20191227-30

Du 27 au 30 décembre 2019

Espagne : vers le sud-est.

Carte du trajet effectué du 27 au 30 décembre 2019

Respectivement 43, 243, 268 et 36 km pour Rouletabille. En rouge, 13, 3 et 7 km à pied pour nous...



Vendredi 27 décembre 2019

La nuit a été froide : -1 °C, très belle gelée blanche. Chauffage obligatoire au cours de la nuit, pour nous, et aussi pour empêcher Rouletabille de vider notre réservoir d'eau potable !

Claudine... Départ à 10h pour une petite randonnée de 8 km. Petit sac avec une bouteille d'eau et quelques barres de céréales, car il y a quand même 540 m de dénivelé pour grimper au sommet, où se trouve un hameau abandonné. Le chemin est beau et bien empierré, mais gelé par endroits, la prudence est de mise.

Sur le sentier : buis, chênes verts, lavande, romarin, hellebore... Falaises de grès rouge, ocre... Au-dessus, le vol des vautours : grandiose !

Ci-dessus, tout en bas, le lac de barrage et notre village de Sopeira où se trouve Rouletabille. Au premier plan à droite, Claudine en plein effort, qui a eu un peu de mal dans cette première grosse montée de cette nouvelle saison de marche. Gageons qu'il ne s'agit là que d'une mise en forme !

Pause et pomme sur le sommet, au soleil, c'est magique. Loin vers le nord, les sommets enneigés de la Maladeta.

Nous contournons le hameau en ruine et entamons un large cercle qui nous éloigne de notre village. Claudine est étonnée et insiste : ce n'est pas le bon chemin. Et, une fois de plus, elle avait raison : elle a un énorme bon-sens, alors que de mon côté, je ne m'occupe que de mes cartes sur le smartphone. Il se trouve que la personne ayant mis en ligne notre itinéraire est redescendue hors sentier dans la montagne, ce que je n'avais pas remarqué, et que, de toute façon, nous n'aurions pas fait, prudence oblige. Du coup, suivre le beau sentier nous fait une belle rallonge de 5 km, que nous décidons de tenter plutôt que de faire demi-tour.

Claudine... Le large chemin, fort agréable, et surtout sans difficulté, passe au milieu des oliviers. Mais une énorme surprise nous attendait : la piste descend jusqu'à une petite rivière, et il nous faut bien passer le gué. Nous jetons quelques pierres pour nous aménager un passage sans trop d'eau. Yessss, ça a marché, super. Sauf que... Trois autres traversées de rivière nous attendaient plus loin. Plus question de jeter des pierres dans le courant ! Jef y est allé avec ses vieilles chaussures percées, et a donc pris l'eau. Quant à moi, 3 à 4 grands pas, chaussures imperméabilisées avant de partir, et hop : pieds secs !!

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Ci-dessous, notre village, que nous retrouvons à 15 heures, après avoir parcouru 13 km en montagne : pas mal pour une première. Jambon, saucisson, puis panetttone pour récupérer, nous l'avons bien mérité.

Nous déplaçons notre bivouac de 43 kilomètres seulement, et installons Rouletabille dans un champ au pied du village de Benabarre (ci-dessous), et profitons d'un magnifique soleil couchant. Sieste et nuit dans la foulée : trop fatigués pour autre chose que de la lecture !



Samedi 28 décembre 2019

Encore une nuit à -1 °C... Heureusement, le chauffage de Rouletabille fonctionne à merveille, et ça chauffe vite, vu le volume !

Aujourd'hui, 240 km de route à l'intérieur de l'Espagne profonde, histoire de descendre plus vite vers le sud. Après un bon début sous un soleil éclatant, nous entrons soudainement dans la brume, et elle sera tenace une grande partie de la journée !

Nous faisons le plein de GPL (chauffage et frigo) à Alcaniz, et installons notre bivouac dans le village de Escucha (ci-dessus), près du musée de la mine (charbon). Nous sommes encore sur les hauts plateaux, à une altitude de plus de 1.000 mètres : la nuit sera encore froide !



Dimanche 29 décembre 2019

Nuit très tranquille sur le parking du musée, température +1 °C ce matin. C'est décidé, nous poursuivons la route plutôt que de randonner, histoire de nous rapprocher de la côte que nous ne voulions surtout pas suivre (littoral trop bétonné).

Grand ciel bleu ce matin. Nous traversons des paysages magnifiques, et passons deux cols à environ 1.400 mètres. La route serpente à travers des vignes, puis dans des canyons aux parois rocheuses de couleur ocre-rouge. De beaux villages isolés se remarquent de loin par leurs châteaux et/ou églises qui culminent au sommet des petits monts. Les fermes abandonnées et en ruine sont très nombreuses.

Arrêt déjeuner dans une pinède au milieu des vignes : nous traversons de nouveau une zone de brume, la température chute immédiatement...

Ouf, nous retrouvons très vite le soleil. Nous nous posons ce soir en ville, à Almansa, au pied du château. Nous avons besoin de nous dégourdir les jambes, et partons nous promener dans la jolie ville. Ici a eu lieu une très grande bataille le 27 avril 1707, pendant la guerre de succession d'Espagne. L'anecdote : elle fut décrite comme "probablement" la seule bataille dans l'histoire dans laquelle les troupes anglaises étaient commandées par un français, et les troupes françaises par un anglais !



Lundi 30 décembre 2019

Belle nuit très calme, à notre grand étonnement. Ce matin, 3 degrés, et la brume recouvre la ville. La météo annonçait un grand ciel bleu, nous sommes déçus, mais décidons malgré tout de faire une petite rando si possible. Après une petite recherche, nous en trouvons une d'environ 7 km. Elle se trouve juste entre Almansa et Yecla, où nous avions envie de passer la prochaine nuit.

Une très belle rando, facile (150 mètres de dénivelé seulement), moitié sur une piste au milieu des éoliennes, et l'autre partie sur un petit sentier dans une belle petite forêt de sapins. Nous mangeons sur place, près de la ferme (ci-dessus) avant d'aller nous installer à Yecla. Le soleil est revenu et réchauffe l'habitacle : merveilleux. Du coup, Claudine s'en va faire 5 km de marche en ville, pendant que je vous raconte tout ça... Bonne nuit les petits...

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