20200210-21

Du 10 au 21 février 2020

Andalousie. Alpujarras. Sierra Nevada. Villages blancs.

Carte du trajet effectué du 10 au 21 février 2020

En 12 jours : 195 km avec Rouletabille, 19 en VTT et 58 km à pied.



Lundi 10 février 2020

Ce matin, 3 petits degrés seulement au lever. Comme d'habitude, nous allumons le chauffage pendant 30 à 50 minutes avant de nous lever, et "roule ma poule"... Nous prenons la route et stationnons quelques km plus haut dans la montagne, au coeur de la petite cité de Valor, depuis laquelle nous avons repéré une petite rando d'à peine 6 km.

Il s'agit du "chemin de l'eau", qui va de Valor au petit village de Nechite, car il suit les canaux d'irrigation qui serpentent dans la montagne entre les parcelles de jardins et autres vergers. Beaucoup de fontaines sur notre parcours.

Le hameau de Nechite, perché à flanc de coteaux, est superbe et d'un calme absolu. Des chats, deux-trois messieurs à jardiner, le facteur...

Retour par un sentier empierré, arrêt pour ramasser des amandes, mais à ma grande surprise, je les trouve à nouveau amères, donc... poubelle ? Jef n'a aucun palais (c'est Claudine qui écrit....)...

On se pose pour l'après-midi et la nuit au sommet d'une petite colline qui surplombe le village voisin de Yegen. Vue à 360° (ci-dessus, on aperçoit Valor à l'horizon). Jef se remet à ses cours de peinture. De mon côté... Bof ! Pas très satisfaite, il me faut vraiment apprendre à faire des paysages et à peindre, j'ai vraiment beaucoup de mal avec ça. Grand soleil couchanty à 18h30. Cette nuit, nous sommes à 1.100 mètres, on risque d'avoir un peu plus froid.



Mardi 11 février 2020

Nous sommes prêts dès 9h30 pour une grande rando sur la sierra entre Valor et Yegen. Culture d'amandiers, masures abandonnées un peu partout dans la montagne, comme nous le voyons très souvent en Espagne, et une exploitation de tomates abandonnée. Tout le chemin s'est fait sur des pistes roulantes pour les voitures des exploitants, qui auraient donc été très confortables à faire en VTT. Si ce n'est que sur les 10,5 km, la moitié était en pente ascendante avec un dénivelé de 500 m. Nous avons croisé un espagnol dans son champ de petits-pois (jeunes pousses de 10 cm ?), peu causant. Quelques arrêts pour grignoter des amandes, que nous sélectionnons avec soin (pas les amères !).

Au loin, nous apercevons Rouletabille au sommet de la colline (ci-dessus, au zoom maxi), où nous passerons finalement deux nuits de calme absolu, et seuls. Juste grandiose !

Pas moyen d'éviter la route pour revenir à Rouletabille ! Retour à 13h, pique-nique à la maison, puis sieste et ateliers peinture pour nous deux. 25 °C à l'intérieur tout l'après-midi, avec la grande porte ouverte et la moustiquaire nous protégeant du monde des insectes, ce fut l'été pour nous, merveilleux ! Retrait de la moustiquaire et fermeture de la porte à 18h, car il commence à faire plus frais. Nous restons passer la nuit sur notre petit mont, d'où nous dominons la vallée. Au soleil couchant, le relief devient très précis, faisant ressortir monts et érosions de façon très marquée : c'est juste splendide.



Mercredi 12 février 2020

Nous retournons à Ugijar faire nos vidanges (peu de sites en Andalousie) avant de prendre la route pour Trevelez, où nous comptons nous poser quelques jours. Du coup, nous repassons par Valor, ce qui me permet de photographier son bel écusson, que j'avais aperçu dans mon rétro avant-hier sans pouvoir le prendre. Splendides paysages, quelques photos prises en roulant.

Arrivée à Trevelez (ci-dessus). Nous y sommes déjà venus tous les deux, chacun de notre côté, et avions envie de revenir y randonner ensemble. Le petit marché occupant le seul parking à notre disposition (tout en haut du bourg), nous allons nous promener en ville. Déjeuner en terrasse dans un restaurant au centre du bourg. Parts énormes : jambonneau grillé et petits légumes, hum, délicieux !

Retour au fourgon, tout en haut : les pentes des rues sont énormes, nous ne voudrions pas habiter ici, c'est incroyable ! Café, étude des randos possibles, la météo ne devrait pas être très bonne demain, nous verrons bien. Il est 15h, reprise de nos ateliers respectifs.



Jeudi 13 février 2020

Notre bivouac, ci-dessus. Température nettement plus basse ce matin : 4°C à l'extérieur, 9 à l'intérieur. Normal, nous sommes à 1.500 mètres ici, en haut du bourg ! Donc, chauffage, comme d'hab', mais qui s'arrête très vite : la bouteille est vide. Qu'à celà ne tienne, il y en a une autre, mais pour celà, il faut déplacer Rouletabille pour ouvrir l'arrière et accéder au coffre... Les petits aléas de notre mode de vie, un travail de 5 minutes, hi hi hi. Ciel voilé, comme prévu, donc journée dessin pour nous deux. Etant donné notre satisfaction d'hier, nous nous y remettons avec joie.

Pause goûter avec un délicieux gâteau aux amandes acheté hier. Le ciel se dégage, je (Claudine) pars faire une petite marche d'oxygénation, avec repérage pour la rando de demain, ainsi qu'un tour au village. Le dénivelé est vraiment impressionnant. Retour à 18h, on a bien profité de la journée, le soleil a chauffé Rouletabille, c'est génial.



Vendredi 14 février 2020

Grosse journée, car rando de 12,5 km avec 900 m de dénivelé positif, jusqu'au refuge de Campinuela, à 2.400 m. Nous avons mis 3 heures à la montée, 1h30 de descente, une pause d'une demi-heure là-haut, soit 5 heures au total. Départ à 10h30 seulement, car lever tardif en raison de la température extérieure.

Au bout du parking, il y a de la paille, qu'un local vient chercher avec ses chevaux. Il m'a dit venir tous les deux jours, sa ferme est à deux km plus haut, nous passerons devant. Un beau spectacle. Allez, c'est parti, je vous laisse regarder les photos. Je vous assure que ça démarre très fort, et ça grimpe sans aucun répit. A tel point que nous crachons les cigarettes que nous ne fumons pas ! Nombreuses pauses pour reprendre notre souffle, surtout moi (Jef).

Claudine de nouveau. En quittant Trevelez par le sentier, Miguel, un cavalier, nous double. Echange de quelques mots, et nous poursuivons notre chemin. Beau sentier bien balisé qui monte progressivement en nous faisant traverser des zones agricoles. Anciennes terrasses, anciennes aires de battage, granges ou étables, troupeaux de vaches, quelques chevaux, tout celà parqué, d'où quelques barrières à refermer derrière nous. On traverse également une petite forêt de sapins, et c'est à ce niveau que nous trouvons les premières traces de neige. Jef lance le défi de faire 1.000 mètres de dénivelé. Moi, pas très motivée de monter si haut... Et c'est là que l'on croise à nouveau Miguel, qui redescend avec son cheval à la bride. Il accepte la photo à condition que l'on lui envoie sur son téléphone. Jef et lui discutent, je filme la scène.... Et on se quitte, lui en nous promettant de nous offrir une bière à Trévelez.

Nous atteignons le refuge peu après notre rencontre avec Miguel. Le spectacle est grandiose, la neige est partout, pas question d'aller plus loin. De plus, nous sommes bien fatigués, et la pause du pique-nique est la bienvenue. Un jeune couple arrive justement des hauteurs, elle italienne et lui espagnol. Ils sont sur le chemin du retour, après 3 jours de randos dans les montagnes, sur les sommets (Veleta, Mulhacen), avec des températures de -10 °C, mais ils sont équipés.

Retour par le même chemin. Ouah, contents de retrouver la maison. Café, goûter (on termine le gâteau aux amandes), douche, sieste... Je m'allonge à 18h, et je reste finalement sous la couette pour la nuit. Jef se relève dîner et bouquiner. Encore une journée bien remplie !



Samedi 15 février 2020

Claudine. Lever à 9h30 pour les raisons habituelles : trop froid pour sortir du lit ! Ayant bien récupéré, je décide de me faire la rando de 9 km, celle qui longe le rio Trevelez. Jef reste travailler ses cours. Superbe chemin, avec peu de dénivelé. Je croise un agriculteur à cheval. Chemin empierré, parfois humide, mais facile. demi-tour au bout de 1h30 afin de déjeuner au resto avec Jef (restau reporté hier en raison de ma grande fatigue). Trois heures de marche aujourd'hui me suffisent.

On se rend au petit restau à 9,50 € le menu du jour, quand on croise à nouveau Miguel, qui veut à tout prix nous offrir une bière. Du coup, il nous accompagne au bistrot. Très sympa, ce Miguel, 71 ans, motard ayant possédé une grosse Harley Davidson, né à 7 km d'ici, ayant vécu à Trevelez jusqu'à ses 17 ans, puis parti vivre et travailler pendant 53 ans en Navarre, il revient passer sa retraite ici. Il nous quitte car il déjeune chez sa fille. Retour à "la casa", petite sieste, puis reprise de nos activités. Il est 16h30, il fait grand soleil, et la vie est belle...



Dimanche 16 février 2020

Départ à 11h15 pour refaire la rando d'hier avec Jef, mais en effectuant une boucle et en revenant par l'autre rive du rio Trevelez. Un tour de 12 bornes en 4 heures, altitude maxi de 1.830 m, avec environ 400 m de dénivelé. Nous n'avons croisé personne.

Pause pique-nique sur les hauteurs, bien au-dessus du ruisseau Trevelez que nous avons longé en bas, sur l'autre rive, à l'aller. La montée fut rude, sur un sentier à peine tracé et sans doute plus utilisé depuis longtemps, car nous avons eu beaucoup de mal à franchir la barrière d'accès. Mais quelle récomprense et quel spectacle ! Ensuite, une longue descente vers le village, je vous laisse regarder les photos.

Claudine. Au retour, arrêt bière sur la terrasse d'un bistrot posé sur un superbe panorama. Nous faisons connaissance avec deux jeunes femmes espagnoles parlant bien le français et l'anglais. Natacha est nurse à... Amsterdam, et Andrea vit à Malaga. Super sympathiques. Il est 17 h lorsque nous arrivons dans Rouletabille. Il est trop tard pour se lancer dans de la peinture, ce sera donc café et soirée "glandouille"...



Lundi 17 février 2020

Nous quittons Trevelez ce matin. Vidange et eau au camping du village en partant : Claudine y a passé 2 ou 3 nuits en 2017, et retrouve le boss avec lequel elle avait alors échangé, car il a fait, comme elle, le Kilimandjaro... Souvenirs souvenirs. Nous partons vers les très beaux villages blancs de Pampaneira, Bubion et Capileira, au plus près de la Sierra Nevada, au pied du Mulhacen, le point culminant, que nous avons approché avant-hier dans notre rando au refuge de la Campanuela. Nous posons Rouletabille à Capileira. Il est 11 heures. Nous décidons d'aller visiter le bourg, et y faire quelques courses, entre autres du pain (nous trouvons un excellent pain sucre-cannelle au goût incomparable). On poursuit la visite du site : ruelles étroites et très escarpées, terrasses surmontées de cheminées "fantomes", petits patios fleuris. Tout est blanc : poutres, ardoises, fils... murs repeints à la chaux. Cela dégage un charme fou à ces bourgs endormis. Après-midi atelier pour nous deux...

La vie est belle... Ci-dessous, coucher de soleil depuis la fenêtre de notre petit appart'...



Mardi 18 février 2020

Rando circuit entre les trois villages blancs, soit 11 bons km et 600 m de dénivelé, au minimum, car nous avons monté et descendu à flanc de coteaux : dur dur... Nous avons d'abord relié Capileira à Pampaneira. Quelques fortes descentes et montées sous le couvert des arbres : maronniers principalement, en longeant des terrasses reliant diverses maisons abandonnées avec leurs superbes aires de battage. Traversée du rio en deux endroits grâce à des ponts et quelques gués.

Vue arrière sur le magnifique village de Campaneira, d'où nous sommes partis, et au-dessus duquel nous avons "monté la tente", hi hi hi... Au loin, le très fameux Mulhacen, dont je vous parlerai demain...

En bas, le village de Pampaneira, vers lequel nous dirigeons prudemment nos pas (descente très glissante, car sentier couvert de petites pierres qui roulent, roulent, roulent.... de peur). A Pampaneira, l'eau circulait dans les rues par une rigole centrale. Belle atmosphère. Il était 12h30 lors de notre passage : heure de la pause déjeuner. Notre choix : une bodega recommandée par deux couples de français qui en sortaient. Un vrai régal, deux verres de vin rouge pour accompagner fromage et jambon du pays, ainsi que du chorizo. Le retour sera une très longue côte, avec la traversée du petit village de Bubion. Dure grimpette, sous un ciel qui, entre temps, s'est voilé sérieusement. Admirez le courage de Claudine.

Il est déjà 15h15 lorsque nous retrouvons Rouletabille. Ouah ! Cinq heures bien occupées ! C'est ça, les vacances !!! Sieste puis atelier pour Jef et tri photos pour moi, sélection pour dessin. Soirée tranquille, comme toujours, avec de la musique. La vie est vraiment belle.



Mercredi 19 février 2020

Matinée ensoleillée, j'en profite pour faire quelques courses dans notre joli village. Je reviens, entre autres, avec un gâteau brioché, un véritable délice pour nos pauses-goûter. Cet après-midi, le temps se couvre, donc Jef termine sa page de trois semaines de retard sur son site. Quant à moi, je crayonne deux pages sur mon carnet, car les sujets m'inspirent !



Jeudi 20 février 2020

Grand beau temps annoncé pour la journée. Du coup, je décide de grimper avec Rouletabille jusqu'au bout de la piste qui conduit sur les sommets de la Sierra Nevada, et que j'avais suivie en 2017 avec ma petite moto. Il faut savoir qu'autrefois, il était possible de rouler en voiture à plus de 3.000 mètres d'altitude ! Désormais, une barrière ferme la piste à 2.150 m, mais vous pouvez continuer en VTT ou à pied sur les sommets, et même rejoindre Grenade en franchissant la chaîne et atteindre les pistes de ski de l'autre côté ! C'est vraiment un immense domaine ouvert à tous.

Je voulais juste emmener Claudine avec le fourgon au plus haut, et faire un petit tour à pied avant de redescendre. Mais elle me suggère de monter avec les vélos sans attendre demain, et ma foi, je me suis très vite rallié à son excellente idée. Préparation des sandwiches, descente des VTT, et nous voilà partis à 11 heures. Une grimpette de 9,5 km avec 650 m de dénivelé, avec quelques passages "limite" sur la neige, pour arriver au pied du Mulhacen. On s'arrête à 2.700 m alors qu'il culmine juste au-dessus de nos yeux à 3.362 m. Sur la piste, nous avons aperçu un groupe de chèvres sauvages (15 à 20) en train de manger dans les pentes juste au-dessous de la piste. Puis une très belle vue sur Trevelez où nous étions voici quelques jours.

Ci-dessus la pause pique-nique au pied du Mulhacen : il est 13 heures. Le vent est fort, on remet les coupe-vent. La neige recouvre maintenant la totalité du chemin, quelques nuages montent, nous décidons de ne pas poursuivre. Nous mettons les gants pour la descente... rapide. La neige nous oblige une ou deux fois à mettre pied à terre, mais ce fut beaucoup plus facile que dans l'autre sens... Et c'est tout crottés que nous sommes arrivés, à 14h30, au parking où Rouletabille nous attendait. Conversation avec un couple d'espagnols, puis avec 4 norvégiens.

Redescente avec Rouletabille de la piste autorisée aux véhicules. Nous avons une furieuse envie de dormir dans ces espaces sauvages, et trouvons finalement un emplacement au lieu-dit "El salto de los Angeles", le "saut des anges", tout un programme. C'est juste fantastique, paysage grandiose, le tout en plein soleil. Nous assistons à un coucher de soleil extraordinaire. Que du bonheur, pour ne pas changer !



Vendredi 21 février 2020

Lever de soleil... Mais ce n'est pas tout ça, c'est bien beau de se prélasser comme des chats au soleil, il faut de temps en temps bosser, nom d'un p'tit bonhomme... Et c'est aujourd'hui que ça tombe, la fameuse journée de corvée : lessive de un mois... GPL avant d'en manquer, diesel car bon prix, courses. Il restera les vidanges et l'eau, mais ça pourra attendre un ou deux jours. Nous quittons notre joli bivouac vers 10 heures, direction Motril, sur la côte, au sud de Grenade. Jolis paysages sur la route, regardez plutôt...

Nous faisons rapidement nos "corvées". Pour le linge, nous privilégions désormais les grandes laveries automatiques, une machine à laver de 15 kgs, suivie de deux sèche-linge. Vingt minutes de lavage, 30 minutes de séchage. Nous en avons généralement pour 15 €, c'est super, tout est sec et rangé pour un mois, c'est le top du top ! Je fais les courses pendant que Claudine s'occupe du linge et, à 15 heures, nous reprenons la route des montagnes, la côte ne nous intéressant pas du tout. Nous quittons Motril par la "route du canal" : très très étroite, traversant des oueds au fond de fortes pentes, entre les cultures de néfliers du Japon et des gués délicats mais... on passe, ouf ! Nous traversons ensuite de petits villages au pied ou sur les pentes de montagnes ocres assez prestigieuses. Arrêt bivouac sur un large espace (zone d'atterrissage de parapente). Nuit super tranquille, bien en retrait de la route.

Et voilà les amis, c'est déjà la fin du récit. Je sais que vous attendez la suite avec impatience, alors, pour vous faire plaisir, je m'attèle au boulot sans attendre, et je vais essayer de rattraper le temps perdu. Mais SVP, encouragez-moi un peu, si vous voulez que je trouve de la motivation ! Ciao ciao.

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