20200108-14

Du 8 au 14 janvier 2020

Espagne, au nord d'Almeria. Andalousie.

Carte du trajet effectué du 8 au 14 janvier 2020

315 km avec Rouletabille, 25 en VTT et 36 km à pied.

Globalement, une semaine de ciel bleu, nuits plutôt froises.



Mercredi 8 janvier 2020

Superbe brume montant de la vallée ce matin au réveil. Il faut dire que la vue est imprenable depuis notre bivouac au sommet d'un des nombreux monticules jalonnant cette sierra !

Claudine... Ce matin, nous sommes décidés pour une grande rando VTT à travers la plaine qui s'étale sous nos yeux. On traverse des zones cultivées, maraîchage, grandes surfaces plantées de choux, salades... Quelques ouvriers à cueillir et à planter... Endroit bien arrosé sur une terre rouge bien collante sous nos pneus. On prend de belles pistes qui nous permettent de traverser quelques villages, des cultures de "carob" (caroubier).

Ici la plus belle partie de notre balade, ces monts volcaniques d'un grand intérêt géologique (lu sur les panneaux explicatifs) : c'était magnifique.

Nous suivions un itinéraire sur l'application Wikiloc, à laquelle je me suis réabonné pour une année (10 €). Elle est un outil indispensable ici en Espagne, car le nombre de randonnées (VTT et à pied) à disposition y est considérable, et nous en trouvons toujours une à proximité ! Par contre, notre itinéraire changeait tellement souvent de routes, pistes, hors piste, que nous nous sommes égarés et, au final, après avoir mangé nos sandwiches sur un banc dans un petit village, nous sommes retournés à la "maison" par la voie directe, sans terminer la boucle initiale. Au total, seulement 25 km...

Claudine... On reprend la route pour la côte, bivouac sur les hauteurs du Puerto de Mazarron. Il est 16 h... atelier dessin pour nous. Je profite du soleil couchant pour aller faire un tour au point de vue sur la ville.



Jeudi 9 janvier 2020

Soleil voilé au lever, mais grand ciel bleu dans l'après-midi. Alors que nous roulons vers le départ d'une rando intéressante découverte sur Wikiloc, la vue d'une montagne d'une très grande beauté (la Sierra de las Moreras), le long de la route, nous pousse à stopper et à rechercher la possiblité d'aller l'explorer. Bingo, il y a là une boucle avec l'ascension d'un sommet : changement de programme immédiat, nous ferons l'autre demain ! C'est le plaisir de notre mode de locomotion, liberté absolue, adaptation continue à ce que nous découvrons, c'est formidable ! Donc prêts pour la rando vers 11 heures. Nous sommes au sud de Mazarron. But : le Cabezo de las Viboras, dénivelé de 450 m, 6,2 km.

Nous ne sommes pas déçus, c'est magnifique. L'ascension finale est plutôt délicate, nous obligeant même parfois à mettre les mains. Mais quel spectacle ! Regardez ci-dessus, au loin, derrière Claudine très occupée à bien chercher ses prises, on aperçoit la cité de Puerto de Mazarron où nous avons dormi. Et, plus loin, les caps avancés de Cartagena.

Joie d'avoir atteint le sommet, casse-croûte mérité, vue époustouflante. Tout est réuni pour la joie de vivre. Nous sommes sur un point géodésique installé par l'IGN espagnol. Il y en a énormément.

Claudine... Belle rando, sentier correctement balisé, beaux panoramas sur la plaine (serres) et le littoral. Sur le chemin, deux crèches, une vieille bâtisse en ruine. A noter qu'il ne nous a pas été possible de faire la boucle préconisée, car la descente de la montagne par l'autre côté s'est avérée fort dangereuse et non balisée. Et effectivement, un randonneur français (Pays Basque) et ses amis vendéens (l'Aiguillon-sur-mer...) nous ont confirmé que l'autre côté, qu'ils ont fait l'an dernier, est plus que périlleux. Retour à 14h15.

La piste étant au début très praticable, nous avons décidé d'emmener Rouletabille se cacher dans la montagne, loin du bruit de la route et à l'abri des regards. Nous sommes en pleine nature, devant une oliveraie, au pied des monts. C'est superbe.



Vendredi 10 janvier 2020

Claudine... Nous quittons notre champ d'oliviers où nous avons passé une excellente nuit au calme. Direction Cabo Cope où Jef a trouvé une randonnée de 6,5 km. Ascension du Cocon de Cope (242 m) et le tour du cap. Très belle rando avec un sentier bien marqué à la montée. De l'autre côté, il nous a fallu suivre des cairns et le GPS avec l'application et les cartes de maps.me. C'était plutôt escarpé et très glissant (petits cailloux...), mais nous nous en sommes bien tirés. Finalement, trois heures de marche pas trop fatiguante. Nous déjeunons face à la mer, c'est superbe.

Ci-dessus, sous nos pieds, Calabardina. Photo prise par un couple d'espagnols, lui parlant un français parfait (il a vécu 15 ans à Montpellier). Nous sommes ici à nouveau sur un point géodésique. Il y avait un petit carnet sur lequel on pouvait noter notre passage, ce que j'ai fait, hi hi hi. Ci-dessous, une idée de l'escarpement du sentier, par endroits perdu entre les petites touffes de végétation. Ce fut quand même quelque peu sportif, avec, toujours, l'incertitude de trouver le passage et la crainte de devoir tout remonter. En fait, le chemin descendait presque sur la côte pour remonter sur l'autre versant et contourner le cap. Les couleurs des rochers étaient d'une très grande beauté.

Nous décidons ensuite de quitter la côte, car nous sommes dans un Parc National, et les panneaux sont clairs : camping interdit (camping-cars compris). Ci-dessus une vue sur le Cabo Cope sur lequel nous venons de randonner, avec au premier plan la petite cité balnéaire de Calabardina, que nous avons vue depuis le sommet. Nous faisons halte à Pulpi, petite ville perdue au milieu d'immenses plantations d'orangers et de citronniers, à perte de vue, couvrant les montagnes parfois même jusqu'aux sommets. C'était splendide !



Samedi 11 janvier 2020

Claudine... Nuit au cimetière, sans aucun problème... Nos voisins étaient très calmes. Nous prenons la route pour Albox, où nous faisons le plein de GPL (chauffage, frigo et gazinière). Nous achetons en passant un poulet rôti : papotage très intéressant avec le jeune vendeur, qui est en train de se fabriquer un fourgon aménagé, et qui rêve de voyager comme nous. Né en Suisse (!), il parlait plutôt bien le français. Un couple s'arrête acheter un poulet : la dame nous demande de quel coin de Vendée nous venons. Ils sont des Sables d'Olonne, et sont venus s'installer ici voici 16 ans, entreprise de commerce en ligne...

Nous allons manger dans la nature, à côté du sanctuaire de Saliente, en pleine montagne, à environ 1.100 mètres d'altitude. Nous sommes maintenant en Andalousie. Nous partons faire une petite randonnée d'environ 6 km dans les collines couvertes d'amandiers. On en ramasse sur le sol, elles sont délicieuses... Petit sac pour la "maison" (vidéo pour les amis), retour par une jolie forêt de pins. On s'arrête pour visiter le sanctuaire... Vierge dans un écrin d'argent, intérieur extrêmement bien entretenu.

Ci-dessus, vous pouvez voir Rouletabille : nous passerons deux nuits ici, emplacement parfait !

Nous décidons de passer la nuit sur le vaste parking, avec une vue imprenable sur les pentes couvertes d'arbres fruitiers, et assistons au sempiternel et merveilleux spectacle des couleurs de feu du soleil couchant.



Dimanche 12 janvier 2020

Claudine... Journée "off" pour Jef : on ne bouge pas... On ne roule pas... On ne marche pas... Chacun se consacre totalement à son activité favorite. Pour lui, bien sûr, le PC = dessin. Il doit être 10h30 quand je me mets à mes dessins.

Déjeûner au resto du sanctuaire, ouvert le dimanche à cette saison. Nous y allons vers 13h30, alors que les espagnols arrivent à 14h30 ! Menu à 13,90 €, la bouteille de vin compris. Une grosse salade, une entrée (chèvre chaud/toast pour moi et assiette de charcuterie pour Jef), un plat avec frites (poisson et côtes d'agneau), et dessert. On a vraiment très bien mangé, en quantité et en goût, cuisine collectivité, mais pas mal.

Ci-dessus vue depuis le restaurant. Sieste nécessaire pour cuver notre vin... puis reprise de nos ateliers réciproques jusqu'à 18 h. Grand soleil toute la journée, mais seulement 13 à 15 °C, et - 3 °C au lever du jour... Heureusement, nous avons le chauffage, et nous avons décidé de ne surtout pas nous priver : nous tenons à notre confort, c'est primordial, et l'époque de la tente et du camping est maintenant révolue.



Lundi 13 janvier 2020

Claudine... On quitte le sanctuaire pour nous rendre à Oria où une rando de 6,5 km nous attend. Large piste à travers une forêt de pins, aucune difficulté. Au milieu du chemin, une ornière recouverte de givre, magnifique.

Nous déjeûnons sur place à Oria, en plein soleil : il fait plus de 20 °C dans Rouletabille lorsque la vitre avant est au soleil, et nous devons même ouvrir le vélux pour prendre un peu d'air frais ! Nous partons ensuite à Cullar pour les vidanges (peu de sites ici en Espagne). Le parking est bien situé, et très grand. Quelques camping-caristes sont là, allemands pour la plupart. Nous décidons de passer la nuit ici. Il est 15 h, Jef se remet au dessin sans tarder...

Ce soir, apéro Whisky-Ricard avec les amandes ramassées lors de notre balade au sanctuaire de Saliente, suivi d'une petite dinette comme nous les aimons (rillettes de sardines sur toasts, miam miam)...



Mardi 14 janvier 2020

-3 °C au lever ce matin ! Jef a maintenu le chauffage toute la nuit, position 1 (sur 5) : il faisait 10 °C à l'intérieur, impeccable. Un coup de boost avant de quitter les couvertures, où il fait toujours très bon, et c'est parfait. On se déplace pour une randonnée de 11 km dans la Sierra de Baza. Sur la route, nous découvrons les sommets enneigés de la superbe Sierra Nevada, c'est magique !

Nous sommes dans un parc naturel. Beaux sentiers, certains bordés de cyprès pointus, plusieurs points de vue nous permettant d'apprécier les sommets de la Sierra. Retour à 14h., après avoir mangé nos sandwiches au sommet d'un des "miradors".

C'est là-bas, au sommet de la butte centrale, que nous avons cassé la croûte !

Nous avions l'intention de bivouaquer dans la sierra, mais la consultation météo nous annonçant des températures nocturnes de -5 à -7 °C (nous sommes à 1.350 mètres d'altitude) nous en ont dissuadé. En regardant la météo et les bivouacs possibles aux alentours, je découvre le lac de Freila, en bas, à 700 mètres d'altitude seulement. Ce sera là !

En approchant du lac, je dis à Claudine que je reconnais ces lieux : j'y suis venu en 2017 avec ma frangine et ma petite moto Honda 250 cm3. Et... bingo, c'est exactement ça : j'ai même roulé sur le sable avec elle ! Souvenirs souvenirs... c'était le 3 octobre 2017, à lire ici pour ceux que ça intéresse... Le panorama est grandiose : eaux bleues, sur un fond de montagnes ocre avec une érosion fortement marquée. On se pose pour la nuit sur le parking du restaurant, après avoir demandé l'autorisation. Ici, nous sommes à 700 mètres d'altitude seulement, ce qui va nous faire gagner plusieurs degrés !

Et voilà, c'est fini pour aujourd'hui... Ciao ciao, à dans une semaine...

Page précédente: dc
Page suivante: 20200115-24


Depuis le 06/06/2005 Visites:1325447 Aujourd'hui :64 Maintenant:6 (Passage du cap des 50.000 visiteurs le 09/01/2009)