Porto

2 et 3 janvier 2019 : Porto

Carte des deux jours de route. 187 km le premier jour, entre 10 et 15 km le deuxième jour (à pied, visite de Porto). Les petites balises rectangulaires numérotées représentent les lieux des bivouacs nocturnes. Tempête de ciel bleu ces deux jours, 15 à 17°C le jour et entre 6 et 8 degrés la nuit, youpeee, nous avons atteint la douceur et éliminé le gel nocturne. Départ de Tua, nous roulons jusqu'à Porto, plus exactement Villa Nova de Gaia, en face de la grande ville, où nous passons les deux nuits. Le deuxième jour est consacré à la visite à pied de Porto.

Enfin des températures positives au réveil, mais il faut le dire bien vite... 3 degrés seulement, et une belle brume recouvre la vallée. Ci-dessus le Douro tel que nous le voyons depuis notre salle du petit-déjeuner, c'est quand même superbe.

Nous prenons de la hauteur et apercevons de loin notre spot nocturne.

Malheureusement, la vapeur d'eau dégagée par le grand fleuve stage sur la vallée. Nous savons qu'il y a un grand soleil au-dessus, quel gâchis...

Et finalement, contre toute attente, nous retrouvons le soleil, quelle chance ! La chance restera de notre côté, comme vous le comprendrez en regardant les photos suivantes. Je vous laisse nous suivre le long de la vallée du Douro. Les paysages sont superbes, mais Claudine préférait ceux du début de journée, lorsque nous étions dans les vignes, car il n'y avait que très peu de villages. Il est vrai que, très vite, nous arrivons dans une région très peuplée, et les maisons recouvrent souvent les pentes...

Nous arrivons finalement en vue de Porto, mais restons sur la rive gauche du Douro, et traversons Villa Nova de Gaia qui lui fait face. Nous avons trouvé un bivouac situé dans un village avant la mer, Afurada. Là, sur le port, le stationnement des camping-cars est autorisé, et nous avons bien fait, car c'est franchement formidable. Voici la vue que nous avons depuis le poste de pilotage de Rouletabille.

Il y a là un lavoir couvert où des femmes battent et brossent leur linge. Regardez le linge qu'elles étendent juste après l'avoir lavé. Nous en avons croisé une, tout de noir vêtue, qui portait sur sa tête son panier rempli de linge, juste incroyable. Nous n'avons pas osé la photographier, par respect de sa vie privée, mais l'instant était magique !

Une partie du village s'est également développée sur les hauteurs avoisinantes. Claudine m'invite à manger dans un petit restaurant typique, c'était merveilleux, à part le fait que ce n'était pas chauffé, et qu'il faisait quand même plutôt froid, dommage !

Heureusement, Rouletabille était à deux pas, et nous nous sommes empressés de nous y réchauffer...




Bien que nous soyons sur un port à deux pas de Porto, les deux nuits passées là se sont avérées parfaites, le silence était total, mis à part la ronde des avions au petit matin, mais ça ne nous a pas dérangés outre mesure.





Vue au réveil : grand ciel bleu comme prévu, et température extérieure à 7 degrés, c'est génial !

Départ à pied vers Porto. Impossible de se tromper : il nous suffit de longer la rive gauche du Douro jusqu'au pont Louis 1er, que nous avons traversé hier soir avec Rouletabille.

Porto commence à montrer le bout de son nez sur l'autre rive. Nous avons entre 3 et 4 km à faire avant d'atteindre le pont. Il faut vous dire que ça nous fait très plaisir de marcher aujourd'hui, après les deux-trois jours de camion.

Voilà, nous y sommes presque. C'est beau !

Et voici le Pont Louis 1er. Nous allons entrer en ville par le pont du bas, et reviendrons ce soir par le pont supérieur. Au premier plan, les belles barques installées par les propriétaires des grands crus de Porto e vue de faire leur promotion. Nous sommes émerveillés par le spectacle offert à nos yeux.

Comme vous pouvez le voir, Porto est bâti sur une grosse colline, et nous allons aller jusqu'en haut, où se trouve la cathédrale. Ci-dessus, la partie de la ville sise côté gauche du pont, et celle que nous allons visiter.

Et ci-dessus, la ville côté droit du pont.

Une fois le pont traversé, nous décidons de longer les quais de ce côté, en passant sur les arcades que vous voyez à droite.

Mosaïque en relief !

Vue arrière sur le pont que nous venons de franchir.

Le tramway, très joli.

L'ancien marché couvert entièrement modernisé et reconverti en salle de spectacle.

La bourse de Porto.

Je vous laissse maintenant marcher avec nous. Il faut que vous le sachiez : j'ai fait plus de 600 photos, et le tri m'a pris bien du temps. Je vous en mets quand même pas mal, car j'ai envie de vous donner une petite idée de cette jolie ville. Il y a des chanteurs un peu partout, et aussi des artistes peintres. Nous avons discuté avec plusieurs d'entre eux, l'un a vécu plusieurs années au Brésil, l'autre est suisse et a passé plusieurs années sur les routes dans un camion avec sa compagne qui fabriquait des hamacs. Nous avons flâné à moitié au hasard, et à moitié en suivant les grandes lignes du plan que nous avons reçu à l'Office de Tourisme. Bien entendu, comme toujours quand je marche dans une grande ville, j'aime photographier les immeubles. J'avoue avoir été un peu déçu par la vétusté de nombre d'entre eux, mais nous avons remarqué qu'un grand nombre sont en cours de rénovation, et je pense qu'en 2020, la ville sera plus attrayante à ce niveau.

Nous avons mangé dans un tout petit restaurant, repas complet pour dix euros. La jeune patronne parle parfaitement bien le français, sa mère aimant notre langue et l'ayant mise dès l'âge de trois ans dans une école française !

La librairie Chardron est une visite incontournable de Porto, elle est une des plus belles au monde. Malheureusement, c'est payant et, surtout, la file d'attente est longue, malgré la saison ! Il faut dire qu'il y a pas mal de touristes, ce qui nous a surpris à cette période de l'année. J'imagine qu'en été...

Curieux, ce jardin suspendu, juste à côté de la bibliothèque.

L'université.

Une des très nombreuses églises de Porto. La plupart sont de style baroque.

Curieuse peinture. Cherchez l'objet sur lequel est écrit "on est bien"...

Le meilleur café est le café brésilien, non ?

Les portugais sont les rois du pavé, et j'aime beaucoup, sauf rouler dessus !

Intérieur du Majestic Café.

Nous arrivons maintenant sur le parvis de la cathédrale. Quelques vues sur les toits de la ville, avant de photographier la cathédrale et les magnifiques bâtiments qui l'entourent.

Coup d'oeil arriève avant d'entamer notre descente, qui passe par le tablier supérieur du pont emprunté ce matin. Là, les vues sur la ville sont sublimes.

Orangers chargés de fruits.

Le Douro, vers l'est, et par où nous sommes arrivés hier soir avec Rouletabille.

Grand monastère de l'autre côté du pont, donc sur Villa Nova de Gaia, où nous allons désormais.

Sur le pont.

Vue vers l'océan. A gauche, les barques vues ce matin, côté Villa Nova de Gaia, et la route que nous allons refaire pour retourner dans notre maison.

Retour sur le plancher des vaches. La nuit tombe, nous pressons le pas.

Au loin, le pont sous lequel nous allons passer avant d'atteindre notre village de pêcheurs... Ce soir, je suis mort, Claudine est plus alerte que moi !

Dernier coup d'oeil arrière sur Porto.

Nous arrivons. Nous pensons avoir parcouru pas loin de 15 km aujourd'hui, dont les piétinements inévitables en ville. Ce soir, ce sera café, brioche, petits pains au beurre, pas le courage de faire de la cuisine. Mais quelle belle journée de voyage !

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