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Samedi 18 mai 2019

Carte de la balade réalisée le 18 mai 2019. 3,5 km.

Nous partons faire un tour dans la forêt communale de Lépanges-sur-Vologne, sur le trajet que Charles m'a indiqué hier. Il a plu cette nuit, et la végétation est encore chargée de goutelettes d'eau du plus bel effet. Claudine, enfin, commence à apprécier la qualité des photos de son nouveau smartphone, et prend vraiment plaisir à s'en servir, ce qui me comble de joie. Du coup, nous n'avançons pas, mais quel bonheur de se laisser ainsi aller à sa passion sans se soucier du temps qui passe !

La macro du mien est meilleure, mais la justesse des couleurs n'est pas au rendez-vous, loin s'en faut ! L'insecte que vous voyez là est minuscule, comparez-le avec des gouttes d'eau qui l'environnent pour vous en rendre compte !

Regardez dans quelle position ma copine passe la majeure partie de cette randonnée !

La forêt est naturellement splendide. Les sentiers sont multiples et ne figurent pas tous sur la carte OSM avec laquelle je randonne, mais peu importe, nous les prenons quand même puisqu'il nous est facile de suivre notre progression. J'aperçois la lumière du ciel plus haut, et je pense que nous approchons d'un sommet. Je propose à Claudine d'aller voir en direct, hors de tout sentier, sur la gauche de cette photo.

La grimpette est sévère, mais ça valait l'effort fourni. Nous avons eu droit à une trouée qui nous a permis de découvrir le paysage dans la vallée. C'était le sommet Parmont, à 567 m d'altitude.

La descente est tout simplement merveilleuse.

Nous atteignons alors la lisière de la forêt et découvrons les hameaux disséminés autour de la vallée de la Vologne. C'est superbe.

Le sentier se prolonge en limite de forêt sous une magnifique voute naturelle de feuillus.

Cette fois, nous en sommes sortis, et retrouvons la petite route conduisant chez le frangin.

Nous nous amusons comme des fous avec nos smartphones. Dommage, la petite brise fait bouger tous nos sujets, c'est très délicat de faire des photos nettes, mais ça fait aussi partie du jeu !

Nous allons manger chez Charles et Maryse, avec leur fils et leur petite fille. Ayant appris que c'était l'anniversaire de Claudine, ils lui offrent, ô surprise, un magnifique bouquet de fleurs !

Après manger, ils nous emmènent en voiture visiter le secteur que je connais bien, mais il s'agit pour Claudine d'une grande première. Comme à son habitude, Charles aime montrer sa région d'adoption dont il est tombé complètement amoureux. Nous allons d'abord à Gérardmer en longeant le joli lac du même nom, puis roulons vers l'est via la D417 qui passe en corniche. Ici, un arrêt au lieu-dit "La Roche du Diable", qui surplombe le petit lac de Retournemer (photo suivante) et nous offre une vue sur le lac de Longemer (ci-dessus).

Au col de la Schlucht, nous prenons la fameuse route des crêtes et faisons une halte sur le sommet du Hohneck (1.362 m). La neige est encore là, mais il ne fait pas froid : en effet, le temps a tourné à l'orage, il fait même lourd, et Charles n'en revient pas qu'il n'y ait pas un souffle de vent ici, ce qui est extrêmement rare ! Au loin, on aperçoit le point culminant des Vosges, le Grand Ballon, ou Ballon de Guebwiller, 1.423 m (photo suivante).

Charles, Maryse et Claudine admirent...

Nous allons ensuite faire une petite balade dans le bois que vous voyez ci-dessus, avant de retourner à la maison. Ce soir, Claudine nous invite tous au restaurant pour fêter son anniversaire, merci à elle pour cette excellente soirée en famille. C'était délicieux, j'en ai encore l'eau à la bouche en le relatant, alors que ça fait déjà plus d'une semaine ! Retour tanquille, nuit dans Rouletabille comme il se doit !

Carte du trajet effectué le 19 mai 2019. 100 km.

Nous partons en fin de matinée. Il a encore plu cette nuit, mais il ne fait pas froid. Sur les conseils de Charles, nous nous dirigeons vers le sommet du Donon, sur lequel, me dit-il, nos parents sont souvent allés randonner. Après St Dié-des-Vosges, nous prenons de toutes petites routes via Moyenmoutier et Senones. C'est dans ce secteur que je prends cette photo, au sommet de la vallée de Senones, dans la forêt domaniale du Val de Senones. C'était extraordinaire, et c'est un coin où nous aurions aimé marcher et passer deux ou trois jours : très sauvage, une route minuscule, le sentiment d'être au bout du monde. Bref, un grand moment de solitude et de bonheur : il n'y avait pas un chat !

Nous sommes tout près du Donon, que nous avons aperçu sous les nuages. Nous décidons de manger ici avant de nous lancer faire une petite randonnée.

Carte de la balade du 19 mai 2019. 6,84 km. Bon dénivelé.

En fait, je découvre sur Wikiloc une balade historique à faire sur le Petit Donon, juste en face du Donon lui-même. En effet, une bataille meurtrière s'y est déroulée en août 1914, plus de 400 soldats français et allemands y ont perdu la vie et, en 1916, un soldat allemand, graveur de pierres, a reçu l'ordre d'honorer la mémoire de ces hommes, quelle que soit leur nationalité ! Allons voir ça de plus près.

Le chemin, d'abord en sous-bois, sort enfin des arbres. L'horizon se dégage, la pente est raide, je retrouve la joie de grimper qui m'a habité pendant les 3 mois que nous avons passés dans les Alpes l'été dernier. Je savoure.

Les premières stèles apparaîssent. C'est émouvant !

En face de nous, depuis le sommet du Petit Donon, nous voyons son frère jumeau, le Donon, 1.008 mètres. Nous sommes à 961m, mais il faut redescendre au Col entre les deux Donons, à 822 m, pour remonter de l'autre côté. Le ciel s'est éclairci, nous sommes heureux et en pleine forme, aussi décidons-nous, finalement, d'y aller.

Claudine dans les bois pendant l'ascension.

Et voilà, nous y sommes. Avec une vue sur le Petit Donon que nous venons de quitter.

Et, cerise sur le gâteau, une vue extraordinaire sur le temple gallo-romain... Heu, sur une copie vraisemblable du temple, construite en 1869, qui a autrefois été bâti sur ce sommet connu depuis des millénaires. Nous avons adoré au plus haut point cette promenade, et redescendons littéralement chargés de joie.

En bas, la route au bord de laquelle nous avons laissé Rouletabille.

Copie d'une bas-relief dont l'original est conservé à Epinal. Il représente l'affrontement entre un lion et un sanglier, scène faisant allusion à un mythe gaulois.

Et nous reprenons la route avec le soleil revenu.

Nous nous posons finalement pour la nuit au bord d'un plan d'eau à Waldsheim. Il y fait bon. Près de nous, quelques vaches écossaises, les très fameuses Highlands, que j'adore. Malheureusement, elles me tournent le dos, pas bien pour les photos... La nuit sera totalement silencieuse, comme toujours.

Merci à tous ceux qui m'encouragent sur le livre d'or. Très franchement, je suis désolé d'avoir pris tant de retard, et je m'efforce de rattraper un temps qui n'a pas été perdu, bien au contraire ! A très bientôt pour la suite !

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