Pais Basco

27 et 28 décembre 2018 : Pays Basque espagnol

Carte des deux jours de route. 18 km le premier jour, 96 km le deuxième jour. Les petites balises rectangulaires numérotées représentent les lieux des bivouacs nocturnes. Départ de Saturraran, Pais Basco. Belle sortie de 32,5 km en VTT autour de Lekeitio, bivouac ans la même petite ville. Deuxième jour : nous longeons la côte atlantique basque espagnole vers l'ouest pour finir à Plentzia.

Joli panorama sur Saturraran que nous venons juste de quitter. Il fait 4°C seulement !

La route est étroite et tortueuse à souhait, les arrêts sont pratiquement impossibles, les paysages sont splendides. Nous traversons de très belles forêts d'eucalyptus. J'adore ces arbres, que j'avais découverts lors de mon premier voyage ici, en 2003, avec Jolly Jumper mon scooter. 15 ans déjà !!!

Voici Lekeitio. Cette petite ville s'est établie au coeur d'une petite baie au centre de laquelle se trouve une petite île, San Nicolas, accessible à pied à marée basse. Une rivière, la Lea, venant du sud-ouest s'y jette également. J'avais recherché hier soir des promenades à faire ici en VTT. Nous en choisissons une qui longe justement la Lea jusqu'à la petite ville de Aulesti. Elle fait un peu plus de 32 km. C'est parti, je vous laisse rouler en notre compagnie.

Comme la marée est basse, nous commençons justement par aller sur la petite île. La digue récemment submergée est très glissante à cause des algues vertes. Nous avançons avec précaution, d'autant plus qu'elle est également parcourue par les piétons.

Vue sur la digue depuis l'île San Nicolas.

Nous retournons ensuite sur le "continent", franchissons la rivière et la longeons sur la rive droite. Il s'agit là d'un sentier assez difficile pour les vélos, certains passages étant fort étroits et/ou en très forte pente. Il faut savoir que les montagnes basques (qu'elles soient françaises ou espagnoles) ne sont pas très élevées, mais sont très pentues, et que toutes les voies terrestres ne font que monter et descendre. C'est très sportif, mais toujours très beau.

Nous avons pique-niqué ici au pied de ce pont magnifique, entre les ânes et les chèvres, qui se sont d'ailleurs régalées avec les peaux de banane !

Et c'est reparti. J'ai essayé de faire le maximum sans utiliser l'électricité, et j'avoue avoir bien "bossé" ! Je me suis pris quelques très belles suées, ça fait un bien fou, j'ai adoré. Claudine s'en est aussi donnée à coeur joie, et elle prend de plus en plus confiance dans les descentes, réussissant à en passer certaines sans mettre pied à terre. Je suis content pour elle, qui a fait une grave chute de vélo voici quelques années, dans une forte descente, ce qui l'avait traumatisée. Les paysages sont très variés, c'est un plaisir immense de rouler ici.

Arrivée à Aulesti. Petite pause sur la place centrale avant d'attaquer le retour. Il est plus de 15 heures, et déjà le soleil se cache derrière les sommets. Pas question de reprendre la piste assez éprouvante, nous décidons de rentrer par la route sur l'autre rive.

Le retour a été magique, nous avons fait des pointes à plus de 45 km/h, et avons mis à peine 1/2 heure pour redescendre à Lekeitio, malgré les fortes côtes. Là, je l'avoue, je me suis fait plaisir et j'ai utilisé l'électricité à chaque fois que j'en ai éprouvé le besoin.

Du coup, nous en avons profité pour faire un peu de tourisme dans les ruelles en pente de Lekeitio.

Arrivée sur le joli port. Belle rencontre avec une famille française d'Hendaye venue passer la journée ici. Un des hommes dit à l'autre, en me désignant, quelque chose du genre "sportifs, les espagnols", naturellement sans savoir que j'étais français. Comme je lui réponds en français, sa surprise passée, il me demande d'où nous venons, et je lui rétorque tout naturellement "de Vendée". "En vélo" ? "Bien entendu". "En combien de temps" ? "Dix jours". "Ouah, chapeau" ! C'est alors que je lui avoue que nous voyageons en fourgon... Une bonne rigolade. Je lui demande alors d'où ils viennent, il me dit d'Hendaye. Il me salue gentiment et repart avec ses amis, puis il se retourne et me dit : "à pied", avec un large sourire.

Vue sur l'île sur laquelle nous sommes allés ce matin. La marée est de nouveau basse, on voit très bien les gens marcher sur la digue.

Je constate alors soudainement que le levier de mon frein droit est complètement retourné ! La chance est avec nous, Claudine remarque un magasin de vélos devant lequel nous passons par hasard. Je pousse la porte : fermée ! Pourtant, une pancarte indique "ouverture de 16h30 à 20 h" ! C'est alors qu'un homme vient ouvrir en s'excusant... Nous regardons l'heure : il est 16h26, ce serait plutôt à nous de nous excuser... Très sympathique, il s'occupe aussitôt de mon problème et met environ une demi-heure pour venir à bout de la réparation. "Combien vous dois-je" ? "5 euros" . Merci beaucoup, monsieur.

Nous quittons le parking pour aller nous installer tout en haut de la ville, sur un parking en cul de sac, avec cette belle vue sur la mer. Une pluie fine s'est mise à tomber, la température est douce. Nous nous installons pour la nuit.




Départ de Lekeitio à 9h30 sous une petite bruine. 11°C à l'extérieur, ça s'est bien radouci. Les espagnols sont incroyables : que la nuit soit déjà tombée, ou que le jour ne soit pas encore levé, ne les empêche pas du tout de se promener dehors le long de la côte ! J'en ai vu hier soir grimper avec des lampes de poche, et ce matin courir dans le noir...

Le rivage est toujours aussi escarpé. Nous décidons de descendre jusqu'à un petit port encaissé au bas de la falaise abrupte, Elantxobe. Le hameau est bâti sur deux niveaux, celui du port, et le centre plus haut dans la falaise. Quelques immeubles aux magnifiques balcons colorés y sont visibles (ci-dessous).

Quelques kilomètres plus loin, nous découvrons une plage splendide (la playa de Laga) à l'attrait de laquelle nous ne pouvons résister. Nous faisons quelques photos avant de descendre.

Incroyable : une haie constituée entièrement d'une variété d'aloès en fleurs, splendide.

Rencontre avec un pêcheur qui ne cachait pas sa joie !

Juste après, nous arrivons à l'embouchure de la Ria de Gernika. J'ai toujours été émerveillé par les estuaires, surtout lorsqu'ils sont relativement étroits comme ici. La mer découvre d'immenses bancs de sable en se retirant, et laisse voir des zones au courant impétueux. Plus de 20 kilomètres sont nécessaires pour atteindre l'autre rive, pourtant située à moins d'un kilomètre en face.

C'est ici, près de l'embouchure opposée, au sud de Mundaka, que nous faisons la pause déjeuner, suivie d'une petite balade.

Nous faisons plus loin un petit aller-retour vers le Cap Machichaco (Cabo Matxitxako) que nous atteignons en traversant une forêt d'eucalyptus. Claudine me fait remarquer que certains d'entre eux sont en fleurs.

En regardant vers l'ouest depuis le cap, nous pouvons apercevoir l'ermitage de Gaztelugatxe, que j'avais déjà visité en 2003.

Nous descendons jusqu'à un belvédère pour le voir de plus près, mais n'avons pas le courage de descendre jusqu'en bas... Sur le chemin, de la bruyère en fleurs.

Tout en bas, Bakio et sa jolie plage de sable fin.

C'est juste avant Plentzia, face à la plage de Gorliz, que nous posons Rouletabille pour la nuit, sur un immense parking.

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