20190614-16

Du 14 au 16 juin 2019 : Norvège des fjords

Carte du trajet effectué du 14 au 16 juin 2019. Respectivement 147, 78 puis 94 km pour Rouletabille.

En violet, les promenades (7, 5 et 3 km... très modeste) !



Vendredi 14 juin 2019 : comté du Buskerud (Geilo, Hol).

Claudine a écrit :

On dort bien partout ! Le haut-plateau nous a offert une nuit calme. Ce matin, le ciel est encore gris, mais quelques trous bleus nous sont offerts... On décide de reprendre la route pour trouver un sentier plus varié, et surtout moins humide et venteux. Eh oui, on marche sur de la mousse gorgée d'eau, la fonte des neiges est récente. Ici ou là encore quelques traces.

Petite photo avant de partir pour vous montrer les couleurs de la montagne au-dessus du lac Sonstevatn. Féérique, un vrai tableau de peinture !

C'est sur la route 40, peu après Dagali, sur le plateau avant de redescendre vers Gol, que nous trouvons notre bonheur. Je repasse la parole à Claudine.

Petite rando de 7 km sur un petit mont, face à des stations de ski. Beaucoup de maisons en bois -noir-, maisons de vacances (chasseurs, pêcheurs, skieurs, moto-neige) pour les activités variées des Norvégiens. Bouleaux rabougris, lacs, sont présents sur notre itinéraire qui nous conduit jusqu'à un refuge-cabane, avec un joli nom : Hôtel California, altitude 1.160 m. Jef marque notre passage sur le livre d'or. Retour sur nos pas. Deux heures de soleil voilé, c'est toujours ça de pris !

Je suis passé plusieurs fois dans cette région, car Geilo est bien souvent un passage obligé sur les routes de la Norvège, un noeud de communication important. Je reconnais fort bien l'église rouge de Hagafoss, près de laquelle se trouve un magasin dans lequel j'ai souvent fait mes courses, et dans lequel nous nous approvisionnons aussi ! Nous prenons maintenant la magnifique route 50, qui part cette fois vers l'ouest-nord-ouest et les grands fjords. Juste après se trouve la jolie petite église en bois debout de Hol (ci-dessus). Ensuite, nous longeons le grand lac Strandavatnet niché au pied de puissantes montagnes. Les cascades dévalent toutes les pentes, il y en a de tous les côtés. Le ciel est très chargé, mais c'est toujours grandiose.

Nous avions l'intention de descendre sur le fjord, mais un joli parking nous offrant une très belle vue nous décide à rester là ce soir, quelques kilomètres avant le splendide Aurlandsfjorden. C'est d'abord le défilé des voitures -et des motos- s'arrêtant pour "la" photo, puis le flot finit par se tarir en soirée. Près de nous sur l'autre parking fort en pente, deux "vans" avec tente de toit viennent s'installer pour la nuit.



Samedi 15 juin 2019 : Aurlandsfjorden, .

Tempête de ciel bleu, températures estivales, une journée absolument mémorable !

Descente comme prévu sur le Aurlandsfjorden. En passant, le très joli village de Aurlandsvangen. Nous allons d'abord à Flam, le hameau situé au fond du fjord, là où se trouve toujours quelques jolis bateaux de croisière. J'ai toujours beaucoup de plaisir à les voir venir jusqu'au pied des montagnes.

Flam au fond du Aurlandsfjorden. On aperçoit bien un paquebot ancré là. Claudine ne les aime pas trop car les passagers envahissent le secteur. Et en effet, des nuées de bus viennent les chercher pour les conduire sur les panoramas incontournables du secteur. Nous allons admirer le paysage sur les berges, avant de reprendre Rouletabille pour retourner sur Aurlandsvangen, et attaquer la route étroite qui escalade les pentes très escarpées du fjord. C'est d'ici que part le plus long tunnel routier du monde, 25 km. J'ai bien été obligé de le prendre lorsque je venais ici au mois de mai. Heureusement, la route 243 qui passe par le haut plateau est ouverte depuis quelques jours, pour notre plus grand bonheur !

Claudine fait des photos pendant que nous grimpons vers le plateau. Je suis très occupé par les épingles étroites et le va-et-vient des bus qu'il faut laisser passer, les croisements n'étant possibles que sporadiquement. Pas facile pour le pilote, mais Rouletabille s'en sort fort bien. Les paysages sont une "tuerie", nous avons fait des... centaines... de photos, oui oui, et ça m'a coûté un temps fou de vous en sélectionner quelques unes.

Après le panorama incontournable, nous poursuivons vers la route 243, qui fait 49 km de longueur, et qui est une des 18 routes touristiques nationales de Norvège. C'est ici, juste avant d'"attaquer" les montagnes, que nous posons Rouletabille pour une randonnée extraordinaire au-dessus du fjord, une balade que je rêvais de faire depuis bien longtemps ! Une grimpette de 5 km aller-retour avec 500 mètres de dénivelé dans un paysage époustouflant avec des vues absolument imprenables sur la totalité du fjord. Claudine a écrit : grandiose, magnifique !!! Une superbe rando sous le soleil, un vrai plaisir de crapahuter, peu de randonneurs (2 couples d'anglais dans la montée) et un peu plus dans la descente vers 13 heures. Nous avons croisé deux gars, séparément, qui montaient avec un énorme sac : ils partaient pour se lancer en parachute depuis les hauteurs...

Le petit point blanc au fond du fjord, c'est le paquebot ancré à Flam, celui que nous avons vu ce matin...

En bas, la route en lacets que nous avons prise pour monter ici, et le village de Aurlandsvangen au pied du fjord. Flam au fond.

J'inscris notre passage au mont Royrgrind sur le livre d'or. Nous escaladons ensuite une butte au-dessus de nos têtes, et poussons le plaisir jusqu'à une petite station météo, avant de redescendre tranquillement et enchantés de nos efforts.

Puis nous partons sur le plateau, et faisons là-haut notre pause déjeuner. Du grand bonheur !

Nous abordons la longue descente vertigineuse et très étroite vers le village de Laerdalsoyri posé sur les berges du...

Laerdalsfjorden, où nous installons notre bivouac. Quelle journée, les ami(e)s !



Dimanche 16 juin 2019 : Jostedalsbreen Nasjonalpark.

Nous partons sous la pluie : c'était prévu, nous le savions, et croyez-moi, ayant roulé pendant des centaines de bornes en bécane sous la pluie, je savoure le plaisir de voyager sous la protection du toit de Rouletabille ! D'abord un ferry, si doux que lorsque nous abordons sur la rive opposée, nous croyions être seulement au départ... Ensuite, de merveilleux paysages de montagnes, mais la lumière du soleil nous a fait défaut !

Nous arrivons au pied de l'immense glacier Jostedalsbreen, le plus grand d'Europe continentale, 487 km2, avec 25 langues de glace descendant dans les vallées. Nous allons d'abord voir le Supphellebreen au bout d'une piste étroite de quelques kilomètres. Ce qui est incroyable, c'est que nous venons juste de quitter le Fjaerlandsfjorden. Or, la particularité d'un fjord, c'est son altitude : zéro, car c'est l'eau de l'océan. Et là, au pied du glacier, nous sommes à... à peine à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer. C'est incroyable !!! Il nous est malheureusement impossible de nous rapprocher de la langue glaciaire, car l'eau de la fonte a envahi l'espace. La végétation est absolument luxuriante, c'est juste merveilleux !

Zoom sur le glacier. malgré le temps très sombre, nous avons la joie de voir les reflets bleutés de la glace.

Quelques km plus loin se trouve le Boyabreen. La vue sur le glacier, situé au-dessus de son lac déversoir (145 m d'altitude seulement !), est bien meilleure. Nous laissons Rouletabille assez loin et avons le plaisir d'une jolie marche d'approche. Ci-après ce que Claudine a écrit. Le lac au pied du glacier est vert laiteux, le glacier est bleu, là encore, c'est grandiose... Tout est splendide, les pans des massifs couverts de forêts de sapins bordés de vert plus tendre forment des figures artistiques.. Un réel plaisir de se trouver au centre de tant de beauté.

Claudine m'offre le repas dans le restaurant panoramique situé juste au-dessus du lac. Depuis notre table, le glacier. Sur la table, une assiette de charcuterie fumée, salée, c'est délicieux !

Nous débouchons quelques km plus loin sur ce lac grandiose entouré de montagnes majestueuses : le Kjosnesfjorden. Nous quittons la route principale pour passer sur l'autre rive. Apercevant une ferme, nous tentons l'approche sur une petite route très étroite, et nous faisons bien : c'est un cul-de-sac, naturellement, mais il y a un parking juste devant un sentier de randonnée, en face des fermes. Nous décidons de rester là dormir. Comme il ne pleut pas, nous attaquons la grimpette sur le sentier escarpé. Quel bonheur ! Nous grimpons environs 250 mètres de dénivellé, mais sommes arrêtés par la bruine qui revient fort, et arrivons trempés, mais totalement heureux, dans nos appartements. Quelle journée, encore !

Page précédente: 20190612-13
Page suivante: 20190617-19


Depuis le 06/06/2005 Visites:1233898 Aujourd'hui :539 Maintenant:16 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)