Col du Pourtalet, Aragon, Navarre

23 et 24 décembre 2018 : Pyrénées, Aragon, Navarre

Carte des deux jours de route. 100 km le premier jour, 147 km le deuxième jour. Les petites balises rectangulaires numérotées représentent les lieux des bivouacs nocturnes. Départ de Bizanos au sud de Pau après une balade dans les bois du château. Promenade sous le col du Pourtalet dans la neige. Premier soir : bivouac sous l'ermitage de Santa Elena près de Biescas en Aragon/Espagne, après une belle balade. Deuxième soir, bivouac à Sangüesa, en Navarre/Espagne.

Très belle nuit passée au pied du château de Franqueville dans un calme royal.

Le parc est truffé de chemins pour randonneurs et pour VTT, un vrai régal dans un cadre magnifique. Impossible d'y résister !

La chaîne des Pyrénées au lever du jour.

Et le joli château de Franqueville, propriété de la ville de Bizanos.

Après une petite étude des cols ouverts, nous choisissons de passer en Espagne par le col du Pourtalet, au pied duquel nous avons bivouaqué avec Oscar au printemps. Les paysages sont enchanteurs, nous espérions voir un peu de neige là haut, et nous n'avons pas été déçus, regardez les photos prises par Claudine en roulant.

Nous reconnaissons bien les lieux et décidons de manger quelques centaines de mètres sous le col. Il y a un peu de monde en train de marcher sur les sentiers à demi-enneigés, et nous décidons d'aller nous aussi nous dégourdir les jambes avant de casser la croûte. Que du bonheur !

Joyeux Noël à tous de la part de Claudine.

Vue depuis la fenêtre de la cuisine, on ne va pas se plaindre !

Et voilà, entrée en Aragon après un petit arrêt au col.

Petit arrêt au bord du lac de Lanuza, à Sallent de Gallego. Le soir tombe vite, et nous sommes déjà à la recherche d'un bivouac, que nous trouvons quelques kilomètres plus loin, peu avant Biescas.

Il s'agit d'un petit parking situé bien à l'écart de la route, au pied d'un ermitage appelé "ermita de Santa Elena". Près du parking se trouvent les vestiges d'une place forte militaire importante (avec des emplacements de nids de mitrailleuses installés sous roche à l'abri de la montagne), ainsi que d'un fort situé au-dessus de nos têtes à environ une demi-heure de marche. Nous décidons d'aller voir tout ça avant de fermer les volets, ainsi que l'ermitage situé un peu plus haut. Avant de grimper, nous pénétrons sous les voûtes de l'ouvrage ci-dessus sur plus de 100 mètres. Claudine oublie de baisser la tête et s'ouvre un peu le cuir chevelu. Aïe, ça fait mal à la tête, chérie, je te l'avais pourtant bien dit, tu n'es vraiment pas une tête dure !

Je vous laisse regarder.

Cette plante, vue de loin, est magnifique avec sa forme de demi-sphère accrochée sur les parois rocheuses.

On aperçoit nettement en-dessous de nous (premier plan à gauche) un dolmen ainsi que les vestiges d'un cromlech. J'aurais aimé y aller aussi, mais il faut bien choisir.

Vue arrière sur les lacets menant au fort.

Nous sommes évidemment sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Nous arrivons ici sous le fort, dont on voit un bord sur la photo suivante. En contrebas, on aperçoit la route que nous reprendrons demain vers Biescas.

Juste sous l'ermitage se trouve une petite cascade accessible par un bel escalier de pierre. Une espagnole nous propose de nous photographier derrière la petite chute d'eau. Un bon moment de rigolade !

L'ermitage dans toute sa beauté.

Un superbe sentier permet de rejoindre de nouveau le fort.

Le retour se fait forcément par la même route, ce qui me permet de photographier à nouveau les belles rampes redescendant vers Rouletabille.

La nuit tombe doucement, le soleil se couche, les derniers visiteurs s'en vont, nous laissant seuls au monde.



Nous coupons le chauffage la nuit, il fait tellement bon dans la chambre sous la couette. Mais en ce matin du 24 décembre 2018, il ne faisait que 6°C à mon réveil vers 7 heures. Heureusement, la température remonte très vite dans ce petit habitacle ! Par contre, il ne faisait que 2°C dehors lorsque nous avons mis le moteur en route, à 10 heures.


Nous descendons d'abord plein sud jusqu'à Jaca, puis plein ouest en direction de Pamplona par la N240. Il n'y a personne sur la route, nous sommes seuls au monde.

Au début, le soleil est bien là, mais très vite, nous entrons dans la brume, que vous pouvez voir sur la photo précédente. C'est très humide et sombre, ambiance...

Peu désireux de poursuivre sur une si grande voie, nous prenons plein nord, à Sigües, la route de la "Valle del Roncal".

A Sigües, la chance est avec nous, puisque la voiture du boulanger se trouvait pile poil là au moment où nous nous arrêtions pour chercher une boulangerie ! Ci-dessous quelques photos du village.

Par chance, le voile de brume se lève dans la partie la plus spectaculaire. Je reconnais alors la route prise l'an passé avec ma soeur, lors de notre virée en Espagne !

C'est l'heure du repas, et nous faisons halte à l'entrée du village de Burgui, en vue de son magnifique pont féodal. Nous sommes maintenant dans la Navarre.

Nous quittons alors la valle del Roncal et prenons la jolie NA214 vers le Puerto (col en espagnol) Las Coronas (950 m), qui serpente à travers une belle forêt de sapins.

Depuis le col, la vue sur les Pyrénées enneigées est magnifique.

Une très longue des cente nous permet de souffler un peu, car Rouletabille est sur le voyant rouge : plus de carburant, et la région est loin de toute station !

Pas question pour autant de louper l'extraordinaire paysage offert par le canyon de Arbayun, une merveille naturelle comme nous les aimons. Dommage, le contre-jour est absolument total, j'espère que vous verrez quelque chose. Sinon, il ne vous reste plus qu'à y aller vous-mêmes, vous ne serez pas déçus.

Nous apercevons un peu plus bas la mer de nuages recouvrant la vallée vers laquelle nous descendons : quel dommage de devoir y pénétrer ! Nous hésitons à rester sur les hauteurs, mais nous avons besoin de nous rassurer avec le gasoil...que nous trouvons un peu plus loin au doux prix de 1,14 €/litre, parfait.

Notre route se termine finalement à Sangüesa, petite cité ouvrière située sur les bords du fleuve Aragon. Claudine part en ville faire quelques courses afin de nous offrir un bon petit repas accompagné d'une bonne bouteille pour marquer cette soirée de Noël : merci ma chérie. Nous avons ensuite regardé un bon film, vers la fin duquel nous avons entendu sonner au loin les cloches de la messe de minuit, et si Claudine y serait bien allée, je préférais, de très loin, rester bien au chaud dans notre petit cocon !

Notre bivouac du 24 décembre, au bord de l'Aragon. Des camping-caristes espagnols sont venus s'installer derrière nous un peu plus tard dans la soirée.

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