aljezul

Du 10 au 13 février 2019 : Monchique, Embouchure Aljezul.

10 février, 96 km, grosse journée pour Rouletabille en comparaison des derniers jours... La météo n'est pas très bonne, il fait doux, mais le ciel est bien couvert, et nous aurons droit à une demi-heure de pluie... Du coup, nous faisons une excursion dans la Serra de Monchique, et revenons sur la côte en fin de journée, pour bivouaquer à l'embouchure de la Ribeira de Aljezur, trois nuits sur la rive droite, et la nuit du 13 sur la rive gauche, car le site est exceptionnel. Le soleil revient en force les jours suivants, avec de nouveau des nuits froides. Le 11, boucle pédestre de 8 km, très variée, puis bain de pieds sur la plage et travers&ée de la rivière à gué. Le 12, nous restons sur le même site, exploration des rochers, puis de la rivière, inoubliable ! Le 13, 21 km avec Rouletabille pour aller en face. Bref, que du bon, du beau, du bonheur.

Nos VTT étant indisponibles pour le moment (nous avions pourtant repéré un beau parcours pour eux), nous décidons de le tenter avec... Rouletabille, bien qu'il s'agisse d'une piste dont nous n'avons aucune idée de l'état. Pire, le ciel est bien couvert, et il se met à pleuvoir. Pas beaucoup, mais quand même, ce n'est pas très encourageant, mais qui ne tente rien, selon l'adage bien connu, n'a rien. Alors, tentons cette piste qui longe la rivière Seixe que nous admirons depuis quelques jours à son embouchure. Et ça commence super bien : de bien gros cochons de toutes les couleurs occupent quelques prés. Dommage, ils sont un peu trop loin pour mon pauvre appareil-photo !

Très vite, nous sommes récompensés par notre goût d'aventure : la piste est de très bonne qualité, et très variée. Nous roulons dans une ambiance montagneuse, ce qui nous change totalement des derniers jours. Quelques hameaux et fermes sont perdus au bout du monde, et nous ne croisons pas âme qui vive : c'est merveilleux. je vous laisse regarder.

Nous retrouvons l'asphalte au bout d'environ 25 km, et nous nous congratulons pour ce succès. Eh oui, il faut savoir que nous sommes comme ça tous les deux, un peu fous, et nous nous tapons dans les mains à chaque fois que nous réussissons un petit pari en commun. Yes, we did it !

Les bourgs sont naturellement plus nombreux, mais très petits et très pauvres. En plus, la région a subi de graves incendies l'été dernier, et nous sommes très surpris de voir les pousses d'eucalyptus surgir des troncs noircis par le feu !

Arrivée à Monchique, plus importante cité de la Serra du même nom. Allons nous promener dans les rues avant de manger.

Sortie de la messe. Nous sommes très surpris par le monde qui en sort, comme à Sines : l'église était bondée !

Située à 450 m d'altitude, la ville est le point de départ de nombreuses randonnées dans la Serra éponyme. Une eau de source mise en bouteille et vendue en Algarve coule dans les fontaines et est à disposition de tous un peu partout dans la montagne. Nous avons rencontré un couple suisse-portugais fort sympathique (ils sont en train de construire une maison) qui venaient d'aller remplir 80 litres pour leur usage quotidien.

Ma chérie m'offre un excellent repas accompagné d'une très bonne bouteille dans un petit restau typiquement portugais, loin de la clientèle touristique.

Retour dans les rues de Monchique avec notre bouteille, que nous terminerons tranquillement dans Rouletabille ce soir ou demain.

Nous allons ensuite vers le point culminant de la Serra, appelé Foia, que l'on peut atteindre en véhicule. Il fait froid, et il y a pas mal de vent. Nous avions plus ou moins l'intention de dormir ici, pour aller randonner demain sur les sommets, mais cette mauvaise météo nous fait changer d'avis : retour vers la côte, à Aljezur. Cette petite ville est située à 6 ou 7 km de l'océan, car comme souvent au Portugal, une rivière, trop large pour qu'un pont la traverse à son embouchure, coupe la voie d'accès au littoral en deux parties. Nous irons d'abord sur la côte située au nord du petit delta, en vue d'aller y cheminer demain.

Pour descendre de Foia, Titi le GPS nous fait passer par une toute petite route fort étroite (mais heureusement, nous n'avons croisé personne) et fort pentue, mais fort bien goudronnée, nous évitant en plus une nouvelle traversée de Monchique. Ce fut un régal pour les yeux.

Après avoir traversé Aljezur, nous suivons la rivière du même nom jusqu'à son estuaire, par une route passablement abîmée. Quelle joie de retrouver le soleil, couchant certes, mais qui nous offre de très belles couleurs pour cette fin de journée.

Oups : sur le dernier parking, des panneaux d'interdiction de passer la nuit pour les camping-caristes. Pire, la route continue, et le panneau signale une interdiction d'y rouler pour nos engins. Claudine et moi sommes habituellement très respectueux des panneaux, surtout que tous ces pays nous accueillent avec le sourire, mais nous jugeons ce soir que c'est exagéré en cette saison, et décidons de passer outre. Bien nous en a pris. D'abord, personne n'est venu nous demander des comptes, (il y avait beaucoup de place pour nous sans déranger les autochtones), et il y avait également deux-trois vans installés pour la nuit. Finalement, nous passerons trois nuits ici, le spot est fabuleux et valait le déplacement. Une petite photo de la plage alors que le soleil vient de se coucher : on aperçoit la rivière Aljezur qui se termine en face, au pied de la falaise opposée. Nous verrons ça demain.




11 février 2019. Ciel bleu pur au réveil, mais nuit bien froide comme d'hab'. Heureusement, ça se réchauffe très très vite dans Rouletabille, comme chaque matin. Nous avons un joli circuit de pratiquement 8 km, qui commence par longer la falaise vers le nord, puis part à travers la forêt vers l'est, retourne vers le sud par la campagne pour finalement retrouver la plage en bas de la montagne. Un merveilleux circuit que je vous laisse découvrir avec mes photos.


On aperçoit Rouletabille sur le parking. Au loin, c'est la rivière Aljezur qui chemine vers Aljezur (la ville porte son nom) dans la vallée qu'elle a creusée, et que les navires remontaient autrefois ! Au premier plan sur la droite, on devine la grande plage au pied des dunes.

Vue globale de la merveille qiui s'étale à nos pieds ! Depuis la fenêtre de la chambre à coucher, nous avons vue sur les vagues, c'est juste merveilleux ! Allez, sur les photos suivantes, admirez la géologie que la nature nous offre ! Juste à couper le souffle !

Vers le sud, c'est la Ponta (pointe) de Atalaia, et la grande plage se nomme Praia de Amoreira.

Et la vue vers le nord.

Rencontre de trois chèvres absolument pas effarouchées. Elles semblent s'être détachées, mais nous avons vu un seau de grains : quelqu'un les nourrit. Par contre, la plus grande était toute folle, se dressait devant moi sur ses pattes de derrière, et les quelques coups de bâtons de marche ne la calmaient pas du tout. Claudine m'a dit : elle est amoureuse de toi, fais attention... Pour ma part, je n'ai ressenti aucune attirance envers elle, bien au contraire... Elle sautait autour de nous, s'arrêtait, nous rattrapait en courant, tapait ses cornes dans le sable. Heureusement, elle a fini par nous laisser, bon débarras !

Un très bel esacalier d'environ 150 marches pour atteindre cette magnifique formation géologique en cercles.

Nous quittons ensuite la côte par un joli sentier traversant d'abord une petite forêt avant de se poursuivre dans les terres.

Puis le sentier redescend vers la rivière en passant près d'un petit hameau complètement abandonné.

Coup d'oeil arrière pour vous montrer le sentier que nous venons de suivre.

Nous arrivons ensuite sur notre plage, et comme il fait bon à l'abri du vent, nous savourons nos sandwiches au-dessus du sable. Après manger, j'ai envie d'aller marcher dans l'eau, et je vais prendre un short dans Rouletabille, juste à côté, ainsi que la casquette. Claudine préfère cheminer sur la plage. Ce fut un régal !

En fait, de nombreux courants s'entrecroisent, en raison des formations rocheuses d'un côté, et de la rivière de l'autre. Les vagues provenaient de toutes les directions, des panneaux avertissent des dangers, mais je reste sur le bord, au plus profond à mi-cuisse. Je peux vous dire que j'ai "pris mon pied", allant jusqu'à traverser la Aljezur à gué ! Bonheur absolu.

Soirée merveilleuse avec ma compagne, comme d'habitude. Joli coucher de soleil, nuit calme partagée avec quelques camping-caristes allemands, hollandais, anglais... Bref, vous savez, le bonheur, quoi !




12 février 2019. Ciel bleu pur au réveil, et nuit bien froide à nouveau. Nous décidons d'aller de l'autre côté de la rivière, mais, avant de partir, nous voulons aller marcher sur la belle formation géologique située sur la partie nord de la plage, et que nous avons vue hier depuis le haut de la falaise.


Ce fut absolument merveilleux, et nous y avons passé beaucoup plus de temps que prévu ! Voyez plutôt !

L'oeil affuté de Claudine a repéré les chemins laissés par les bigorneaux dans le sable gisant au fond des petites mares d'eau salée.

Nous sommes naturellement sidérés par les forces tectoniques ayant été capables de tordre le minéral.

Cette photo et les deux suivantes représentent anémones de mer et oursins multicolores, tous plongés au fond des trous, sous l'eau. Cette dernière est à ce point transparente que l'on ne la voit pas sur les photos. Nous nous sommes émerveillés comme des gosses, sans voir le temps passer, c'était génial ! Pour ma part, ça me rappelait mon enfance sur les rochers de Pilhours, à Croix-de-Vie en Vendée, avec mon oncle (qui vient juste de mourir) et mon grand-père. A cette époque, nos eaux étaient aussi riches que ça, ce n'est malheureusement plus le cas !

Sur la pointe au-dessus de nous, un cormoran nous surveille....

Claudine, sur le rocher, nous donne une idée de la taille des "cordes" plissées....

On dirait la trace laissée par un immense glacier, un immense "S". Quelle beauté !

Retour vers la plage. La mer est presque basse, laissant quelques petites criques de sable d'une beauté époustouflante digne des mers des Caraïbes.

Claudine ne peut résister à l'appel de l'eau, enlève son pantalon et... Du coup, je fais pareil, nous portons nos habits sur les épaules, les chaussures attachées ensemble, et décidons maintenant de longer la plage, puis d'aller remonter le lit de la rivière depuis son embouchure en cheminant dans l'eau. Ce fut magique à un point que vous ne pouvez imaginer. Heu, enfin, si, peut-être. En tout cas, je vous laisse suivre à distance.

Retour sur la plage. Du coup, vous pensez bien qu'il n'est plus question de partir. Nous restons bivouaquer ici ce soir, et ne partirons que demain. Après tout, aucune obligation, ô liberté chérie, que du bonheur, demain sera un autre jour !




13 février 2019. Encore le grand ciel bleu, encore une nuit froide, encore un soleil chauffant vite. Cette fois, il nous faut bien partir : services de Rouletabille, et courses. Aucune aire de services dans le secteur, si ce n'est un petit camping situé au milieu de nulle part. Ils en profitent : dix euros pour vider les toilettes et remplir les cuves du camion, mais bon... Nous allons ensuite faire nos courses à Aljezur. Intermarché est une enseigne très présente au Portugal, et présente l'avantage de nous offrir du poulet rôti que nous ne trouvons pas facilement autrement. Par contre, je n'aime pas ce groupe pourtant français car, presque toujours : prix très élevés, étiquettes mauvaises, prix au kilo souvent non notés, produits périmés en rayon... Bref, ce sera mon petit grognement du jour.

Par contre, la bonne nouvelle : j'y ai trouvé les piles correspond à la télécommande des VTT ! Yeeees, on va pouvoir les reprendre !


Emerveillement sur la route du camping : j'adore ces pins parasols.

Nous roulons de nouveau vers l'Océan Atlantique. Cette fois, la rivière Aljezur serpente sur notre droite.

Et là, émerveillement à nouveau : nous sommes revenus à l'embouchure. Au loin, en face, les petites taches blanches sont celles des camping-cars restés là où nous avons passé les trois dernières nuits. Et sous nos pieds, mla rivière dans laquelle nous marchions hier midi... Toujours aussi magique, non ?

Là-bas, de l'autre côté, les deux pyramides au pied desquelles nous étions hier matin, bien dérisoires vues d'ici.

Et l'immense lit de sable délaissé par la rivière. Nous avons marché au-delà de la courbe, là-bas. Quel souvenir !

Dernière photo de cette belle plage, pour vous montrer la rivière se jetant dans l'océan. C'est là que je l'avais traversée avant-hier. C'était grandiose.

Nous trouvons un superbe spot deux km plus loin, près de la Praia de Monte Clerigo que voici. Je vous laisse le rêve via les photos, nous le vivons en vrai et je vous garantis que nous savourons chaque minute. Ciao à tous et à toutes, et merci à tous ceux qui écrivent un mot sur le livre d'or. A la prochaine.

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