la Loire.

Jolie tonnelle.

Détail sur le fronton.

Mais c'est Napoléon Bonaparte qui est en effigie ici! ... Pourquoi? Curieux contraste, Charlemagne à l'inérieur, Bonaparte sur le fronton, et la couronne des rois en arrière... Il y en a pour tout le monde!

Cette allée d'arbres est très belle, et respire le calme et la sérénité.

Le terme "guerre de géants" est dévolu à Napoléon. Toujours est-il que, pour moi, il s'agit une fois de plus du massacre de pauvres gens malheureusement manipulés, d'un bord comme de l'autre, par les plus riches, et pas du tout de "géants". Vendéen de pure souche -enfin, le mot "pure" signifie seulement que TOUS mes ancêtres sont vendéens depuis 3 siècles minimum- certains de mes ancêtres ont été tués pendant ce terrible conflit, qui fit tant de victimes...
Ce fut une grande misère, avec tout ce qui caractérise une telle guerre civile et religieuse: menaces, délations, vols, viols, appât du gain, vengeances, horreurs, massacres organisés avec une férocité sans nom... Ce qui s'est passé ici fut d'une violence égale à celle des plus horribles histoires. Vous pouvez me croire sur parole, on a tanné de la peau humaine en Vendée voici deux siècles, le misérable événement "Oradour-sur-Glane" a eu lieu plusieurs fois ici, et notamment aux Lucs-sur-Boulogne (près de 600 personnes massacrées et/ou brûlées dans l'église), j'en passe encore et encore... Affreux, affreux, affreux....


Bref, les relations humaines classiques lorsque le pouvoir est à prendre!

A VOMIR. Et le pire, c'est d'entendre maintenant, plus de deux siècles après toutes ces horreurs, des gens qui minimisent les faits réels. Mais que cherchent-ils? Pourquoi nier ce qui s'est passé? Je ne comprends pas! Pourtant, je ne fais pas partie de ceux qui ne jurent que d'un bord, loin s'en faut!

En tout cas, juste pour dire que ce panonceau peut prêter à confusion... Ici, une armée hétéroclite de pauvres gens a traversé la Loire et est partie à l'attaque du gouvernement français de l'époque, lui a fait très peur, et s'est terminée lamentablement dans un nouveau massacre tragique de milliers de pauvres gens. C'est énorme, et c'est si triste.

Le petit château que je vous montrais depuis le pont. Une très belle gentilhommière.

Détail sur la façade.

Et sur les armoiries.

Vue de l'autre côté.

La voilà, la fameuse colonne commémorative.

"Cette colonne fur inaugurée en présence de la duchesse de Berry en 1828 pour rappeler le passage à Saint-Florent de la duchesse d'Angoulème le 22 septembre 1823". De l'autre côté, on peut lire l'inscription suivante: "Après la bataille de Cholet, l'armée vendéenne passa la Loire à Saint-Florent le 18 octobre 1793". C'est le début de la fameuse "Virée de Galerne".

 

 

Et voilà, visite terminée, je vais remonter sur mon canasson, que l'on aperçoit près des chaînes.
Vous revoyez la petite tonnelle photographiée plus haut. Au moment de repartir, un orage très violent s'abat sur la petite cité, accompagné d'éclairs, de tonnerre et de grêle. Heureusement que j'étais habillé pour la circonstance!

Je reprends donc les petites routes pour "couper" NE-SO et éviter la grande ville de Nantes.

Carrefour de petites routes, avec panneaux de direction. Je suis heureux quand il y en a, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas, et, une fois de plus, je vais me perdre sur quelques kilomètres en prenant la mauvaise décision! Et pourtant, je suis passé quelques fois sur ces routes, mais jamais, au grand jamais, je n'ai réussi à me diriger sans erreur.

Cette région de la Loire-Atlantique, autour de Vallet et Clisson, dans le vignoble nantais, est très très mal signalisée!

Je prends cette photo pour le charmant nom de ce village... "Bouzillé". Pas mal, hein?

A ce même carrefour, je ne pouvais pas "louper" cette magnifique ferme ancienne et typique de la région!

L'orage est passé, et le ciel s'est lavé.
C'est la dernière photo de ce périple de retour sur "mes" terres... En effet, le soir tombe vite. je voulais visiter un peu Clisson, qui mérite un arrêt, mais je n'en avais vraiment pas le temps. De plus, la luminosité baissant fortement, les couleurs ont disparu.

Il est finalement 18h30 lorsque je rentre JJ dans son garage, même pas fatigué!

 

Au total, j'ai quand même fait 472 km dans la journée, ce qui prouve bien, une fois de plus, qu'on peut tout de même faire pas mal de trajet avec un 125 cm3 tout en se permettant quelques visites, succintes mais bien réelles.

Cette randonnée en Baie de Somme, sur 5 jours, est donc désormais terminée. Je reviens complètement enchanté de ce petit voyage qui, bien que court, fut extrêmement riche en rencontres et découvertes humaines, historiques, géographiques, architecturales et culturelles. Déjà prêt à repartir...

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