Le bocage Vendéen - 1er jour

Randonnée en scooter en Vendée
Vendredi 8 juin 2007
1er jour de voyage
Le bocage Vendéen
205 km - 143 photos - Temps couvert

(Le trajet Les Sables-Mont des Alouettes est inclus dans les 205 km.
Le trajet représenté sur la carte est de 114 km seulement)


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Ci-dessous, le parcours

Sur la carte ci-dessus, il y a des noms de lieux de couleur jaune vous permettant d'accéder directement aux photos et au récit attaché à cette région. Allez sur la zone qui vous intéresse, et si une main apparaît, cliquez.
Attendez un petit moment avant de cliquer, si vous arrivez juste sur cette page, que les photos se chargent.
En attendant un peu, vous pouvez commencer à lire le début, ce qui vous permettra de patienter.
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Depuis le temps que j'attendais cette journée....

Pour la première fois, je ne vais pas participer à une randonnée en tant que visiteur, mais en tant qu'organisateur, et ça change beaucoup de choses. D'abord, je connais le terrain, et je n'aurai donc pas le suspense de la découverte. Ensuite, c'est moi qui vais prendre la tête du convoi, et je n'aurai donc pas la quiétude de me laisser guider. En contrepartie, c'est moi qui choisis les itinéraires, ainsi que les pauses... Trop génial!

 

Et c'est hier soir que la rando a véritablement commencé, avec l'arrivée à la maison de Jean-Claude et Anny, avec leur camping-car, et le x9 sur la remorque, comme à leur habitude! En provenance de Toulouse.
Et ils sont même arrivés avant moi...

Bref, le plaisir de les revoir, le soleil qui brille -il fait entre 25 et 30 degrés ce soir à 19 heures!- et l'apéro qu'ils nous offrent dans le camping-car font que je me sens déjà parti. C'est génial. Mais j'ai encore plein de choses à faire ce soir. On se souhaite donc bonne nuit et à demain matin.

 

Ayé, comme dit Babeth, on est déjà demain matin. Je suis réveillé de bonne heure, frais et dispo comme un gardon, vous vous en doutez bien. Une petite pensée vers ceux qui roulent sans doute déjà, car nous ne sommes pas les seuls à partir aujourd'hui. C'est rigolo d'imaginer que plusieurs 2RM sont en ce moment même en train de se diriger vers un point très précis en Vendée, venant d'un peu partout.... Pour ce qui nous concerne, il est un peu après 8h30 lorsque nous quittons Les Sables d'Olonne, direction Chantonnay par les petites routes, pour mettre au point les derniers détails avec le patron de l'hôtel Le Vincennes à Chantonnay , où la plupart des premiers randonnistes vont dormir ce soir.

Annie, Jean-Claude et Béa, dans la cour de l'hôtel, à Chantonnay, prêts à rouler vers le Mont des Alouettes.
Pour nous, c'est vraiment parti maintenant.

Ah oui, et la météo, dans tout ça? Eh bien, nous devions avoir du soleil, et il y en a bien, mais au-dessus d'une énorme brume matinale, qui tarde à se lever. Deux ou trois rayons ont traversé la couche humide pendant notre trajet, et ici à Chantonnay.

Nous faisons le plein à Chantonnay, ce qui me permet de tester la station à laquelle je conduirai tout le monde remplir son réservoir demain matin. Il nous reste 30 km à parcourir jusqu'au lieu de RDV, ce qui nous fera 90 km pour y parvenir. Nous sommes loin de nos amis participants, qui viennent du Var, du Tarn, de la Haute-Garonne, de la Somme, de Londres, de Corrèze, de Paris, de Charente-Maritime, d'Ile-et-Vilaine, de Loire-Atlantique. Bravo à eux.

 

Il est 11h30 lorsque nous arrivons au Mont des Alouettes, pile à l'heure.
Nous allons donc attendre une heure ici. Un des deux moulins survivants.

Béa, derrière Pégase, et tout près de Bonnie..

Annie, derrière son rutilant x9, aux magnifiques rétroviseurs!

La petite chapelle, de l'autre côté de la route.

Béa et Jean-Claude devisent devant la taille des ailes de moulin gisant à terre.

11h45. Alain et Mychèle arrivent sur leur splendide MP3 bleu ciel, en provenance d'Amiens.
Ils ont fait le trajet en deux temps, et ils ont bien eu raison de profiter du voyage pour flaner un peu.

Votre serviteur à gauche, encore en train de raconter des bêtises. Au moins, les filles, Mychèle et Annie, rigolent.
De leur côté, Jean-Claude et Alain restent plus sérieux, et je les comprends!

Ce deuxième moulin peut être visité.
Nous avons discuté avec le guide, très sympa, qui a lancé le moteur faisant tourner les ailes.

Et c'est à midi pile que Tof et Mimi font leur apparition, arrivant directement de la capitale. Bravo pour la précision!

Juste après arrivent, presque en même temps, Patrick et Amy -nouveaux dans nos randonnées- ainsi que Didier et Christian.
Félicitations aussi pour cette exactitude, c'est vraiment génial. Pat et Amy -à gauche- se retrouvent ici suite à leur intervention sur le livre d'or du site que vous êtes en train de lire! Ils arrivent eux aussi de la région parisienne mais, tout comme Alain et Mychèle, ils ont préféré faire la route en deux temps. Didier, dont on voit au premier plan la superbe monture - un Honda SW 400 rutilant- vient de chez Kriss, comme Christian. En effet, Kriss les a gentiment invités à faire étape chez lui, compte tenu du long chemin qu'ils avaien à parcourir. Didier vient du Var, près du Luc, où il nous avait organisé une rando mémorable. Quant à Christian -derrière le MP3 d'Alain-, il arrive du Tarn, pas très loin d'Albi, avec son beau x9 125.

Mimi questionne Béa sur sa Triumph, Christian et Jean-Claude -à droite- observent Alain et Mychèle, derrière leur MP3.

Bon, il nous manque Babeth et Jim. Pas de coup de téléphone, c'est donc que tout va bien, mais qu'ils sont sans doute un peu en retard. Ce n'est pas graéve, il est 12h30, nous allons manger dans une cafétéria aux Herbiers, à 5 km d'ici. Ils le savent, et vont certainement nous y rejoindre.

Et effectivement, c'est avec plaisir que je les vois arriver dans le restau, en pleine forme.
Jim vient de Londres, mais a fait étape chez Babeth près de Rennes.
C'est ça aussi, la joie de ces randos. Nous devenons amis au fur et à mesure de nos rencontres!

Dans la cafèt, nous sommes tous avec nos plateaux, comme au boulot...
La conversation a l'air sérieuse...
Rangée de gauche, Tof, Jef, Amy, Patrick, Alain. A droite, Christian, Mimi. On distingue le sommet du crâne de Didier...

Tof a déjà mis le baudrier apporté par Jim, que j'ai également acheté. Il nous en a apporté onze...

13h45. Nous nous retrouvons donc au complet pour le vrai départ de la randonnée.
De gauche à droite, Mychèle, Alain caché par sa femme, Babeth avec son baudrier, Jean-Claude et Annie, Christian, Patrick, Tof, Béa, Didier et Jim tout à droite.

Amy, Béa, Didier et Jim qui met son casque.

Alain, Mychèle, Babeth, Annie et Jean-Claude. Mais que regardent-ils donc?

Allez, tous à cheval, on s'en va, direction Ardelay. Ce n'est pas loin, la commune fait même maintenant partie des Herbiers. mais c'est un bon test pour moi, car nous allons rouler en ville, et je ne suis pas trop tranquille...

Mais ils ont de l'expérience... et tout se passe à merveille!

Quelques minutes plus tard, nous avons contourné Les Herbiers, et nous arrêtons sur le petit parking près du donjon.

Jim admire la vieille bâtisse. Les chevaux sont rangés, comme à la parade. On peut voir, dans l'ordre, le x9 de Jean-Claude, le SW-400 de Didier, le MP3 d'Alain, le x9-500 de Jim, le x9 de Patrick...

Voici donc le donjon d'Ardelay.
Mimi et Babeth dans la cour intérieure du petit château. Le pont-levis a tout spécialement été laissé ouvert pour nous. C'est dû à l'aimable intervention de M. Rautureau, que je remercie ici pour sa gentillesse.

Très bel ensemble d’architecture militaire de la fin du Moyen Age : donjon carré du XVè , douves, pont-levis, logis seigneurial et sa chambre de tir. Quatre bretèches à mâchicoulis situées au troisième étage du donjon carré, sous l’imposante charpente restaurée à l’ancienne à la fin des années 1980. Les premier et deuxième étages comportent chacun une belle cheminée et un accès à des latrines. Le rez de chaussée possède la pièce la plus noble, avec deux fenêtres à cous sièges et une cheminée du XVè siècle. Le sous-sol abrite actuellement les réserves des fouilles archéologiques.
Les premiers seigneurs connus sont de la famille de Pareds, puis de Chantemerle. A partir du XIIIè siècle, on trouve une famille de Brosses, dont une fille , Marguerite, épouse en 1421, Germain de Vivonne. Leur fils aîné, André, remplit de hautes fonctions sous Charles VII et François 1er et, ami des lettrés et des savants, fut le parrain du juriste fontenaisien André Tiraqueau. C’est François, le quatrième fils d’André de Vivonne qui fut victime en 1547, du fameux coup de Jarnac. Il semble qu’à la fin du XVIè siècle, Ardelay appartienne en copropriété à une fille de François, Diane, mariée à Nicolas de Gremonville et à sa sœur, Anne de Vivonne, mariée à un seigneur périgourdin François de Bourdeille.
En 1687, Ardelay est vendu à Messire Henri des Herbiers, seigneur de l’Etenduère et reste dans cette famille jusqu’en 1767 pour passer, après le décès d’Antoine Augustin des Herbiers à son gendre Jacques d’Escoubaleau, comte de Sourdis.
Le château est ensuite laissé à l’abandon par les héritiers et les différents propriétaires qui vont l’acquérir, jusqu’à ce que la municipalité s’en rende acquéreur et en entreprenne une heureuse restauration.

Tof immortalise sa femme Mimi. Ce château était entouré de douves. Au second plan, on aperçoit l'église d'Ardelay.

La cour intérieure du château, une fois le pont-levis passé. Des expositions ont lieu derrière ces murs.

Jean-Claude, de son côté, médite. Quant à moi, j'aurais dû moins boire... Je vous rassure, c'est bien moi qui penche!

Coup d'oeil ves le haut.

Didier est heureux. Enfin le week-end, la balade,le scooter, les vieilles pierres, la rando.
C'est lui qui a fait la plus longue route pour venir ici, plus de 900 km!

La petite cour intérieure est fermée par un corps de logis datant de la Renaissance et des communs réalisés au 18ème.

Jean-Claude et Béa.

Béa appèle tout le monde pour une photo de groupe. Christian est déjà sur place, suivi de Babeth, Alain et Mychèle.

Ils ont tous le sourire.
Du premier au dernier rang, et de gauche à droite, vous pouvez admirer:
Jim, Tof, Mimi, Annie, Jean-Claude, Béa et babeth en train de "tatasser", Mychèle, Christian, Alain, Patrick et Amy.

Les mêmes, avec Didier en plus, en haut à droite. Béa et Babeth ont fini de causer!

C'est dans ce trou que l'on mettait la tête des gens qui avaient fait des bêtises.

Mais non, je rigole! Je ne sais pas à quoi servait cet orifice.

Didier traverse le pont-levis et quitte à regret la propriété.

Nous partons tous vers l'étape suivante. Cette fois, nous quittons la ville et entamons un parcours de pure campagne. Dommage qu'il y ait tant de gravillons sur la route, ça nous oblige à une plus grande concentration. De plus, le soleil n'arrive vraiment pas à percer le nuage, alors que sur la côte, il fait un grand soleil... Mais au moins, il ne pleut pas.

Six kilomètres plus tard, nous alignons -hum hum.... - nos machines sur le parking de...

L'abbaye Notre-Dame de La Grainetière.

Fondée en 1130 avec l’arrivée des moines bénédictins en provenance de l’abbaye de Notre Dame de Fontdouce en Saintonge. Sa construction est achevée en 1210. Pendant la Guerre de Cent Ans, cette abbaye fortifiée est attaquée par les Anglais, puis, au cours des Guerres de Religion elle subit plusieurs attaques de seigneurs protestants et est en partie brûlée.

Un zoom sur Pégase avant de pénétrer dans l'enceinte monastique.

Du cloître roman, il ne subsiste que la galerie ouest : les petites arcades en plein cintre s’appuient sur des colonnettes doubles. La loggia en bois à l’étage a été ajoutée au XVIIè siècle, après la destruction de l’hostellerie.

Tof, en position de mitrailleur, mitraille à souhait, sous l'oeil expert d'Alain.

C'est superbe. Décidément, j'aime ces vieilles pierres, et le calme qui en émane.

Mais où sont-ils donc tous passés? Partis jouer à cache-cache derrière ces vieux murs?

Dans la grande pièce d'accueil, où un moine en soutane nous reçoit, il y a cette photo aérienne sur le mur. La porte d'entrée, et nos machines, sont à droite, à "15 heures" sur cette photo.

Situé dans ce cloître, un gisant attribué par tradition orale, à un seigneur de la maison de Parthenay, bienfaiteur de l’abbaye. Il représente ce chevalier et son fils. Malheureusement, les têtes et les pieds, martelés, ont disparu. Le soubassement, encore intact, a gardé sa frise d’encadrement. Sur la face avant, assis sur une banquette de pierre, onze enfants parlent, lisent ou font de la musique.

Depuis le gisant, vue vers l'autre côté du cloître. L'entrée est à droite de Béa.

L'édifice est encadré de deux tours de défense qui faisaient partie d'un système défensif mis en place au cours des XIV et XVe siècles. C'est la Tour de l'Abbé, restaurée en 2003 aux deux-tiers de sa hauteur.

Le cloître que je viens de parcourir est désormais à ma droite. Au fond, le local d'accueil. A gauche, le portail d'entrée.

Je poursuis ma progression, et je me trouve maintenant de l'autre côté, face au cloître.

Ah, voilà une partie des joyeux motards. Babeth, Mychèle et Alain. Ils ont l'air content, et c'est tant mieux!

Quoi, il y a des oiseaux à photographier? Des hirondelles? Dans le nid? Où ça?
Ben, juste derrière nous, me disent-ils.

Effectivement, les voici, les bébés hirondelles, attendant la becquée de papa-maman.

Côté nord, on trouve les vestiges de l'église abbatiale.
La nef avait 55 mètres de longueur pour 8,70 mètres de largeur.

A la révolution, les bâtiments sont abandonnés et vendus comme biens nationaux. L’église devient alors une carrière de pierre, les bâtiments conventuels sont transformés en ferme.

Usure des marches, donnant une vague idée du nombre incalculable de gens ayant marché ici!

Face est : l'ancienne salle capitulaire, devenue, depuis 1980, la chapelle.
de la nouvelle communauté bénédictine de la Congrégation Notre - Dame d'Espérance.

Le portail d'entrée, ou de sortie maintenant...

Et le gardien de l'abbaye...

Retour à nos bécanes.

A droite de l'entrée, les bâtiments maintenant habités par les nouveaux moines.

Pégase, x9 de Christian, Béa, x9 de Patrick, Mychèle, Alain, MP3 d'Alain, Jean-Claude et Annie, x9 de Jean-Claude.

BMW 1200 RT de Tof, avec Didier qui regarde, Babeth et sa 1200 RT, Christian appuyé sur le top-case du x9 500 de Jim, à droite derrière Tof, SW 400 Honda de Didier, et on distingue la Triumph de Béa.

Mimi, Didier, Tof et Jim.

Béa en train de se demander si elle n'aurait pas dû prendre un Burgman 650 elle aussi.... Non? Même pas en rêve?

Babeth, Mimi, Alain, Christian, Jim.

Alain, Didier et Jim, en train de lire la documentation.

 

Didier et Tof en pleine conversation.

Jim, imperturbable, continue à lire sa documentation.

Bon, c'est bien joli, tout ça, mais il faut repartir, les amis. Cette fois, en direction de Mouchamps, à travers champs...
On traverse un bout de la magnifique forêt de Soubise. Après 7 km, nous arrivons à Mouchamps.

 

On passe devant le temple de l'église réformée de Mouchamps. J'avais pris une photo ou deux lors de mes repérages, que je vous livre ci-dessus, car je ne fais pas de halte aujourd'hui avec tout ce monde qui me suit!

La descente vers le Petit-Lay qui contourne le village est assez raide. Mais les motards qui sont là en ont vu bien d'autres, et de plus, ils adorent ça. Coup d'oeil vers le haut du hameau -photo prise en repérage le 12 mars dernier.

Babeth à Mimi : "Tu sais, la p'tite descente, vraiment tranquille, à peine tenu le guidon!".

Le Honda SW-400 de Dider, et la Triumph de Béa, casque au guidon, comme toujours à l'arrêt.

Patrick, qui commence à avoir chaud. Alors, ce manteau, je l'enlève, ou je l'enlève pas?

La petite rivière forme à cet endroit un joli bassin, entouré d'arbres de toute beauté.

Du même endroit, mais sous le soleil du 13 mars.... Impressionnant!

Le bassin est recouvert de nénuphars. Je crois que nous les avons tous photographiés! C'est Béa qui a fait celle-ci.

Je ne sais plus ce que je leur raconte, mais Didier et Annie semblent intéressés. Par contre, Christian, pas du tout!

Mychèle profite de cet arrêt pour faire le plein de photos.

Babeth, Tof et Mimi n'ont toujours pas fini leur conversation. Rien que pour ça, les pauses sont indispensables!

J'avais repéré, le mois dernier, qu'on avait un joli point de vue sur Mouchamps en continuant sur cette route, deux ou trois cents mètres plus haut. Le demi-tour y est tout-à-fait possible en utilisant le talus, malgré l'étroitesse de la route. Béa décide de nous attendre ici, le reste de la troupe suit, justement pour le plaisir du demi-tour! C'est parti.

La photo a été prise le 16 mai.

Puis on redescend pour remonter sur l'autre versant de la rivière, et nous enfoncer dans les terres.

Pour arriver ici, sur la tombe de Clémenceau, enterré sur les terres de ses ancêtres à Mouchamps, au Colombier.

Georges Clemenceau naît le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds, petite bourgade vendéenne. Quelques années plus tard ce même village assistera à la naissance d’un autre personnage illustre de l’histoire militaire française : Jean de Lattre de Tassigny. Georges CLEMENCEAU passe son enfance à l’Aubraie à Féole, près de Chantonnay.
Médecin, journaliste, homme politique, il est Président du Conseil de 1906 à 1909, puis de 1917 à 1919. L’histoire a retenu son action décisive pour la victoire lors de la Première Guerre Mondiale.
En 1929, il a choisi Mouchamps comme dernière demeure. C’est dans le bois du Colombier (ancienne demeure familiale) qu’il repose auprès de son père.

J'étais déjà venu en 2005 en balade-scooter avec mon frangin. Le lieu est reposant.

Pégase, au repos, vient brouter au milieu des x9, avec lesquels il s'entend particulièrement bien.

Par contre, Bonnie n'aime pas se mêler aux autres chevaux....

On distingue au loin les bâtiments du Colombier.

Carrément devant le portail... C'est normal, c'est Bonnie.

Didier, Annie, Mychèle, Alain, Patrick. On aperçoit les grilles entourant les deux tombes.

Voilà, c'est tout. Aucune inscription, comme il l'a demandé.

Patrick, Amy, Alain et Mychèle posent exprès pour moi. Merci.

Les granges, en face du mini cimetière.

De l'autre côté des tombes se trouve l'ancienne ferme du Colombier. Cette partie est utilisée pour des bureaux.

La propriété a été divisée, et on voit très bien qu'une famille entretient plus son côté que l'autre.
Il s'agissait d'une ancienne ferme fortifiée, comme on peut le voir ici.

Juste à côté se trouve une petite maison transformée en buvette! Et je me doutais bien que nous allions y venir. En effet, et bien que le ciel soit couvert, le temps est à l'orage, et il fait chaud, voire même "lourd". Et les cavaliers ont soif.

A l'intérieur, la patronne, après nous avoir servi en bouteilles, s'asseoit et nous raconte quelques anecdotes sur Clémenceau. Ses ancêtres étaient fermiers sur le domaine, et ont pu l'acquérir en fin de bail.

Mychèle semble écouter attentivement. Je n'en dirais pas autant d'Alain, mais je me trompe peut-être?

Didier en profite également pour faire quelques photos.

Babeth est radieuse, l'histoire doit lui plaire. Je constate qu'entre temps, Alain s'est quelque peu effondré.
Tombera, tombera pas?

Non, il ne tombera finalement pas. Il vient de se ressaisir. Et il en est mort de rire... Ouf, on l'a échappé belle!

Avant de sortir, la dame m'autorise à prendre en photo l'autre aile du petit château.

Je me retourne pour une petite dernière et que vois-je? Béa, qui accélère le pas.
Mais elle est bien sortie la dernière de la buvette, discrètement, après avoir vidé les derniers verres...

Nous enfourchons à nouveau les montures, histoire de nous réveiller un peu. Dix kilomètres nous séparent de la prochaine étape. L'air frais de la très belle forêt de La Pelissonnière après Rochetrejoux réveille tout le monde. Nous traversons ensuite Saint-Prouant, pour nous enfoncer une nouvelle fois en pleine terre et découvrir, au détour d'un champ...

Le prieuré de Grammont, photographié ici lors de mon périple du mois de mars.

C’est au début du XIIIème siècle que Richard Coeur de Lion ordonne la fondation du Prieuré de Grammont, l’un des nombreux monastères de l’ordre de Grandmont...  (Ordre monastique limousin fondé en 1125 par les disciples de St Étienne de Muret dont l’architecture est originale.) Exemple unique de par son état de conservation, le monastère offre une architecture particulière à l’ordre créé par Saint Etienne de Muret. De prime abord, le prieuré peut apparaître comme une grosse demeure ou ferme fortifiée où les ouvertures sont rares : quatre ailes reliées entre elles autour d’une cour carrée... Restauré et réouvert au public, le prieuré est devenu un centre d’expositions et d’animations culturelles.

Le voici aujourd'hui, avec la superbe BMW de Tof en premier plan.

Le x9 de Christian, le x9-500 de Jim, le SW-400 de Didier.

Patrick se demande comment tout ça tient debout. Amy fait une petite prière pour que ça tienne encore un peu.

Béa s'ennuie prodigieusement... ou bien la traversée de la forêt ne l'a pas réveillée!
Quant à Jim, il est en train de se demander ce qu'il peut bien faire ici!

Et Didier: "Christian, j'ai du mal à te croire..."

Babeth est en pleine forme! Annie, qui ne peut pas rester à ne rien faire, profite de cette pause pour se ronger le bout des ongles, ce sera toujours ça de fait! Jim continue à se demander ce qu'il fait là.

Christian a peur que Bonnie ne lui saute dessus, et il avance avec force précautions.
Remarquez, il a raison, car Béa, bien réveillée maintenant, surveille l'opération de très très près.

Conférence à quatre au milieu du champ.

Oui, Babeth, tu as raison, c'est la plus belle! Elle a hâte de repartir, tout comme Pégase, d'ailleurs. Et ça tombe bien, parce que c'est l'heure de partir au Boupère. Pour ce faire, nous traversons à nouveau la forêt de La Pelissonnière, mais par une autre route, avant d'arriver au Boupère au bout de huit kilomètres.

Nous voici tous sur le parvis de l'église du Boupère. A droite, Alain et Mychèle près de leur MP3.

Pourquoi « Le Boupère » ? A l’origine existait un village portant le nom latin « ALBA PETRA » qui signifie « PIERRE BLANCHE ». Progressivement ce nom est devenu AUBEPIERRE, AUBEPERE, LOBEPERE, LE BEPERE, LE BONPERE puis LE BOUPÈRE.


L’église fortifiée du Boupère a été classée Monument Historique dès 1862.
Sa construction s’est réalisée en trois étapes :
Fin XIIème : époque romane, construction de l’église d’origine en forme de croix latine dotée d’un choeur semi-circulaire.
Fin XIVème et début XVème : en pleine guerre de Cent Ans (1337 à 1458), on fortifie l’église. Faute d’autres lieux plus sûrs, les villageois trouvaient là un refuge en ces périodes de troubles et une sécurité dans l’attente d’autres renforts. Mais a-t-elle jamais été attaquée? Pour l’instant, nous n’en savons rien.
XIXème siècle : agrandissement du transept nord et reconstruction du choeur (1867). Agrandissement du transept sud et construction du clocher actuel (1890).      

Didier a du oublier un truc, à voir la vitesse à laquelle il se précipite vers son destrier, à droite.
Un attroupement se forme autour du MP3.

Annie a déjà terminé la visite de l'église!

 

Ci-dessus et en-dessous, ce sont des photos faires au mois de mars, sous un soleil magnifique!
Les fortifications.
Le chemin de ronde, surplombant de 20 mètres la place de l’église, est protégé par un parapet crénelé ponctué de petites bretèches. Des niches dans le mur sud étaient destinées aux défenseurs ; les trous des meurtrières donnaient à l’intérieur de ces niches.      

 

Didier vient sûrement de lancer une de ses boutades, car les filles sont mortes de rire.

Superbe porte de l'église du Boupère.

Le MP3 attire décidément plus de monde que l'église fortifiée du Boupère!

Mimi l'essaye.

Et en plus, ça la fait rire!

C'est maintenant Béa qui est perdue dans ses pensées, appuyée sur le Top-Case de Jim.

C'est au tour de Babeth d'essayer le 3 roues. Son succès est indéniable.

Et en plus, il tient debout tout seul.

J'aperçois Didier qui sort de l'église, l'appareil photo en mains. Au moins un qui suit la rando...

17h15. L'après-midi est bien avancé maintenant, et il est temps de rejoindre la prochaine étape, qui sera un peu plus longue. La route qui conduit à Saint-Michel-Mont-Mercure (6 km seulement) est très jolie lorsque le temps est clair, mais avec la brume que nous avons, nous perdons malheureusement une bonne partie du paysage qui se cache derrière. Nous sommes en effet dans la partie la plus vallonnée de Vendée.

Tof et mimi rangent leurs affaires avant de se lancer à l'assaut du clocher de l'église. Béa a déjà laissé Bonnie.

Dominant le bocage de ses 290m d’altitude, Saint-Michel-Mont-Mercure est le point culminant de la Vendée et des départements limitrophes. Du parvis de l’église ou du haut du clocher, quel panorama ! La Vendée s’étale autour de vous en un paysage très diversifié : prairies, collines, vallons, etc... Un spectacle unique en Vendée... que nous ne verrons pas, ou si peu, à cause de cette brume tenace!

Les machines sont rangées le long de l'église de Saint-Michel-Mont-Mercure.

On peut accéder au sommet de l'église, et au pied de la statue de l'Archange Saint-Michel, par un escalier en colimaçon, et en pierres, de 199 marches, 20 m de hauteur au 1er niveau, 36 m au deuxième, et 42 m au pied de la statue. La statue, haute de ses 9,66 m, pèse 1.200 kgs avec son armature. Réalisée en cuivre rouge par la maison Gaget-Pérignon, elle est la réplique exacte de celle qui domine Fourvière. En 1889, elle fut présentée à l’exposition universelle de Paris. C’est là que le curé de Saint-Michel, l’abbé Migné, vint en faire l’acquisition pour 4.400 francs.

Je suis au sommet, et j'aperçois Jim en bas près de son scooter. Un petit coup de zoom.

Jim dégaine maintenant, mais il est trop tard pour lui, j'ai tiré le premier....
On reconnait Pégase à droite, le MP3 d'Alain, et le x9 de Jean-Claude.

La BM de Babeth, le SW 400 de Didier, le x9 de Patrick.

Je m'éloigne encore un peu plus.

Et encore un cran en-dessous. On s'approche doucement de la photo aérienne.

La preuve....

Vers le parvis de l'église. Oh oh, en bas, coucouuuuuuuuu.........

Ah, Christian m'a entendu. Jim et Jean-Claude sont perdus dans leurs pensées.

Et au-dessus de ma tête, Saint-Michel terrasse le dragon avec sa lance.
Bon, avec ce gars-là au-dessus de ma tête, je préfère redescendre, un coup de lance est si vite arrivé....

Comme d'habitude, si on les laisse 5 minutes seuls, ils se remettent à papoter!

Fatigués? Et pourtant, ce n'est pas terminé encore!

Jim jette un coup d'oeil sur Pégase, qui adore ça, je le vois à son sourire en coin!

Nous repartons maintenant vers le nord-est, à 5 kilomètres seulement.

Le Château de Châteaumur, dont on peut voir les imposantes ruines, date du XIIème siècle. Il est le coeur d’une baronnie fondée au Xème siècle par les sires de Châteaumur qui la perdront en l’an 1301 et qui durera jusqu’au XVIème siècle. Il est facile de découvrir sur place la motte primitive, car avant la construction en pierre s’élevaient en ce lieu des défenses en bois. Sur ce site très ancien, fut certainement édifiée une forteresse gauloise, une castella, qui fut à l’origine du nom actuel des Châtelliers - Châteaumur. La porte d’entrée du Château a conservé le dispositif de pont-levis aujourd’hui disparu. Son enceinte existe en grande partie, mais elle est masquée par les maisons accolées au mur. Au centre, se dresse un donjon du XIIème siècle massif et nu.

Béa en profite pour lire les messages arrivés sur son téléphone portable.

Pégase a appris à être patient. Il en profite pour dormir un peu.

Mais... mais oui, c'est bien vrai. Le soleil commence à percer la couche de brume. Génial.

Et ça papote à gauche, pendant que Didier fait le tour du propriétaire, en mitraillant à tout va!

Au loin, la butte des Châtelliers conserve encore tous ses secrets. Deux mamelons en forme de Tumulus sont datés de la période Gallo-Romaine. Pour certains archéologues et historiens, il s’agirait d’une forteresse Gauloise : pour d’autres encore, d’un camp fortifié et entouré de palissades en bois. Certains évoquent aussi l’hypothèse de « tombes de grands seigneurs ». Des fouilles systématiques permettront sans doute un jour de comprendre tous ces secrets.

La maison au premier plan faisait partie de l'enceinte entourant le donjon.

Nous partons maintenant en face, sur la butte des Châtelliers.

L’Eglise des Châtelliers est édifiée entre les deux Tumulus évoqués plus haut et conserve un portail roman du XIIème siècle. Les autres portes datent du XVème et du XVIème siècles. Dans le cimetière de l’Eglise, on trouve une très belle croix hosannière du XVIIème siècle, très rare dans la région.

Vue vers le sommet de la butte. Les machines sont plus ou moins bien alignées face au cimetière.

Amy, Patrick, Jean-Claude et Annie en grande conversation autour du x9 de Jean-Claude.

Autre vue des bécanes, avec celle de Tof en premier plan.

Jim continue son album photos.

Didier, Alain et Jef ne papotent pas. Il s'agit d'une discussion très sérieuse!

De l'autre côté, sur la butte, une vieille maison basse.

Il est 19 heures maintenant, et nous commençons à avoir faim. Je sens aussi que le petit groupe a envie d'aller s'asseoir autour d'une table. C'est donc tout naturellement que nous prenons la route de Chambretaud où se trouve notre restaurant, à une quinzaine de km d'ici. C'est la plus longue étape de l'après-midi...

On aperçoit Josette, de dos, la femme de Christian, qui est venue nous rejoindre.

Hôtel Restaurant La Belle du Fou
3, Rue François Nicolas
85500 Chambretaud
02 51 91 50 41
Menu à 12 euros avec vins et cafés
Cuisine traditionnelle
-
tarte chèvre et salade ou terrine de volaille coulis de tomates
ou crudites betterave carottes tomates
-
jambon mogettes
lapin à la moutarde et tagliatelle
ou escalope de dinde à la crème avec pommes de terre rissolées
ou rôti de porc petits pois maison
-
fromage
-
dessert glacé
ou île flottante
ou patisserie

Délicieux, et rapport qualité-prix fantastique, avec un service parfait et un accueil exceptionnel. Merci.

Ensuite, eh bien, place au spectacle. Jean-Claude et Annie nous quittent sur le chemin nous conduisant au Puy-du-Fou. Ils vont à Chantonnay à l'hôtel où nous les retrouverons demain matin.

Nous arrivons au Puy-du-Fou vers 21h30, et nous avons vraiment tout le temps de discuter avant le début du spectacle, qui commence à la nuit tombée. En fait, en ce mois de juin, nous sommes pratiquement aux jours les plus longs, et le spectacle commence malgré tout un peu avant la nuit. C'est pourquoi il est préférable, à mon avis, d'y assister plutôt au mois d'août.

Cinéscénie du Puy-du-Fou

Allez sur le site officiel -en français ou en anglais.

Cliquez ensuite sur "la cinéscénie" ou "the cinescene"
pour avoir de plus amples informations.
Pour un avant-goût.

En savoir plus :
www.puydufou.com

-La Cinéscénie:
Une oeuvre unique, des moyens techniques hors du commun, un son de qualité cinéma, un déluge d'effets spéciaux, 1100 acteurs, pour vous emmener au coeur de l'histoire du Puy du Fou.
Du Moyen-Âge à la Seconde guerre mondiale, près de 2 heures d'émotion dans la plus grande scène du monde; une fresque inouïe qui a déjà conquis 8 millions de spectateurs.

Renseignements au 02.51.64.11.11.
Dates et horaires d'ouverture Grand Parc:
avril 2007: les 18,19,20,21,22 et 26,27,28,29,30. 10h à 19h.
mai 2007:les 1 - 5,6,7,8 - 12,13 - 17,18,19,20 - 26,27,28 et 31. 10h à 19h.
juin 2007: tous les jours sauf les lundis et mercredis. 10h à 19h.
1er juillet au 2 sept 2007: tous les jours 10h à 19h.
septembre 2007: les 6,7,8,9 - 15,16 - 22,23. 10h à 19h.


Tarifs:
(tarif enfant de 5 à 13 ans inclus, gratuit moins de 5 ans)

-Cinéscénie: 1 soirée: adulte 23€ / enfant 15€

 

Le spectacle se termine en apothéose vers minuit et demie, après de longs, très longs applaudissements. Le public a été conquis. Je questionne les amis de la rando, et ils sont tous unanimes. Ils ont adoré. Bon, c'est génial, ils ont donc passé une très bonne soirée, c'est le principal. De plus, nous avons eu la chance d'avoir un ciel étoilé toute la soirée, avec un peu de vent malgré tout. Il ne fait pas très chaud, mais en tant que motards, nous avons tout-de-même l'équipement adéquate.

 

Le chemin vers l'hôtel est encore relativement long. En fait, c'est la plus grande étape de la journée, et de nuit en plus. 34 km, que nous parcourons tranquillement. Tof prend la tête de la file à Ardelay. En effet, les phares de sa BMW sont tellement puissants -et réglés un peu haut également- qu'il éblouit tout le monde. Ainsi, non seulement il ne nous gêne plus, mais il éclaire notre chemin. Et avec son GPS, nous pouvons le suivre sans souci.

Patrick et Amy sont dans un hôtel juste à côté. Tous les autres sont au Vincennes. Nos motos sont à l'abri dans la cour intérieure, certaines même sous abri. Il est finalement 1h30 lorsque la journée se termine!

Dur, dur.... Non, je plaisante, une journée de bonheur comme je les aime.

 

Nuit à l'hôtel Le Vincennes à Chantonnay

Coordonnées de l'hôtel Le Vincennes.

Hôtel Le Vincennes
Chantonnay
1 rue nationale
85110 - Chantonnay

tél. 02 51 94 31 70
fax. 02.51.94.31.70
mail:
hotellevincennes@wanadoo.fr

 

 

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