20190708-12

Du 8 au 12 juillet 2019 : les îles Lofoten

Carte du trajet et des balades du 8 au 12 juillet 2019. Respectivement 32, 141, 53, 118 et 74 km pour Rouletabille.



Lundi 8 juillet 2019

Ci-dessus une photo prise à minuit cinq, avant de nous coucher. Il y a des nuages sur l'horizon, donc inutile de vous montrer le soleil de minuit, mais je peux au moins vous montrer la clarté. J'ai pris la photo depuis l'intérieur de Rouletabille, pour vous dire à quel point il fait jour ! J'adore ça.

Grand beau temps annoncé, mais réveil sous une brume épaisse... OK, brume de chaleur, allons voir du côté de la rando prévue, sur l'île suivante vers le nord, Offersoya. Il s'agit de grimper sur un sommet, le Offersoykammen, 436 m. L'altitude correspondra une fois de plus au dénivelé positif de la balade, puisque nous partirons depuis le fjord, donc altitude zéro ! La brume est dissipée sur le sommet qui nous apparaît sous un grand ciel bleu, mais elle s'accroche partout ailleurs. Après quelques photos de ce beau paysage "sous écharpe" et moulte hésitation, nous décidons de ne pas attendre et d'y aller. Je vous laisse admirer le paysage cotonneux, et l'autre...

Tracé de la balade en orange. Pique-nique au sommet. La grimpette est très facile, aucun danger, montagne et sommets sont ronds, mais les paysages sont... Whaou !!! Comme d'hab', quoi ! Nous y avons rencontré un couple de jeunes français super sympas, et un groupe de jeunes suédoises travaillant en bas à Leknes tout l'été. Elles nous disent y être mieux payées que chez elles, et que le travail y est beaucoup plus "cool", beaucoup plus de stress en Suède. J'en avais déjà rencontré voici plusieurs années qui m'avaient dit la même chose.

Claudine, pensive, au cours de la descente. Après-midi courses, puis visite du secteur avec Rouletabille, avant de trouver un magnifique bivouac sur un col entre deux paysages typiquement norvégiens : lac et montagnes d'un côté, mer et plages de l'autre, les deux séparés par un kilomètre à peine, et une grosse côte... Quel pays !



Mardi 9 juillet 2019

Cette fois, le grand ciel bleu est présent ! La plage dont je vous parlais hier soir, et que nous pouvions voir depuis notre chalet roulant. Nous n'y avons pas bivouaqué car tous les parkings y sont privés... Nous sommes sur l'île Vestvagoya, dont nous avions visité la côte est à l'aller en descendant à Reine. Cette fois, nous allons visiter la côte ouest, et voir ce qui se cache au bout de quelques culs-de-sacs mystérieux. Comme je l'ai toujours dit, chaque route norvégiennene recèle des trésors cachés, et rien n'est moche.

Il faut franchir un tunnel pour atteindre cette plage au bout de la route. Quelle beauté. Nous y rencontrons un français du pays basque, grand sportif, et qui s'adonne ici à son sport favori : le surf. Il nous dit que c'est une des deux belles plages de surf des Lofoten, et que les meilleurs surfers y viennent, mais aujourd'hui, c'est un peu trop... mou. Du coup, il part faire du paddle... Une balade est possible, mais nous n'en avons pas trop envie, et préférons admirer le paysage.

Eggum, lieu réputé pour observer le soleil de minuit. Parking payant, nuit payante... Il y a un petit fort, construit par les... allemands au cours de la seconde guerre mondiale. Nous payons pour la première fois un parking pour un site naturel (3 € la journée, c'est acceptable...), et déjeunons sur l'herbe au-dessus de la plage. Comme c'est bon ! Ne riez pas : le pique-nique sous un chaud soleil en Norvège, c'est plutôt rare ! Une dame nous dit qu'elle vient de voir une baleine juste là-bas. Nous prenons les jumelles, et... nous ne voyons rien ! Bon, pas question de payer pour la nuit, nous repartons !

Paysages grandioses sur des routes minuscules. Tiens, une plage là-bas... Nous y allons en traversant de hautes herbes, puis une zone de rochers. On décide de "tâter" la température... Ouille, c'est froid ! On bulle, on s'allonge au soleil, il fait très bon. 30 degrés quand on remonte dans Rouletabille, le pauvre, il n'a pas l'habitude... Ci-dessous, la carte de la balade vers cette belle plage perdue dans une zone de marais.

Il faut refaire les pleins du fourgon, et vidanger les eaux usées : nous retournons donc dans le petit camping comme la dernière fois, pour 5 €, sur l'île suivante : Austvagoya, la plus grande des Lofoten, celle où se trouve Svolvaer.

Puis nous partons à la recherche d'un bivouac, que nous trouvons au bout d'un cul-de-sac, au pied du hameau de Brenna. C'est là-bas, tout au bout de cette péninsule, à gauche. Comme toujours, splendide. En plus, en examinant nos cartes, nous y découvrons l'existence d'une très belle rando : ce sera pour demain matin.

Claudine, encore pensive... Ou scotchée par la beauté de ce pays, allez savoir... Tout au loin, les îles Vesteralen, ce sera pour la suite. Et en face, à droite, un petit phare comme elle aime : ce sera pour demain matin ! Ci-dessous, les maisons de Brenna, et le bout de la péninsule qui nous attend.

Et là, je vous le donne en mille : le très fameux et très recherché soleil de minuit. Eh oui, c'est bien lui, encore assez haut dans le ciel, malgré la saison (les jours ont commencé à diminuer chez vous, non ?), et qui a déjà repris sa course vers le haut. Et ci-dessous, au même moment (vers minuit dix), la route par laquelle nous sommes venus... J'adore !



Mercredi 10 juillet 2019

Les brumes sont revenues ! Ci-dessus, l'île de Gimsoya, que nous avons longée hier après-midi, de l'autre côté du fjord. Bon, ce matin, nous allons faire une belle balade de 12 km sur le plus beau chemin de randonnée jamais rencontré en Norvège. Un vrai bonheur, pas de tourbe, pas de rochers cassants pour les chevilles, pas besoin de marcher en gardant les yeux rivés sur le sol pour ne pas tomber... Je vous laisse admirer les paysages (enfin, un peu des paysages) vus sur ce chemin qui se termine sur une plage. Au-delà, le fond d'un fjord, puis une barrière de... montagnes, comme il se doit dans ce pays. Bref, une zone de nature... vierge et immense, comme il en existe des... centaines !

Non non, ce n'est pas une pelouse synthétique, mais bien la couche normale d'humus recouvrant des millions et des millions de rochers norvégiens ! Des arbustes, parfois même des arbres s'y accrochent, mais quand le vent est trop fort, l'ensemble se décolle...

Après manger, nous prenons la route pour Svolvaer. Là-bas, à la "Marina", se trouvent deux gros lave-linge et sèche-linge. Jetons à acheter à l'Office de Tourisme. Pour dix euros, nous avons remis à neuf notre garde-robe. Claudine en a profité pour m'offrir une petite collation sur le port, c'était super sympa. Et nous repartons à neuf, pour de nouvelles aventures... Hi hi hi.

Puis nous partons à la recherche du traditionnel bivouac nocturne... heu, diurne, en fait ! Et c'est à nouveau dans un cadre naturel exceptionnel que nous plantons la tente (ci-dessous). Quel bonheur !



Jeudi 11 juillet 2019

Aïe, le ciel bleu est parti, une brume (encore !) tenace a tout recouvert, et il fait froid. Nous montons par la route 888 jusqu'au petit port de Laukvik (ci-dessus, avec Rouletabille) -où nous rencontrons pour la troisième fois un petit couple d'allemands en voyage avec un petit fourgon. Claudine nous y a trouvé une belle petite randonnée, entre mer et marais, dans la zone de l'étiage, là où la terre se mélange à la mer, là ou le salé recouvre deux fois par jour les sols. Balade étrange, mais très belle, que nous ne regretterons pas. Seul le soleil nous aura manqué !

Derrière moi, à l'horizon gauche, au bout de la première péninsule, se trouve le chemin que nous avons randonné hier matin !

Et au-delà, la péninsule de droite, c'est l'île de Gimsoya, dont je vous ai parlé hier. Les distances sont énormes, l'immensité est sous nos yeux !

C'est ici que nous cassons la croûte, et avons la joie de revoir notre étoile qui, enfin, daigne percer la couche de brume récalcitrante. Quelle joie pour nous de retrouver ses rayons chaleureux, et la lumière qui va avec.

Nous prenons maintenant la route vers l'archipel suivant dans le nord : les îles Vesteralen. Nous retrouvons la E10, car nous n'avons pas envie de prendre le ferry, qui ne nous apportera aucun paysage. Je fais un arrêt sur un fond de fjord où j'avais vu un troupeau de rennes voici quelques années (photos suivantes), mais ils sont... partis, les bougres ! Nous descendons à travers un joli bois de bouleaux jusqu'aux eaux noires, bleues, vertes du fjord, couleurs changeant au gré des rayons du soleil.

Bivouac trouvé au début de la route 822, sur un grand parking de départ de randonnées, au pied d'une jolie montagne. Il y a du monde, mais nous sommes loin de la route, et le silence nocturne ne sera troublé par personne !



Vendredi 12 juillet 2019

Gris et froid ce matin au réveil. Mais nous avons trouvé une belle rando à faire en fond de fjord tout au bout de la route 822, à Kaljord exactement. Nous serons encore dans l'archipel des Lofoten. Claudine est radieuse, ce sera donc mon soleil de début de la marche. Cette rando, de plus de 12 km, a été éprouvante, mais grandiose. la nature y était incroyable, nous avons marché dans des herbes presque aussi hautes que nous, nous avons marché dans une végétation absolument luxuriante, et nous n'y avons croisé absolument personne. Le sentier se poursuivait encore sur 6 km, car il se termine au sommet du point culminant des Lofoten, le Moysalen, 1.262 m, mais ce n'était pas à notre portée. Je vous laisse regarder quelques unes des nombreuses images glanées au cours de cette magnifique promenade de.. santé, oui, quand même ! Nous avons pique-niqué sur une plage presque au bout du fjord, et le soleil est gentiment revenu lors de la marche du retour.

Retour sur le parking de Kaljord. Puis nous retournons finalement bivouaquer sur le même parking qu'hier soir, au bout de la 822. Sur la photo suivante, on aperçoit, enfin hors des nuages, le fameux Moysalen.

Et voilà, les ami(e)s, c'est tout pour aujourd'hui. Ciao ciao !

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