20200125-0209

Du 25 janvier au 9 février 2020

Andalousie. Cabo de Gata. Sierra Nevada, Alpujarras.

Carte du trajet effectué du 25 janvier au 9 février 2020

En 16 jours : 368 km avec Rouletabille, 38 en VTT et 70 km à pied.



Samedi 25 janvier 2020

Petite rando de 5,5 km sur la côte jusqu'au fort de San Felipe. Il est au-dessus d'une formation de roches blanches érodées, formées de sable pétrifié... On dirait de la dentelle ! C'est très surprenant, car la côte la précédant était formée de roches rouges, jaunes... Beau sentier côtier qui suit le dénivelé des falaises, plages de galets rouges ou sable de même couleur.

Claudine m'a fait peur ici, car elle était sur un rocher directement au-dessus du vide, sur une plateforme de dentelle. J'y suis passé très vite, avec la crainte que le morceau se fracasse dans les vagues, et elle y restait, prenant tout son temps... Bon, ok, ça a tenu !

Les deux volcans du secteur, Pico de los Frailes, 493 m, et Loma Pelada (444 m), points culminants de la Sierra de Gata (dernière éruption voici 8 millions d'années, je n'en ai que de très vagues souvenirs maintenant...), et que nous avons eu sous les yeux pendant les 3 nuits passées sur ce bivouac. J'aurais aimé aller sur leurs sommets, mais bon, il faut bien en laisser pour l'année prochaine ! Nous faisons demi-tour en raison de la pluie annoncée vers midi. En fait, nous ne recevrons que quelques gouttes, mais rentrerons par la piste un peu plus éloignée du rivage, afin d'éviter quelques passages plutôt dangereux.

Là, par contre, ma petite chérie hésite avant de s'aventurer... Il est vrai que c'était impressionnant, car un morceau de la falaise semblait fort désireux de s'en séparer... Ci-dessous, notre joli petit village, La Isleta del Moro, que nous avons adoré.

Déjeuner dans Rouletabille, causette avec deux femmes allemandes et deux enfants, qui vivent dans les Pyrénées espagnoles, et qui étaient intéressées par notre joli fourgon. Ciel brouillé cet après-midi, nous reprenons nos ateliers respectifs.



Dimanche 26 janvier 2020

Grand soleil, je ne résiste pas à la randonnée qui m'attend. Jef veut mettre son site à jour, et se lance dans le fastidieux travail de tri des photos. C'est aussi son jour de repos... Je fais 9 km jusqu'à la Cala Tomate (sans y descendre). Pour tout vous dire, c'est la même balade qu'hier, mais poussée plus loin, et avec une atmosphère bien différente en raison du grand ciel bleu. Ci-dessus, une particularité : il s'agit d'une aire pavée de galets, circulaire, très bien conservée, qui devait servir pour battre le blé. En fait, nous en trouverons beaucoup dans toute la région au cours des jours suivants.

Quelques arrêts sur les autres plages de pierres noires, la "Cala Cortada" entre autres. Pas grand monde le matin, mais lors de mon retour à midi, beaucoup de randonneurs et quelques VTT. Il est vrai que la piste s'y prête. Etant seule, je suis restée sur le grand chemin.

Après-midi tranquille dans le fourgon. Il y fait 24 °C, nous sommes en T-shirt... ça sent l'été, on va devoir modifier notre garde-robe !



Lundi 27 janvier 2020

Nous quittons notre village blanc pour nous rendre à la Playa del Playazo à Rodalquilar, où Jef nous a trouvé une rando aux paysages variés de 10,6 km que nous ferons en 4h30.

Au début, une oasis avec un moulin à eau tracté par des animaux pour remplir un grand bassin. J'en ai fait un dessin que Jef aime bien, et que vous pouvez trouver sur la page dédiée à mes peintures, mais le voici ci-dessus. Un peu plus loin, une tour carrée avec un troupeau de moutons (le berger avec un smartphone).

Notre but est la tour servant aussi de phare située là-haut sur la grande colline, au pied de laquelle nous avons mangé. De là-haut, un superbe panorama sur la baie découverte ces deux derniers jours, puis une descente très laborieuse, hors piste, au bord d'une falaise abrupte, suivie d'une descente sur une plage de galets noirs, pour terminer par l'ascension d'un petit col depuis lequel nous découvrons notre plage du départ, près de laquelle nous avons posé Rouletabille. Je n'ai pas résisté à mettre les pieds dans l'eau, qui était excellente !!! Pas question de rester dormir ici, de nombreux panneaux rappelant notre situation à l'intérieur du Parc. Il est 16 heures lorsque nous nous posons pour la nuit dans le petit village de Rodalquilar.

Sur le sentier, Claudine aperçoit cette minuscule grenouille. Ci-dessous, certains d'entre vous reconnaîtront les deux volcans dont je vous parlais plus haut, à la forme bien caractéristique, et que j'avais à nouveau photographiés ce matin avant de quitter notre bivouac de la Isleta del Moro.Le village juste après est celui de Rodalquilar.



Mardi 28 janvier 2020

Matinée "remplissage" et vidanges : gaz GPL, essence, eaux, courses, eaux grises, eaux noires... La totale, le même jour, c'est une première. Nous sommes pleins et prêts pour tenir un siège ! Les endroits où nous pouvons vidanger sont plutôt rares en Andalousie, et il nous a fallu quitter la côte de la Sierra de Gata pour y parvenir, dans une station-service le long de l'autoroute d'Almeria, près de Nijar. Juste à côté, Jef a trouvé une petite, mais sensationnelle, randonnée d'environ 4 km, dans la caldeira d'un ancien volcan, la Granatilla. Pour y accéder, une mauvaise piste parallèlle à l'autoroute. Un petit parking, juste parfait pour Rouletabille, repas en plein cagnard (toutes baies ouvertes, le bonheur), avant d'entreprendre notre balade.

Au moment où nous partons, deux couples de français, arrivés en scooter et en 125 sur le parking, nous interpellent pour savoir si nous venons ramasser des grenats...??? Et ils nous expliquent ce que Jef avait vu sur une des petites photos, sans y prêter attention, présentée sur le récit de la randonnée trouvée sur Wikiloc. Eh oui, l'une des caractéristiques les plus notables de ce lieu est l'abondance de grenats qui s'écoulent et/ou sont prisonniers de la roche, et forment des accumulations de véritables sables de grenat.

Nous commençons la balade par une incursion au coeur du cratère, et près du pic central, ce qui nous permet de ramasser quelques "cailloux". Jef découvre un lit de ruisseau tari, mais de couleur rose : il est couvert de minuscules pierres roses, c'est absolument magnifique !!! On en ramasse quelques unes (minuscules). Pendant que les 4 français restent sur les pentes à "cueillir" des grains de roche, nous reprenons notre marche vers le sommet, pour faire le tour du cratère, ce qui nous offre des vues magnifiques sur les monts voisins.

A l'est, une mer de... serres... le garde-manger de l'Europe, qui emploie de très nombreux émigrés. Les habitations voisines des serres sont très rustiques, limite "bidonville"... La descente sur le parking se fait par un chemin très escarpé... Les deux couples de français rentrent au même moment. On discute, ils nous montrent leurs trouvailles : pierres plus grosses que les nôtres. Un des hommes est professionnel et a, nous dit-il, payé son camping-car en revendant des pierres. Il connaît et visite de nombreuses mines dans la région. Bref, ci-dessous notre petite "récolte", très modeste. Il est 17 heures : pause café, soirée lecture et, finalement, nous décidons de rester dormir ici.



Mercredi 29 janvier 2020

Nous retournons de nouveau dans le Parc de la Sierra de Gata, sur la côte au nord, précisément à Agua Amarga, où nous avons trouvé une rando de 9,5 km. On se stationne dans le village, puis nous partons en direction des monts couverts de végétation méditerranéenne, principalement du hoya. On découvre tout au bout une baie et plage magnifique bordée des deux côtés par des falaises très particulières. Sur la droite, la couleur dominante est plutôt ocre-jaune, et sur la gauche, du vert (oui oui !), du gris, et une érosion incroyable. Nous mangeons là, sur des pierres faisant office de véritables bancs.

Nous reprenons le sentier, les falaises nous empêchant de longer le rivage, pour découvrir une autre plage tout aussi magnifique : falaises grises des deux côtés, avec des formations en forme de champignons et de cheminées de fées absolument incroyables.

Retour à Agua Amargua (ci-dessus) vers 15 heures. Une sieste bien méritée, suivie d'un bon café et d'une reprise de nos ateliers respectifs. La vie est belle !



Jeudi 30 janvier 2020

Nous reprenons la route vers le nord, toujours dans le parc de la Sierra de Gata. Nous traversons Carboneras (jolie ville bien plus importante que nous le pensions) et posons Rouletabille dans un hameau appelé El Sopalmo, au milieu de la Sierra Cabrera. La route est sinueuse avec de beaux panoramas.

Jef nous a trouvé une petite rando de 6 km qui se transforme en 9 km en 3 heures. Nous descendons sur la côte par le lit d'une large rivière, bordée de belles formations érodées de roches colorées. Arrivée sur une première plage avec un plateau rocheux très surprenant : sable solidifié inscrusté de nombreux galets. C'est très bizarre comme sensation : on croit mettre le pied sur du sable, on a envie d'en prendre dans la main, alors que tous les grains sont soudés, et que le sol est donc... solide !

Au loin, sur notre gauche, une maison posée sur un piton. Le tout avec une météo très particulière, du soleil et un ciel bleu foncé, avec au loin une forte brume maritime rose qui coiffe soudainement le petit mont. Nous accédons alors à une seconde plage encore plus jolie, bordée d'une eau transparente, sans algue. Je m'y serais bien baignée, mais rando... Nous tentons un retour par un autre circuit, en longeant le lit d'un torrent sur fond de sable gris-rose, mais ne menant hélas nulle part. Nous n'avons pas la carte de ce sentier, et notre carte IGN espagnole, accessible seulement "en ligne", disparaît en même temps que le réseau. Demi-tour obligatoiure, et retour par la rivière asséchée, la "rambla".

Il est 14 heures lorsque nous retrouvons Rouletabille devant le village El Sopalmo. Nous nous déplaçons de quelques dizaines de mètres pour nous poser sur une aire de bivouac parfaite, en retrait de la route. Il est 16 heures, je vais poursuivre mon atelier. Jef y est, ça ne rigole pas... Ah au fait, nous avons rencontré une vipère entre les rochers au bord de la plage... Brrrr.... Je n'aime pas du tout ces bestioles !



Vendredi 31 janvier 2020

Nous poursuivons notre remontée vers le nord jusqu'à Mojacar, joli village blanc construit sur un promontoire, en retrait de la mer et de la côte très touristique, en raison de ses longues plages de sable. Mojacar est connu pour ses fontaines, son église, ses portes et maisons de type mauresque, ses terrasses, et pour son histoire particulière, car elle a ouvert ses portes à l'armée espagnole en 1488 sans combat, et pour cette raison a été épargnée. Nous en faisons le tour avec beaucoup de plaisir, petites places tranquilles, boutiques. Nous parcourons 5 km dans ses petites rues très pentues. Nous passons un bon moment à discuter avec Serguei, un russe qui a transformé sa petite maison traditionnelle espagnole en un petit musée.

Nous installons notre bivouac au sommet du village, sur un grand parking totalement plat, près de la piscine. La nuit y sera d'un calme olympien. Du coup, nous décidons d'y passer le week-end. Claudine pourra aller se balader pendant que je poursuivrai mes cours de peinture.



Samedi 1er février 2020

Claudine part se balader en ville et autour de Mojacar, 6 ou 7 km dans la campagne, pendant que je passe la journée sur le PC...



Dimanche 2 février 2020

Claudine... Jef sur le PC toute la journée. Une rando seule dans l'arrière-pays, un peu plus de 8 km, rallongée d'au moins un kilomètre en raison d'un chemin très mal, voire pas du tout balisé ! Une première partie assez difficile en raison de la végétation piquante (ajoncs). J'ai aperçu une énorme couleuvre dans les rochers. Sur la piste proche d'une maison, j'ai été interpellée par un homme qui m'a proposé une bière. Ils étaient plusieurs, je les voyais en train de m'observer, surpris sans doute de me voir seule dans la montagne. J'ai décliné l'invitaion... Retour par des pistes en bordure d'orangeraies. De nombreux et énormes chiens enchaînés qui montent la garde... Retour à 14h, toilette, déjeuner et sieste bien méritée. Soirée croquis sur le carnet de voyage. Il est 17h30, et Jef n'a toujours pas terminé son atelier peinture...



Lundi 3 février 2020

Et voilà, nous avons fait le tour de la Sierra de Gata Y Nijar. Nous allons maintenant reprendre notre route vers le sud, et avons jeté notre dévolu sur la Sierra Nevada et, plus particulièrement, les Alpujarras, cette région montagneuse entre les provinces andalouses de Grenade et d'Almeria. Il s'agit d'une série de vallées descendant perpendiculairement de la Sierra Nevada au nord, vers la mer Mediterranée, dont elle est séparée par une autre série de sierras, moins haute que la Nevada, mais empêchant la vue vers la mer. Du coup, si vous regardez une carte, vous verrez qu'en fait, nous allons rouler vers l'est, parallèllement à la mer. En attendant, nous refaisons nos pleins dans la même station que l'autre jour, sur l'autoroute, avant de poursuivre notre route. Ci-dessous les photos prises par Claudine en roulant.

C'est à Padules que nous poserons le bivouac. C'est un petit village historique, en ce sens que c'est là que fut signée la paix suite à la grande révolte des Alpujarras, qui se déroula de 1568 à 1571. L'importante population morisque du royaume de Grenade s'est soulevée et rebellée contre la "sanction pragmatique de 1567" qui portait atteinte à leur liberté religieuse, laquelle leur avait été octroyée lors de la conquête espagnole. Comme toujours, dans les guerres de religion, la violence y fut extrême. Ici à Padules ont lieu des reconstitutions (nombreuses photos dans le village). Claudine va faire un tour dans le hameau endormi, puis se met à faire des exercices de peinture. Pour ma part, je reprends le tri des photos de ces derniers jours... Je suis vraiment fainéant sur le site, et préfère de beaucoup bouquiner les nombreuses revues à ma disposition, depuis mon inscription sur le site "Cafeyn", un excellent investissement. En effet, pour 10 € par mois, sans aucun engagement, vous avez à disposition plusieurs centaines de revues abordant tous les thèmes possibles, histoire, géo, sciences, politique, arts, musique, philo, sport, informatique, photo, actualités, people, cinéma, quotidiens, animaux, etc, etc, etc... C'est à peine le prix de deux revues, ça ne prend aucune place, ça ne pèse rien, vous pouvez les télécharger en pdf, y compris les anciens numéros, bref, que du bonheur.



Mardi 4 février 2020

Nuit parfaitement calme, sur une belle pelouse, au coeur du hameau. Un rêve ! Belle rando de près de 10 km au départ du village pour découvrir un canyon et une rivière. Au début, une belle marche d'approche où l'on découvre des roches ocres, puis rouges, sur un beau sentier pavé. Nombreuses habitations en ruine, avec cependant encore des terrasses entretenues. Quelques amandiers en fleurs sur notre chemin agrémentent les lieux. Il fait déjà très chaud et la sécheresse se fait ressentir. On croise un vieil agriculteur devant une bâtisse, avec lequel nous échangeons quelques mots.

Vous reconnaissez ci-dessus une aire de battage. Presque toutes les fermes avaient la leur, et elles sont encore bien conservées. Le chemin longe ensuite une "levada" (canal d'irrigation). On prend même le risque de marcher sur son bord... relativement étroit, 30-40 cm... (photo suivante). Pause pique-nique au-dessus des gorges que l'on découvre par la suite. Rencontre de quelques randonneurs camping-caristes hollandais, avec lesquels nous discutons un peu. Retour à la maison par une petite route, grosse côte, dure par cette chaleur. 34 °C dans Rouletabille à notre retour ! Ouverture des baies obligatoire... Douche, puis relaxe, détente. Autour de nous sont arrivés plusieurs camping-cars, allemands. Nous ne serons pas seuls ce soir, mais ça va, ils sont discrets et, surtout, silencieux.



Mercredi 5 février 2020

Forte brume et froid ce matin. Du coup, nous décidons d'aller tenter notre chance là-haut, au Puerto de la Ragua. C'est un col situé à 2.000 m d'altitude, situé sur la seule route traversant de part en part la Sierra Nevada, et situé à des températures négatives la nuit, et même de jour, ces dernières semaines. Je le surveillais au niveau météo, car j'avais envie d'y emmener Claudine. Et, sur mon application météo préférée, YR, norvégienne, que vois-je ? Tempête de ciel bleu aujourd'hui, températures entre 5 et 10 °C à partir de 8 heures. Allons-y, c'est le bon jour. Et vous savez quoi ? ce fut une journée extraordinaire !

Nous voici arrivés au col. Ah, la neige, c'est magnifique. Je vois que "la" randonnée classique du col, c'est d'aller sur le sommet "El Chullo", situé à 4 km, à 2.608 m d'altitude. 600 mètres de dénivelé, j'en ai envie, mais... la neige... Nous ne sommes pas équipés, et voyons un tas de gens partir avec des raquettes, certains en ski. Il y a en effet des remonte-pentes... Claudine nous prépare des sandwiches, il est presque midi, allez hop, allons voir ça de plus près...

Claudine... Nous démarrons sur la terre, à la lisière de la forêt. Mais très vite, on est dans la neige. Quelques chevaux au sommet d'une butte grattent sous la neige. Au loin devant nous, un groupe avec des raquettes. On progresse prudemment car ça glisse, et ça enfonce également. Nous voyons le sommet là-bas, proche et en même temps presqu'inaccessible.

Nous faisons une pause pique-nique au milieu de la montée, ou à peu près. Nous reprenons la longue montée, faisant souvent des pauses pour reprendre notre souffle. Il fait chaud, c'est dur, ça grimpe fort, mais c'est magnifique. Nous nous sommes mis d'accord : on s'arrête quand on veut, aucune obligation d'atteindre le sommet. Sauf que... ça fait drôlement envie, et petit à petit....

Yes, yes, yes, nous l'avons fait, victoire, quel bonheur ! Alors que nous sommes montés en T-shirts, vite, on remet nos vêtements, capuche, gants, car là-haut, ça souffle très très fort, la température est glaciale. Nous ne resterons pas longtemps là-haut, et reprendrons très vite le chemin du retour. Descente laborieuse dans la neige "soupe" par moments. J'ai mis les genoux à terre par deux fois, mais pas de chute, ouf ! Nous nous enfoncions parfois jusqu'aux genoux dans la neige molle, et c'était épuisant de continuellement ressortir les jambes pour continuer à avancer. Contents de retrouver Rouletabille et le plat en bas. Belle rando sur 4 heures, de 8,5 km avec les 600 m de dénivelé.

La lune, c'est superbe !

Nous reprenons notre maison roulante pour aller dormir plus bas dans la vallée, car les nuits sont encore négatives sur le col. Et c'est à Laroles, quelques km plus bas dans la vallée, au milieu des amandiers en fleurs, que nous poserons le bivouac. Il est 18 heures. Peu de courage, à part celui d'aller nous mettre sous la couette et... bouquiner...



Jeudi 6 février 2020

Après 14 heures de sommeil, ou de position allongée sous la couette, nous étudions la carte et décidons d'aller nous installer près d'un lac de barrage, la Embalse de Beninar, où une sortie VTT serait envisageable pour demain. On traverse quelques beaux villages andalous blancs. La route est très étroite, et les possibilités de se poser sont rares, voire inexistantes. Jusqu'au moment où nous trouvons un merveilleux emplacement au-dessus des eaux turquoises, avec au loin la Sierra Nevada enneigée dans laquelle nous avons crapahuté hier. Le "spot" est grandiose.

Du coup, la décision de rester ici "buller" est vite prise, surtout que nous nous octroyons rarement ce plaisir pourtant délicieux. Apéro pour fêter cette journée totalement "off" pour Jef. Après-midi lecture, naturellement après une bonne sieste. On a même sorti la table et les fauteuils à l'extérieur, une grande première de ce voyage. Je me suis mise moi aussi à télécharger quelques revues sur le site de Cafeyn et je n'ai pas vu le temps passer. Une vraie journée de vacances !



Vendredi 7 février 2020

C'est le jour idéal pour faire du vélo : pas de vent, ciel légèrement voilé. Départ vers 10 heures pour Turon, et plus si nous pouvons aller plus loin avec l'électricité. Car plus question de faire des efforts inconsidérés, nous devons prendre soin de notre coeur, et de notre corps... ça, c'est pour Jef. Petite route extrêmement peu fréquentée qui grimpe au-dessus du lac à travers une belle forêt de sapins, pour finalement atteindre des versants cultivés, principalement des amandiers en fleurs. C'est magnifique, j'adore le printemps.

Turon. Après 400 m de dénivelé positif.. Nous poursuivons en direction de Murtas, mais nous décidons de rebrousser chemin à 9 km du but, car il ne reste plus beaucoup de "jus" sur le VTT de Jef, et aussi parce qu'une brume glaçante est venue nous envelopper et recouvrir les sommets, gla gla !! Une petite barre de céréales, ainsi que la cueillette d'amandes sur le chemin du retour, et un détour dans le village de Turon, et à 14 heures, nous sommes de retour à la maison. 38 km, dont 50 % de montée. Le ciel se couvre, nous avons bien fait de rentrer. Après-midi "relaxe".

Anecdote. Claudine trouve les amandes amères. Intuition : elle fait une recherche sur Internet, et apprend qu'en fait, les amandes amères contiennent du... cyanure, et que l'ingestion de 50 amandes amères peut provoquer la... MORT !!! Nous avons tout jeté, après avoir fait une recherche plus poussée sur d'autres sites !



Samedi 8 février 2020

Journée vidanges et plein d'eau, ainsi que courses, que nous faisons à Ugijar. Pour celà, on reprend une partie de la route faite hier en VTT. Nous traversons plusieurs jolis villages blancs, et la montagne est couverte d'amandiers en fleurs. Il est midi lorsque nous nous posons sur le vaste terre-plein d'Ugijar, où nous décidons de rester deux ou trois nuits.

Nous partons alors faire un tour en ville, et nous nous posons finalement dans un petit restaurant recommandé par le libraire chez qui je suis allée acheter deux stylos. Deux gros sandwiches, un verre de vin, une bière, le tout pour 11 €... Après celà, découverte d'une patisserie : meringues aux amandes, deux tuiles, un cake... Retour au fourgon : café et gourmandises... Il est 15h30, heure de la sieste, puis lecture sur tablettes pour nous deux.... Encore une journée "off"... Que du bonheur !



Dimanche 9 février 2020

Rando "senda del amor" au départ de Ugijar, 9 km, avec un magnifique point de vue sur "Loma de la Sacristia", une érosion de roche colorée... Et les autres villages blancs : Valor, Mecina-Alfahar, Laroles là-haut où nous avons dormi l'autre nuit... Retour sur l'autre versant que nous avons descendu à travers des serres abandonnées. Beaucoup de cultures d'amandiers en cours de réalisation. Une lecture à ce sujet nous interpelle : les amandiers ont besoin de beaucoup d'eau, alors que l'Espagne est en passe de désertification et arrive en zone rouge...

Cet après-midi, Claudine prend ma relève et se met au tri des photos. Elle trouvait que j'étais lent et que j'y passais beaucoup trop de temps... Au final, ça lui a pris autant de temps... Dur dur, la vie du rédacteur d'un carnet de voyage...

J'espère que ce récit et ces quelques photos vous ont fait plaisir. Comme toujours, vos encouragements sont les bienvenus pour m'aider à poursuivre le récit de ce magnifique voyage, aussi, n'hésitez pas à faire part de votre intérêt, garant de mon assiduité... Ciao ciao, à la prochaine.

Et n'oubliez pas d'aller voir les peintures de Claudine, et les peintures de votre serviteur, qui continue à travailler son apprentissage de la peinture digitale. Je vais rajouter mes derniers exercices sur la page dédiée.

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